Exegese
Posté le 28.08.2008 par auto23652
Jésus accomplit la Loi de Moïse et réalise les prophéties
Alors qu’il se trouvait à Nazareth où il avait été élevé, Jésus entra dans la synagogue un jour de sabbat. Il se leva pour faire la lecture du prophète Esaïe. Il fit le choix du texte qui annonce « l’Esprit est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur ».
Puis, Jésus certifia que cette parole de l’Écriture venait de s’accomplir. Il n’est pas venu abolir, mais accomplir.
Abolir la loi ? En quoi et comment aurait-il pu l’accomplir ? Les érudits religieux ne saisissaient pas comment un homme simple pouvait accomplir la loi. Au contraire, ils voyaient en lui un renégat qui modifiait les consignes reçues par Moïse et transmises durant des générations au peuple d’Israël.
Jésus a donc dû préciser qu’il n’était pas venu abolir la loi et les prophètes. Il l’a fait afin que l’attention se porte sur l’essentiel.
Saint Matthieu 5,17-19. (suite du sermon sur la montagne)
'' Mt 5:17- " N'allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.''
'' Mt 5:18- Car je vous le dis, en vérité : avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l'i, ne passera de la Loi, que tout ne soit réalisé.'' ''
Mt 5:19- Celui donc qui violera l'un de ces moindres préceptes, et enseignera aux autres à faire de même, sera tenu pour le moindre dans le Royaume des Cieux ; au contraire, celui qui les exécutera et les enseignera, celui-là sera tenu pour grand dans le Royaume des Cieux
L'apôtre Paul les décrit très bien en disant d'eux : Je leur rends le témoignage qu'ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence: ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu; car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient. Ro 10/2.
Le désir de Paul est « d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi. Philippiens 3/9
La seule justice acceptable par Dieu est la justice de Jésus-Christ notre Seigneur.
On ne peut la trouver que par la foi.
Héb 11/7 C'est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu'on ne voyait pas encore, et saisi d'une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa famille; c'est par elle qu'il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui s'obtient par la foi.
Noé est devenu héritier non en contruisant son arche mais en croyant.
La foi précède l'œuvre de justice. ( celui qui croira et qui sera baptisé)
Remarque
Le peuple juif est un peuple de prêtres, ou un peuple sacerdotal. La rigueur de la loi peut être interprétée comme un exercice spirituel permanent. Il a donné les dérives que Jésus a dénoncées et qui sont des dérives spirituelles en contradiction avec la rigueur des rituels... Ce n'est pas la rigueur des rituels qu'il dénonce, mais l'absence de rigueur spirituelle et morale qui auraient dû être à la hauteur des rituels.
Cependant on note bien que Jésus dit "je ne suis pas venu abolir la loi mais l'accomplir".
Certaines dérives modernistes, rejetant toute dévotion ou tout rituel, sont venues d'une mauvaise interprétation, entre autres, de ce passage de Saint Mathieu, nous renvoyant dans une situation prétestamentaire par oubli de Dieu et de la sacralité de la vie de tous les jours, même ordinaire! N'oublions pas que la Foi précède l'oeuvre de justice.
Sans un rappel permanent de la présence de Dieu, dans la vie de tous les jours et de toutes les heures, nous assistons au dérapage matérialiste et nihiliste actuel, qui est à rapprocher de l'idôlatrie que retrouva Moïse, à cause de son absence, à sa descente du Sinaï...alors même qu'il a les Tables de la Loi dans les mains!
A méditer.
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Posté le 01.08.2008 par auto23652
LE SOURD-MUET: Marc 7:31-37
"Ephphatha", "ouvre-toi". C'est le mot araméen prononcé par Jésus, semblable au "Talitha koumi" de Marc 5:41.
Thèmes de réflexion:
Jésus guérit un sourd-muet, et il en guérira d'autres. Ainsi s'accomplit la prédiction du prophète (Esaïe 29:18; 32:4; 35:5 ss.). Il est celui en qui s'accomplissent les prophéties de l'Ancien Testament, par qui Dieu mène à bien son plan de salut, le Messie promis.
Cette guérison est plus qu'un simple miracle. C'est l'affirmation que Jésus donne aux hommes des oreilles pour entendre l'Evangile libérateur, et une langue pour chanter les louanges de Dieu.
Le miracle a lieu en terre païenne, ou du moins semi-païenne. La libération, le salut du monde parvient aux oreilles des païens. Eux qui étaient étrangers aux promesses d'Israël, que Dieu a longtemps laissé errer dans l'ignorance (Actes 17:27), entendent l'Evangile et adorent le Seigneur.
Posté le 30.07.2008 par auto23652
« Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux; puis viens, suis-moi. »
Mt 19, 21
Même si l'ascétisme chrétien trouve ses racines au Ier siècle, le monachisme chrétien - la forme organisée de l'ascétisme - ne s'est vraiment épanoui qu'aux IVe et Ve siècles, en Égypte et en Syrie. Saint Antoine le Grand (251?-356) est reconnu comme le fondateur du monachisme chrétien, bien que des communautés religieuses féminines aient probablement existé avant celles des hommes. Prenant à la lettre l'invitation de Jésus d'abandonner toutes les possessions terrestres et de le suivre, Antoine a vendu ses biens et s'est rendu au désert, où il a vécu avec d'autres ascètes, ses compagnons d'étude, avant de couper tout contact avec la communauté humaine. En 305, il est sorti de cette retraite volontaire pour devenir le chef spirituel d'un groupe de disciples. Des mouvements similaires ont vu le jour en Égypte et en Syrie. Ces premières communautés monastiques chrétiennes n'avaient pas toutes des croyances et des pratiques identiques, mais étaient néanmoins toutes convaincues que, pour marcher dans les pas de Jésus, il fallait renoncer à ce monde et à tout ce qu'il représente, à ses rythmes, ses valeurs et ses désirs.
Posté le 22.07.2008 par auto23652
Tsippora, l'épouse noire de Moïse
"Il y a plus de trois mille ans, une enfant noire est recueillie au bord de la mer Rouge. On l'appelle Tsippora, l'"Oiseau". Un jour, près d'un puits, un homme la regarde comme aucun autre. Il s'appelle Moïse et fuit l'Egypte. Amante passionnée, épouse généreuse, Tsippora la Noire, l'étrangère, la non juive, porte la destinée de Moïse à bout de bras"
Ce passage rappelle les liens qui existent entre le judaïsme et l’Afrique comme pour Makeda, Reine de Saba et amour du roi Salomon. Peu nombreux sont ceux qui savent que l’épouse de Moïse, le sauveur des hébreux, était noire.
Tsippora contribuera à la naissance du judaïsme en soutenant son prophète et époux Moïse.
Posté le 24.06.2008 par auto23652
La nuit paraît longue mais nous savons que « la Vie était dans la Lumière des hommes » car « La lumière luit dans la ténèbre »...
"et tenebrae eam non comprehenderunt"
Prologue de Saint Jean l'Evangéliste
Les dix-huit premiers versets de l'évangile selon saint Jean - constituent une sorte de poème appelé Prologue. Fondement du dogme, la portée du texte est tout simplement admirable. Il cloture le Saint Sacrifice de la Messe selon le Rite Extraordinaire. Le contenu religieux mais aussi philosophique du texte est d'une profondeur qui le rende universel...
Le texte a été rédigé en grec mais voici sa version latine:
In prinicipio erat Verbum, et Verbum erat apud Deum, et Deus erat Verbum. Hoc erat in principio apud Deum. Omnia per ipsum facta sunt, et sine ipso factum est nihil quod factum est. In ipso vita erat, et vita erat lux hominum: et lux in tenebris lucet, et tenebrae eam non comprehenderunt. Fuit homo missus a Deo, cui nomen erat Joannes. Hic venit in testimonium, ut testimonium perhiberet de lumine, ut omnes crederent per illum. Non erat ille lux, sed ut testimonium perhiberet de lumine. Erat lux vera quae illuminat omnem hominem venientem in hunc mundum. In mundo erat, et mundus per ipsum factus est, et mundus eum non cognovit. In propria venit, et sui eum non receperunt. Quotquot autem receperunt eum, dedit eis potestatem filios Dei fieri, his qui credunt in nomine ejus. Qui non ex sanguinibus, neque ex voluntate carnis, neque ex voluntate viri, sed ex Deo nati sunt. ET VERBUM CARO FACTUM EST, et habitavit in nobis et vidimus gloriam ejus, gloriam quasi unigeniti a Patre, plenum gratiae et veritatis.
En voici la traduction, selon la Traduction œcuménique de la Bible. Jn 1 1
1 Au commencement était le Verbe, et le Verbe était tourné vers Dieu, et le Verbe était Dieu. 2 Il était au commencement tourné vers Dieu. 3 Tout fut par lui, et rien de ce qui fut, ne fut sans lui. 4 En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes, 5 et la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point comprise.
6 Il y eut un homme, envoyé de Dieu; son nom était Jean. 7 Il vint en témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui. 8 Il n'était pas la lumière, mais il devait rendre témoignage à la lumière, 9 le Verbe était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, illumine tout homme. 10 Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l'a pas reconnu. 11 Il est venu dans son propre bien et les siens ne l'ont pas accueilli. 12 Mais à ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. 13 Ceux-là ne sont pas nés du sang, ni d'un vouloir de chair ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu.
14 Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire, cette gloire que, Fils unique plein de grâce et de vérité, il tient du Père. 15 Jean lui rend témoignage et proclame: «Voici celui dont j'ai dit: après moi vient un homme qui m'a devancé, parce que, avant moi, il était». 16 De sa plénitude en effet, tous, nous avons reçu, et grâce sur grâce. 17 Si la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. 18 Personne n'a jamais vu Dieu; Dieu Fils unique, qui est dans le sein du Père, nous l'a dévoilé.
Ce prologue, écrit dans un langage poétique très solennel, répond au début du Livre de la Genèse : « Au commencement Dieu créa le Ciel et la Terre ».
À ce commencement ultime répond le retour final du Fils à la droite du Père (Jn 1,18), dans la gloire. On retrouve quelque analogie dans la Sagesse personnifiée qui était au commencement « avec Dieu » lors de la création du monde et qui habita chez les hommes lorsque la Loi fut révélée à Moïse.
La messe Tridentine ou Rite Extraordinaire se conclut par la lecture du « dernier évangile », qui n'est autre que ce Prologue johannique. Au moment où le prêtre prononce « Et Verbum caro factum est », le prêtre et les fidèles font une génuflexion. Cette lecture a été supprimée dans la réforme liturgique du Rite Ordinaire par Paul VI en 1970.
Posté le 20.06.2008 par auto23652
Dieu seul peut nous sauver
« Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent ni ne recueillent en des greniers, et votre Père céleste les nourrit ! Ne valez-vous pas plus qu'eux ? Qui d'entre vous d'ailleurs peut, en s'en inquiétant, ajouter une seule coudée à la longueur de sa vie ? Et du vêtement, pourquoi vous inquiéter ? Observez les lis des champs, comme ils poussent : ils ne peinent ni ne filent. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme l'un d'eux Que si Dieu habille de la sorte l'herbe des champs, qui est aujourd'hui et demain sera jetée au four, ne fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi » (Mathieu 6, 26-30).
Les paroles de Jésus, tout au long des siècles, arrivent à notre époque avec une actualité une attraction irrésistible, pour ceux qui ont le cœur ouvert à Sa Vérité. Combien de fois il nous arrive d’observer les oiseaux du ciel, de regarder les fleurs, et nous sommes étonnés par la beauté de leurs couleurs, des détails précis de leurs formes, « étudiées » dans les plus petits détails. Et pourtant, parfois, distraits comme nous le sommes, nous ne pensons pas que ces couleurs, ces formes originales, cette vie en miniature qui se trouve devant nos yeux, est un des enseignements les plus puissants que la création puisse nous offrir sur son Créateur, qui est aussi le nôtre : Dieu prend soin de chacun d’entre nous !
Jésus nous le rappelle, et nous fait une invitation personnelle : « Regardez comment votre Père Céleste nourrit les oiseaux et revêt l’herbe des champs ». Si nous prenions au sérieux ces paroles, il serait suffisant d’observer un moineau qui recueille une mie de pain, pour conclure : cette mie de pain, elle aussi la divine Providence « l’a calculée », et le Dieu Infini a pensé aussi à cette mie, que ne fera-t-il pas pour moi, qui suis déjà appelé à vivre éternellement pour Lui et avec Lui ?
Si Dieu a voulu que les couleurs d’une fleur soient si belles, combien plus ornera-t-il de beauté une âme qui met sa confiance en Lui, qui vit de sa grâce ? La Sainte Écriture nous révèle avec clarté que l’origine de tous les maux de l’homme, réside dans le fait qu’il a voulu se passer de Dieu, il a voulu ignorer que tout l’univers existe grâce à la Divine Providence. L’orgueil de l’homme s’est enflé à un tel point qu’il prétend se substituer à Dieu, dans des domaines comme la bioéthique, quand il ne respecte pas les lois mises par le Créateur : « Les progrès de la science et de la technique, soulignait le pape Benoît XVI, dans le domaine de la bioéthique se transforment en menaces quand l’homme perd le sens de ses limites et, en pratique, prétend se substituer à Dieu Créateur » (Benoît XVI, Discours du 13 mai 2006)
Mais la création ne peut suivre l’homme dans sa rébellion ouverte contre l’œuvre de Dieu, et elle continue à servir le Créateur. Pour cela, les saints, comme François d’Assise, avaient un profond respect pour le monde créé, pour les animaux, pour les éléments de la nature, comme le feu et l’eau. En tout, ils louaient Dieu et le remerciaient pour sa fidélité, qui n’avait pas diminué, dans le monde créé, en l’opposant à l’infidélité que, malheureusement, les hommes avaient semé partout.
A l’homme qui offense le Créateur, la nature répond continuellement par un exemple de fidélité aux lois que Dieu lui a données. Parfois, la nature semble se « rebeller », non pas certes contre Dieu, mais contre l’homme qui s’est rebellé contre son Seigneur.
L’homme, alors, se sent impuissant, il ne peut dominer, mais il est dominé par des forces naturelles violentes qui se déchaînent contre lui. Que d’exemples, tout au long de l’histoire de l’Église, témoignent que c’est seulement grâce à l’aide de Dieu, que l’on a évité une tragédie : comme lorsque la lave d’un volcan s’est arrêtée au pied d’une ville, ou quand une tempête s’est calmée, avant qu’il ne soit trop tard. Dans tous ces cas « miraculeux », se réalise la parole du Psaume : « Notre secours est dans le Nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre (Psaume 123, 8), prononcé par les humbles de Dieu qui ont eu recours à Lui, avec foi.
Notre Saint-Père, le Pape Benoît XVI, lors de sa récente visite pastorale à Santa Maria di Leuca et à Brindisi, a invité toute l’Église à recourir avec confiance à la Sainte Vierge, pour que le monde entier soit protégé « des tempêtes qui menacent la foi et les vraies valeurs » : « De cette pointe de l’Europe qui s’avance dans la Méditerranée, entre l’Orient et l’Occident, nous nous tournons un fois encore vers Marie, la Mère qui nous ‘indique la voie’ - Odegitria –, en nous donnant Jésus, Voix de la paix… De ce port antique, nous La prions comme ‘Port de Salut’ pour tous les hommes et pour l’humanité tout entière. Que sa protection maternelle défende toujours votre Ville et votre Région, l’Italie, l’Europe, et le monde entier, des tempêtes qui menacent la foi et les vraies valeurs ; qu’Elle permette aux jeunes générations d’aller au large sans crainte pour affronter avec une espérance chrétienne le voyage de la vie. Marie, Port de Salut, priez pour nous ». (Benoît XVI, Angélus du 15 juin 2008)
par Mgr Luciano Alimandi
Posté le 14.06.2008 par auto23652
Le Pardon
Le pardon est le résultat de l'acte de pardonner, la rémission d'une faute.
Au sens biblique du terme, pardonner signifie généralement une des deux choses suivantes :
-Quand il pardonne aux hommes, Dieu annule ou écarte le châtiment requis pour le péché ;
-Lorsqu'ils se pardonnent, les hommes se traitent avec un amour chrétien et n'ont pas de mauvais sentiments à l'égard de ceux qui les ont offensés (Mt 5:43–45 ; 6:12–15 ; Lu 17:3–4).
Posté le 10.06.2008 par auto23652
Le livre des Proverbes
Le livre des Proverbes (héb. משלי litt. paraboles) est un Livre des Ketouvim (troisième section de la Bible hébraïque) et des Écrits de l'Ancien Testament.
Les chapitres 1 à 9 expliquent ce qu'est la vraie sagesse. Les chapitres 10 à 24 contiennent un recueil de dictons sur la bonne et la mauvaise manière de vivre. Les chapitres 25 à 29 contiennent des proverbes de Salomon transcrits par les gens d'Ézéchias, roi de Juda. Le chapitre 31 décrit une femme valeureuse.
Prologue (1,1-6)
A- Présentation de la sagesse (1,7-9,18)
B- Section des proverbes de Salomon (10,1-22,16)
C- Section des paroles des Sages (22,17-24,22)
D- Ajout aux paroles des Sages (24,33-34)
E- Deuxième collection de proverbes de Salomon (25,1-29,27)
F- Proverbes d'Agur de Massa (30,1-14)
G- Proverbes à structure numérique (30,15-33)
H- Proverbes de Lemuel, le roi de Massa (31,1-9)
I- Eloge de la femme vaillante (31,10-31)
Les principaux thèmes
L'opposition entre l'orgueil et l'humilité avec de nombreux avertissement pour mettre en garde contre l'orgueil qui est le plus sûr moyen de s'éloigner de Dieu: Yahvé arrache la maison des superbes mais il fait se dresser la borne de la veuve (15,25)
La mise en garde contre la colère et la querelle. A l'inverse, la patience est considérée comme une qualité majeure: qui est lent à la colère l'emporte sur un héros, qui est maître de soi sur un conquérant de ville (16,32)
La femme est considérée comme un grand péril pour l'homme. Beaucoup de ces proverbes ne sont pas tendre à l'égard de la gent féminine, experte dans l'art de la séduction. L'idéal féminin du livre des Proverbes est du domaine de la ménagère travailleuse qui soigne son logement et son époux. A l'inverse, la belle écervelée ne trouve pas grâce aux yeux de l'auteur de cette maxime: Un anneau d'or au groin d'un porc, telle une femme belle mais privée de jugement (11,22).
La langue est considéré comme l'organe le plus dangereux du corps humain. Mort et vie sont au pouvoir de la langue (18,21). Elle peut faire le bien, mais trop souvent répand le mensonge et la discorde. Nombre de proverbes font l'éloge du silence, qui à tout prendre vaut mieux que des paroles insensées: Même le fou, s'il se tait, peut passer pour sage (17,28)
La paresse est vraiment le pire des défauts pour beaucoup de proverbes. Elle conduit inéluctablement à la ruine et à la pauvreté: Un peu dormir, un peu somnoler, un peu croiser les bras pour se reposer, et en rôdant, viendra ta pauvreté et ton indigence comme un homme d'armes (24,33-34)
Posté le 28.05.2008 par auto23652
Quelle est le sens de cette lampe qu'elles prennent avec elle ?
Si la lampe est ce qui brille, on peut penser aux bonnes oeuvres. "Que vos oeuvres bonnes brillent aux yeux des hommes" dit Jésus (Matthieu 5, 16). Et déjà en Isaïe nous lisons : "N'est-ce pas plutôt ceci, le jeûne que je préfère : défaire les chaînes injustes, délier les liens du joug, renvoyer libres les opprimés, et briser tous les jougs ? N'est-ce pas partager ton pain avec l'affamé, héberger chez toi les pauvres sans abri, si tu vois un homme nu, le vêtir, ne pas te dérober devant celui qui est ta propre chair ? Alors ta lumière éclatera comme l'aurore (...) Si tu bannis de chez toi le joug, le geste menaçant et les paroles méchantes, si tu te prives pour l'affamé et si tu rassasies l'opprimé, ta lumière se lèvera dans les ténèbres, et l'obscurité sera pour toi comme le milieu du jour" (Isaïe 58, 6-10). Mais alors qu'est-ce que l'huile ?
Est-ce l'huile de la compassion ? N'est-ce pas plutôt l'huile de l'amour de Dieu répandu dans nos cœurs, où la compassion à sa source, et duquel le chrétien doit tirer ces bonnes oeuvres.
Le Cantique des Cantiques met dans la bouche de la bien-aimée une phrase éclairante : "Ton nom est une huile qui s'épanche, c'est pourquoi les jeunes filles t'aiment" (Ct 1, 3).
Posté le 25.05.2008 par auto23652
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Le monogramme IHS qui représente le nom de Jésus est parfois interprété de plusieurs manières, et notamment en latin comme Iesus Hominum Salvator. En réalité il s'agit d'une abréviation en trois parties du nom de Jésus, dans laquelle le I et le H sont les premières et le S la dernière lettre du nom écrit en grec IH-SOUS. Le H est la lettre grecque ETA et se prononce E, ce qui est important pour identifier les lettres du monogramme. Souvent un petit trait horizontal surmonte les trois lettres indiquant qu'il s'agit bien d'une abréviation. Plus tard la lettre centrale deviendra même une croix.
Saint Bernardin de Sienne, dans ses missions populaires et ses prédications, faisait usage de tablettes de bois portant le monogramme de Jésus. A la fin de sa prédication il les élevait pour bénir la foule qui à genoux adorait le nom de Jésus.
LE PHARISIEN ET LE PUBLICAIN (Luc 18, 9-14)
Bernadin de Sienne et l'Exégèse de la Parabole
(9) Il dit encore à l’adresse de certains qui se flattaient d’être des justes et n’avaient que mépris pour les autres, la parabole que voici :
(10)“ Deux hommes montèrent au Temple pour prier ; l’un était Pharisien, l’autre publicain.
(11) Le Pharisien, la tête haute, priait ainsi en lui-même : “ Mon Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont rapaces, injustes, adultères, ou bien encore comme ce publicain ;
(12) je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.
(13) Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant : “ Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis!"
(14) Je vous le dis, ce dernier descendit chez lui justifié, l’autre non. Car tout homme qui s’élève sera abaissé, mais celui qui s’abaisse sera élevé ”.
(Bible de Jérusalem)
Saint Bernardin de Sienne (1380-1444) estime qu’en se frappant la poitrine le publicain montrait qu’il voulait s’accuser et n’accuser que lui de ses fautes. Combien, quand ils ont commis des fautes, les rejettent sur les autres, sur le monde, le démon, la fatalité? Ceux-là ne se frappent pas la poitrine, ils frappent sur la poitrine des autres.