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08.07.2007
Dernière mise à jour :
25.07.2008
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Saint jacques le Majeur

Posté le 25.07.2008 par auto23652
Jacques le Majeur est l'un des douze apôtres de Jésus Christ. Il est nommé « Jacques, fils de Zébédée » dans le Nouveau Testament

Fils de Marie Salomé. Saint Jacques est appelé le Majeur. Cette épithète lui vient de sa qualité d'aîné. Il est le frère aîné de l'apôtre Jean, et tous deux sont surnommés Boanerges, c'est-à-dire « fils du tonnerre » (Marc III:17).cela permet aussi de le distinguer de l'autre apôtre « Jacques, fils d'Alphée ».

Saint Jacques est l'un des tout premiers disciples à suivre Jésus, et il est un de ses plus proches. Il participe, avec Pierre et Jean, à des événements importants : la Transfiguration, l'agonie de Jésus au Mont des Oliviers. Ce même groupe de trois apôtres est le seul à le suivre lorsqu'il va ressusciter la fille du chef de la synagogue. Enfin Jacques est cité parmi les témoins de la troisième apparition de Jésus après sa mort, sur les bords du lac de Tibériade (épisode de la pêche miraculeuse rapporté par saint Jean).

Jacques est le seul apôtre dont la mort est rapportée dans le Nouveau Testament : « Il (Hérode) fit périr par le glaive Jacques, frère de Jean. » (Actes, XII:2)

Il est fêté le 25 juillet

Il y a trois personnages nommés Jacques dans le Nouveau Testament:

Jacques fils de Zébédée, frère de Jean, un des Apôtres.
Jacques le Juste, frère du Seigneur,
Jacques le fils d'Alphée, un des Apôtres.
Il faut y ajouter le Jacques, rédacteur de l'Epître de Jacques qui selon l'exégèse contemporaine n'est aucun de ces trois (ce pourrait être un anonyme avec un prénom d'emprunt). Mais pour la Chrétienté médiévale et pour Compostelle en particulier, il n'y avait qu'un seul Jacques, apôtre et rédacteur de l'Epître.

Selon la tradition chrétienne, le tombeau de saint Jacques reposerait en Galice, dans la ville de Compostelle, mais les historiens considèrent qu'il n'y a pas de preuves pour avancer une telle affirmation.

Toujours est-il que la tradition fait voyager les reliques de saint Jacques le Majeur en Espagne où elles furent retrouvées à Compostelle. D'après les récits, saint Jacques partit du Proche-Orient prêcher dans la péninsule Ibérique ainsi sous entendues les rives africaines, Maurétanie, Numidie, Carthage, puis retourna à Jérusalem où il fut décapité. Ses compagnons transportèrent ses reliques en Galice et le tombeau aurait été retrouvé quelques centaines d'années plus tard, au IXe siècle par l'ermite Pelayo (ou Pelagius) qui eut une révélation dans son sommeil. Théodomir, évêque d'Ira-Flavia (aujourd'hui Padrón) reconnut ce tombeau comme étant celui de saint Jacques au IXe siècle. Le roi Alphonse II y fit édifier une église. Le pape Léon XIII officialisa la reconnaissance du tombeau de saint Jacques par l'Église en 1884.

L’apôtre saint Jacques, jusqu’aux confins de la Terre selon saint Isidore de Séville.

Dans le De Ortu et Obitu Sanctorum Patrum, Isidore de Séville écrit : « Jacques, fils de Zébédée et frère de Jean [...] prêcha l'Évangile en Hispanie, dans les régions occidentales, et diffusa la lumière de sa prédication aux confins de la Terre. Il succomba sous le coup de l'épée du tétrarque Hérode. Il fut enseveli à Achaia Marmarica. … »

C'est à cette époque (vers 650) que commence à circuler une traduction latine des catalogues apostoliques grecs qui présente comme particularité remarquable de faire prêcher à Jacques l'Evangile « en Espagne et dans les régions de l'Occident» (au lieu de Jérusalem). Comme lieu de sépulture, le texte latin nomme uniquement la Marmarique.

L'ouvrage le plus ancien qui contienne ce texte est le Brevarium apostolarum, « l’abrégé » ou « bréviaire des Apôtres. »

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle devint l'un des plus importants au Moyen Âge. De nombreux chemins menaient à Compostelle depuis toute l'Europe occidentale, jalonnés d'hospices dédiés au saint. Les pèlerins avaient pour coutume de rapporter comme témoignage de leur voyage des coquilles de pectens, qu'ils fixaient à leur manteau ou à leur chapeau, d'où le nom de coquilles Saint-Jacques donné par la suite à ces mollusques. Aujourd'hui encore, des dizaines de milliers de pèlerins continuent de se rendre à Compostelle chaque année.

Lors de la Reconquista, saint Jacques serait apparu miraculeusement et serait intervenu aux côtés des chrétiens et aurait reçu pour cette raison le surnom de Matamoros, « tueur de Maures ».

Un ordre militaire lui a été dédié, l'ordre de Santiago (Santiago qui est la contraction de Sant et Iago et qui peut se traduire par saint Jacques).

Saint Jacques, réputé être le plus « bouillant » des apôtres du Christ, est souvent représenté en Espagne sous l'aspect du matamore, c'est-à-dire le « tueur de Maures ». Sa statue le montre alors monté sur un cheval blanc, frappant de son épée un ou plusieurs guerriers musulmans.

Cette figure de saint Jacques Matamore date de la bataille de Clavijo, qui opposa en 844 le roi des Asturies Ramiro Ier à l'émir de Cordoue Abd el Rahman II.

L'histoire raconte que, au plus fort de la mêlée, apparut un cavalier chevauchant un blanc destrier, portant un étendard blanc frappé d'une croix rouge, qui fendit littéralement de son épée les Maures qu'il trouvait sur son passage. Toujours selon cette histoire, la fougueuse apparition donna l'avantage aux combattants chrétiens, qui reconnurent en elle saint Jacques.

On voit dans cet épisode légendaire l'origine du fameux cri de guerre « ¡Santiago, cierra España! », équivalent de « Montjoie, saint Denis ! ».

Saint Jacques allait être durant toute la Reconquista le symbole et le saint patron de la lutte contre l'Infidèle. Un ordre de moines guerriers, les chevaliers de Santiago, allait même porter son nom.

La statue de saint Jacques Matamore a récemment fait l'objet d'une polémique concernant un éventuel retrait de la nef de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle et un transfert au musée attenant. La commission culturelle du sanctuaire voulait éviter de « risquer de heurter la sensibilité d'autres groupes religieux ».

On peut comprendre l'objet de cette polémique. Les religieux chrétiens, juifs et musulmans y voient un blasphème. En effet, pour les plus savants d'entre eux, un Saint ne saurait intervenir en temps de guerre, seul le diable en serait capable.
Par ailleurs, cette statue constitue un non sens historique. Saint Jacques connaissait très bien les territoires mauresque et numide, puisqu'ils étaient alors un refuge pour les chrétiens. Les peuples d'Afrique du Nord à cette époque étaient juifs, chrétiens ou paiens.

L'apôtre est souvent représenté en trois façons :

en majesté, assis : c'est la figure auréolée du saint qui trône sur le maître autel de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle ;
en pèlerin, debout: à partir du XIIIe siècle, sous l’influence du pèlerinage de Compostelle, il porte la tenue traditionnelle du jacquet, avec le bourdon (bâton de pèlerin), la besace, la calebasse (gourde), le mantelet (grande cape) et le chapeau de feutre à larges bords orné d'une coquille Saint-Jacques.
en tueur de maures, armé d'une épée sur un cheval blanc.
Les symboles qui le représentent et qui permettent de le reconnaître sur les peintures et les sculptures :
la coquille Saint-Jacques



--

25 juillet Saint Jacques le Majeur

Posté le 25.07.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)

25 juillet
St Jacques le Majeur, apôtre

Saint du jour : St Christophe


Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,9-15.

Car il semble que Dieu nous ait fait paraître, nous les Apôtres, comme les derniers des hommes, comme des condamnés à mort, puisque nous avons été en spectacle au monde, aux anges et aux hommes.
Nous, nous sommes insensés à cause du Christ, et vous, vous êtes sages en Jésus-Christ; nous, nous sommes faibles, et vous, vous êtes forts; vous, vous êtes en honneur, et nous dans le mépris !
A cette heure encore, nous souffrons la faim, la soif, la nudité; nous sommes meurtris de coups, nous n'avons ni feu ni lieu,
et nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains; maudits, nous bénissons; persécutés, nous le supportons;
calomniés, nous supplions; nous sommes jusqu'à présent comme des balayures du monde, le rebut des hommes.
Ce n'est pas pour vous faire honte que j'écris ces choses; mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés.
Car, eussiez-vous dix mille maîtres dans le Christ, vous n'avez pas cependant plusieurs pères, puisque c'est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l'Evangile.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 20,20-23.

Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de lui avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande;
Il lui dit : " Que voulez-vous? " Elle lui dit : " Ordonnez que mes deux fils, que voici, siègent l'un à votre droite, l'autre à votre gauche, dans votre royaume. "
Jésus répondit : " Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire le calice que, moi, je dois boire? — Nous le pouvons, " lui dirent-ils.
Il leur dit : " Vous boirez, en effet, mon calice; quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder; c'est pour ceux pour qui mon Père l'a préparé. "

Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon


Eusèbe de Césarée (v.265-340), évêque, théologien, historien

Le martyre de Saint Jacques, Apôtre

Ce fut sans doute grâce à une puissance et à une assistance du ciel que la doctrine du salut, tel un rayon de soleil, éclaira soudain toute la terre. Suivant les divines Écritures, en effet, sur toute la terre retentit la voix des divins Évangélistes et des Apôtres ; leurs paroles atteignirent les extrémités de l'univers. Et dans chaque cité, dans chaque bourg, comme dans une aire pleine, se constituaient en masse des Églises fortes de milliers d'hommes, remplies de fidèles...

Mais, sous le règne de l'empereur Claude, le roi Hérode entreprit de maltraiter quelques membres de l'Église ; c'est ainsi qu'il fit périr Jacques, frère de Jean, par le glaive (Ac 12,2). De Jacques, Clément rapporte le récit suivant digne de mémoire : celui qui l'avait amené au tribunal fut ému en le voyant rendre témoignage, et il confessa que lui aussi était chrétien. Tous deux (dit-il) furent amenés ensemble au supplice ; et le long du chemin, celui-ci demanda à Jacques de lui pardonner. Jacques réfléchit un instant et il l'embrassa en disant: « Que la paix soit avec toi ! » Et tous deux en même temps furent décapités.


Saintes Christines

Posté le 24.07.2008 par auto23652
Sainte Christine--------------------
vers 1150 - 224

Fêtée le 24 juillet, on l'appelle Christine l'admirable. Sa vie fut remplie de prodiges. Ainsi, elle serait "morte" une première fois puis revenue sur terre "faire son purgatoire", avant de trouver une paix profonde. Au couvent de Saint-Trond (Belgique) où elle passa ses dernières années, elle donna l'exemple d'une vie humble et obéissante.


Deux autres saintes portent le nom de Christine, mais il pourrait bien ne s'agir que de la même. En effet, Christine de Tyr représentée avec une ancre, une épée, des flèches, une palme et une couronne de roses, serait tout simplement le "double" de Christine de Bolsène.



Christine de Bolsène

martyre du IIIè siècle dont la tradition rapporte qu'après avoir refusé d'apostasier, (abandonner volontairement et publiquement sa religion), elle a été enfermée dans une tour par son père puis livrée au bourreau. Elle est représentée vêtue à l'antique, tenant une flèche dans la main droite, un livre dans la main gauche, une meule attachée au cou, près d'un rivage et d'une maison en flammes et parfois avec un serpent à la main ou lui léchant les pieds, et également avec des tenailles. Il est également dit que la sainte distribuait aux pauvres des idoles en or, prises dans un temple païen et qu'elle se serait noyée dans le lac de Bolsène, où bien qu'elle aurait été précipitée dans une fosse où grouillaient des serpents, puis qu'elle aurait été emportée par des anges.


24 juillet Sainte Christine

Posté le 24.07.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)

24 juillet
de la férie

Saint du jour : Ste Christine

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12,2-11.

Vous savez que, lorsque vous étiez païens, vous vous laissiez entraîner vers les idoles muettes, selon que vous y étiez conduits.
Je vous déclare donc que personne, s'il parle par l'Esprit de Dieu, ne dit : Jésus est anathème; et personne ne peut dire : " Jésus est le Seigneur, " si ce n'est par l'Esprit-Saint .
Il y a pourtant diversité de dons, mais c'est le même Esprit;
diversité de ministères, mais c'est le même Seigneur;
diversité d'opérations, mais c'est le même Dieu qui opère tout en tous.
A chacun la manifestation de l'Esprit est donnée pour l'utilité commune.
En effet, à l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse, à l'autre une parole de connaissance, selon le même Esprit;
à un autre, la foi, par le même Esprit; à un autre, le don des guérisons, par ce seul et même Esprit;
à un autre, la puissance d'opérer des miracles; à un autre la prophétie; à un autre, le discernement des esprits; à un autre la diversité des langues; à un autre le don de les interpréter.
Mais c'est le seul et même Esprit qui produit tous ces dons, les distribuant à chacun en particulier, comme il lui plaît.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18,9-14.

Il dit encore cette parabole à l'adresse de certains qui avaient en eux-mêmes la conviction d'être justes et qui méprisaient les autres :
" Deux homme montèrent au temple pour prier, l'un Pharisien et l'autre publicain.
Le Pharisien, s'étant arrêté, priait ainsi en lui-même : " O Dieu, je vous rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont rapaces, injustes, adultères, ni encore comme ce publicain.
Je jeûne deux fois la semaine; je paie la dîme de tout ce que j'acquiers. "
Le publicain, se tenant à distance, n'osait pas même lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine en disant : " O Dieu, ayez pitié de moi le pécheur ! "
Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que celui-là; car quiconque s'élève sera abaissé, et qui s'abaisse sera élevé. "

Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon


Fénelon (1651-1715), archevêque de Cambrai
Instructions et avis sur divers points de la morale et de la perfection chrétienne, XIII : dans Oeuvres de Fénelon, tome XVIII, Paris 1823, 256-259.

« Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé »

La justice pharisienne est plus commune qu'on ne s'imagine. Le premier défaut de cette justice consistait en ce que le pharisien la mettait toute dans les oeuvres, s'attachant superstitieusement à la rigueur de la lettre de la loi, pour l'observer de point en point, sans en chercher l'esprit. Voilà précisément ce que font tant de chrétiens. On jeûne, on donne l'aumône, on fréquente les sacrements, on va à l'office de l'église, on prie même, sans amour pour Dieu, sans détachement du monde, sans charité, sans humilité, sans renoncement à soi-même : on est content, pourvu qu'on ait devant soi un certain nombre de bonnes oeuvres régulièrement faites. C'est être pharisien...

Suivons Dieu par la route obscure de la pure foi ; perdons de vue tout ce qu'il voudra nous cacher ; marchons, comme Abraham, sans savoir où tendent nos pas ; ne comptons que sur notre misère et sur la miséricorde de Dieu.



23 juillet St Apollinaire, évêque et martyr

Posté le 23.07.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)

23 juillet
St Apollinaire, évêque et martyr

Saint du jour : St Jean Cassien


Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,1-11.

J'exhorte les anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin des souffrances du Christ, et qui prendrai part avec eux â la gloire qui doit être manifestée :
paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré; non dans un intérêt sordide, mais par dévouement ;
non en dominateurs des Églises, mais en devenant les modèles du troupeau.
Et quand le Prince des pasteurs paraîtra, vous recevrez la couronne de gloire, qui ne se flétrit jamais.
De même, vous qui êtes plus jeunes, soyez soumis aux anciens ; tous, les uns à l'égard des autres, revêtez-vous d'humilité, car "Dieu, résiste aux orgueilleux et donne sa grâce aux humbles. "
Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu'il vous élève au temps marqué;
déchargez-vous sur lui de toutes vos sollicitudes, car lui-même prend soin de vous.
Soyez sobres, veillez ; votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rode autour de vous, cherchant qui dévorer.
Résistez-lui, fermes dans la foi, sachant que vos frères dispersés dans le monde, endurent les mêmes souffrances que vous.
Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ, après quelques souffrances, achèvera lui-même son oeuvre, voua affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
A lui soient la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen !


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 22,24-30.

Il y eut aussi parmi eux une dispute : lequel d'entre eux devait passer pour le plus grand.
Et il leur dit : " Les rois des nations leur commandent en maîtres, et ceux qui exercent empire sur elles se font appeler Bienfaiteurs.
Vous, (ne faites) pas ainsi; mais que le plus grand parmi vous devienne comme le plus jeune, et celui qui gouverne comme celui qui sert.
Qui, en effet, est le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert? N'est-ce pas celui qui est à table? Or moi, au milieu de vous, je suis comme celui qui sert.
Vous, vous êtes ceux qui sont demeurés constamment avec moi dans mes épreuves;
et moi, je vous attribue la royauté comme mon Père me l'a attribuée,
afin que vous mangiez et buviez à ma table dans mon royaume; et vous siégerez sur des trônes, jugeant les douze tribus d'Israël.

Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon


Saint Jean Chrysostome (vers 345-407), évêque d'Antioche puis de Constantinople, docteur de l'Église
Homélie contre les Anoméens, 8, 6; PG 48, 776-777, in Delhougne, Les Pères commentent, p 299

« Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie »

En convoitant les premières places, les plus hautes charges et les honneurs les plus élevés, les deux frères Jacques et Jean voulaient, à mon avis, avoir autorité sur les autres. Aussi Jésus s'oppose-t-il à leur prétention. Il met à nu leurs pensées secrètes en leur disant: « Celui qui veut être le premier sera le serviteur de tous ». Autrement dit : « Si vous ambitionnez le premier rang et les plus grands honneurs, recherchez le dernier rang, appliquez-vous à devenir les plus simples, les plus humbles et les plus petits de tous. Mettez-vous après les autres. Telle est la vertu qui vous procurera l'honneur auquel vous aspirez. Vous en avez près de vous un exemple éclatant, 'puisque le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude'. Voilà comment vous obtiendrez gloire et célébrité. Voyez ce qui m'arrive : je ne recherche ni honneur ni gloire, et pourtant le bien que je réalise ainsi est infini. »

Nous le savons : avant l'Incarnation du Christ et son abaissement, tout était perdu, tout était corrompu ; mais, après qu'il se fût humilié, il a tout relevé. Il a aboli la malédiction, détruit la mort, ouvert le paradis, mis à mort le péché, déverrouillé les portes du ciel pour y ramener les prémices de notre humanité. Il a propagé la foi partout dans le monde. Il a chassé l'erreur et rétabli la vérité. Il a fait monter sur un trône royal les prémices de notre nature. Le Christ est l'auteur de biens infiniment nombreux, que ni ma parole, ni aucune parole humaine ne saurait décrire. Avant son abaissement, il n'était connu que des anges, mais, depuis qu'il s'est humilié, la race humaine tout entière l'a reconnu.



Tsippora, l'épouse de Moïse

Posté le 22.07.2008 par auto23652
Tsippora, l'épouse noire de Moïse

"Il y a plus de trois mille ans, une enfant noire est recueillie au bord de la mer Rouge. On l'appelle Tsippora, l'"Oiseau". Un jour, près d'un puits, un homme la regarde comme aucun autre. Il s'appelle Moïse et fuit l'Egypte. Amante passionnée, épouse généreuse, Tsippora la Noire, l'étrangère, la non juive, porte la destinée de Moïse à bout de bras"

Ce passage rappelle les liens qui existent entre le judaïsme et l’Afrique comme pour Makeda, Reine de Saba et amour du roi Salomon. Peu nombreux sont ceux qui savent que l’épouse de Moïse, le sauveur des hébreux, était noire.

Tsippora contribuera à la naissance du judaïsme en soutenant son prophète et époux Moïse.

Le Cantique des cantiques

Posté le 22.07.2008 par auto23652
Le Cantique des cantiques


Cantique chapitre 1 versets 5 à 11
5 Je suis noire, mais je suis agréable, filles de Jérusalem ! comme les tentes de Kédar, comme les tentures de Salomon.
6 Ne me regardez pas, parce que je suis noire, parce que le soleil m’a regardée* : les fils de ma mère se sont irrités contre moi, ils m’ont mise à garder les vignes ; ma vigne qui est à moi, je ne l’ai point gardée.
7 Dis-moi, toi qu’aime mon âme, où tu pais [ton troupeau], où tu le fais reposer à midi ; car pourquoi serais-je comme une femme voilée auprès des troupeaux de tes compagnons ?
8 Si tu ne le sais pas, ô la plus belle parmi les femmes ! sors sur les traces du troupeau, et pais tes chevreaux près des habitations des bergers.
9 Je te compare, mon amie, à une jument aux chars du Pharaon.
10 Tes joues sont agréables avec des rangées de joyaux ; ton cou, avec des colliers.
11 Nous te ferons des chaînes d’or avec des paillettes d’argent.


Le Cantique des cantiques, dit aussi Cantique de Salomon, est un livre de la Bible. Son titre en hébreu est שיר השירים, Shir ha-shirim.

Bien qu'inclus dans la Septante, il n'est retenu dans le canon biblique qu'au Ier siècle, suite à l'interprétation allégorique d'Akiba, qui voit dans le Cantique des cantiques une déclaration symbolique de l'amour entre Dieu (YHWH) et son peuple, Israël.

Pour cette raison, il est récité lors de Pessah, la Pâque juive.

Il fait partie des Ketouvim (autres écrits) dans la Tanakh — la Bible hébraïque — et de l'Ancien Testament pour les chrétiens, qui incluent ce livre dans leur canon, dans la section des livres poétiques.

Il revêt la forme d'une suite de poèmes, d'un chant d'amour alterné entre une Bien-aimée et son Bien-aimé. C'est l'un des livres de la Bible les plus poétiques. Sa composition est attribuée à un rédacteur du IVe siècle av. J.-C. qui y aurait fondu différents poèmes provenant de Mésopotamie. Le livre a d'abord été rejeté à cause de son caractère profane, dont témoignent les nombreuses images érotiques comme : « Tes seins sont comme deux faons, jumeaux d'une gazelle » ou « Ta poitrine comme les raisins mûrs ».

Les exégètes chrétiens se sont souvent montrés perplexes devant ce livre. L’humaniste Sébastien Castellion avait des doutes quand à l’inspiration divine du livre à cause de son caractère sensuel ce qui lui attira les foudres de Jean Calvin. Mais il le conserva dans sa traduction de la Bible. Bien qu'il soit reconnu comme faisant partie du canon biblique, son contenu en a troublé plus d'un. On observe dans l'exégèse deux attitudes :

la première prend le texte comme allégorie de la relation d'amour qu'entretiennent le Christ et son Église, relation qui est de nombreuses fois célébrée ou illustrée dans le Nouveau Testament, principalement dans les écrits de Paul, mais aussi dans certaines paraboles de Jésus lui-même selon les évangiles. Cependant, cette interprétation allégorique et symbolique est progressivement remise en cause à la lecture des images érotiques que contient le texte. Une critique importante, aussi, est le fait que la relation d'amour entre Jésus et son Église n'est jamais portraiturée d'une telle manière : (1) le type d'amour dont il est question (ἀγάπη – agapè, amour gratuit) n'est pas le même que celui de Cantique des Cantiques (ἕρως – eros, amour fusionnel) ; (2) quand bien même le Nouveau Testament rapproche l'image de la mariée et de l'époux de celle de Christ et de l'Église, jamais les auteurs du Nouveau Testament ne prennent le Cantique des Cantiques comme modèle.
l'autre attitude face à ce livre est de le considérer comme un poème décrivant l'amour entre une jeune fille et son futur époux, ainsi que leurs noces. Cette conception s'appuie sur le fait que cette compréhension est proche, voire correspond parfaitement à la pensée hébraïque, alors que selon elle la première alternative allégorique serait trop influencée par la pensée grecque considérant le corps comme quelque chose de méprisable ou de spirituellement indigne (allusions étant parfois faites à Aristote, à Platon et au gnosticisme des premiers siècles de l'ère chrétienne, puis à la pensée de Saint Augustin qui a grandement influencé la doctrine catholique). Nous avons pourtant, dans ce livre, affaire à un amour sensuel et passant continuellement par l'exaltation de la beauté et les relations physiques. Le langage hébraïque du livre fait clairement référence à la sensualité et à une relation d'amour exprimée physiquement, et ce dès ses premières lignes, comme dans le verset 2 du chap. 1er, « Qu’il me baise des baisers de sa bouche ! Car tes baisers sont meilleurs que le vin » : le terme traduit par « baisers », en hébreu (דּוֹדֶיךָ, dodeikha), signifie amour (entre les sexes) et insinue des actes d'amours (baisers, caresses), si bien qu'associé à une autre terme (et décliné) il désigne le lit conjugal. L'interprétation « hébraïque » du Cantique des cantiques est pour ses tenants (généralement, un nombre important de protestants) un modèle idéal de l'amour entre les époux tel qu'il serait, croient-ils, selon la volonté de Dieu.
Une autre approche a été proposée par J. F. Froger[1]. Elle consiste à superposer les thèmes abordés du Cantique des cantiques à ceux du mythe d'Eros et Psyché d'Apulée. D'après l'auteur il existe suffisamment d'indices pour proposer un rapprochement des deux sujets. On y retrouve l'importance de « la nuit dans le chant d'amour ». N'éveillez pas, ne réveillez pas, mon amour, avant l'heure de son bon plaisir est une mise en garde qui rappelle l'avertissement de Psyché contre la tentation de connaitre Eros. Les thèmes de l'exil et de la solitude constituent la partie centrale du conte. Mais les noces éternelles triomphent de la souffrance endurée.

Dans l'introduction au Cantique (Bible de Chouraqui), il est décrit deux plans de significations : celui de l'humain et celui de la création. « La poësie hébraïque marie-t-elle ici l'humain au cosmos ; elle voit le réel sous la forme d'un homme, et dans cet homme la totalité de l'univers ». Ceci n'est pas étranger à l'Eros, ce qui peut surprendre dans un livre biblique.

Sainte Marie Madeleine

Posté le 22.07.2008 par auto23652
Marie Madeleine

«Celui qui croit en Moi fera lui-même les oeuvres que Je fais, et il en fera de plus grandes.» Jn 14, 12



Marie-Madeleine serait née en l' an 3 de notre ère et aurait été la fille de l'archiprêtre Syrus le Yaïrite, prêtre de David. Son père officiait dans la synagogue de Capharnaüm. Eucharie, sa mère, aurait appartenu à la lignée royale d'Israël mais non davidique.

Connue sous le nom de Marie-Madeleine, Marie de Magdala, c’est-à-dire originaire de la ville de Magdala (de l'hébreu migdal, tour) sur la rive occidentale du lac de Tibériade, était une femme qui, selon le Nouveau Testament a été délivrée de sept démons par Jésus (Lc 8, 2). Elle devint une de ses disciples — peut-être la disciple la plus importante du Christ — et l'a suivi jusqu'à sa mort (Mc 15, 40-41). Elle est également la femme la plus présente du Nouveau Testament. Elle fut le premier témoin de la Résurrection de Jésus (Mc 16, 1s), ce qui lui donne une importance considérable, mais elle ne le reconnaît pas tout de suite et essaie de le toucher, ce qui lui vaudra la phrase Noli me tangere (« Ne me touche pas »).


Grégoire le Grand Homiliae in Evangelium 2, 33 l'a identifiée avec Marie de Béthanie, sœur de Lazare et de Marthe, et avec la pécheresse citée en Lc 7, 36-50. Grégoire de Tours, en 590, mentionne son tombeau à Éphèse : « Dans cette ville repose Marie-Madeleine, n'ayant au-dessus d'elle aucune toiture » (In Gloria Martyrium, ch. 29, P.L., t. 71, c. 731). La dépouille présumée de Marie-Madeleine reposait probablement dans l'atrium précédant un sanctuaire, tradition typiquement éphésienne. Grégoire de Tours ne précise pas où se trouve ce sanctuaire.

Dans la tradition catholique, le titre de Sponsa Christi, ou « Épouse du Christ », est donné à l'Église et non pas à la disciple Marie-Madeleine.



Luc 7, 37-38: “Et voici une femme, qui dans la ville était une pécheresse. Et ayant su qu’il (Jésus) était dans la maison du Pharisien, elle avait apporté un flacon de parfum. Et se trouvant en arrière, à ses pieds, pleurant, elle se mit à lui arroser les pieds de ses larmes; et avec ses cheveux elle les essuyait, et elle les couvrait de baisers et les oignait de parfum.”

Luc 8, 1-2: “Les douze étaient avec lui, ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et d’infirmités: Marie, appelée Magdaléenne, de laquelle sept démons étaient sortis.”

Jean 11, 1-2: “Il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. C’est cette Marie qui oignit le Seigneur de parfum et lui essuya les pieds avec ses cheveux.”

Jean 12, 3: “Marie donc, prenant une livre de parfum de vrai nard d’un grand prix, oignit les pieds de Jésus et lui essuya les pieds avec ses cheveux.”


Luc 10, 38-39: “comme ils faisaient route, il entra dans un village, et une femme du nom de Marthe le reçut dans sa maison. Et celle-ci avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise au pied du Seigneur, écoutait sa parole.”


Pendant l’office de la Sainte-Marie-Madeleine le prêtre lit cette épître:

« Je me lèverai et parcourrai la ville, rues et places publiques, à la recherche de celui que mon cœur aime: je l’ai cherché en vain. Les sentinelles qui gardent la ville m’ont rencontrée: « Avez-vous vu celui que mon cœur aime?» A peine les avais-je dépassées que j’ai trouvé le bien-aimé de mon cœur. Je l’ai saisi et ne le laisserai pas s’éloigner que je ne l’aie conduit dans la maison de ma mère, dans la chambre de celle qui m’a donné la vie. »

22 juillet Sainte Marie-Madeleine

Posté le 22.07.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)

22 juillet
Ste Marie-Madeleine, pénitente

Saint du jour : Ste Marie-Madeleine

Cantique des cantiques 3,2-5.8,6-7.

Levons-nous, me suis-je dit, parcourons la ville; les rues et les places, cherchons celui que mon Coeur aime, " Je l'ai cherché et Je ne l'ai point trouvé.
Les gardes m'ont rencontrée, ceux qui font la ronde dans la ville : " Avez-vous vu celui que mon coeur aime?'
A peine les avais-je dépassés, que j'ai trouvé celui que mon coeur aime. Je l'ai saisi et je ne le lâcherai pas, jusqu'à ce que je l'aie introduit dans la maison de ma mère, et dans la chambre de celle qui m'a donné le jour. L'ÉPOUX.
Je vous en conjure, filles de Jérusalem, par les gazelles et les biches des champs, n'éveillez pas, ne réveillez pas la bien-aimée, avant qu'elle le veuille. LE CHOEUR.
Mets-moi comme un sceau sur ton coeur, comme un sceau sur ton bras ; car l'amour est fort comme la mort, la jalousie est inflexible comme le schéol. Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de Yahweh.
Les grandes eaux ne sauraient éteindre l'amour, et les fleuves ne le submergeraient pas. Un homme donnerait-il pour l'amour toutes les richesses de sa maison, on ne ferait que le mépriser. LE CHOEUR.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7,36-50.

Un Pharisien l'invitant à manger avec lui, il entra dans la maison du Pharisien et se mit à table.
Et voici qu'une femme qui, dans la ville, était pécheresse, ayant appris qu'il était à table dans la maison du Pharisien, apporta un vase d'albâtre (plein) de parfum;
et se tenant par derrière, près de ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à arroser ses pieds de ses larmes, et elle essuyait avec les cheveux de sa tête et embrassait ses pieds, et elle les oignait de parfum.
A cette vue, le Pharisien qui l'avait invité se dit en lui-même : " S'il était prophète, il saurait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, que c'est une pécheresse. "
Et prenant la parole, Jésus lui dit : " Simon, j'ai quelque chose à te dire. " Et lui : " Maître, parlez, " dit-il.
" Un créancier avait deux débiteurs : l'un devait cinq cents deniers et l'autre cinquante.
Comme ils n'avaient pas de quoi rendre, il fit remise à tous les deux. Lequel donc d'entre eux l'aimera davantage? "
Simon répondit : " Celui, je pense, auquel il a remis le plus. " Il lui dit : " Tu as bien jugé. "
Et, se tournant vers la femme, il dit à Simon : " Vois-tu cette femme,? Je suis entré dans ta maison, et tu n'as pas versé d'eau sur mes pieds; mais elle, elle a arrosé mes pieds de (ses) larmes et les a essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m'as point donné de baiser; mais elle, depuis que je suis entré, elle ne cessait pas d'embrasser mes pieds.
Tu n'as pas oint ma tête d'huile; mais elle, elle a oint mes pieds de parfum.
C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés lui sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé; mais celui à qui l'on pardonne peu, aime peu. "
Et à elle, il dit : " Tes péchés sont pardonnés. "
Et les convives se mirent à se dire en eux-mêmes : " Qui est celui-ci qui même pardonne les péchés? "
Et il dit à la femme : " Ta foi t'a sauvée, va en paix. "

Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon

Saint Ambroise (v.340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
La Pénitence, II, 8 (trad. SC 179, p. 175)

« Ta foi t'a sauvée. Va en paix »

« Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. » (Mt 9,12) Montre donc au médecin ta blessure, de façon à pouvoir être guéri. Même si tu ne la montres pas, il la connaît, mais il exige de toi que tu lui fasses entendre ta voix. Nettoie tes plaies avec tes larmes. C'est ainsi que cette femme dont parle l'Évangile s'est débarrassée de son péché et de la mauvaise odeur de son égarement ; c'est ainsi qu'elle s'est purifiée de sa faute, en lavant les pieds de Jésus avec ses larmes.

Puisses-tu me réserver à moi aussi, Jésus, le soin de laver tes pieds, que tu as salis tandis que tu marchais en moi !... Mais où trouverai-je l'eau vive avec laquelle je pourrai laver tes pieds ? Si je n'ai pas d'eau, j'ai mes larmes. Fais qu'en lavant tes pieds avec elles, je puisse me purifier moi-même ! Comment faire en sorte que tu dises de moi : « Ses nombreux péchés lui sont remis, parce qu'il a beaucoup aimé » ? J'avoue que ma dette est considérable et qu'il m'a été « remis davantage », à moi qui ai été arraché au bruit des querelles de la place publique et aux responsabilités du gouvernement pour être appelé au sacerdoce. Je crains, par conséquent, d'être considéré comme un ingrat si j'aime moins, alors qu'il m'a été remis davantage.

Je ne peux pas comparer à n'importe qui cette femme qui, a juste titre, a été préférée au pharisien Simon qui recevait le Seigneur à déjeuner. Cependant, à tous ceux qui veulent mériter le pardon, elle dispense un enseignement en baisant les pieds du Christ, en les lavant avec ses larmes, en les essuyant avec ses cheveux, en les oignant avec du parfum... Si nous ne pouvons pas l'égaler, le Seigneur Jésus sait venir en aide aux faibles. Là où il n'y a personne qui sache préparer un repas, amener du parfum, apporter avec soi une fontaine d'eau vive (Jn 4,10), il vient lui-même.



Les Vertus Théologales

Posté le 21.07.2008 par auto23652
Les Vertus Théologales

Dans la religion chrétienne, les vertus théologales sont les vertus ayant Dieu pour objet (I Co 13,13). Elles adaptent les facultés de l’homme à la participation de la nature divine (cf. II P 1,4). Elles sont les conséquences de la grâce.

Elles disposent l'homme à vivre en relation avec Dieu. Au Ciel, seule la charité subsistera, sous la forme de la vision directe de Dieu.

Les vertus théologales sont au nombre de trois :

la foi ;
l'espérance ;
la charité, c'est-à-dire l'amour de Dieu et de son prochain pour l’amour de Dieu.

Ce groupe tire son origine d'un passage fameux de la Première Épître de saint Paul aux Corinthiens (I Co 13, 13) : « Maintenant donc, ces trois-là demeurent, la foi (pistis), l’espérance (helpis) et l’amour (ou : charité, agapè) mais l’amour est le plus grand. »

Ces vertus sont infusées par Dieu dans l’âme des fidèles pour les rendre capables d’agir comme ses enfants et de mériter la vie éternelle. Elles sont le gage de la présence et de l’action du Saint Esprit dans les facultés de l’être humain.

Les vertus humaines s'enracinent dans les vertus théologales, qui les rendent plus parfaites.

Les trois vertus théologales complètent le groupe de quatre vertus cardinales, humaines (prudence, tempérance, force et justice.) Leur ensemble est parfois appelé celui des sept vertus catholiques.

Le groupe des quatre vertus cardinales, qui reçoit ce nom au Moyen Âge, existe déjà chez les philosophes grecs, dans le judaïsme hellénisé et chez les Pères de l'Église.

Les vertus humaines s’enracinent dans les vertus théologales car celles-ci se réfèrent directement à Dieu. Elles disposent les chrétiens à vivre en relation avec la Sainte Trinité. Elles ont Dieu Un et Trine pour origine, pour motif et pour objet.

Dans les œuvres d'art du Moyen Âge, de la Renaissance et jusqu'au XIXe siècle, les vertus sont généralement représentées sous les traits de femmes reconnaissables à leurs attributs.

Leurs attributs respectifs sont par exemple :

pour la foi : livre (contenant la doctrine chrétienne), ostensoir (contenant l'hostie consacrée) ;
pour l'espérance : ancre (fermeté dans la tempête, même invisible) ;
pour la charité : bras ouverts, enfants accueillis ou nourris.

Les vertus peuvent être représentées par les symboles suivants : croix tréflée ou colombe pour la foi, ancre ou barque pour l'espérance, cœur enflammé pour la charité.

Selon Saint Paul :
La foi n'aura plus de raison d'être à la fin des temps, celle-ci n'étant plus nécessaire pour constater l'existence de Dieu qui se sera révélé.
L'espérance ne sera plus de mise, tout étant accompli et plus rien ne restant donc à espérer.
La seule des trois vertus théologales qui subsistera sera donc, explique-t-il, la charité - ou amour.

Les actes de foi, d'espérance et de charité

L'acte de foi est une prière dans laquelle le croyant affirme sa foi en Dieu et en l'Église qu'il a instituée comme servante de la Vérité. Cette prière s'oppose à la croyance en un Dieu trompeur, "mauvais génie" (tel que Descartes l'envisage dans la première de ses Méditation métaphysiques) et à l'idée selon laquelle la vérité serait subjective, voire multiple.

Le texte est le suivant :

Mon Dieu, je crois fermement en toutes les vérités que vous nous avez révélées et que vous nous enseignez par votre Église, parce que vous ne pouvez ni vous tromper ni nous tromper.


L'Acte d'espérance est une prière par laquelle le croyant affirme son espérance dans le salut par le Christ, l'ésperance étant considéré par la théologie catholique comme l'une des trois vertus théologales.

Le texte est le suivant :

Mon Dieu, j'espère avec une ferme confiance, que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde et, si j'observe vos commandements, le bonheur éternel dans l'autre, parce que vous l'avez promis et que vous êtes fidèle dans vos promesses.


L'acte de charité est une prière liée à l'une des trois vertus théologales, la charité, par laquelle le croyant affirme à la fois son amour pour Dieu, l'amour que ce dernier lui porte et l'amour qu'il porte aux autres.

Le texte est le suivant :

Mon Dieu, je vous aime de tout mon cœur, et par dessus toutes choses, parce que vous êtes infiniment bon et infiniment aimable, et j'aime mon prochain comme moi-même pour l'amour de vous.

http://www.discernement.com/GrandsThemes/TheologieMorale/VertusTheologales.htm

http://www.salve-regina.com/Morale/Vertus.html

http://frederic.simon1.free.fr/les_vertus.html

http://www.dici.org/thomatique_read.php?id=000021&ref=ef

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