Publié le 07/11/2009 à 02:52 par auto23652
Dominica XXIII. post Pentecosten
Communio: Mc. 11, 24 Amen dico vobis: quidquid
Amen dico vobis, quidquid orantes petitis, credite quia accipietis, et fiet vobis.
En vérité je vous le dis, tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous le recevrez et cela vous arrivera.
Ces paroles ont été prononcées par Notre Seigneur le Mardi Saint, après l'épisode du figuier stérile et l'allusion à la foi capable de transporter les montagnes, et peu avant l'annonce de la ruine de Jérusalem et de la fin du monde. Avec ces derniers dimanches après la Pentecôte, se termine l'année liturgique.
Publié le 07/11/2009 à 02:34 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
7 novembre
De la Sainte Vierge (Salve sancta parens)
Saint du jour : Saint Ernest
Livre de l'Ecclésiastique 24,9-12.
Dès le commencement et avant tous les siècles j'ai été créée, et je ne cesserai pas d'être jusqu'à l'éternité,
et j'ai exercé le ministère devant lui dans le saint tabernacle, et ainsi j'ai eu une demeure fixe en Sion.
De même, il m'a fait reposer dans la cité bien-aimée, et dans Jérusalem est le siège de mon empire.
J'ai poussé mes racines dans le peuple glorifié, dans la portion du Seigneur, dans son héritage.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,27-28.
En ce temps-là, tandis que Jésus parlait à la foule, une femme élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui vous a porté, et les mamelles que vous avez sucées !
Mais il lui dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! "
Publié le 06/11/2009 à 01:28 par auto23652
Dominica XXIII. post Pentecosten
Offertorium: Ps. 129, 1.2 De profundis
De profundis clamavi ad te, Domine : Domine exaudi orationem meam.
Du fond de l'abîme je crie vers vous, Seigneur, Seigneur écoutez ma prière.
Publié le 06/11/2009 à 01:00 par auto23652
Saint Athanase
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
6 novembre
Saint du jour : St Léonard
Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 1,6-11.
Frères, nous avons cette confiance dans le Christ Jésus que Celui qui a commencé en vous un bon travail en poursuivra l'achèvement jusqu'au jour du Christ Jésus.
C'est une justice que je vous dois, de penser ainsi de vous tous, parce que je vous porte dans mon cœur, vous tous qui, soit dans mes liens, soit dans la défense et l'affermissement de l'Evangile, avez part à la même grâce que moi.
Car Dieu m'en est témoin, c'est avec tendresse que je vous aime tous dans les entrailles de Jésus-Christ.
Et ce que je lui demande, c'est que votre charité abonde de plus en plus en connaissance et en toute intelligence,
pour discerner ce qui vaut le mieux, afin que vous soyez purs et irréprochables jusqu'au jour du Christ,
remplis des fruits de justice, par Jésus-Christ, pour la gloire et la louange de Dieu.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,15-21.
En ce temps-là, les pharisiens se retirèrent et tinrent conseil contre Jésus, pour le prendre au piège dans ses paroles.
Et ils lui envoient leurs disciples, avec des Hérodiens, lui dire : " Maître, nous savons que vous êtes sincère et que vous enseignez la voie de Dieu et (toute) vérité, sans souci de personne, car vous ne regardez pas au visage des hommes.
Dites-nous donc ce qu'il vous semble : Est-il permis, ou non, de payer le tribut à César? "
Mais Jésus, connaissant leur malice, dit : " Hypocrites, pourquoi me tendez-vous un piège?
Montrez-moi la monnaie du tribut. " Et ils lui présentèrent un denier.
Et il leur dit : " De qui cette image et l'inscription? —
De césar, " lui dirent-ils. Alors il leur dit : " Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. "
Saint Athanase (295-373), évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Sur l'incarnation du Verbe, 13 (trad. cf SC 199, p.311s)
Le Christ est l'image du Dieu invisible ; par lui nous sommes rachetés et nos péchés pardonnés (Col 1,15.14)
Puisque les hommes s'étaient rendus déraisonnables et que la tromperie des démons jetait son ombre de tous côtés et cachait la connaissance du vrai Dieu, que devait faire Dieu ? Se taire devant une pareille situation ? Accepter que les hommes soient égarés ainsi et ne connaissent pas Dieu ?... Dieu ne va-t-il pas épargner à ses créatures d'être égarées loin de lui et assujetties au néant, surtout si cet égarement devient pour elles cause de ruine et de perte, alors que les êtres qui ont participé à l'image de Dieu (Gn 1,26) ne doivent pas périr ? Que fallait-il donc que Dieu fasse ? Que faire, sinon renouveler en eux son image, afin que les hommes puissent de nouveau le connaître ?
Mais comment cela se fera-t-il, sinon par la présence de l'image de Dieu elle-même (Col 1,15), notre Sauveur Jésus Christ ? Cela n'était pas réalisable par des hommes, puisqu'ils ne sont pas l'image mais ont été créés selon l'image ; ce n'était pas réalisable par des anges non plus, car même eux ne sont pas images. C'est pourquoi le Verbe de Dieu est venu lui-même, lui qui est l'image du Père, afin d'être en mesure de restaurer l'image au fond de l'être des hommes. Par ailleurs, cela ne pouvait pas se produire si la mort et la dégradation qui la suit n'étaient pas anéanties. C'est pourquoi il a pris un corps mortel, afin de pouvoir anéantir la mort et restaurer les hommes faits selon l'image de Dieu. L'image du Père, donc, son Fils très saint, est venue chez nous pour renouveler l'homme fait à sa ressemblance et pour le retrouver, alors qu'il était perdu, par la remise de ses péchés, comme il le dit lui-même : « Je suis venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19,10).
Saint Léonard
http://auto23652.centerblog.net/6301089-SAINT-LEONARD-
Publié le 05/11/2009 à 00:28 par auto23652
Dominica XXIII. post Pentecosten
Graduale: Ps. 43, 8. V. 9 Liberasti nos
Liberasti nos, Domine, ex affligentibus nos : et eos qui nos oderunt, confudisti. In Deo laudabimur tota die, et nomini tuo confitebimur in sæcula.
Vous nous avez délivrés, Seigneur, de nos persécuteurs, et vous avez confondu ceux qui nous haïssaient. En Dieu nous nous glorifierons tout le jour, et nous célébrerons votre nom à jamais.
Ce chant du Graduel est tiré du psaume 43. Le peuple juif rappelle à Dieu tous les bienfaits dont il a été le bénéficiaire. Il s'en suit une louange et une action de grâce. Nous pouvons en faire autant dans les moments difficiles. Ces versets du psaume 43 nous donnent la méthode. Le chant grégorien, par sa sonorité Divine, nous connecte à l'éternité de la sagesse de ces versets.
Publié le 05/11/2009 à 00:02 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
5 novembre
Sainte du jour : Sainte Sylvie
Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 1,6-11.
Frères, nous avons cette confiance dans le Christ Jésus que Celui qui a commencé en vous un bon travail en poursuivra l'achèvement jusqu'au jour du Christ Jésus.
C'est une justice que je vous dois, de penser ainsi de vous tous, parce que je vous porte dans mon cœur, vous tous qui, soit dans mes liens, soit dans la défense et l'affermissement de l'Evangile, avez part à la même grâce que moi.
Car Dieu m'en est témoin, c'est avec tendresse que je vous aime tous dans les entrailles de Jésus-Christ.
Et ce que je lui demande, c'est que votre charité abonde de plus en plus en connaissance et en toute intelligence,
pour discerner ce qui vaut le mieux, afin que vous soyez purs et irréprochables jusqu'au jour du Christ,
remplis des fruits de justice, par Jésus-Christ, pour la gloire et la louange de Dieu.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,15-21.
En ce temps-là, les pharisiens se retirèrent et tinrent conseil contre Jésus, pour le prendre au piège dans ses paroles.
Et ils lui envoient leurs disciples, avec des Hérodiens, lui dire : " Maître, nous savons que vous êtes sincère et que vous enseignez la voie de Dieu et (toute) vérité, sans souci de personne, car vous ne regardez pas au visage des hommes.
Dites-nous donc ce qu'il vous semble : Est-il permis, ou non, de payer le tribut à César? "
Mais Jésus, connaissant leur malice, dit : " Hypocrites, pourquoi me tendez-vous un piège?
Montrez-moi la monnaie du tribut. " Et ils lui présentèrent un denier.
Et il leur dit : " De qui cette image et l'inscription?
De césar, " lui dirent-ils. Alors il leur dit : " Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. "
Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 148, Sur le mystère de l'Incarnation (trad. bréviaire rev. ; cf Orval)
En Christ Dieu nous fait passer de son image à sa ressemblance (Gn 1,27)
Pourquoi, homme, te méprises-tu tellement, alors que tu es si précieux pour Dieu ? Pourquoi, lorsque Dieu t'honore par la naissance du Christ en notre chair, te déshonores-tu à ce point ? Pourquoi cherches-tu comment tu as été fait et ne recherches-tu pas en vue de quoi tu es fait ? Est-ce que toute cette demeure du monde que tu vois n'a pas été faite pour toi ? C'est pour toi que la lumière se répand et dissipe les ténèbres, c'est pour toi que la nuit est réglée, pour toi que le jour est mesuré ; pour toi que le ciel rayonne des splendeurs diverses du soleil, de la lune et des étoiles ; pour toi que la terre est émaillée de fleurs, d'arbres et de fruits ; pour toi que cette foule étonnante d'animaux a été créée, dans l'air, dans les champs, dans l'eau si belle, pour qu'une lugubre solitude ne gâte pas la joie du monde nouveau...
En outre, le Créateur cherche ce qu'il peut bien ajouter à ta dignité : il dépose en toi son image (Gn 1,27), afin que cette image visible rende présent sur terre le Créateur invisible, et il te confie la gérance des biens terrestres, afin qu'un aussi vaste domaine n'échappe pas au représentant du Seigneur... Et ce que Dieu a fait en toi par sa puissance, il a eu la bonté de l'assumer en lui-même ; il a voulu se manifester vraiment dans l'homme en qui, jusqu'alors, il n'était apparu qu'en image. Il a donné à l'homme d'être en réalité ce qu'il n'était auparavant que par une simple ressemblance... Le Christ naît donc pour rendre toute son intégrité à la nature déchue.
Publié le 04/11/2009 à 14:05 par auto23652
Dominica XXIII. post Pentecosten
Introitus: Ier. 29, 11.12.14; Ps. 84 Dicit Dominus: Ego
Dicit Dominus : ego cogito cogitationes pacis, et non afflictionis : invocabitis me, et ego exaudiam vos : et reducam captivitatem vestram de cunctis locis.
Voici ce que dit le Seigneur : mes pensées sont des pensées de paix et non de malheur. Vous m'invoquerez et je vous exaucerai, et je ramènerai vos captifs de tous lieux.
Benedixisti Domine terram tuam : avertisti captivitatem Jacob.
Seigneur, vous avez béni votre terre (votre peuple), vous avez ramené Jacob de captivité.
La liturgie de ces derniers dimanches après la Pentecôte rappelle la Fin des Temps. Il y a une analogie, dans ce chant de l'Introït entre le peuple juif en exile à Babylone, et nous autres en exile dans le péché. Dans l'Ancien Testament, le prophète Jérémie rappelle aux juifs que s'ils invoquent Dieu, ils seront délivrés de la captivité à Babylone et retourneront à Jérusalem. Dans le Nouveau Testament, Jésus nous a montré le chemin du Royaume des Cieux et de la Jérusalem Céleste.
Publié le 03/11/2009 à 23:58 par auto23652
Saint José Maria Escriva de Balaguer (1902-1975)
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
4 novembre
St Charles Borromée, évêque et confesseur
Livre de l'Ecclésiastique 44,16-27.45,3-20.
Voici le grand pontife, qui pendant sa vie, fut agréable à Dieu,
au temps de la colère est devenu la réconciliation des hommes : Il ne s'en est pas trouvé de semblable à lui dans l'observance de la loi du Très-Haut. C'est pourquoi il a juré de le faire croître dans son peuple.
Une alliance éternelle a été faite avec lui, afin que toute chair ne fût plus détruite par un déluge.
Abraham est l'illustre père d'une multitude de nations, et il ne s'est trouvé personne qui l'égalât en gloire.
Il a gardé la loi du Très-Haut, et il est entré en alliance avec lui. Il a institué cette alliance dans sa chair, et, dans l'épreuve, il s'est montré fidèle.
Aussi Dieu lui assura par serment que les nations seraient bénies dans sa race; il lui promit de le multiplier comme la pussière de la terre, d'élever sa postérité comme les étoiles, de leur donner en héritage depuis la mer jusqu'à l'autre mer, depuis le fleuve jusqu'aux extrémités de la terre.
De la même manière il confirma en Isaac, à cause de son père Abraham, la bénédiction de tous les peuples et l'alliance.
Et il la fit reposer ensuite sur la tête de Jacob; il eut égard à lui dans ses bénédictions; il lui donna le pays en héritage; il en fit diverses portions, et les partagea entre les douze tribus.
Par sa parole, il a fait cesser les prodiges; il l'a glorifié devant les rois; il lui a donné des commandements pour son peuple, et il lui a fait voir un rayon de sa gloire.
A cause de sa foi et de sa mansuétude, il l'a consacré, il l'a choisi d'entre tous les mortels.
Il lui a fait entendre sa voix, et l'a introduit dans la nuée; il lui a donné face à face des commandements, la loi de la vie et de la science, pour qu'il enseignât à Jacob son alliance, et ses décrets à Israël.
Il a élevé Aaron, un saint semblable à lui, son frère, de la tribu de Lévi.
Il conclut avec lui une alliance éternelle, et lui donna le sacerdoce de son peuple. Il l'orna d'une splendide parure, et le ceignit de la robe de gloire.
Il le revêtit d'une souveraine magnificence, et lui assigna des vêtements d'honneur : les caleçons, la longue tunique et l'éphod.
Il l'entoura de grenades, avec de nombreuses clochettes d'or à l'entour, qui devaient retentir quand il marchait, et faire entendre leur son dans le temple; c'était un mémorial pour les fils de son peuple.
Il l'entoura du vêtement sacré, tissé d'or, d'hyacinthe et de pourpre, ouvrage du brodeur; du rational du jugement, avec l'Urim et le Thummin, fait de fils d'écarlate, oeuvre d'un artiste;
avec des pierres précieuses, gravées comme les cachets, et enchâssées dans l'or, travail d'un lapidaire, pour être un mémorial, des noms étant écrits, selon le nombre des tribus d'Israël.
Il lui mit sur la tiare la couronne d'or, portant ces mots gravés : Saint du Seigneur, insigne d'honneur, ouvrage parfait, délices des yeux, parure magnifique.
Rien de pareil n'a été avant lui et ne sera jamais; aucun étranger ne s'en est revêtu, mais seulement ses fils, et ses descendants dans toute la suite des âges.
Ses holocaustes seront offerts, deux fois chaque jour, sans interruption.
Moïse lui remplit les mains, et l'oignit de l'huile sainte. Ce fut pour lui une alliance éternelle, et pour sa race, tant que dureront les jours du ciel, de servir le Seigneur et de remplir les fonctions du sacerdoce, et de bénir son peuple en son nom.
Le Seigneur le choisit parmi tous les vivants, pour lui présenter l'offrande, le parfum et la suave odeur en souvenir, et pour faire l'expiation des péchés de son peuple.
Il lui donna, dans ses commandements, autorité sur les saintes ordonnances, pour apprendre à Jacob ses préceptes, et enseigner sa loi à Israël.
Des étrangers conspirèrent contre lui, et furent jaloux de lui dans le désert : les hommes du parti de Dathan et d'Abiron, et la bande de Coré, ardente et furieuse.
Le Seigneur le vit et n'y eut pas plaisir, et ils furent exterminés dans l'ardeur de sa colère; il fit contre eux des prodiges, et les consuma par la flamme de son feu.
Et il augmenta la gloire d'Aaron, et lui assigna un héritage : il lui donna en partage les prémices des fruits de la terre; avant tout il prépara le pain pour les rassasier.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25,14-23.
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Partant pour un voyage, un homme appela ses serviteurs et leur remit ses biens.
A l'un il donna cinq talents, à un autre deux, à un autre un, à chacun selon sa capacité, et il partit en voyage. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s'en alla les faire valoir, et il en gagna cinq autres.
De la même manière, celui qui (avait reçu) les deux, en gagna lui aussi deux autres.
Mais celui qui en avait reçu un s'en alla faire un trou en terre, et il y cacha l'argent de son maître.
Longtemps après, le maître de ces serviteurs revient et leur fait rendre compte.
S'avançant, celui qui avait reçu les cinq talents en présenta cinq autres, en disant : " Maître, vous m'aviez remis cinq talents; voici cinq autres talents que j'ai gagnés. "
Son maître lui dit : " Bien, serviteur bon et fidèle; en peu tu as été fidèle, je te préposerai à beaucoup; entre dans la joie de ton maître. "
S'avançant aussi, celui qui (avait reçu) les deux talents dit : " Maître, vous m'aviez remis deux talents; voici deux autres talents que j'ai gagnés. "
Son maître lui dit : " Bien, serviteur bon et fidèle, en peu tu as été fidèle, je te préposerai à beaucoup; entre dans la joie de ton maître. "
Saint José Maria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur de l'Opus Dei
Homélie in Amigos de Dios (trad. Amis de Dieu, Le Laurier 2000, p. 74)
« Faites-le fructifier »
« Seigneur, voici ta pièce d'or, je l'avais mise de côté dans un linge. » À quoi cet homme s'occupera-t-il ensuite puisqu'il a abandonné son instrument de travail ? En irresponsable, il a opté pour la solution commode de ne rendre que ce qu'il a reçu. Il se consacrera à tuer le temps : les minutes, les heures, les jours, les mois, les années, la vie ! Les autres se donnent beaucoup de mal, négocient, se préoccupent noblement de rendre à leur maître davantage que ce qu'ils ont reçu, le fruit légitime, parce que la recommandation a été très concrète : « Faites-les fructifier jusqu'à ce que je vienne » ; chargez-vous de ce travail pour obtenir un profit jusqu'à ce que votre maître revienne. Lui, en revanche, il n'en fait rien ; cet homme gâche son existence.
Comme il est dommage de ne vivre que pour tuer son temps, ce trésor de Dieu ! Rien ne saurait excuser un tel comportement. Saint Jean Chrysostome écrit : « Que personne ne dise : je ne dispose que d'un talent, je ne peux rien obtenir. Avec un seul talent tu peux aussi agir de façon méritoire ». Triste chose que de ne pas tirer parti, un véritable rendement, de toutes les capacités, petites ou grandes, que Dieu accorde à l'homme pour qu'il se consacre à servir les âmes et la société ! Lorsque, par égoïsme, le chrétien se retranche, qu'il se cache, qu'il se désintéresse, en un mot lorsqu'il tue son temps, il risque fort de tuer son ciel. Celui qui aime Dieu ne se borne pas seulement à mettre tout ce qu'il possède, tout ce qu'il est, au service du Christ : il se donne lui-même.
Publié le 03/11/2009 à 02:30 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
de3 novembre
Saint du jour : St Hubert
Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 1,6-11.
Frères, nous avons cette confiance dans le Christ Jésus que Celui qui a commencé en vous un bon travail en poursuivra l'achèvement jusqu'au jour du Christ Jésus.
C'est une justice que je vous dois, de penser ainsi de vous tous, parce que je vous porte dans mon cœur, vous tous qui, soit dans mes liens, soit dans la défense et l'affermissement de l'Evangile, avez part à la même grâce que moi.
Car Dieu m'en est témoin, c'est avec tendresse que je vous aime tous dans les entrailles de Jésus-Christ.
Et ce que je lui demande, c'est que votre charité abonde de plus en plus en connaissance et en toute intelligence,
pour discerner ce qui vaut le mieux, afin que vous soyez purs et irréprochables jusqu'au jour du Christ, remplis des fruits de justice, par Jésus-Christ, pour la gloire et la louange de Dieu.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,15-21.
En ce temps-là, les pharisiens se retirèrent et tinrent conseil contre Jésus, pour le prendre au piège dans ses paroles.
Et ils lui envoient leurs disciples, avec des Hérodiens, lui dire : " Maître, nous savons que vous êtes sincère et que vous enseignez la voie de Dieu et (toute) vérité, sans souci de personne, car vous ne regardez pas au visage des hommes.
Dites-nous donc ce qu'il vous semble : Est-il permis, ou non, de payer le tribut à César? "
Mais Jésus, connaissant leur malice, dit : " Hypocrites, pourquoi me tendez-vous un piège?
Montrez-moi la monnaie du tribut. " Et ils lui présentèrent un denier.
Et il leur dit : " De qui cette image et l'inscription? —
De césar, " lui dirent-ils. Alors il leur dit : " Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. "
Saint Colomban (563-615), moine, fondateur de monastères
Instruction 11, 1-4 : PL 80, 250-252 (trad. Orval)
« De qui est cette effigie ? »
Moïse a écrit dans la Loi : « Dieu fit l'homme à son image et à sa ressemblance » (Gn 1,26). Considérez, je vous prie, l'importance de cette parole. Dieu, le tout-puissant, l'invisible, l'incompréhensible, l'inestimable, en façonnant l'homme avec de la glaise, l'a ennobli de l'image de sa propre grandeur. Quoi de commun entre l'homme et Dieu, entre la glaise et l'esprit ? Car « Dieu est esprit » (Jn 4,24). C'est donc une grande marque d'estime pour l'homme, que Dieu l'ait gratifié de l'image de son éternité et de la ressemblance de sa propre vie. La grandeur de l'homme, c'est sa ressemblance avec Dieu, pourvu qu'il la garde...
Tant que l'âme fait bon usage des vertus semées en elle, elle sera semblable à Dieu. Toutes les vertus que Dieu a mises en nous lors de notre création, il nous a enseigné que nous devions les lui rendre. Il nous demande d'abord d'aimer Dieu de tout notre coeur (Dt 6,5) car « lui nous a aimés le premier » (1 Jn 4,10), dès le commencement, avant même que nous ayons existé. Aimer Dieu, c'est donc renouveler en nous son image. Or, aime Dieu celui qui garde ses commandements...
A nous donc de refléter pour notre Dieu, pour notre Père, l'image inviolée de sa sainteté, car il est saint et il a dit : « Soyez saints comme je suis saint » (Lv 11,45) ; avec amour, car il est amour, et Jean a dit : « Dieu est amour » (1 Jn 4,8) ; avec tendresse et en vérité, car Dieu est bon et vrai. Ne soyons pas les peintres d'une image étrangère... Et pour que nous n'introduisions pas en nous l'image de l'orgueil, laissons le Christ peindre en nous son image.
Publié le 02/11/2009 à 16:50 par auto23652
Iesu, dulcis memoria (- Saint Bernard de Clairvaux)
- Saint Nom de Jésus
1. Iesu, dulcis memoria,
dans vera cordis gaudia,
sed super mel et omnia,
eius dulcis praesentia.
1. Jésus, de douce souvenance,
Donnant les vraies joies du cœur :
Mais plus que le miel et plus que tout,
Sa présence est douce.
2. Nil canitur suavius,
nil auditur iucundius,
nil cogitatur dulcius,
quam Iesus Dei Filius.
2. Rien ne se chante de plus suave,
Rien ne peut s'entendre de plus agréable,
Nulle pensée n'est plus douce,
Que Jésus, Fils de Dieu.
3. Iesu, spes paenitentibus,
quam pius es petentibus !
quam bonus te quaerentibus !
sed quid invenientibus ?
3. Jésus, espérance des pénitents,
Combien tendre à ceux qui vous implorent !
Si bon pour ceux qui vous cherchent !
Mais, que n'êtes-vous pas pour ceux qui vous trouvent ?
4. Nec lingua valet dicere,
nec littera exprimere :
expertus potest credere,
quid sit Iesum diligere.
4. Nulle parole ne peut dire,
Aucun mot ne saurait exprimer,
Seul comprendra qui l'a éprouvé
Ce que veut dire aimer Jésus.
5. Sis, Iesu, nostrum gaudium,
qui es futurus praemium :
sit nostra in te gloria,
per cuncta semper saecula. Amen.
5. Soyez, Jésus, notre joie
Vous, notre récompense future ;
Que notre gloire soit en Vous,
A jamais dans les siècles. Ainsi soit-il.