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Recueillement et Grégorien Doctrine et Liturgie. Audio. Una Voce
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08.07.2007
Dernière mise à jour :
06.10.2008
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Ordo misae

XXI dimanche aprés la Pentecôte

Posté le 04.10.2008 par auto23652
XXIe Dimanche après la Pentecôte

Una Voce
http://www.unavoce.fr/content/view/1080/26/

XXIe DIMANCHE APRES LA PENTECÔTE
vert - 2ème classe

Le rit dit tridentin, selon les livres liturgiques de 1962, nous offre, en ce premier dimanche d' octobre la solennité de Notre Dame du Très Saint Rosaire, bien que la fête soit célébrée le 7 octobre, c'est à dire mardi prochain.
"L'Année Liturgique" d'Yves Gire ne mentionne pas cette fête car la solennité n'est pas obligatoire à la différence par exemple des saints Pierre et Paul du 29 juin. Et ce précieux ouvrage (Dominique Morin éditeur), dont nous vous livrons chaque semaine des extraits, n'offre pas les messes du sanctoral. Ce sont donc les commentaires du XXIème dimanche après la Pentecôte que nous vous proposons.


Introït : In voluntate tua


Comme celui du vingtième dimanche, l'Introït du vingt et unième dimanche après la Pentecôte est une grande prière de l'ancien testament, tirée cette fois du livre d'Esther. Il s'agit de la prière de Mardochée, qui, comme les trios jeunes Hébreux au livre de Daniel, supplie le Seigneur pour le peuple d'Israël à nouveau en captivité et menacé d'extermination, et il commence en exprimant de manière admirable sa soumission à la volonté divine et sa confiance en sa protection :


In voluntate tua, Domine, universa sunt posita, et non est qui possit resistere voluntati tuæ : tu enim fecisti omnia, cælum et terram, et universa quæ cæli ambitu continentur : Dominus universorum tu es.

A votre volonté, Seigneur, toutes choses sont soumises ; il n'y a rien qui puisse résister à votre volonté. C'est Vous qui avez tout créé, le ciel et la terre et toutes les choses qui sont contenues sous la voûte des cieux ; Vous êtes le maître de toutes choses.


Le texte biblique précisait : rien ne peut résister à votre volonté, si Vous avez résolu de sauver Israël. Ici, cette proposition a été supprimée, enlevant au texte son caractère de supplication pour ne conserver que l'affirmation de la toute puissance divine. Elle se traduit par une mélodie entièrement horizontale, presque immobile, tournant toujours autour des mêmes notes sans jamais s'élever. Elle exprime d'abord la profonde humilité de cette prière : on est prosterné devant la majesté divine sans oser lever les yeux. Elle exprime ensuite le calme et la parfaite tranquillité de la création dans la main du Seigneur : tout est en place, rien ne bouge, on est dans la paix. Elle exprime enfin la confiance totale dans la providence, aucun mouvement de trouble ou d'inquiétude même au milieu des épreuves ; tout ce qui arrive est permis par Dieu, donc c'est pour notre bien. Cet Introït est accompagné comme dimanche dernier par le premier verset du psaume 118 qui revient souvent à cette période de l'année liturgique, et que nous retrouverons à la Communion pour la troisième fois consécutive :


Beati immaculati in via : qui ambulant in lege Domini.

Heureux ceux dont la conduite est sans tache et qui marchent selon la loi du Seigneur.


Graduel : Domine refugium

Le texte du Graduel du vingt et unième dimanche après la Pentecôte est le début du psaume 89, que nous avons déjà rencontré quelques fois, en particulier au Graduel du sixième dimanche après la Pentecôte, où le texte d'aujourd'hui se trouvait dans la deuxième partie. Ce psaume est une grande méditation, attribuée par certains à Moïse, sur le mystère du temps et de l'éternité. Elle oppose la fragilité et la brièveté de notre vie sur cette terre, qui se fane comme l'herbe et la fleur des champs, à la stabilité immuable de Dieu, pour qui mille ans sont comme un jour. Cette réflexion convient particulièrement à cette époque de l'année liturgique où notre pensée se tourne vers la fin des temps. Les deux premiers versets du psaume que nous trouvons ici opposent les deux aspects du mystère :


Domine, refugium factus es nobis, a generatione et progenie. Priusquam montes fierent, aut formaretur terra et orbis : a sæculo, et in sæculum tu es Deus.

Seigneur, Vous Vous êtes fait notre refuge de génération en génération. Avant que les montagnes n'existent et que soient formés la terre et l'univers, de siècle en siècle, Vous êtes Dieu.


La première phrase c'est le temps, les générations qui se succèdent sur la terre et trouvent auprès du Seigneur aide et protection. La deuxième phrase c'est l'éternité où Dieu existe avant toute création. Nous lui retournons la définition qu'Il a donnée de Lui-même : Je suis, a-t-il dit à Moïse ; Tu es Deus, Vous êtes, lui disons-nous.
La mélodie est une mélodie type que l'on retrouve assez souvent sur des textes différents, et nous avons déjà remarqué comment ses grandes vocalises s'adaptent avec souplesse à l'expression de sentiments divers ; ici la confiance en la divine providence qui, du haut de son éternité immuable, nous guide au cours de notre pèlerinage sur la terre. On notera toutefois que les deux mots importants de la fin Tu es n'ont pas de vocalise, mais seulement une note chacun, ce qui est aussi un moyen de les mettre en évidence.

Alleluia : In exitu Israël

Le texte de l'Alleluia du vingt et unième dimanche après la Pentecôte est encore le début d'un psaume ; il s'agit du psaume 113, bien connu de tous ceux qui chantent les Vêpres du dimanche dont c'est le cinquième psaume.


In exitu Israël ex Aegypto, domus Jacob de populo barbaro.

Quand Israël sortit d'Égypte, la maison de Jacob de chez un peuple barbare...


La phrase ici n'est pas finie. On sait que le deuxième verset continue : " La Judée devint son sanctuaire et Israël en fit son domaine. " Il s'agit donc de la sortie d’Egypte et de l'entrée dans la terre promise, thème qui revient très souvent dans la liturgie. L’Egypte est la figure de ce monde de péché dans lequel nous sommes prisonniers. La terre promise bien entendu c'est le ciel pour lequel nous sommes faits et vers lequel nos regards se tournent plus que jamais en cette période de l'année.
La mélodie est assez originale. Elle semble d'origine gallicane (on peut voir le sens de ce mot à l'Introït du septième dimanche après la Pentecôte) car elle présente une certaine parenté avec celle du Répons Christus resurgens, antique chant de l’Eglise des Gaules, que l'on chante à Pâques en certains diocèses de France et notamment à Paris, et qui ne figure pas dans les livres romains. Solennelle et enthousiaste, elle s'élève en vagues successives, culminant dans le verset sur le mot ex (hors de) qui est le mot de la sortie donc de la délivrance.

Offertoire : Vir erat

Nous trouvons à nouveau à l'Offertoire du vingt et unième dimanche après la Pentecôte un grand texte tiré non pas d'un psaume, mais d'un autre livre de l'ancien testament peu utilisé dans la liturgie, le livre de Job.
Ce livre est un long poème dans lequel le personnage de Job, frappé de dures épreuves, mais restant soumis à la volonté divine, dialogue indéfiniment, comme aiment à le faire les orientaux, avec d'autres personnages qui le poussent à désespérer et à se révolter.
Dans les derniers chapitres Job dialogue avec Dieu lui-même, lui exprimant sa confiance. Le texte que nous allons entendre est un résumé du prologue exposant les faits qui serviront de base à toute la discussion :


Vir erat in terra nomine Job, simplex et rectus, ac timens Deum : quem Satan petiit ut tentaret : et data est ei potestas a Domino in facultate et in carne ejus : perdiditque omnem substantiam ipsius, et filios : carnem quoque ejus gravi ulcere vulneravit.

Il y avait sur la terre un homme du nom de Job, intègre et droit et craignant Dieu ; Satan demanda la permission de le tenter, et pouvoir lui fut donné par le Seigneur sur les biens de cet homme ainsi que sur sa chair. Il lui fit perdre tout ce qu'il possédait, et même ses fils, et enfin il frappa sa chair d'une grave plaie.


Ce texte n'est qu'un récit de ce qui est arrivé à Job, sans laisser entendre quelles ont été les réactions du saint homme, et la mélodie n'est qu'un souple récitatif assez orné, calme et régulier d'un bout à l'autre. Mais les chrétiens des siècles où fut élaboré ce chant connaissaient très bien la sainte Ecriture, et en entendant ce récit ils éprouvaient tout naturellement les sentiments de soumission à la volonté divine et de confiance jusque dans les plus graves épreuves qui furent ceux de Job, et que l’Eglise veut nous inspirer en cette fin de l'année liturgique.

Communion : In salutari tuo

Pour la troisième fois consécutive, nous retrouvons dans l'antienne de Communion du vingt et unième dimanche après la Pentecôte le psaume 118, la longue méditation sur la loi de Dieu et sa volonté.
Comme dans la Communion du vingtième dimanche, cette loi divine est désignée ici par la parole de Dieu qui nous donne l'espérance.



In salutari tuo anima mea, et in verbum tuum speravi : quando facies de persequentibus me judicium ? iniqui persecuti sunt me, adjuva me, Domine Deus meus.


Mon âme languit après votre salut, je mets mon espoir dans votre parole. Quand ferez-vous justice de ceux qui me persécutent ? Les méchants me persécutent ; au secours, Seigneur mon Dieu !



Le contexte dit nettement que les méchants ce sont ceux qui refusent d'écouter la parole de Dieu et d’obéir à ses commandements. Ils s'opposent au psalmiste qui veut rester fidèle jusqu'au bout. La particularité de cette antienne est de commencer par un chant de confiance et d'espoir puis de se poursuivre et s'achever par un appel de plus en plus angoissé. La mélodie suit cette progression du texte. La première phrase qui exprime la confiance est calme et douce, la deuxième nettement plus mouvementée ; quant à la troisième elle commence par un récitatif d'allure psalmodique d'une intensité presque dramatique dans sa sobriété pour s'achever par une grande montée suppliante sur l'invocation Deus meus.




--

Dédicace de Saint Michel Archange

Posté le 28.09.2008 par auto23652
Lundi 29 Septembre 2008 : FÊTE DE LA DÉDICACE DE SAINT-MICHEL ARCHANGE - Blanc - 1ère classe -


La fête du 29 septembre, la Saint-Michel, a toujours été très populaire dans la chrétienté, et de nombreuses traditions lui sont liées ; c'est encore à la campagne la date de certaines échéances. Dans la liturgie c'est une fête de première classe qui l'emporte sur le dimanche.

Dès les premiers siècles de l'église, on célébrait en ce jour la fête de tous les Saints Anges. Puis cette date fut choisie au VIe siècle pour consacrer une basilique romaine dédiée à saint Michel, Archange, le prince de la milice céleste ; on composa une messe pour cette dédicace, qui devint la messe de la fête ; mais elle fut ensuite transférée au dix-huitième dimanche après la Pentecôte, et on reprit pour le 29 septembre la messe des Saints Anges, tout en lui conservant son titre de " Dédicace de Saint-Michel ".

Les chants du propre de la messe se rapportent donc aux anges en général, sauf l'Alléluia qui a été rajouté postérieurement et qui s'adresse à saint Michel...


Introït : Benedicite Dominum

L'Introït et le Graduel ont à peu près le même texte, ce qui est assez rare ; il est tiré du psaume 102, grand cantique de louange et d'action de grâces, où toute la création est invitée à s'unir à notre adoration et à notre reconnaissance. Le verset choisi est évidemment celui qui s'adresse aux anges :

Benedicite Dominum, omnes Angeli ejus, potentes virtute qui facitis verbum ejus ad audiendam vocem sermonum ejus.

Bénissez le Seigneur, tous ses anges, qui exécutez sa parole avec force et puissance en vous soumettant à la voix de ses commandements.

Nous trouvons ici résumés les deux principaux rôles des anges : d'abord bénir, benedicere, dire du bien, c'est-à-dire chanter la louange divine ; ensuite accomplir fidèlement les missions qui leur sont confiées par le Seigneur, notamment dans leurs interventions auprès des hommes.

La mélodie de cet Introït est pleine d'allant, vive et joyeuse ; ce n'est qu'à la fin qu'elle s'incline pour adorer la parole divine en une cadence plus douce et contemplative. Le verset est bien entendu le début du psaume 102 :

Benedic anima mea Domino, et omnia quæ intra me sunt nomini sancto ejus.

Mon âme, bénis le Seigneur, et que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom.



Graduel : Benedicite Dominum

Nous retrouvons dans le Graduel du 29 septembre le même texte que dans l'Introït, tiré du psaume 102, mais un peu écourté :

Benedicite Dominum, omnes Angeli ejus, potentes virtute qui facitis verbum ejus.

Benedic anima mea Dominum, et omnia interiora mea nomen sanctum ejus.

Bénissez le Seigneur, tous ses anges, qui exécutez ses paroles avec force et puissance.

Mon âme bénis le Seigneur, et que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom.

On trouve dans la deuxième partie de ce Graduel la version ancienne du psautier datant de saint Jérôme alors qu'on avait dans le verset de l'Introït une version révisée plus récente qui est utilisée dans l'office.

La mélodie de ce Graduel est évidemment très différente de celle de l'Introït ; c'est une mélodie type, qu'on a rencontrée en particulier aux temps de la Septuagésime et du Carême. Elle est faite de grandes vocalises très amples, unissant des passages au grave mystiques et profonds et des montées à l'aigu enthousiastes.



Alléluia : Sancte Michael

L'Alléluia du 29 septembre est le seul chant de cette messe qui s'adresse à saint Michel. Michaël, qui signifie en hébreu " Qui est comme Dieu ? ", est le nom donné au prince de la milice céleste, qui s'oppose à Satan, l'ange déchu, chef des esprits infernaux, et c'est le salut de chacun de nous qui est l'enjeu de ce conbat gigantesque. C'est pourquoi saint Michel est particulièrement invoqué dans la liturgie des défunts, et on le représente traditionnellement tenant la balance où sont pesées les âmes au jugement dernier. Cela explique le texte de cet Alléluia, qui n'est pas tiré de la Sainte Écriture, mais qui est une prière très ancienne :

Sancte Michaël Archangele, defende nos in prælio, ut non pereamus in tremendo judicio.

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas au jour du jugement redoutable.

La mélodie de cet Alléluia est très chantante, joyeuse et affirmative, montant et descendant toute l'octave ; elle exprime une totale confiance dans l'intercession du grand archange.



Offertoire : Stetit Angelus

Le texte de l'Offertoire du 29 septembre est tiré de l'Apocalypse de saint Jean au chapitre 8 ; on sait que les anges tiennent une grande place dans les visions de l'Apôtre

Stetit Angelus juxta aram templi, habens thuribulum aureum in manu sua, et data sunt ei incensa multa, et ascendit fumus aromatum in conspectu Dei.

Un ange se tint auprès de l'autel du temple, tenant à la main un encensoir d'or ; on lui donna beaucoup d'encens, et la fumée des parfums s'éleva en présence de Dieu.

Saint Jean ne nous dit pas si cet ange est saint Michel ou un autre. En tout cas la fumée de l'encens est évidemment la figure de nos prières qui montent vers Dieu, et une des missions des anges est précisément de les porter en présence de la majesté divine.

La mélodie de cet Offertoire reprend celle d'un ancien Offertoire de la fête de l'Ascension Viri Galilæi, qu'on retrouve également dans l'Offertoire Justorum animæ du commun des martyrs qui est chanté à la fête de la Toussaint. Elle se déroule d'abord d'une façon assez ample et solennelle, avec toutes ses cadences au grave, puis tout à coup sur le mot ascendit (comme dans celui de l'Ascension) elle s'élève à l'aigu en un grand élan de façon très expressive, puis redescend pour conclure dans l'ambiance assez grave du début.



Communion : Benedicite

Le texte de la Communion du 29 septembre présente une certaine ressemblance avec celui de l'Introït, invitant également tous les anges à bénir le Seigneur ; il n'est pourtant pas tiré du même psaume, mais d'un autre cantique de l'ancien testament, celui des 3 jeunes hébreux dans la fournaise au livre de Daniel, auquel la liturgie fait de nombreux emprunts. Les 3 jeunes hommes y invitent toutes les créatures les unes après les autres à se joindre à leur action de grâces, et bien entendu les créatures celestes, les anges ne sont pas oubliés :

Benedicite, omnes Angeli Domini, Dominum, hymnum dicite et superexaltate eum in sæcula.

Tous les anges du Seigneur, bénissez le Seigneur, chantez une hymne et exaltez le au-dessus de tout à jamais.

La mélodie n'est pas légère et enthousiaste comme celle de l'Introït, elle est plutôt intérieure et contemplative, mais c'est une invitation pleine de ferveur avec de beaux élans.

http://www.unavoce.fr/content/view/677/26/

XX dimanche aprés la Pentecôte

Posté le 28.09.2008 par auto23652
VINGTIEME DIMANCHE APRES LA PENTECOTE
vert - 2ème classe

Nous célébrons, dans le rit traditionnel ce dimanche 28 septembre 2008 la Solennité de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Vierge, Patronne secondaire de la France (blanc).

Rappelons que la petite Thérèse a rendu sa belle âme à Dieu, à l'âge de 24 ans, le 30 septembre 1897.
La date de sa fête liturgique est le 3 octobre (le 1er octobre selon le calendrier de 1969) mais sa solennité se fait le dernier dimanche de septembre en France.
La messe grégorienne a été composée lors de sa canonisation en 1925 et ne présente malheureusement que peu d'intérêt. Nous n'en possédons d'ailleurs pas d'enregistrement.


Introït : Omnia quæ fecisti


Comme ceux du dimanche précédent, les chants du propre de la messe du vingtième dimanche après la Pentecôte sont tirés des psaumes, à l'exception de l'Introït qui est pris cette fois dans un autre livre de l'Ancien Testament, le livre de Daniel, et plus précisément dans la grande prière des trois jeunes hébreux dans la fournaise qui est souvent utilisée dans la liturgie. Nous l'avons trouvée en particulier dans le chant d'Offertoire du septième dimanche après la Pentecôte, et nous avions signalé que le prêtre en récitait également un passage dans les prières de l'Offertoire de la messe. Nous y retrouvons aujourd'hui le thème de la justice et de la miséricorde qu'exposait déjà de façon très concise l'Introït Justus est du dix-septième dimanche, et qui revient souvent en cette fin de l'année liturgique dans la perspective du jugement dernier.


Omnia quæ fecisti nobis, Domine, in vero judicio fecisti, quia peccavimus tibi, et miandatis tuis non obedivimus : sed da gloriam nomini tuo, et fac nobiscum, secundum multitudinem misericordiæ tuæ.

Tout ce que Vous nous avez fait, Seigneur, c'est par un juste jugement que Vous l'avez fait, car nous avons péché contre Vous et nous n'avons pas obéi à vos commandements. Mais glorifiez Votre nom et agissez avec nous selon l'abondance de Votre miséricorde.



On voit que ce texte comprend deux parties : l'humble aveu de nos fautes qui nous ont mérité les châtiments que nous avons subis, puis l'appel suppliant au Seigneur pour qu'il nous sauve en sa miséricorde.
Cela s'applique évidemment à chacun de nous qui sommes tous pécheurs, mais nous pouvons l'appliquer aussi au peuple de Dieu, l’Eglise et à notre pays la France, pour lesquels cet Introït nous invite à prier avec insistance. La mélodie exprime parfaitement les sentiments de ces deux parties. D'abord une prière humble et contrite, même si le début s'élève vers l'aigu avec une certaine assurance, puis une grande supplication à partir des mots da gloriam, sur lesquels on remarquera les deux montées successives très appuyées. Enfin après un dernier élan très fervent sur le mot misericordiæ, elle s'achève dans la paix. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 118, d'où était tiré l'Introït du dix-septième dimanche dont celui-ci développe le thème et qui revient souvent en cette période de l'année, notamment dans les Communions :


Beati immaculati in via : qui ambulant in lege Domini.
Heureux ceux dont la conduite est sans tache et qui marchent selon la loi du Seigneur.

http://www.unavoce.fr/content/view/1074/26/

XIXèmeDimanche après la Pentecôte

Posté le 21.09.2008 par auto23652
XIXèmeDimanche après la Pentecôte
Chants de la Messe - Chants du Temps après la Pentecôte

Dimanche 21 septembre 2008 - DIX-NEUVIEME DIMANCHE APRES LA PENTECOTE - Vert - 2ème classe


Introït : Salus populi

Les chants du propre de la messe du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte sont tous tirés des psaumes, à l'exception cette fois de l'Introït, qui est d'ailleurs assez exceptionnel.
C'est le seul Introït de tous les dimanches de l'année dont le texte ne soit pas strictement scripturaire, bien qu'on trouve des textes voisins en de nombreux passages de la Sainte Ecriture. Ensuite, c'est un des rares Introïts (il n'y en a que deux ou trois) où c'est Dieu qui parle ; la plupart des autres étant des prières que nous adressons au Seigneur ou des affirmations de notre adoration ou de notre confiance.


Salus populi ego sum, dicit Dominus : de quacumque tribulatione clamaverint ad me, exaudiam eos : et ero illorum Dominus in perpetuum.
Je suis le salut du peuple, dit le Seigneur. De quelque détresse qu'ils crient vers Moi, je les exaucerai, et Je serai pour eux le Seigneur à jamais.

http://www.unavoce.fr/content/view/48/26/

XVIIe DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE - Vert - 2 e classe

Posté le 07.09.2008 par auto23652
Una Voce
http://www.unavoce.fr/content/view/1041/26/

XVIIe DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE - Vert - 2 e classe

Nous abordons, avec le dix-septième dimanche après la Pentecôte, la dernière partie de ce temps liturgique. Rappelons qu'il représente dans l'année la longue marche de l'Église depuis les Apôtres jusqu'à la fin des temps, et en ces derniers dimanches la pensée de l'Église se tourne de plus en plus vers le retour glorieux du Seigneur et le jugement dernier ; on en avait déjà eu un écho dans le Graduel du seizième dimanche, où une phrase annonçait qu'il paraîtrait dans sa majesté.

Un des thèmes que nous allons retrouver le plus souvent durant cette période, lié à la perspective du Jugement dernier, est celui de la justice et de la miséricorde, les deux attributs divins...

C'est précisément le thème de l'Introït de ce dimanche, qui réunit deux versets du psaume 118, la longue méditation sur la loi de Dieu et sa volonté, que nous avons souvent rencontré, et qui reviendra à plusieurs reprises en ces derniers dimanches après la Pentecôte. Ces deux versets, très courts, ne se suivent pas dans le psaume et ont été ici rapprochés intentionnellement :

Justus es, Domine, et rectum judicium tuum ; fac cum servo tuo secundum misericordiam tuam.

Vous êtes juste, Seigneur, et votre jugement est droit ; traitez votre serviteur selon votre miséricorde.

La justice et la miséricorde semblent à première vue s'opposer : la justice nous condamne, la miséricorde nous sauve ; nous affirmons la première : justus es..., nous implorons la seconde : fac cum servo tuo... Mais en Dieu la justice et la miséricorde ne font qu'un, l'une ne va pas sans l'autre ; c'est ce qu'exprime la mélodie de cet Introït, très ramassée, qui fait de ces deux phrases littéraires une seule phrase musicale, avec une grande montée qui part en plein élan dès l'intonation et s'élève jusqu'au sommet sur les mots servo tuo, suivie d'une descente calme et progressive.

Le verset de cet Introït est bien entendu le premier du psaume 118 :

Beati immaculati in via, qui ambulant in lege Domini.

Heureux ceux qui s'avancent sans tache dans la voie de la loi du Seigneur.

Graduel : Beata gens

Comme l'Introït, le Graduel du dix-septième dimanche après la Pentecôte est formé de deux versets de psaume qui ne se suivent pas dans le texte original et ont été ici rapprochés intentionnellement. Il s'agit cette fois du psaume 32, cantique de louange à la bonté et à la toute puissance du créateur, par lequel les Israélites célébraient le bonheur de faire partie du peuple élu :

Beata gens cujus est Dominus Deus eorum, populus, quem elegit in hereditatem sibi. Verbo Domini cæli firmati sunt, et spiritu oris ejus omnis virtus eorum.

Heureuse la nation dont le Seigneur est le Dieu, le peuple qu'il s'est choisi pour héritage. Par la parole du Seigneur les cieux ont été affermis, et par le souffle de sa bouche toute leur puissance.

Il faut entendre ici les cieux au sens cosmique : c'est tout l'univers qui chante son créateur, la parole verbum qui lui donne la vie, et le souffle spiritus qui lui donne la cohésion ; nous reconnaissons ce que le psalmiste annonçait sans le savoir, les trois personnes divines, le créateur, le verbe et l'esprit, et leur toute puissance agissante. Le peuple de Dieu, qui est maintenant l'Église, est également leur œuvre.

Ce Graduel, comme celui du septième dimanche après la Pentecôte, était déjà chanté le mercredi de la quatrième semaine de Carême, appelé ferie des grands scrutins, car c'était le jour où l'on désignait dans l'église primitive les catéchumènes qui allaient recevoir le baptême à la Vigile pascale. " Le peuple que Dieu s'est choisi ", c'était eux, aujourd'hui ce sont tous les baptisés : heureux sommes nous d'en faire partie. Mais on ne peut s'empêcher en chantant ces mots de penser ê la France, qui est actuellement si infidèle à sa vocation...

La mélodie exprime bien ce bonheur, cette reconnaissance et cette louange. Si elle ne comporte pas de grandes vocalises, elle est ample et développée, avec des montées pleines d'ardeur et des descentes très calmes. La première partie culmine sur le mot populus, très affirmé ; dans la deuxième partie, la première phrase bondit dès le départ et se tient dans les hauteurs, culminant sur le mot cæli, puis on retrouve les montées et descentes pleines de ferveur.

Alléluia : Domine exaudi

Le texte de l'Alléluia du dix-septième dimanche après la Pentecôte est encore le premier verset d'un psaume ; il s'agit du psaume 101, auquel le Graduel du dimanche précédent était déjà emprunté. Mais il s'agissait alors d'un passage pris dans la dernière partie du psaume, chant d'espérance du peuple d'Israël exilé, alors que le début est un appel angoissé à l'aide divine :

Domine exaudi orationem meam et clamor meus ad te veniat.

Seigneur exaucez ma prière et que mon cri parvienne jusqu'à vous.

Ce verset est bien connu ; il revient continuellement dans la liturgie, en particulier avant certaines oraisons. Il s'agit d'un appel suppliant comme on en rencontre sans cesse, et il tranche sur les Alléluias des semaines précédentes, acclamations de louange à la majesté et à la toute puissance divine. Comme nous l'avons déjà constaté, un Alléluia n'est pas toujours joyeux.

Cependant la vocalise du mot alléluia, assez courte mais franchissant toute l'octave en une belle courbe élégante, pourrait se prêter à une expression joyeuse. Mais le verset est une supplication intense, culminant sur les deux mots exaudi et meus en deux montées très expressives.

Offertoire : Oravi

Nous retrouvons dans l'Offertoire du dix-septième dimanche après la Pentecôte un des grands Offertoires de ce temps liturgique qui ne sont pas tirés des psaumes mais d'autres livres de l'Ancien Testament, comme nous en avons déjà trouvé au septième et au douzième dimanche, et nous retrouverons de plus en plus de textes analogues dans les chants du propre de ces derniers dimanches, Offertoires mais aussi Introïts. Ce sont souvent des prières du peuple d'Israël reconnaissant humblement qu'il a mérité par ses péchés les châtiments qui se sont abattus sur lui, et suppliant le Seigneur de le délivrer ; c'est toujours le thème de la justice et de la miséricorde que présentait l'Introït de cette messe.

L'Offertoire de ce dimanche est tiré du livre de Daniel ; nous avions déjà rencontré au septième dimanche la belle prière des trois jeunes Hébreux dans la fournaise, que nous retrouverons à l'Introït du vingtième. Ici c'est Daniel lui-même qui s'adresse au Seigneur en des circonstances analogues ; mais le texte de cet Offertoire ne reprend pas dans cette prière la partie d'humble reconnaissance des péchés, gardant seulement la partie suppliante :

Oravi Deum meum ego Daniel, dicens : Exaudi, Domine, preces servi tui ; illumina faciem tuam super sanctuarium tuum : et propitius intende populum istum, super quem invocatum est nomen tuum, Deus.

Moi, Daniel, j'ai prié mon Dieu en disant : Seigneur, exaucez les prières de votre serviteur ; faites briller votre visage sur votre sanctuaire, et tournez-vous avec bienveillance vers ce peuple sur lequel est invoqué votre nom, Ô Dieu !

L'expression " faites briller votre visage " que l'on rencontre assez souvent dans la Bible (voir la Communion du dimanche de la Septuagésime) signifie : montrez vous favorable. De plus le texte de Daniel précise : sur votre sanctuaire dévasté, mot qui n'a pas été conservé dans l'Offertoire ; il s'agit donc du temple de Jérusalem abandonné et ruiné, que le peuple hébreu captif aspire à retrouver. Aujourd'hui le " sanctuaire dévasté " pour lequel nous prions c'est l'Église en proie à une crise douloureuse, et comme au Graduel nous ne pouvons nous empêcher de penser aussi à la France...

Communion : Vovete

Le texte de la Communion du dix-septième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 75, cantique d'action de grâces au Seigneur après une grande victoire remportée par le peuple d'Israël sur les rois et les puissants de ce monde qui refusaient de reconnaître le vrai Dieu ; tout le peuple était invité en une grande procession triomphale à venir apporter ses offrandes autour de l'autel en reconnaissance au Dieu tout puissant :

Vovete, et reddite Domino Deo vestro, omnes qui in circuitu ejus affertis munera ; terribili, et ei qui aufert spiritum principum : terribili apud omnes reges terræ.

Faites des vœux et acquittez-les au Seigneur votre Dieu, vous qui l'entourez en apportant vos présents, à ce Dieu redoutable, lui qui enlève la vie aux puissants, redoutable devant tous les rois de la terre.

Au moment de la communion, nous venons aussi en procession nous offrir au Christ qui a emporté la victoire sur Satan et qui nous soutient dans notre combat. La mélodie, solennelle et pleine de mouvement, est vraiment celle d'une procession triomphale. On notera le contraste entre les deux terribili : le premier s'élance hardiment dans l'aigu, où toute la phrase se tient ensuite avec une joyeuse assurance ; le second au contraire amorce une descente de la mélodie dans le grave, pleine d'autorité, avant qu'elle ne remonte avec force pour la cadence finale.

XVIe Dimanche après la Pentecôte

Posté le 31.08.2008 par auto23652
XVIe Dimanche après la Pentecôte

Les chants du propre de la messe du seizième dimanche après la Pentecôte sont tous tirés des psaumes, et, à l'inverse de dimanche dernier, mais comme tous les précédents, seul le texte de l'Alleluia sera le premier verset d'un psaume...


Le texte de l'Introït est la suite de celui de dimanche dernier, au début du psaume 85, et la première phrase de celui d'aujourd'hui reprend même la dernière phrase du précédent. On se souvient que cette dernière phrase de l'Introït du quinzième dimanche était un véritable cri suppliant lancé du fond de notre misère. Ici c'est tout différent, car cette phrase suppliante est suivie de paroles d'espoir
et de confiance dans la miséricorde divine.


Miserere mihi Domine, quoniam ad te clamavi tota die : qui a tu Domine suavis ac mitis es, et copiosus in misericordia omnibus invocantibus te.
Ayez pitié de moi Seigneur car je crie vers vous tout le jour ; car vous êtes Seigneur plein de douceur et de mansuétude et riche en miséricorde pour tous ceux qui vous invoquent.

On comprend donc que la première phrase exprime sa supplication d'une manière calme et pleine d'une ferme assurance. La deuxième phrase qui est la plus importante est beaucoup plus longue. Elle s'élève progressivement dans les hauteurs en un magnifique élan d'amour et de confiance avant de redescendre tranquillement pour une cadence paisible.
On retrouve comme verset le début du psaume qui était en partie le début de l'Introït de dimanche dernier :

Inclina Domine aurem tuam et exaudi me : quoniam inops et pauper sum ego.
Tendez l'oreille Seigneur et écoutez-moi, car je suis pauvre et malheureux.

Una Voce

http://www.unavoce.fr/content/view/1040/26/

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14eme dimanche aprés la pentecote

Posté le 16.08.2008 par auto23652

Una Voce

http://www.unavoce.fr/content/view/53/26/


QUATORZIEME DIMANCHE APRES LA PENTECÔTE
Vert - 2 ème classe

Les chants du propre de la messe du XIV ème dimanche après la Pentecôte, comme dimanche dernier, proviennent encore tous du livre des psaumes, hormis la Communion, qui est, cette fois, nous allons le voir , extraite de l'Évangile...


Introït : Protector noster

Le texte de l'Introït est emprunté au psaume 83, qui est utilisé assez souvent dans la liturgie. Nous l'avons rencontré notamment au Graduel du cinquième dimanche, qui commençait par les mêmes mots que l'Introït de ce jour. Dans ce psaume, le peuple d'Israël, exilé loin de Jérusalem et du temple, exprimait son ardent désir de revoir la maison de Dieu, et dans les versets qui forment cet Introït, c'est le roi d'Israël, oint du Seigneur (en latin Christus) qui lève les yeux vers le ciel pour le supplier.


Protector noster, aspice, Deus, et respice in faciem Christi tui : quia melior est dies una in atriis tuis super millia.
Dieu, notre protecteur, regardez et jetez les yeux sur le visage de votre oint, car un seul jour passé dans vos parvis vaut mieux que mille.


L'oint du Seigneur, le roi d'Israël, est comme toujours la figure du Messie, mot qui signifie aussi oint en hébreu, et le temple, la maison de Dieu est la figure de l'Eglise, dont le Christ est la tête ; il est aussi la figure du ciel, où nous supplions Dieu de trouver un jour le bonheur éternel. Ce texte convient particulièrement bien au début de la messe où le prêtre, qui représente le Christ, monte à l'autel pour présenter nos prières. La première phrase exprime notre supplication par une mélodie très ardente avec un grand élan, qui culmine sur le mot Christi. La deuxième phrase exprime notre bonheur de nous trouver dans l'Eglise et notre aspiration au bonheur du ciel par une mélodie plus douce et mystique mais non moins fervente. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 83 :


Quam dilecta tabernacula tua, Domine virtutum ! concupiscit, et deficit anima mea in atria Domini.
Que vos tabernacles sont aimables, Seigneur des armées célestes. Mon âme soupire et languit après vos parvis.



Graduel : Bonum est confidere


Le Graduel du quatorzième dimanche après la Pentecôte exprime ce qu'on pourrait appeler le sentiment de base de toute âme chrétienne, la reconnaissance de notre faiblesse et de notre indignité, la confiance en la bonté et la toute puissance divine.


Bonum est confidere in Domino, quam confidere in homine. Bonum est sperare in Domino, quam sperare in principibus.
Mieux vaut mettre sa confiance dans le Seigneur, que de mettre sa confiance en l'homme ; mieux vaut mettre son espérance dans le Seigneur, que de mettre son espérance dans les grands de ce monde.


C'est un verset du psaume 117, grand cantique d'action de grâces qui est utilisé particulièrement dans la liturgie de Pâques. Il contient, entre autres, le verset Hæc dies. La confiance en Dieu, exprimée en ce Graduel, est évidemment la conséquence de notre reconnaissance pour ses bienfaits. La mélodie utilise des formules habituelles des Graduels qui reviennent souvent en ces dimanches après la Pentecôte, mais ici elles conviennent très bien pour traduire la confiance joyeuse du texte, et elles ne sont pas choisies au hasard. Ainsi les formules qui ornent dans chaque phrase le mot Domino sont toujours réservées au nom du Seigneur. On remarquera aussi comment sur le mot homine la mélodie descend dans le grave avec humilité.



Alleluia : Venite exsultemus


L'Alleluia du quatorzième dimanche après la Pentecôte, comme la plupart de ceux de ce temps liturgique, est un chant de louange et d'action de grâces enthousiaste, dont le texte est formé encore une fois du premier verset d'un psaume. Il s'agit aujourd'hui du psaume 94.


Venite, exultemus Domino : jubilemus Deo, salutari nostro.
Venez, exultons pour le Seigneur, poussons des cris de joie pour Dieu notre Sauveur.


Ce psaume est bien connu car c'est celui de l'invitatoire des Matines qui débute chaque jour l'office de nuit, en invitant tous les chrétiens, ou au moins tous les prêtres, religieux et religieuses à venir louer le Seigneur. La mélodie, comme il convient, est celle d'une acclamation très joyeuse, et elle est proche parente de celle des alléluias des dixième, onzième et treizième dimanches de ce temps liturgique. On y retrouve encore un contraste assez net entre le mot Alleluia, à la mélodie peu développée et même ici assez statique, avec de longues tenues sur la même note, et le verset où la mélodie s'élève au contraire en grandes vocalises presque échevelées, surtout celle du dernier mot qui reprend d'ailleurs en grande partie la vocalise analogue qui concluait le verset de l'Alleluia du dixième dimanche.



Offertoire : Immittet Angelus


Le texte de l'Offertoire du quatorzième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 33, chant de louange et de reconnaissance au Seigneur, que nous avons déjà rencontré à plusieurs reprises dans ce temps après la Pentecôte : Graduels Venite filii du septième et Benedicam Dominum du douzième dimanche, Communion Gustate du huitième. Nous allons d'ailleurs retrouver une partie du texte de cette Communion dans la dernière phrase de l'Offertoire de ce jour.


Immittet Angelus Domini in circuitu timentium eum, et eripiet eos : gustate et videte, quoniam suavis est Dominus.
L'ange du Seigneur se tient autour de ceux qui le craignent et Il les délivre ; goûtez et voyez comme le Seigneur est doux.


Les deux versets qui sont ici réunis et qui se suivent d'ailleurs dans le psaume sont très différents. Le premier est une affirmation de la protection que le Seigneur nous accorde en particulier par le ministère de ses Anges. Le deuxième est une exclamation admirative devant la bonté et la douceur de ce divin protecteur. Et ce texte invite tous les hommes à goûter cette bonté et cette douceur, ce qui (nous l'avons déjà vu à propos de cette phrase dans la Communion du huitième dimanche) est le mode de connaissance le plus intime et le plus profond et nous conduit à la vision béatifique : Gustate et videte. La mélodie unit ces deux versets en un tout bien soudé à la fois très affirmatif et plein de douceur, et pour mieux marquer encore cette unité, à la fin du premier verset, sur les mots eripiet eos, la mélodie reste sur une teneur aiguë presque immobile que l'on va retrouver au début de la phrase suivante, alors que les autres phrases redescendent rechercher des cadences plus graves en des courbes très mélodieuses



Communion : Primum quærite


Le texte de l'Antienne de Communion du quatorzième dimanche après la Pentecôte n'est pas tiré d'un psaume mais de l’Evangile, et même de l'évangile du jour. Il arrive assez souvent au cours de l'année liturgique que le texte de la Communion soit extrait de l’Evangile du jour, mais dans les dimanches après la Pentecôte, c'est assez rare ; cela ne se produit que deux fois au troisième et au quatorzième, celui d'aujourd'hui. Il s'agit ici d'un texte très connu :


Primum quærite, regnum Dei, et omnia adjicientur vobis, dicit Dominus.
Cherchez d'abord le royaume de Dieu et toutes choses vous seront ajoutées dit le Seigneur.


Le texte de l'Evangile est ici un peu tronqué puisqu'il dit : Cherchez d'abord le royaume de Dieu, et sa justice. La mélodie est également courte et peu développée, ce n'est qu'une petite antienne. Elle est légère et joyeuse, comme il convient à une invitation à nous détacher des biens de ce monde et à tourner nos regards vers le ciel.

TREIZIEME DIMANCHE APRES LA PENTECOTE

Posté le 09.08.2008 par auto23652
TREIZIEME DIMANCHE APRES LA PENTECOTE - Vert - 2ème classe

Les chants du propre de la messe de ce treizième dimanche après la Pentecôte sont encore tous extraits des psaumes, à l'exception de la Communion qui est comme celle du onzième dimanche empruntée à un autre livre de l'Ancien Testament. Mais ils présentent une particularité assez rare : c'est que l'Introït et le Graduel ont à peu près exactement le même texte.
Il provient du psaume 73, supplication collective du peuple élu à un moment où il est ruiné et livré à la fureur des impies, et se sent abandonné de Dieu. Il rappelle alors au Seigneur ses promesses et ses bienfaits passés pour le supplier de le sauver encore...


Introït : Respice Domine

Respice, Domine, in testamentum tuum, et animas pauperum tuorum ne derelinquas in finem : exsurge Domine, et judica causam tuam : et ne obliviscaris voces quærentium te.

Souvenez-vous Seigneur de votre alliance et n'abandonnez pas à jamais les âmes de vos pauvres ; levez-vous Seigneur, faite justice à votre cause et n'oubliez pas la voix de ceux qui vous cherchent.


On remarquera la répétition des pronoms et possessifs à la deuxième personne, comme si le peuple élu voulait insister sur sa totale appartenance à Dieu. C'est le cas maintenant de l'Eglise, le peuple élu d'aujourd'hui, qui, malgré les tribulations que nous connaissons, ne doit jamais se sentir abandonné.
La mélodie divise cet Introït en deux parties qui commencent chacune par un grand élan suppliant vers l'aigu ; le deuxième sur les mots exsurge Domine est un véritable cri, mais à chaque fois la mélodie s'apaise aussitôt et se tient presque immobile et horizontale, comme si l'âme après avoir lancé son appel se tenait humblement prosternée.
Le verset qui accompagne cet Introït est le début du psaume 73.


Ut quid Deus repulisti in finem : iratus est furor tuus super oves pascuæ tuæ ?
Pourquoi, mon Dieu, nous repousser à jamais et faire éclater votre colère sur les brebis de votre pâturage ?



Graduel : Respice Domine


Le texte du Graduel du treizième dimanche après la Pentecôte est à peu près le même que celui de l'Introït, tiré du psaume 73 ; seule la dernière phrase est changée, prise dans un verset voisin du psaume. On a donc toujours :


Respice Domine in testamentum tuum et animas pauperum tuorum ne obliviscaris in finem.
Exsurge Domine et judica causam tuam :
Souvenez-vous Seigneur de votre alliance, et n'abandonnez pas à jamais les âmes de vos pauvres ;

Una Voce

http://www.unavoce.fr/content/view/57/26/

Douzieme dimanche aprés la Pentecôte

Posté le 02.08.2008 par auto23652
Douzième dimanche après la Pentecôte : dim. 3 août 2008 - Vert. 2ème classe

Les chants du propre de la messe de ce dimanche sont encore tirés des psaumes, à l'exception cette fois de l'Offertoire, qui est, nous le verrons, assez exceptionnel. Les trois premiers de ces chants Introït, Graduel et Alleluia ont pour texte le début d'un psaume...


Introït : Deus in loco

Le texte de l'Introït est tiré du psaume 67, cantique triomphal d'action de grâces pour toutes les victoires que le Seigneur a accordées à son peuple. Il est particulièrement utilisé aux fêtes de l'Ascension et de la Pentecôte, et nous avions dit à cette occasion qu'il évoque une grande procession liturgique, avec l'arche d'alliance en tête, depuis la sortie d'Égypte et le Sinaï jusqu'à la montée au mont Sion où sera bâti le temple. L'Introït de ce jour regroupe des versets pris au début et à la fin du psaume.

Deus in loco sancto suo : Deus, qui inhabitare facit unanimes in domo : ipse dabit virtutem et fortitudinem plebi suæ.
Dieu est présent dans son lieu saint ; c'est Dieu qui fait habiter dans sa maison ceux qui sont unis d'un seul coeur. C'est lui qui donnera à son peuple la puissance et la force.

Le lieu saint où Dieu réside, c'est l'arche d'alliance qui va être placée dans le temple de Jérusalem, figure de l'Église. Maintenant c'est dans notre église de pierres que nous venons nous rassembler et trouver l'unité, la force et le courage. C'est elle que nous chantons aujourd'hui pour remercier le Seigneur des bienfaits que nous y avons reçus. On remarquera que les trois phrases commencent par le nom de Dieu, ou le pronom le représentant, énoncé à chaque fois de façon très affirmative. La mélodie revêt ainsi un caractère joyeux et plein d'assurance, avec un beau crescendo vers le mot unanimes. Toutefois à la fin les mots fortitudem plebi suæ s'enveloppent d'une certaine douceur et presque de tendresse. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 67.

Exsurgat Deus, et dissipentur inimici ejus : et fugiant, qui oderunt eum, a facie ejus.
Dieu se lève et ses ennemis sont dispersés, et ceux qui le haïssent s'enfuient devant sa face.

Graduel : In Deo speravit


Una Voce

http://www.unavoce.fr/content/view/1031/26/

ONZIEME DIMANCHE APRES LA PENTECOTE - vert - 2ème classe -

Posté le 27.07.2008 par auto23652
ONZIEME DIMANCHE APRES LA PENTECOTE - vert - 2ème classe -

Les textes du propre de la messe du onzième dimanche après la Pentecôte sont encore extraits des psaumes, sauf celui de la Communion, qui est pris, nous le verrons, dans un autre livre de l'ancien testament. Et aujourd'hui un sentiment domine tous ces chants, celui de l'action de grâces et de la reconnaissance.

Introït : Deus in loco

Le texte de l'Introït est tiré du psaume 67, cantique triomphal d'action de grâces pour toutes les victoires que le Seigneur a accordées à son peuple. Il est particulièrement utilisé aux fêtes de l'Ascension et de la Pentecôte, et nous avions dit à cette occasion qu'il évoque une grande procession liturgique, avec l'arche d'alliance en tête, depuis la sortie d'Égypte et le Sinaï jusqu'à la montée au mont Sion où sera bâti le temple. L'Introït de ce jour regroupe des versets pris au début et à la fin du psaume.

Deus in loco sancto suo : Deus, qui inhabitare facit unanimes in domo : ipse dabit virtutem et fortitudinem plebi suæ.
Dieu est présent dans son lieu saint ; c'est Dieu qui fait habiter dans sa maison ceux qui sont unis d'un seul coeur. C'est lui qui donnera à son peuple la puissance et la force.

Una Voce

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