Posté le 03.09.2008 par auto23652
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Posté le 03.09.2008 par auto23652
Saint Pie X
Pie X (en latin Pius X, en italien Pio X), né Giuseppe Melchiorre Sarto à Riese en Vénétie (alors en Autriche-Hongrie, maintenant Riese Pie X, dans la province de Trévise, en Italie) le 2 juin 1835, mort le 20 août 1914 à Rome, pape du 4 août 1903 à sa mort. Béatifié le 3 juin 1951. Canonisé le 29 mai 1954.
Carrière pastorale
Né dans une famille de condition modeste — son père Giovanni Battista Sarto (1792-1852) est fermier et sa mère Margherita Sanson (1813-1894), couturière —, il reçut la tonsure en 1850 et entra au séminaire de Padoue. Il fut ordonné prêtre en 1858. Il devint vicaire de la paroisse de Tombolo, avant d'être nommé archiprêtre de Salzano en 1867, puis chanoine de la cathédrale de Trévise en 1875. Parallèlement, il devint directeur spirituel du séminaire du diocèse.
En 1884, il fut consacré évêque de Mantoue.
Il effectua deux visites pastorales et organisa un synode diocésain, avant de devenir patriarche de Venise en 1893 et de recevoir la barette de cardinal-prêtre (pour la paroisse de San Bernardo alle Terme) lors d'un consistoire secret en juin 1893. Le gouvernement italien refusa d'abord son exequatur, sous prétexte que sa nomination avait été le fait du gouvernement austro-hongrois. Sarto dut attendre 18 mois avant de recevoir son nouveau diocèse.
Élection
Conclave de 1903.
À la mort de Léon XIII, son successeur considéré le plus probable était son secrétaire d'État le cardinal Rampolla.
Le cardinal Sarto fut élu le 4 août par cinquante voix contre dix à Rampolla, et prit le nom de Pie X, en souvenir des papes du XIXe siècle qui « [avaient] courageusement lutté contre les sectes et les erreurs pullulantes ». Il fut couronné le 9 août.
Pontificat
Le nouveau pape avait pour particularité de n'avoir aucune expérience diplomatique, ni véritable formation universitaire. Il compensa toutefois ces handicaps en s'entourant de gens compétents, comme le cardinal Rafael Merry del Val, âgé de 38 ans, polyglotte et directeur de l'Académie des nobles ecclésiastiques, dont Pie X fait son secrétaire d'État.
Comme les futurs papes ex-patriarches de Venise, Jean XXIII et Jean-Paul Ier, Pie X était issu d'un milieu populaire. Il tenta de rester accessible et fit aménager un appartement privé dans le palais des papes, pour préserver sa vie privée. Prenant le contre-pied de la politique de son prédécesseur, il afficha tout de suite une politique conservatrice.
Il fut canonisé par Pie XII en 1954.
Conservateur et réformateur
En matière administrative, il se montra pourtant réformateur : il confia à Mgr Gasparri une refonte du droit canonique, qui aboutira en 1917 à la promulgation d'un Code de droit canonique ; il fit rédiger le catéchisme qui porte son nom.
Sur le plan financier, il réunit les revenus du Denier de Saint-Pierre et ceux du patrimoine du Vatican puis fit acheter de nouveaux bâtiments. Surtout, il réforma l'organisation de la Curie romaine par la constitution Sapienti consilio du 29 juin 1908, supprimant des dicastères devenus inutiles et en concentrant les prérogatives des différents organes.
Antimodernisme
Le modernisme était à l'époque une tendance théologique considérée déviante et menant à l'hérésie. S'appuyant sur les idées philosophiques modernes développées notamment par Kant et la lecture moderne d'Aristote, les modernistes acceptaient l'idée d'une évolution dynamique de la doctrine de l'Église par opposition à un ensemble de dogmes fixes.
Dans Lamentabili sane exitu (1907), Pie X condamne formellement 65 propositions modernistes, rappelées dans Pascendi Dominici. Le résumé de la position antimoderniste est donné dans la motu proprio Sacrorum antistitum de 1910 , encore appelé serment antimoderniste que chaque prêtre était tenu de prononcer jusqu'à sa suppression en 1967. 40 ecclésiastiques refusèrent de prêter serment.
La position intransigeante de Pie X sur le modernisme permit à l'Église d'aborder la modernité sans se renier elle-même.
En 1913, Apollinaire écrira a son sujet :
"L'Européen le plus moderne c'est vous Pape Pie X"
La « question française »
Il dut faire face à la loi française de séparation de l'Église et de l'État, votée par le parlement, le 9 décembre 1905 Elle s'inscrivait dans le prolongement de la politique anticléricale menée par le précédent gouvernement d'Emile Combes, qui avait ordonné la dissolution des congrégations religieuses et l'expulsion des religieux réguliers : enseignants, personnel des hospices, etc. (pendant de longues années, les religieux congréganistes désireux d'enseigner devront porter la soutane du clergé séculier).
Pie X se montra moins conciliant et plus dogmatique que son prédécesseur, Léon XIII.
Bien que la majorité des évêques français conseillât de se plier à la loi, Pie X interdit toute collaboration par l'encyclique Vehementer nos (11 février 1906), l'allocution consistoriale Gravissimum (21 février), et l'encyclique Gravissimo Officii Munere (10 août), que Mgr Louis Duchesne baptisa malicieusement Digitus in oculo (« doigt dans l'œil »). Cette opposition du pape à la loi française eut pour conséquence de compromettre la création des associations cultuelles, prévues par la loi, et de faire transférer les biens immobiliers de l'Église au profit de l'État. Ce ne fut qu'en 1923 que la situation fut débloquée par la création des associations diocésaines.
En 1911, le concordat portugais prit pareillement fin. Il vint en aide également aux Indiens d'Amérique du Sud par l'encyclique Lacrimabili statu du 7 juin 1912.
Posté le 03.09.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
3 septembre
St Pie X, pape et confesseur
Saint du jour : St Pie X
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 2,2-8.
Mais après avoir souffert et subi des outrages à Philippes, comme vous le savez, nous vînmes pleins de confiance en notre Dieu, vous prêcher hardiment son Evangile, au milieu de bien des luttes.
Car notre prédication n'a pas procédé de l'erreur, ni d'une intention vicieuse, ni de fraude aucune;
mais selon que Dieu nous a jugés dignes de nous confier l'Evangile, ainsi enseignons-nous, non comme pour plaire à des hommes, mais à Dieu, qui sonde nos cœurs.
Jamais, en effet, nos discours n'ont été inspirés par la flatterie, comme vous le savez, ni par un motif de cupidité, Dieu en est témoin.
La gloire humaine, nous ne l'avons recherchée ni de vous ni de personne;
alors que nous aurions pu, comme apôtres du Christ, prétendre à quelque autorité, nous avons été au contraire plein de condescendance au milieu de vous. Comme une nourrice entoure de tendres soins ses enfants,
ainsi, dans notre affection pour vous, nous aurions voulu vous donner, non seulement l'Evangile de Dieu, mais notre vie même, tant vous nous étiez devenus chers.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 21,15-17.
Lorsqu'ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre: " Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci?" Il lui répondit: "Oui, Seigneur, vous savez que je vous aime." Jésus lui dit: "Pais mes agneaux."
Il lui dit une seconde fois: "Simon, fils de Jean, m'aimes-tu?" Pierre lui répondit: " Oui, Seigneur, vous savez bien que je vous aime." Jésus lui dit: "Pais mes agneaux."
Il lui dit pour la troisième fois: "M'aimes-tu?" et il lui répondit: "Seigneur, vous connaissez toutes choses, vous savez bien que je vous aime." Jésus lui dit: "Pais mes brebis."
Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon Guelferbytanus 16, 1; PLS 2, 579 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 363)
« Seigneur, tu sais tout ; tu sais bien que je t'aime »
Voici que le Seigneur, après sa résurrection, apparaît de nouveau à ses disciples. Il interroge l'apôtre Pierre, il oblige celui-ci à confesser son amour, alors qu'il l'avait renié trois fois par peur. Le Christ est ressuscité selon la chair, et Pierre selon l'esprit. Comme le Christ était mort en souffrant, Pierre est mort en reniant. Le Seigneur Christ était ressuscité d'entre les morts, et il a ressuscité Pierre grâce à l'amour que celui-ci lui portait. Il a interrogé l'amour de celui qui se déclarait ouvertement maintenant, et il lui a confié son troupeau.
Qu'est-ce donc que Pierre apportait au Christ du fait qu'il aimait le Christ ? Si le Christ t'aime, c'est profit pour toi, non pour le Christ. Si tu aimes le Christ, c'est encore profit pour toi, non pour lui. Cependant le Seigneur Christ, voulant nous montrer comment les hommes doivent prouver qu'ils l'aiment, nous le révèle clairement : en aimant ses brebis.
« Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? --Je t'aime. --Sois le pasteur de mes brebis. » Et cela une fois, deux fois, trois fois. Pierre ne dit rien que son amour. Le Seigneur ne lui demande rien d'autre que de l'aimer ; il ne lui confie rien d'autre que ses brebis. Aimons-nous donc les uns les autres, et nous aimerons le Christ.
Posté le 02.09.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
2 septembre
St Etienne Roi de Hongrie, confesseur
Saint du jour : St Etienne de Hongrie
Livre de l'Ecclésiastique 31,8-11.
Heureux le riche qui sera trouvé sans tache, et qui n'est pas allé après l'or !
Qui est-il, pour que nous le proclamions heureux? Car il a fait une chose merveilleuse parmi son peuple.
Quel est celui qui a été éprouvé à ce sujet et trouvé sans reproche? Que cette épreuve lui soit un sujet de gloire ! Qui a pu violer la loi et ne l'a pas violée, faire le mal et ne l'a pas fait?
Sa fortune sera affermie, et l'assemblée publiera ses bienfaits.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,12-26.
Il dit donc : " Un homme de haute naissance s'en alla dans un pays lointain pour recevoir la dignité royale et revenir ensuite.
Ayant appelé dix de ses serviteurs, il leur donna dix mines et leur dit : " Faites-les valoir jusqu'à ce que je revienne. "
Or ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une députation derrière lui pour dire : " Nous ne voulons pas de celui-là pour notre roi. "
Quand il fut de retour, après avoir reçu la dignité royale, il se fit appeler ces serviteurs auxquels il avait donné l'argent, pour savoir quel profit chacun en avait tiré.
Le premier se présenta et dit : " Seigneur, votre mine a rapporté dix mines. "
Il lui dit : " Très bien, bon serviteur; puisque tu as été fidèle en chose infime, tu auras le gouvernement de dix villes. "
Le second vint et dit : " Votre mine, Seigneur, a produit cinq mines. "
A lui aussi il dit : " Et toi, deviens gouverneur de cinq villes. "
Et un autre vint et dit : " Seigneur, voici votre mine que j'ai tenue serrée dans un linge.
Car j'avais peur de vous, parce que vous êtes un homme dur : vous retirez ce que vous n'avez pas mis en dépôt, et vous moissonnez ce que vous n'avez pas semé. "
Il lui dit : " Je te juge sur ce qui vient de ta bouche, mauvais serviteur ! Tu savais que je suis un homme dur, retirant ce que je n'ai pas mis en dépôt et moissonnant ce que je n'ai pas semé;
alors pourquoi n'as-tu pas mis mon argent à la banque? Et à mon retour, je l'aurais recouvré avec un intérêt. "
Et il dit à ceux qui étaient là : " Otez-lui la mine et donnez-la à celui qui a dix mines. "
Ils lui dirent : " Seigneur, il a (déjà) dix mines ! "
(Il répliqua) : " Je vous le dis : A celui qui a on donnera; mais à celui qui n'a pas, on ôtera même ce qu'il a.
Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon
Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Eglise
"Seigneur, votre mine a rapporté dix mines"
L'explication de cette parabole retrace tous les mystères de Jésus-Christ, depuis le premier jusqu'au dernier. En effet, le Verbe qui était Dieu s'est fait homme, et quoiqu'il ait pris la forme d'esclave, il est cependant d'une noblesse éclatante par sa naissance ineffable au sein du Père.
En effet, lorsqu'il monte dans les cieux, il va s'asseoir à la droite de la majesté du Très-Haut ; et en y montant il répand suivant certaine mesure les grâces divines sur ceux qui croient en lui, de même qu'un maître confie ses biens à ses serviteurs pour qu'ils les fassent fructifier, et qu'ils méritent ainsi la récompense de leurs services.
Mais il y a une grande différence entre ces derniers, et ceux qui ont refusé de recevoir le royaume de Dieu. C'est le reproche que Jésus-Christ adressait aux Juifs : " Maintenant ils ont vu les oeuvres que j'ai faites, et ils ont haï, et mon Père et moi. " (Jn 15.) Ils ont refusé de se soumettre à son règne, lorsqu'ils dirent à Pilate : " Nous n'avons pas d'autre roi que César. " (Jn 19.) Dans ceux qu'il appelle ses concitoyens, les Juifs se trouvent clairement désignés, puisqu'ils avaient les mêmes ancêtres selon la chair, et parce qu'il se conformait comme eux aux prescriptions de la loi.
Or, lorsque Jésus-Christ reviendra, après avoir pris possession de son royaume, il donnera aux ministres de sa parole les éloges qu'ils ont mérités, et les comblera de joie et d'honneurs dans les cieux, parce qu'en faisant valoir le talent qui leur avait été confié, ils en ont acquis un grand nombre d'autres.
"Le premier vint et dit : Seigneur, votre mine a produit dix autres mines."
Ce premier serviteur représente l'ordre des docteurs qui ont été envoyés au peuple de la circoncision, il a reçu une mine pour la faire valoir, parce que les docteurs ont reçu l'ordre de prêcher une seule et même foi. Cette mine en a produit dix autres, parce que leurs enseignements ont fait entrer en société avec eux le peuple qui vivait sous la loi. Ce serviteur a été fidèle en peu de choses, c'est-à-dire qu'il n'a point altéré la parole de Dieu ; car tous les dons que nous pouvons recevoir dans la vie présente, ne sont rien en comparaison de ceux qui nous sont réservés pour l'avenir.
Le devoir des docteurs c'est d'annoncer aux fidèles les salutaires enseignements de l'Évangile ; mais il n'appartient qu'à la grâce divine de leur faire comprendre ce qu'ils écoutent avec docilité, et de seconder leur intelligence.
Posté le 01.09.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
1 septembre
de la férie
Saint du jour : St Gilles
Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 3,13-21.
C'est pourquoi je vous prie de ne pas vous laisser décourager à cause des afflictions que j'endure pour vous : elles sont votre gloire.
A cause de cela, je fléchis le genou devant le Père,
de qui tire son nom toute famille dans les cieux et sur le terre,
afin qu'il vous donne, selon les trésors de sa gloire, d'être puissamment fortifiés par son Esprit en vue de l'homme intérieur,
et que le Christ habite dans vos cœurs par la foi, de sorte que, étant enracinés et fondés dans la charité,
vous deveniez capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur, la profondeur et la hauteur,
même de connaître l'amour du Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu.
A celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au delà de ce que nous demandons et concevons,
à Lui soit la gloire dans l'Eglise et en Jésus-Christ, dans tous les âges, aux siècles des siècles ! Amen !
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14,1-11.
Un jour de sabbat, comme il était entré dans la maison d'un chef des Pharisiens pour y manger, eux le guettaient.
Et voici qu'un homme hydropique se trouvait devant lui.
Et Jésus, prenant la parole, dit aux docteurs de la Loi et aux Pharisiens : " Est-il permis de guérir le jour du sabbat, ou non? "
Mais ils gardaient le silence. L'ayant pris, il le guérit et le congédia.
Puis, il leur dit : " Qui d'entre vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l'en retire pas aussitôt, un jour du sabbat?"
Et à cela ils ne purent répliquer.
Et il dit une parabole aux invités, ayant remarqué comment ils choisissaient les premières places. Il leur dit :
" Quand tu seras invité par quelqu'un à un repas de noces, ne te mets pas à la première place : un homme plus considérable que toi pourrait avoir été invité par lui,
et celui qui vous aurait invités l'un et l'autre viendrait te dire : " Cède-lui la place, " et alors tu n'aurais, avec confusion, qu'à occuper la dernière place.
Mais, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place; de cette façon, quand viendra celui qui t'a invité, il te dira : " Mon ami, avance plus haut. " Alors ce sera pour toi un honneur devant tous les convives.
Car quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé. "
Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon
Posté le 31.08.2008 par auto23652
XVIe Dimanche après la Pentecôte
Les chants du propre de la messe du seizième dimanche après la Pentecôte sont tous tirés des psaumes, et, à l'inverse de dimanche dernier, mais comme tous les précédents, seul le texte de l'Alleluia sera le premier verset d'un psaume...
Le texte de l'Introït est la suite de celui de dimanche dernier, au début du psaume 85, et la première phrase de celui d'aujourd'hui reprend même la dernière phrase du précédent. On se souvient que cette dernière phrase de l'Introït du quinzième dimanche était un véritable cri suppliant lancé du fond de notre misère. Ici c'est tout différent, car cette phrase suppliante est suivie de paroles d'espoir
et de confiance dans la miséricorde divine.
Miserere mihi Domine, quoniam ad te clamavi tota die : qui a tu Domine suavis ac mitis es, et copiosus in misericordia omnibus invocantibus te.
Ayez pitié de moi Seigneur car je crie vers vous tout le jour ; car vous êtes Seigneur plein de douceur et de mansuétude et riche en miséricorde pour tous ceux qui vous invoquent.
On comprend donc que la première phrase exprime sa supplication d'une manière calme et pleine d'une ferme assurance. La deuxième phrase qui est la plus importante est beaucoup plus longue. Elle s'élève progressivement dans les hauteurs en un magnifique élan d'amour et de confiance avant de redescendre tranquillement pour une cadence paisible.
On retrouve comme verset le début du psaume qui était en partie le début de l'Introït de dimanche dernier :
Inclina Domine aurem tuam et exaudi me : quoniam inops et pauper sum ego.
Tendez l'oreille Seigneur et écoutez-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Una Voce
http://www.unavoce.fr/content/view/1040/26/
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Posté le 31.08.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
31 août
Saint du jour : St Raymond Nonat
Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 3,13-21.
C'est pourquoi je vous prie de ne pas vous laisser décourager à cause des afflictions que j'endure pour vous : elles sont votre gloire.
A cause de cela, je fléchis le genou devant le Père,
de qui tire son nom toute famille dans les cieux et sur le terre,
afin qu'il vous donne, selon les trésors de sa gloire, d'être puissamment fortifiés par son Esprit en vue de l'homme intérieur,
et que le Christ habite dans vos cœurs par la foi, de sorte que, étant enracinés et fondés dans la charité,
vous deveniez capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur, la profondeur et la hauteur,
même de connaître l'amour du Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu.
A celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au delà de ce que nous demandons et concevons,
à Lui soit la gloire dans l'Eglise et en Jésus-Christ, dans tous les âges, aux siècles des siècles ! Amen !
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14,1-11.
Un jour de sabbat, comme il était entré dans la maison d'un chef des Pharisiens pour y manger, eux le guettaient.
Et voici qu'un homme hydropique se trouvait devant lui.
Et Jésus, prenant la parole, dit aux docteurs de la Loi et aux Pharisiens : " Est-il permis de guérir le jour du sabbat, ou non? "
Mais ils gardaient le silence. L'ayant pris, il le guérit et le congédia.
Puis, il leur dit : " Qui d'entre vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l'en retire pas aussitôt, un jour du sabbat?"
Et à cela ils ne purent répliquer.
Et il dit une parabole aux invités, ayant remarqué comment ils choisissaient les premières places. Il leur dit :
" Quand tu seras invité par quelqu'un à un repas de noces, ne te mets pas à la première place : un homme plus considérable que toi pourrait avoir été invité par lui,
et celui qui vous aurait invités l'un et l'autre viendrait te dire : " Cède-lui la place, " et alors tu n'aurais, avec confusion, qu'à occuper la dernière place.
Mais, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place; de cette façon, quand viendra celui qui t'a invité, il te dira : " Mon ami, avance plus haut. " Alors ce sera pour toi un honneur devant tous les convives.
Car quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé. "
Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon
Bienheureux Guerric d'Igny (v.1080-1157), abbé cistercien
(trad. Bouchet, Lectionnaire, p.299)
Jésus à table avec les pharisiens
Le Créateur éternel et invisible du monde, se disposant à sauver le genre humain qui se traînait au long des âges soumis aux dures lois de la mort, « dans ces temps qui sont les derniers » (He 1,2) a daigné se faire homme..., pour racheter dans sa clémence ceux que dans sa justice il avait condamnés. Afin de montrer la profondeur de son amour pour nous, il ne s'est pas fait seulement homme, mais homme pauvre et humble, afin que, s'approchant de nous en sa pauvreté, il nous donne d'avoir part à ses richesses (2Co 8,9). Il s'est fait si pauvre pour nous qu'il n'a pas eu de lieu où reposer la tête : « Les renards ont leur tanière et les oiseaux du ciel leur nid, le Fils de l'homme, lui, n'a pas où reposer la tête » (Mt 8,20).
C'est pourquoi il acceptait d'aller aux repas auxquels on l'invitait, non par goût immodéré des repas, mais pour y enseigner le salut et y susciter la foi. Là, il remplissait les convives de lumière par ses miracles. Là les serviteurs, qui étaient occupés à l'intérieur, et n'avaient pas la liberté d'aller auprès de lui, entendaient la parole du salut. En effet, il ne méprisait personne, aucun n'était indigne de son amour parce « qu'il a pitié de tous ; il n'a de haine pour aucune de ses oeuvres et s'occupe avec soin de chacune d'elles » (Sg 11,24).
Pour accomplir son oeuvre de salut, le Seigneur entra donc dans la maison d'un notable pharisien un jour de sabbat. Les scribes et les pharisiens l'observaient pour pouvoir le reprendre, afin que, s'il guérissait l'hydropique, ils puissent l'accuser de violer la Loi et, s'il ne le guérissait pas, ils l'accusent d'impiété ou de faiblesse... Par la lumière très pure de sa parole de vérité, ils voient s'évanouir toutes les ténèbres de leur mensonge.
Posté le 31.08.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
30 août
Ste Rose de Lima, vierge
Saint du jour : Ste Rose de Lima, vierge (+ 1617)
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,17-18.11,1-2.
Toutefois " que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur. "
Car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même qui est un homme éprouvé; c'est celui que le Seigneur recommande.
Oh ! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie ! Mais oui, vous me supportez.
J'ai conçu pour vous une jalousie de Dieu; car je vous ai fiancés à un époux unique, pour vous présenter au Christ comme une vierge pure.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25,1-13.
Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l'époux.
Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq étaient sages.
Les folles, en prenant leurs lampes, n'avaient pas pris d'huile avec elles;
mais les sages avaient pris de l'huile dans leurs vases avec leurs lampes.
Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent.
Au milieu de la nuit, un cri se fit (entendre) : " Voici l'époux ! Allez à sa rencontre ! "
Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes.
Et les folles dirent aux sages : " Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. "
Les sages répondirent : " De crainte qu'il n'y en ait pas assez pour nous et pour vous, allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. "
Mais, pendant qu'elles s'en allaient en acheter, l'époux arriva, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui au festin des noces, et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres vierges vinrent aussi, disant : " Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous ! "
Mais il répondit : " En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas. "
Donc veillez, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure.
Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon
Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur les évangiles, 12 ; PL 76, 1119-1120
« Nos lampes s'éteignent »
« Les cinq vierges folles, en prenant leurs lampes, n'avaient pas emporté d'huile avec elles ; les sages au contraire portaient avec leurs lampes de l'huile dans des vases. » L'huile désigne ici l'éclat de la gloire ; les vases, ce sont nos coeurs, dans lesquels nous portons toutes nos pensées. Les vierges sages portent de l'huile dans leurs vases, parce qu'elles gardent au-dedans de leur conscience tout l'éclat de leur gloire, comme le dit saint Paul : « Ce qui fait notre gloire, c'est le témoignage de notre conscience » (2Co 1,12). Les vierges folles au contraire n'emportent pas d'huile avec elles, parce qu'elles ne portent pas leur gloire dans le secret de leur coeur, c'est à dire qu'elles la demandent aux louanges d'autrui.
« Mais au milieu de la nuit, un cri retentit : ' Voici l'Epoux qui vient, allez au-devant de lui !' » Alors toutes les vierges se lèvent. Mais les lampes des vierges folles s'éteignent parce que leurs oeuvres, qui du dehors paraissaient éclatantes aux yeux des hommes, ne sont plus au-dedans que ténèbres à l'arrivée du Juge ; et elles ne reçoivent de Dieu aucune récompense, ayant pour elles déjà reçu des hommes ces louanges qu'elles aimaient.
Posté le 29.08.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
* vendredi 29 août 2008
Décollation de St Jean-Baptiste
Saint du jour : Ste Sabine
Livre de Jérémie 1,17-19.
Et toi, ceins tes reins, lève-toi, Et dis-leur tout ce que je t'ordonnerai. Ne te laisse pas abattre à cause d'eux, De peur que je ne t'abatte devant eux.
Voici que je t'établis en ce jour comme une ville forte, Une colonne de fer et une muraille d’airain, Contre tout le pays, Contre les rois de Juda, contre ses princes, Contre ses prêtres et contre le peuple.
Ils te feront la guerre, Mais ils ne pourront rien sur toi, Car je suis avec toi pour te délivrer, dit Jéhovah."
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,17-29.
Car c'était lui, Hérode, qui avait envoyé arrêter Jean, et l'avait fait mettre en prison chargé de chaînes, à cause d'Hérodiade, la femme de Philippe, son frère, qu'il avait épousée.
Jean en effet disait à Hérode : " Il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère. "
Hérodiade lui gardait rancune et voulait le faire mourir, mais elle ne le pouvait pas,
car Hérode craignait Jean, le sachant homme juste et saint, et il le préservait; en l'écoutant il était dans la perplexité, mais il l'écoutait volontiers.
Il arriva un jour propice, quand Hérode, pour l'anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses grands, aux tribuns et aux principaux de la Galilée.
La fille d'Hérodiade elle-même, étant entrée, dansa et plus à Hérode et aux convives. Et le roi dit à la jeune fille : " Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. "
Et il lui fit serment : " Quoi que ce soit que tu me demandes, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. "
Elle sortit et dit à sa mère : " Que demanderai-je? " Celle-ci dit : " La tête de Jean le Baptiste. "
Rentrant aussitôt avec empressement vers le roi, elle lui fit cette demande : " Je veux que tu me donnes, à l'instant, sur un plateau, la tête de Jean le Baptiste. "
Le roi, très attristé, ne voulut pas, à raison des serments et des convives, la repousser.
Envoyant aussitôt un garde, le roi commanda d'apporter sa tête. Il s'en alla décapiter Jean dans la prison,
et il apporta sa tête sur un plateau; il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Ses disciples, l'ayant appris, vinrent prendre son corps et le mirent dans un tombeau.
Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon
Origène (v.185-253), prêtre et théologien
Homélie 27 sur St Luc, 2-4 (trad. SC 87, p. 347)
Précurseur du Christ dans sa naissance et dans sa mort
Admirons Jean Baptiste surtout à cause du témoignage suivant : « Parmi les enfants des femmes, personne ne dépasse Jean Baptiste » (Lc 7,28) ; il a mérité de s'élever à une telle réputation de vertu que bien des gens pensaient qu'il était le Christ (Lc 3,15). Mais il y a bien plus admirable encore : Hérode le tétrarque jouissait du pouvoir royal et était à même de le faire mourir quand il le voudrait. Or, il avait commis une action injuste et contraire à la loi de Moïse en prenant la femme de son frère. Jean, sans avoir peur de lui, ni faire acception de la personne, sans se soucier du pouvoir royal, sans craindre la mort..., sans se dissimuler tous ces dangers, a réprimandé Hérode avec la liberté des prophètes et lui a reproché son mariage. Jeté en prison pour cette audace, il ne se préoccupe ni de la mort ni d'un jugement à l'issue incertaine, mais, dans ses chaînes, ses pensées allaient au Christ qu'il avait annoncé.
Ne pouvant aller le trouver en personne, il envoie ses disciples pour s'informer : « Es-tu celui qui doit venir ou faut-il en attendre un autre ? » (Lc 7,19) Notez bien que, jusque dans sa prison, Jean enseignait. Même dans ce lieu il avait des disciples ; même en prison Jean accomplissait son devoir de maître et instruisait ses disciples par des entretiens sur Dieu. Dans ces circonstances, le problème de Jésus se trouvait posé, et Jean lui envoie donc quelques disciples...
Les disciples reviennent et rapportent à leur maître ce que le Sauveur les avait chargés d'annoncer. Cette réponse est pour Jean une arme pour affronter le combat ; il meurt avec assurance et de grand coeur se laisse décapiter, assuré par la parole du Seigneur lui-même que celui en qui il croyait était vraiment le Fils de Dieu. Telle a été la liberté de Jean Baptiste, telle a été la folie d'Hérode qui, à de nombreux crimes, a ajouté d'abord l'emprisonnement, puis le meurtre de Jean Baptiste.
Posté le 28.08.2008 par auto23652
Jésus accomplit la Loi de Moïse et réalise les prophéties
Alors qu’il se trouvait à Nazareth où il avait été élevé, Jésus entra dans la synagogue un jour de sabbat. Il se leva pour faire la lecture du prophète Esaïe. Il fit le choix du texte qui annonce « l’Esprit est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur ».
Puis, Jésus certifia que cette parole de l’Écriture venait de s’accomplir. Il n’est pas venu abolir, mais accomplir.
Abolir la loi ? En quoi et comment aurait-il pu l’accomplir ? Les érudits religieux ne saisissaient pas comment un homme simple pouvait accomplir la loi. Au contraire, ils voyaient en lui un renégat qui modifiait les consignes reçues par Moïse et transmises durant des générations au peuple d’Israël.
Jésus a donc dû préciser qu’il n’était pas venu abolir la loi et les prophètes. Il l’a fait afin que l’attention se porte sur l’essentiel.
Saint Matthieu 5,17-19. (suite du sermon sur la montagne)
'' Mt 5:17- " N'allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.''
'' Mt 5:18- Car je vous le dis, en vérité : avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l'i, ne passera de la Loi, que tout ne soit réalisé.'' ''
Mt 5:19- Celui donc qui violera l'un de ces moindres préceptes, et enseignera aux autres à faire de même, sera tenu pour le moindre dans le Royaume des Cieux ; au contraire, celui qui les exécutera et les enseignera, celui-là sera tenu pour grand dans le Royaume des Cieux
L'apôtre Paul les décrit très bien en disant d'eux : Je leur rends le témoignage qu'ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence: ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu; car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient. Ro 10/2.
Le désir de Paul est « d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi. Philippiens 3/9
La seule justice acceptable par Dieu est la justice de Jésus-Christ notre Seigneur.
On ne peut la trouver que par la foi.
Héb 11/7 C'est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu'on ne voyait pas encore, et saisi d'une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa famille; c'est par elle qu'il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui s'obtient par la foi.
Noé est devenu héritier non en contruisant son arche mais en croyant.
La foi précède l'œuvre de justice. ( celui qui croira et qui sera baptisé)
Remarque
Le peuple juif est un peuple de prêtres, ou un peuple sacerdotal. La rigueur de la loi peut être interprétée comme un exercice spirituel permanent. Il a donné les dérives que Jésus a dénoncées et qui sont des dérives spirituelles en contradiction avec la rigueur des rituels... Ce n'est pas la rigueur des rituels qu'il dénonce, mais l'absence de rigueur spirituelle et morale qui auraient dû être à la hauteur des rituels.
Cependant on note bien que Jésus dit "je ne suis pas venu abolir la loi mais l'accomplir".
Certaines dérives modernistes, rejetant toute dévotion ou tout rituel, sont venues d'une mauvaise interprétation, entre autres, de ce passage de Saint Mathieu, nous renvoyant dans une situation prétestamentaire par oubli de Dieu et de la sacralité de la vie de tous les jours, même ordinaire! N'oublions pas que la Foi précède l'oeuvre de justice.
Sans un rappel permanent de la présence de Dieu, dans la vie de tous les jours et de toutes les heures, nous assistons au dérapage matérialiste et nihiliste actuel, qui est à rapprocher de l'idôlatrie que retrouva Moïse, à cause de son absence, à sa descente du Sinaï...alors même qu'il a les Tables de la Loi dans les mains!
A méditer.