Publié le 11/10/2009 à 06:52 par auto23652
Dominica XIX. post Pentecosten
Alleluia: Ps. 104, 1 Confitemini Domino, et invocate
Confitemini Domino, et invocate nomen ejus : annuntiate inter gentes opera ejus.
Célébrez le Seigneur et louez son nom, Annoncez ses œuvres parmi les nations.
Publié le 11/10/2009 à 06:42 par auto23652
DIX-NEUVIÈME DIMANCHE APRES LA PENTECÔTE -Vert - 2e classe
Le Musée d'Art René Quilliot - Place Louis Deteix à Clermond-Ferrand est un superbe musée, très lumineux, installé à l'emplacement de l'ancien couvent des Ursulines (XVIIe-XVIIIe s.), dont quelques éléments d'architecture ont été intelligemment intégrés dans le nouveau bâtiment.
Le Maître du Fils Prodigue (peintre flamand anonyme du milieu XVIes.) : La Parabole du Festin. Plusieurs scènes, d'après un texte de saint Matthieu, regroupées sur le même panneau. La partie droite est consacrée aux préparatifs du repas (décor de ruines). La partie gauche est consacrée aux jugements du roi, incendie, accueil des « élus », condamnation du « mal vêtu".
Introït : Salus populi
Les chants du propre de la messe du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte sont tous tirés des psaumes, à l'exception cette fois de l'Introït, qui est d'ailleurs assez exceptionnel.
C'est le seul Introït de tous les dimanches de l'année dont le texte ne soit pas strictement scripturaire, bien qu'on trouve des textes voisins en de nombreux passages de la Sainte Ecriture. Ensuite, c'est un des rares Introïts (il n'y en a que deux ou trois) où c'est Dieu qui parle ; la plupart des autres étant des prières que nous adressons au Seigneur ou des affirmations de notre adoration ou de notre confiance.
Salus populi ego sum, dicit Dominus : de quacumque tribulatione clamaverint ad me, exaudiam eos : et ero illorum Dominus in perpetuum.
Je suis le salut du peuple, dit le Seigneur. De quelque détresse qu'ils crient vers Moi, je les exaucerai, et Je serai pour eux le Seigneur à jamais.
On voit que Dieu parle ici en des termes très consolants et très encourageants pour le peuple élu et à travers lui pour nous tous qui en sommes les héritiers, nous incitant à une prière confiante, quelles que soient les épreuves que nous avons à traverser. En ces derniers dimanches de l'année liturgique, marqués par l'approche de la fin du monde qui sera un temps d'épreuves (nous nous en apercevons déjà), Il nous invite à la patience et à la persévérance finale. La mélodie de cet Introït est très douce. Le Seigneur nous parle ici avec la tendresse d'un père pour ses enfants. Cependant la deuxième phrase, très affirmative, a davantage de mouvement avec trois cadences qui se répètent pleines d'assurance. On retrouve la douceur dans la dernière phrase avec la calme descente de Dominus et la belle montée contemplative de in perpetuum. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 77, dans lequel le psalmiste raconte au peuple d'Israël toutes les merveilles que le Seigneur a accomplies en sa faveur, malgré ses infidélités :
Attendite popule meus legem meam : inclinate aurem vestram in verba oris mei.
Mon peuple, soyez attentif à mon enseignement, Tendez l'oreille aux paroles de ma bouche.
Una Voce
http://www.unavoce.fr/index2.php?option=com_content&task=view&id=48&pop=1&page=0&Itemid=26
Publié le 11/10/2009 à 06:34 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
Dix-neuvième Dimanche après la Pentecôte
Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 4,23-28.
Frères, appliquez-vous à vous renouveler au plus intime de votre esprit et à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté véritables.
C'est pourquoi, renonçant au mensonge, parlez selon la vérité, chacun dans ses rapports avec son prochain, car nous sommes membres les uns des autres.
" Etes-vous en colère, ne péchez point; " que le soleil ne se couche point sur votre irritation.
Ne donnez pas non plus accès au diable.
Que celui qui dérobait ne dérobe plus; mais plutôt qu'il s'occupe en travaillant de ses mains à quelque honnête ouvrage, afin d'avoir de quoi donner à celui qui est dans le besoin.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,1-14.
En ce temps-là, Jésus dit aux chefs des prêtres et aux pharisiens cette parabole : " Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit les noces de son fils.
Il envoya ses serviteurs appeler ceux qui avaient été invités aux noces, et ils ne voulurent pas venir.
Il envoya encore d'autres serviteurs, disant : " Dites aux invités : Voilà que j'ai préparé mon festin; on a tué mes bœufs et mes animaux gras; tout est prêt : venez aux noces. "
Mais ils n'en tinrent pas compte, et ils s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son négoce; et les autres se saisirent des serviteurs, les outragèrent et les tuèrent.
Le roi entra en colère, envoya ses armées, extermina ces meurtriers et brûla leur ville.
Alors il dit à ses serviteurs : " La noce est prête, mais les invités n'en étaient pas dignes.
Allez donc aux carrefours des chemins, et tous ceux que vous trouverez, invitez-les aux noces. "
Ces serviteurs sortirent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils trouvèrent, mauvais et bons; et la salle des noces fut remplie de convives.
Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table et il aperçut là un homme qui n'était point revêtu d'un habit de noce;
et il lui dit : " Ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noce? " Et lui resta muet.
Alors le roi dit aux servants : " Liez-lui pieds et mains, et jetez-le dans les ténèbres extérieurs : là il y aura les pleurs et le grincement de dents.
Car il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus.
Saint Macaire (?-405), moine en Égypte
Homélies spirituelles, n° 15, § 30-31 (trad. Deseille, coll. Spi. Or. n° 40, p. 192)
« Venez au repas de noces »
Dans le monde visible, si un très petit peuple se lève contre le roi pour lui faire la guerre, ce dernier ne prend pas la peine de conduire lui-même les opérations, mais il envoie ses soldats avec leurs chefs, et ils engagent le combat. Si, au contraire, le peuple qui se dresse contre lui est très puissant et capable de ravager son royaume, le roi se voit obligé d'entrer lui-même en campagne, avec sa cour et son armée, et de mener le combat. Vois donc quelle dignité est la tienne ! Dieu lui-même s'est mis en campagne avec ses propres armées, je veux dire ses anges et ses saints esprits, venant lui-même te protéger, afin de te délivrer de la mort. Prends donc confiance, et vois la providence dont tu es l'objet.
Empruntons encore un exemple à la vie présente. Imaginons un roi qui rencontre un homme pauvre et malade et qui n'a pas dégoût de lui, mais guérit ses blessures au moyen de remèdes salutaires. Il le prend dans son palais, le revêt de pourpre, le ceint d'un diadème et l'invite à sa table. C'est ainsi que le Christ, le roi céleste, vient auprès de l'homme malade, le guérit et le fait asseoir à sa table royale, et cela sans violer sa liberté, mais en l'amenant par persuasion à accepter un si haut honneur.
Il est d'ailleurs écrit dans l'Évangile que le Seigneur envoya ses serviteurs pour inviter ceux qui voudraient bien venir, et il leur fit annoncer : « Mon repas est prêt ! » Mais ceux qui avaient été appelés s'excusèrent... Tu le vois, celui qui adressait son appel était prêt, mais les appelés se sont dérobés ; ils sont donc responsables de leur sort. Telle est donc la grande dignité des chrétiens. Voici que le Seigneur leur prépare le Royaume, et il les invite à y entrer ; mais eux, ils refusent de venir. Au regard du don qu'ils doivent recevoir, on peut dire que si quelqu'un...endurait des tribulations depuis la création d'Adam jusqu'à la fin du monde, il n'aurait rien fait en comparaison de la gloire qu'il aura en héritage, car il doit régner avec le Christ pendant les siècles sans fin. Gloire à celui qui a tellement aimé cette âme qu'il s'est donné et confié lui-même à elle, ainsi que sa grâce ! Gloire à sa majesté !
Publié le 10/10/2009 à 16:10 par auto23652
Sainte Thérèse de lisieux
"Et quiconque aura quitté maisons, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, ou enfants, ou champs, à cause de mon nom, il recevra le centuple et aura la vie éternelle en possession." Matthieu 19 29
Le profès
Le profès est le religieux qui a prononcé des vœux ;
-le profès temporaire est le religieux qui a prononcé des vœux qui l'engagent pour une période déterminée ;
-le profès perpétuel est le religieux qui a prononcé des vœux qui l'engagent définitivement.
On parle de profès solennel, lorsque les vœux sont émis selon un rituel public plus solennel que la profession simple.
La tradition de prononcer des vœux apparaît dès le IIIe siècle. Jusqu'à la fin du Moyen-Age, l'institution des voeux temporaires, engageant pour une période déterminée, n'existait pas. Après son noviciat, le candidat faisait immédiatement profession définitive.
Les promesse
L'engagement de pauvreté : ne rien posséder, ne rien garder pour soi, comme le Christ (donc tout mettre en commun) et tout recevoir du Père, « Ainsi donc, quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple. », Luc 14:33.
L'engagement de chasteté : non pas un mépris du mariage qui est une vocation chrétienne mais le choix de la fraternité, d’un amour qui se veut ouvert à tous, sans limite. « Car il y a des eunuques [...] et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne » Matthieu 19:12
L'engagement à l'obéissance : obéissance à Dieu, comme le Christ « car Je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. » Jean 6:38. Elle passe par des médiations. Les deux principales sont le supérieur et la règle de l'institut religieux.
Formes spéciales et vœux particuliers
Les Bénédictins, Cisterciens, et autres moines soumis à la Règle de saint Benoît, ainsi que les Chartreux, ne prononcent que les vœux de stabilité dans le monastère, obéissance et conversion des mœurs (Cf. Règle de saint Benoît, chap. 58). Ils considèrent généralement que les vœux de pauvreté et de chasteté sont inclus dans le vœu de conversion des mœurs (Conversatio morum, parfois traduit par "vie monastique").
Les frères prêcheurs (dominicains) ne prononcent que le vœux d'obéissance au supérieur, dans la mesure où celui-ci inclut les deux autres.
La compagnie de Jésus a ajouté aux trois vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, celui de l'obéissance au pape.
Les membres de l'ordre de Malte ajoutent aux trois vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, celui du soin aux malades.
Formes de la vie consacrée
Les vœux scellent l'appartenance à un institut de vie consacrée qui peut être :
-un ordre de clercs réguliers : les chanoines réguliers de saint Augustin;
-un ordre monastique
-une congrégation religieuse (non monastique) : franciscains, dominicains, etc.
ainsi qu'à plusieurs autres formes de vie consacrée définies par le code de droit canonique.
Publié le 10/10/2009 à 04:27 par auto23652
St Daniel le Stylite
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
10 octobre
St François Borgia, confesseur
Saint du jour : St Daniel
Livre de l'Ecclésiastique 45,1-6.
Il a été aimé de Dieu et des hommes; sa mémoire est en bénédiction.
Il lui a donné une gloire égale à celle des saints, il l'a rendu grand par les terreurs qu'il inspira aux ennemis.
Par sa parole, il a fait cesser les prodiges; il l'a glorifié devant les rois; il lui a donné des commandements pour son peuple, et il lui a fait voir un rayon de sa gloire.
A cause de sa foi et de sa mansuétude, il l'a consacré, il l'a choisi d'entre tous les mortels.
Il lui a fait entendre sa voix, et l'a introduit dans la nuée; il lui a donné face à face des commandements, la loi de la vie et de la science, pour qu'il enseignât à Jacob son alliance, et ses décrets à Israël.
Il a élevé Aaron, un saint semblable à lui, son frère, de la tribu de Lévi.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 19,27-29.
En ce temps-là, Pierre dit à Jésus : Voici que nous avons tout quitté pour vous suivre; qu'avons-nous donc à attendre ?
Jésus leur dit : " Je vous le dis en vérité, lorsque, au renouvellement, le Fils de l'homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m'avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d'Israël.
Et quiconque aura quitté maisons, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, ou enfants, ou champs, à cause de mon nom, il recevra le centuple et aura la vie éternelle en possession. "
Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Lettre (trad. rev. Tournay)
Tout quitter pour tout recevoir
Nous avons reçu plus que nous n'avons donné ; nous quittons de petites choses et nous trouvons des biens immenses. Le Christ rend au centuple ce qu'on fait pour lui : « Si tu veux être parfait, va, vends tout et donnes-en le prix aux pauvres. Puis, viens et suis-moi ». « Si tu veux être parfait » -- les grandes choses sont toujours laissées à notre libre choix. De même l'apôtre Paul ne fait pas un commandement de la virginité (1Co 7), car Jésus a dit : « L'observe qui pourra ! Ce don vient de la miséricorde de Dieu » (cf Mt 19,12). « Si tu veux être parfait » ; on ne vous l'impose pas, afin que le sacrifice étant volontaire, le mérite en devienne plus grand. Et cependant, pour arriver à la perfection, il ne suffit pas simplement de mépriser les richesses et de donner ses biens, de se libérer de ce qu'on peut perdre et acquérir en un moment. Cela, les philosophes l'ont fait ; un chrétien doit faire plus qu'eux.
Il ne suffit pas de quitter les biens terrestres, il faut suivre le Christ. Mais suivre le Christ, qu'est-ce que c'est ? C'est renoncer à tout péché, et adhérer à toute vertu. Le Christ, c'est la Sagesse éternelle, ce trésor qu'on trouve en un champ (Mt 13,44), dans le champ des Saintes Ecritures. C'est la perle précieuse pour laquelle il en faut sacrifier beaucoup d'autres (Mt 13,46). Le Christ, c'est encore la sainteté, la sainteté sans laquelle personne ne verra la face de Dieu. Le Christ est notre rédemption, notre rédempteur ; il est notre rançon (1 Tm 2,6). Le Christ est tout : celui donc qui acceptera de tout quitter pour lui retrouvera tout en lui. Celui-là pourra dire : « Ma part d'héritage, c'est le Seigneur » (Ps 15,5)... Ne donnez pas seulement votre argent, si vous voulez suivre Jésus Christ. Donnez-vous vous-même à lui ; imitez le Fils de l'Homme qui n'est pas venu pour être servi, mais pour servir (Mc 10,45).
Publié le 09/10/2009 à 00:54 par auto23652
Conference à Notre-Dame de Lacordaire
Jean-Baptiste Henri Lacordaire, en religion le père Henri-Dominique Lacordaire, né le 12 mai 1802 à Recey-sur-Ource (Côte-d'Or), mort le 21 novembre 1861 à Sorèze (Tarn), est un religieux, prédicateur, journaliste et homme politique français.
Il est le restaurateur en France de l'Ordre des Dominicains.
Citation de Lacordaire
" Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit », 52e Conférence de Notre-Dame, 1848.
« La liberté n'est possible que dans un pays où le droit l'emporte sur les passions. »
« Être libre, c'est se posséder soi-même. »
« Joindre ses mains, c'est bien mais les ouvrir, c'est mieux. »
« Partout où l'homme veut se vendre, il trouve des acheteurs. »
« Tout ce qui s'est fait de grand dans le monde, s'est fait au cri du devoir ; tout ce qui s'y est fait de misérable s'est fait au nom de l'intérêt. »
« L'histoire, ce riche trésor des déshonneurs de l'homme. »
« Le peuple juif a été l'historien, le jurisconsulte, le sage, le poète de l'humanité », 41e Conférence de Notre-Dame, 1846.
« Il faut savoir beaucoup pardonner quand on gouverne les hommes. »
« L'égoïsme consiste à faire son bonheur du malheur de tous », 50e Conférence de Notre-Dame, 1848.
« L'injustice appelle l'injustice ; la violence engendre la violence. »
« Le bonheur est la vocation de l'homme », 50e Conférence de Notre-Dame, 1848.
Publié le 09/10/2009 à 00:29 par auto23652
Lacordaire (1802-1861), dominicain
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
9 octobre
St Jean Leonardi, confesseur
Saint du jour : St Denis
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,1-6.15-18.
Mes frères : nous qui avons reçu ce ministère selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne faiblissons pas.
Nous rejetons loin de nous les choses honteuses qui se font en secret, ne nous conduisant pas avec astuce et ne faussant pas la parole de Dieu; mais en manifestant franchement la vérité, nous nous recommandons à la conscience de tous les hommes devant Dieu.
Si l'Evangile est encore voilé, c'est pour ceux qui se perdent qu'il reste voilé, pour ces incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l'intelligence, afin qu'ils ne voient point briller la splendeur de l'Evangile, où reluit la gloire du Christ, qui est l'image de Dieu.
Car ce n'est pas nous-mêmes que nous prêchons, c'est le Christ Jésus, comme Seigneur. Pour nous, nous nous disons vos serviteurs à cause de Jésus.
Car Dieu, qui a dit : Que la lumière brille du sein des ténèbres, c'est lui qui a fait luire sa clarté dans nos cœurs, pour que nous fassions briller la connaissance de la gloire de Dieu, laquelle resplendit sur la face du Christ.
Car tout cela se fait à cause de vous, afin que la grâce, en se répandant avec abondance, fasse abonder l'action de grâces d'un plus grand nombre, à la gloire de Dieu.
C'est pourquoi nous ne perdons pas courage; au contraire, alors même que notre homme extérieur dépérit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour.
Car notre légère affliction du moment présent produit pour nous, au delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, nos regards ne s'attachant point aux choses visibles, mais aux invisibles; car les choses visibles ne sont que pour un temps, les invisibles sont éternelles.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,1-9.
En ce temsp-là, le Seigneur en désigna soixante-douze autres, et les envoya devant lui, deux à deux, dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.
Il leur disait : " La moisson est grande, mais les ouvriers sont en petit nombre. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson.
Allez : voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
Ne portez ni bourse, ni besace, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.
En quelque maison que vous entriez, dites d'abord : " Paix à cette maison ! "
Et s'il y a là un fils de paix, votre paix reposera sur lui; sinon, elle reviendra sur vous.
Demeurez dans cette maison, mangeant et buvant de ce qu'il y aura chez eux, car l'ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Et en quelque ville que vous entriez et qu'on vous reçoive, mangez ce qui vous sera servi;
guérissez les malades qui s'y trouveront, et dites-leur : " Le royaume de Dieu est proche de vous. "
Lacordaire (1802-1861), dominicain
Sermon du 3/5/1850, dans Sermons, instructions et allocations, 1885, t.II, p 69
« La moisson est abondante, et les ouvriers peu nombreux »
Est-ce à quelques hommes choisis et rares qu'a été dite cette parole : « Allez et enseignez » (Mt 28,19) ? L'apostolat est-il une particularité dans l'Église catholique, ou est-il une généralité ? Est-ce à ses disciples seulement que le Christ a dit : « Allez et enseignez » ? Non, l'Église tout entière est solidaire de tout ce qui se fait dans l'Église. Il y a communion de tout et en tout entre tous les membres de la famille du Christ. Dire : « Ceci est le devoir de tels chrétiens dans l'Église et n'est pas mon devoir à moi », c'est dire une parole antichrétienne. Saint Pierre, s'adressant aux premiers fidèles, leur disait : « Vous autres, vous êtes la nation sainte, la race élue, le peuple acquis à Dieu, le sacerdoce royal, afin que vous annonciez les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (1P 2,9). Héritiers de la lumière par nos ancêtres, nous sommes les dispensateurs de la lumière à nos contemporains et à notre postérité.
Ce n'est pas seulement pour vous que « le soleil de justice » (Mal 4,2) a été allumé en vous ; c'est pour qu'il éclaire tout autour de vous. Dans la nature, vos yeux mêmes n'ont pas reçu la lumière pour la garder ; ils la réfléchissent. Ils rendent votre âme au dehors, et quiconque veut communiquer avec vous regarde dans vos yeux pour y discerner la lumière qui y est, et par elle cette lumière plus éclatante qui est votre esprit. Vous rayonnez dans tout ce que vous êtes, et par conséquent, si vous avez le rayonnement naturel de vos facultés, de toutes vos puissances, combien plus devez-vous l'avoir dans l'ordre surnaturel!
Publié le 08/10/2009 à 03:59 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
8 octobre
Ste Brigitte de Suède, veuve
Première lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 5,3-10.
Mon bien-aimé, honorez les veuves, les vraies veuves.
Que si une veuve a des enfants ou des petits-enfants, qu'ils apprennent d'abord à agir avec piété envers leur propre famille et à payer de retour leurs parents, car cela est agréable à Dieu.
Celle qui est réellement une veuve et une isolée a mis son espoir en Dieu, et elle persévère nuit et jour dans les supplications et les prières.
Celle qui vit dans les plaisirs, (bien que) vivante, est morte.
Donne-leur aussi ces avis, afin qu'elles soient sans reproche.
Que si quelqu'un n'a pas soin des siens, surtout de ceux de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu'un incroyant.
Une veuve, pour être inscrite sur le rôle doit être âgée de soixante ans au moins, avoir été mariée une seule fois,
être réputée pour ses bonnes oeuvres, comme ayant élevé des enfants, exercé l'hospitalité, lavé les pieds des saints, assisté les malheureux, pratiqué toute bonne oeuvre.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,44-52.
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ. L'homme qui l'a trouvé le cache, et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il a et achète ce champ.
Encore : le royaume des cieux est semblable à un marchand qui cherchait de belles perles.
Ayant trouvé une perle de grand prix, il s'en alla vendre tout ce qu'il avait, et il l'acheta.
encore : le royaume des cieux est semblable à un filet qu'on a jeté dans la mer et qui a ramené (des poissons) de toute sorte.
Lorsqu'il fut rempli, (les pêcheurs) le tirèrent au rivage et, s'étant assis, ils recueillirent les bons dans des paniers et rejetèrent les mauvais.
Ainsi en sera-t-il à la consommation du siècle : les anges sortiront et sépareront les méchants d'avec les justes,
et ils les jetteront dans la fournaise du feu; c'est là qu'il y aura les pleurs et le grincement de dents.
Avez-vous compris toutes ces choses? "
Ils lui dirent : " Oui. " Et il leur dit : " C'est pour cela que tout scribe devenu disciple du royaume des cieux ressemble à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et du vieux. "
Publié le 07/10/2009 à 04:02 par auto23652
Le TRÈS SAINT ROSAIRE
En action de grâces de la décisive victoire remportée à Lépante par la flotte chrétienne sur la flotte turque, le premier dimanche d'octobre 1571, le saint Pape Pie V institua une fête annuelle sous le titre de Sainte Marie de la Victoire; mais peu après, le Pape Grégoire XIII changea le nom de cette fête en celui de Notre-Dame-du-Rosaire.
Le Rosaire avait été institué par saint Dominique au commencement du XIIIe siècle. Par le zèle des Papes, et aussi par les fruits abondants qu'il produisait dans l'Église, il devenait de plus en plus populaire. Au XVe siècle, le bienheureux Alain de La Roche, Dominicain, fut suscité par Marie pour raviver cette dévotion si excellente.
Plus tard, dans les premières années du XVIIIe siècle, parut un homme extraordinaire appelé à bon droit le Dominique des temps modernes, et qui fut le grand propagateur, l'apôtre de la dévotion au saint Rosaire; c'est saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Depuis saint Dominique, il n'y a pas eu d'homme plus zélé que ce grand missionnaire pour l'établissement de la confrérie du Rosaire: il l'érigeait dans tous les lieux où elle ne l'était pas; c'est le moyen qu'il jugeait le plus puissant pour établir le règne de Dieu dans les âmes. Il composa lui-même une méthode de réciter le Rosaire, qui est restée la meilleure entre toutes, la plus facile à retenir, la plus instructive et la plus pieuse. L'Apôtre de l'Ouest récitait tous les jours son Rosaire en entier, suivant sa méthode, et le faisait de même réciter publiquement tous les jours dans ses missions, et il a fait un point de règle à ses disciples de suivre son exemple.
Par son Rosaire quotidien, Montfort convertissait les plus grands pécheurs et les faisait persévérer dans la grâce et la ferveur de leur conversion; il pouvait dire: "Personne ne m'a résisté une fois que j'ai pu lui mettre la main au collet avec mon Rosaire!" Il avait mille industries pour propager et faire aimer le Rosaire: là, c'étaient quinze bannières représentant les quinze mystères du Rosaire; ailleurs, d'immenses Rosaires qu'on récitait en marchant, dans les églises ou autour des églises, à la manière du chemin de la Croix. Il exaltait le Rosaire dans ses cantiques; un tonnerre de voix répondait à la sienne, et tous les échos répétaient, de colline en colline, les gloires de cette dévotion bénie.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Notre Dame du Rosaire
http://auto23652.centerblog.net/6061354-Notre-Dame-du-Rosaire
Publié le 07/10/2009 à 03:56 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
7 octobre
Fête de Notre-Dame du Saint Rosaire
Livre des Proverbes 8,22-24.32-35.
Le Seigneur m'a possédée au commencement de ses voies, avant qu'il fit quelque chose dès le principe.
J'ai été fondée dès l'éternité, dès le commencement, avant les origines de la terre.
Il n'y avait point d'abîmes quand je fus enfantée, point de sources chargées d'eaux.
« Et maintenant, mes fils, écoutez-moi; heureux ceux qui gardent mes voies!
Ecoutez l'instruction pour devenir sages; ne la rejetez pas.
Heureux l'homme qui m'écoute, qui veille chaque jour à mes portes, et qui en garde les montants!
Car celui qui me trouve a trouvé la vie, et il obtient la faveur de Yahweh.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.
En ce temps-là, l'ange Gabriël fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
vers une vierge qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph; et le nom de la vierge était Marie.
Etant entré où elle était, il lui dit : " Salut, pleine de grâce ! Le Seigneur est avec vous; vous êtes bénie entre les femmes. "
Mais à cette parole elle fut fort troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation.
L'ange lui dit : " Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu.
Voici que vous concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus.
Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père;
il règnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n'aura point de fin. "
Marie dit à l'ange : " Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais point l'homme? "
L'ange lui répondit : " L'Esprit-Saint viendra sur vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Elisabeth, votre parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et ce mois-ci est le sixième pour elle que l'on appelait stérile,
car rien ne sera impossible pour Dieu. "
Marie dit alors : " Voici la servante du Seigneur : qu'il me soit fait selon votre parole ! " Et l'ange la quitta.
Saint Jean de Damas (vers 675-749), moine, théologien, docteur de l'Eglise
Encyclique « Deus caritas est », § 41 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)
Marie, femme de foi, d'espérance et d'amour
Les saints sont les vrais porteurs de lumière dans l'histoire, parce qu'ils sont des hommes et des femmes de foi, d'espérance et d'amour. Parmi les saints, il y a par excellence Marie, Mère du Seigneur et miroir de toute sainteté. Dans l'évangile de Luc, nous la trouvons engagée dans un service de charité envers sa cousine Élisabeth, auprès de laquelle elle demeure « environ trois mois » (1,56), pour l'assister dans la phase finale de sa grossesse. « Magnificat anima mea Dominum », dit-elle à l'occasion de cette visite : « Mon âme exalte le Seigneur » (1,46).
Elle exprime ainsi tout le programme de sa vie : ne pas se mettre elle-même au centre, mais faire place à Dieu, rencontré tant dans la prière que dans le service du prochain –- alors seulement le monde devient bon. Marie est grande précisément parce qu'elle ne veut pas se rendre elle-même grande, mais elle veut rendre Dieu grand. Elle est humble : elle ne veut être rien d'autre que la servante du Seigneur (Lc 1,38.48). Elle sait qu'elle contribue au salut du monde, non pas en accomplissant son oeuvre, mais seulement en se mettant pleinement à la disposition des initiatives de Dieu. Elle est une femme d'espérance : uniquement parce qu'elle croit aux promesses de Dieu et qu'elle attend le salut d'Israël ; l'ange peut venir chez elle et l'appeler au service décisif de ces promesses. C'est une femme de foi : « Heureuse celle qui a cru », lui dit Élisabeth.
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