Posté le 14.08.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
15 août
Assomption de la sainte Vierge
Livre de Judith 13,22-25.15,10.
Tous, adorant le Seigneur, lui dirent : " Le Seigneur t'a bénie dans sa force, car par toi il a réduit à néant tous nos ennemis. "
Ozias, le prince du peuple d'Israël, lui dit : " Ma fille, tu es bénie par le Seigneur, le Dieu très haut, plus que toutes les femmes qui sont sur la terre.
Béni soit le Seigneur, créateur du ciel et de la terre, qui a conduit ta main pour trancher la tête au plus grand de nos ennemis !
Il a rendu aujourd'hui ton nom si glorieux, que ta louange ne disparaîtra pas de la bouche des hommes, qui se souviendront éternellement de la puissance du Seigneur; car, en leur faveur, tu n'as pas épargné ta vie en voyant les souffrances et la détresse de ta race, mais tu nous a sauvés de la ruine en marchant dans la droiture en présence de notre Dieu. "
Lorsqu'elle sortit pour aller au devant de lui, tous la bénirent d'une seule voix, en disant : " Tu es la gloire de Jérusalem; tu es la joie d'Israël; tu es l'honneur de notre peuple.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,41-50.
Or, quand Elisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit.
Et elle s'écria à haute voix, disant: : " Vous êtes bénie entre les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni.
Et d'où m'est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne à moi?
Car votre voix, lorsque vous m'avez saluée, n'a pas plus tôt frappé mes oreilles, que l'enfant a tressailli de joie dans mon sein.
Heureuse celle qui a cru ! Car elles seront accomplies les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur ! "
Et Marie dit : " Mon âme glorifie le Seigneur,
et mon esprit tressaille de joie en Dieu, mon Sauveur,
parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Voici, en effet, que désormais toutes les génération me diront bienheureuse,
parce que le Puissant a fait pour moi de grandes choses. Et son nom est saint,
et sa miséricorde d'âge en âge, est pour ceux qui le craignent.
Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon
Saint Nicolas Cabasilas (vers 1320-1363), théologien laïc grec
Homélie sur la Dormition de la Mère de Dieu (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 510)
« Il élève les humbles »
Il fallait que la Vierge soit associée à son Fils en tout ce qui regarde notre salut. De même qu'elle lui a fait partager sa chair et son sang..., de même elle a eu part à toutes ses souffrances et à toutes ses peines... La première, elle a été rendue conforme à la mort du Sauveur par une mort semblable à la sienne (Rm 6,5). C'est pourquoi, avant tous les autres, elle a eu part à la résurrection. En effet, après que le Fils eut brisé la tyrannie de l'enfer, elle a eu le bonheur de le voir ressuscité et de recevoir sa salutation, et elle l'a accompagné autant qu'elle a pu jusqu'à son départ vers le ciel. Après son ascension, elle a pris la place que le Sauveur avait laissée libre parmi ses apôtres et ses autres disciples... Cela ne convenait-il pas à sa mère plus qu'à tout autre?
Mais il fallait que cette âme très sainte se détache de ce corps très sacré. Elle l'a quitté et s'est unie à l'âme de son Fils, elle, une lumière créée, à la lumière sans commencement. Et son corps, après être resté quelque temps sur la terre, a été lui aussi emporté au ciel. Il fallait, en effet, qu'il emprunte tous les chemins que le Sauveur avait parcourus, qu'il resplendisse pour les vivants et les morts, qu'il sanctifie en toutes choses la nature et qu'il reçoive ensuite la place qui lui convenait. Le tombeau l'a donc abrité quelque temps, puis le ciel a recueilli cette terre nouvelle, ce corps spirituel, ce trésor de notre vie, plus digne que les anges, plus saint que les archanges. Et le trône a été rendu au roi, le paradis à l'arbre de vie, le monde à la lumière, l'arbre à son fruit, la Mère au Fils : elle en était parfaitement digne puisqu'elle l'avait engendré.
Ô bienheureuse, qui trouvera les mots capables d'exprimer les bienfaits que tu as reçus du Seigneur et ceux que tu as prodigués à toute l'humanité ?... Tes merveilles ne peuvent resplendir que là-haut, dans ce « ciel nouveau » et cette « terre nouvelle » (Ap 21,1), où luit le Soleil de justice (Ma 3,20) que les ténèbres ne suivent ni ne précèdent. Le Seigneur lui-même proclame tes merveilles tandis que les anges t'acclament.
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Posté le 13.08.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
14 août
Vigile de l'Assomption de la Sainte Vierge
Saint du jour : St Maximilien Kolbe, martyr (+ 1941)
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,27-28.
Or, comme il parlait ainsi, une femme, élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : " Heureux le sein qui vous a porté, et les mamelles que vous avez sucées ! "
Mais il lui dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! "
Marie Modèle des verts théologale
Les vertus humaines s'enracinent dans les vertus théologales qui adaptent les facultés de l'homme à la participation de la nature divine (cf. 2P 1,4). Car les vertus théologales se réfèrent directement à Dieu.
Elles disposent les chrétiens à vivre en relation avec la Sainte Trinité.
Elles ont Dieu Un et Trine pour origine, pour motif et pour objet.
Les vertus théologales fondent, animent et caractérisent l'agir moral du chrétien. Elles informent et vivifient toutes les vertus morales.
Elles sont infusées par Dieu dans l'âme des fidèles pour les rendre capables d'agir comme ses enfants et de mériter la vie éternelle.
Elles sont le gage de la présence et de l'action du Saint Esprit dans les facultés de l'être humain.
Il y a trois vertus théologales (cf. 1Co 13,13) :
la foi,
l'espérance
et la charité.
Vatican II montre Marie, notre modèle
« La Mère de Dieu est le modèle dans l’Ordre de la foi, de la charité et de la parfaite union au Christ »
- Le socle des vertus naturelles de Marie : son humilité
« Les fidèles lèvent leurs yeux vers Marie comme modèle des vertus qui rayonne sur toute la communauté des élus. »
Vatican II, c
Constitution dogmatique Lumen Gentium 65
« La douceur et le charme qui émanent des très hautes vertus de la Mère de Dieu immaculée, incitent irrésistiblement les âmes à imiter le divin modèle, Jésus Christ, dont elle a été la plus fidèle image. »
Paul VI,
Signum Magnum I,3
Marie et les vertus morales et intellectuelles
- La prudence, 1° vertu cardinale (Jean Paul II)
- La justice, 2° vertu cardinale (Jean Paul II)
- La force, 3° vertu cardinale (Jean Paul II)
- La tempérance, 4° vertu cardinale (Jean Paul II)
- Le socle des vertus naturelles de Marie : son humilité
Posté le 12.08.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
13 août
de la férie
Saint du jour : Ste Radegonde, reine et abbesse (+ 587)
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,11-19.
Et, comme il se rendait à Jérusalem, il passa par les confins de la Samarie et de la Galilée.
Et alors qu'il entrait dans un village, vinrent à sa rencontre dix lépreux, qui se tinrent à distance;
et, élevant la voix, ils dirent : " Maître Jésus, ayez pitié de nous ! "
Les ayant vus, il leur dit : " Allez vous montrer aux prêtres. " Et, comme ils y allaient, ils furent guéris.
L'un d'entre eux, voyant qu'il était guéri, revint en glorifiant Dieu à haute voix,
tomba à ses pieds la face contre terre et lui rendit grâces. Et c'était un Samaritain.
Prenant la parole, Jésus dit : " Est-ce que les dix n'ont pas été guéris? Et les neuf, où (sont-ils)?
Ne s'est-il trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir rendre gloire à Dieu? "
Et il lui dit : " Lève-toi, va; ta foi t'a sauvé. "
Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon
Posté le 11.08.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
12 août
Ste Claire d'Assise, vierge
Sainte du jour : Ste Claire d'Assise, fondatrice (+ 1253)
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,17-18.11,1-2.
Toutefois " que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur. "
Car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même qui est un homme éprouvé; c'est celui que le Seigneur recommande.
Oh ! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie ! Mais oui, vous me supportez.
J'ai conçu pour vous une jalousie de Dieu; car je vous ai fiancés à un époux unique, pour vous présenter au Christ comme une vierge pure.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25,1-13.
Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l'époux.
Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq étaient sages.
Les folles, en prenant leurs lampes, n'avaient pas pris d'huile avec elles;
mais les sages avaient pris de l'huile dans leurs vases avec leurs lampes.
Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent.
Au milieu de la nuit, un cri se fit (entendre) : " Voici l'époux ! Allez à sa rencontre ! "
Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes.
Et les folles dirent aux sages : " Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. "
Les sages répondirent : " De crainte qu'il n'y en ait pas assez pour nous et pour vous, allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. "
Mais, pendant qu'elles s'en allaient en acheter, l'époux arriva, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui au festin des noces, et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres vierges vinrent aussi, disant : " Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous ! "
Mais il répondit : " En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas. "
Donc veillez, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure.
Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon
Origène (v.185-253), prêtre et théologien
Veillez, car vous ne savez ni le jour ni l'heure
C'est au milieu de la nuit, alors que le sommeil est le plus profond, qu'on entendra un grand cri, le cri des anges venant tirer tous les hommes de leur sommeil, car ce sont les ministres du Seigneur (He 1) qui viendront faire entendre à l'oreille de tous ceux qui dorment ce cri : « Voici l'époux qui vient ; allez au-devant de lui. » Tous ont entendu cet appel et tous se sont levés ; mais tous n'ont pas préparé convenablement leurs lampes : « Aussitôt toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes. » L'ornement de ces lampes spirituelles, conformément à l'esprit de l'Évangile, c'est le bon et légitime usage des sens ; quant à ceux qui font un mauvais usage de leurs sens, ils ne peuvent les relever par aucun ornement.
Dans un autre sens, quoique folles, les vierges comprenaient qu'elles ne pouvaient aller au-devant de l'époux sans lumière, et qu'il fallait tenir allumées les lampes de leurs sens ; mais elles s'apercevaient en même temps qu'ayant une très petite quantité de cette huile spirituelle, leurs lampes allaient s'éteindre au milieu des ténèbres qui approchaient. Or, les vierges sages renvoient les folles à ceux qui vendent de l'huile, parce qu'elles voient que la provision qu'elles ont faite de cette huile (c'est-à-dire de la doctrine) ne peut suffire pour entretenir en elles la vie, et pour enseigner les autres ; c'est pour cela qu'elles leur disent : « Allez plutôt trouver ceux qui en vendent, » c'est-à-dire les docteurs, « et achetez-en pour vous, » c'est-à-dire recevez-en de leurs mains. Or, le prix auquel s'achète cette huile, c'est la persévérance, l'amour de la doctrine, le zèle et les efforts qu'inspire le désir d'apprendre.
Il en est qui, après avoir négligé toutes les occasions d'apprendre ce qui pouvait leur être utile, cherchent à réparer cette négligence à la fin de leur vie, et sont prévenus par la mort.
Posté le 11.08.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
11 août
de la férie
Saint du jour : Sts Tiburce et Suzanne, martyrs (+ 304)
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,16-22.
Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance. On ne dit pas : " Et à ses descendants, " comme s'il s'agissait de plusieurs; mais il dit : " A ta descendance, " comme ne parlant que d'un seul, savoir le Christ.
Voici ce que je veux dire : Dieu ayant conclu une alliance en bonne forme, la loi qui est venue quatre cent trente ans après ne la rend pas nulle, de manière à rendre vaine la promesse.
Car si l'héritage s'obtenait par la Loi, il ne viendrait plus d'une promesse; or, c'est par une promesse que Dieu a fait à Abraham ce don de sa grâce.
Pourquoi donc la Loi? Elle a été ajoutée à cause des transgressions, jusqu'à ce que vint " la descendance " à qui la promesse avait été faite; elle a été promulguée par les anges, par l'entremise d'un médiateur.
Or le médiateur n'est pas médiateur d'un seul; et Dieu est un.
La Loi va-t-elle donc contre les promesses de Dieu? Loin de là ! S'il eût été donné une loi capable de procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.
Mais l'Ecriture a tout enfermé sous le péché, afin que, par la foi en Jésus-Christ, ce qui avait été promis fût donné à ceux qui croient.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,11-19.
Et, comme il se rendait à Jérusalem, il passa par les confins de la Samarie et de la Galilée.
Et alors qu'il entrait dans un village, vinrent à sa rencontre dix lépreux, qui se tinrent à distance;
et, élevant la voix, ils dirent : " Maître Jésus, ayez pitié de nous ! "
Les ayant vus, il leur dit : " Allez vous montrer aux prêtres. " Et, comme ils y allaient, ils furent guéris.
L'un d'entre eux, voyant qu'il était guéri, revint en glorifiant Dieu à haute voix,
tomba à ses pieds la face contre terre et lui rendit grâces. Et c'était un Samaritain.
Prenant la parole, Jésus dit : " Est-ce que les dix n'ont pas été guéris? Et les neuf, où (sont-ils)?
Ne s'est-il trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir rendre gloire à Dieu? "
Et il lui dit : " Lève-toi, va; ta foi t'a sauvé. "
Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon
Posté le 10.08.2008 par auto23652
PSAUME 73
Psaume d'Asaph
1. Certainement Dieu est bon envers Israël, envers ceux qui sont purs de cœur.
2. Et pour moi, il s'en est fallu de peu que mes pieds ne m'aient manqué, -d'un rien que mes pas n'aient glissé ;
3. Car j'ai porté envie aux arrogants, en voyant la prospérité des méchants.
4. Car il n'y a pas de tourments dans leur mort, et leur corps est gras ;
5. Ils n'ont point de part aux peines des humains, et ils ne sont pas frappés avec les hommes.
6. C'est pourquoi l'orgueil les entoure comme un collier, la violence les couvre comme un vêtement ;
7. Les yeux leur sortent de graisse; ils dépassent les imaginations de leur cœur.
8. Ils sont railleurs et parlent méchamment d'opprimer; ils parlent avec hauteur ;
9. Ils placent leur bouche dans les cieux, et leur langue se promène sur la terre.
10. C'est pourquoi son peuple se tourne de ce côté-là, et on lui verse l'eau à plein bord,
Il. Et ils disent: Comment Dieu connaîtrait-il, et y aurait-il de la connaissance chez le Très-Haut ?
12. Voici, ceux-ci sont des méchants, et ils prospèrent dans le monde, ils augmentent leurs richesses.
13. Certainement c'est en vain que j'ai purifié mon cœur et que j'ai lavé mes mains dans l'innocence :
14. J'ai été battu tout le jour, et mon châtiment revenait chaque matin.
15. Si j'avais dit: Je parlerai ainsi, voici, j'aurais été infidèle à la génération de tes fils.
16. Quand j'ai médité pour connaître cela, ce fut un travail pénible à mes yeux,
17. Jusqu'à ce que je fusse entré dans les sanctuaires de Dieu… : j'ai compris leur fin.
18. Certainement tu les places en des lieux glissants, tu les fais tomber en ruines.
19. Comme ils sont détruits en un moment! Ils sont péris, consumés par la frayeur.
20. Comme un songe, quand on s'éveille, tu mépriseras, Seigneur, leur image, lorsque tu t'éveilleras.
21. Quand mon cœur s'aigrissait, et que je me tourmentais dans mes reins,
22. J'étais alors stupide et je n'avais pas de connaissance; j'étais alors avec toi comme une brute.
23. Mais je suis toujours avec toi: tu m'as tenu par la main droite ;
24. Tu me conduiras par ton conseil, et, après la gloire, tu me recevras.
25. Qui ai-je dans les cieux ? Et je n'ai eu de plaisir sur la terre qu'en toi.
26. Ma chair et mon cœur sont consumés; Dieu est le rocher de mon cœur, et mon partage pour toujours.
27. Car voici, ceux qui sont loin de toi périront ; tu détruiras tous ceux qui se prostituent en se détournant de toi.
28. Mais, pour moi, m'approcher de Dieu est mon bien ; j'ai mis ma confiance dans le Seigneur, l'Éternel, pour raconter tous tes faits.
Le premier verset de ce psaume est la conclusion à laquelle Asaph, son auteur, est arrivé après la douloureuse expérience qu'il rapporte dans les versets 2 à 15
-conclusion qui est un triomphe de la foi sur la vue, de la grâce sur la propre justice.
L'angoisse du Psalmiste ne nous surprendra pas si nous avons compris quelque chose, des voies de Dieu envers Israël. À ce peuple avaient été promises de nombreuses bénédictions terrestres qui allaient jusqu'à l'exemption de tout revers et de toute maladie. (Lisez Exode 15, 26 ; 23, 25 ; Deutéronome 7, 15.) Une seule condition était posée et la voici : « Si tu écoutes attentivement la voix de l'Éternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l'oreille à ses commandements, et si tu observes toutes ses lois. »
Or, Asaph, homme pieux et fidèle, n'avait pas oublié la promesse divine et pourtant c'était tout l'opposé qu'il avait sous les yeux. D'où l'amertume de sa plainte : «Certainement c'est en vain que j'ai purifié mon cœur et que j'ai lavé mes mains dans l'innocence : j'ai été battu tout le jour, et mon châtiment revenait chaque matin. » Ses souffrances étaient d'une nature morale, mais plus vives et plus intenses que si elles eussent été purement physiques. Personnellement il marchait avec Dieu, mais il était associé à un peuple devenu infidèle et par conséquent solidaire de ce peuple.
Le même principe a aujourd'hui son application dans l'Église. L'Église a été infidèle comme le fut Israël en son jour, et ceux-là seuls souffrent de son bas état qui marchent avec Dieu. Ils ne discernent pas seulement cet état, mais ils s'en reconnaissent solidaires en vertu de leur association avec ceux qui ne sont pas fidèles. Il ne s'agit pas ici d'association avec le monde, toujours illicite ; mais d'association avec le peuple de Dieu -association pleine de joies lorsque ce peuple marche sous le regard de Dieu et pleine de tristesses lorsqu'il s'écarte de la bonne voie. Si je souffre par le fait de ma mondanité, je ne puis pas, je ne dois pas porter ma plainte devant Dieu, qui attend de moi la confession et l'humiliation. Si je souffre parce que, en la présence de Dieu et à la lumière de cette présence, je vois autour de moi un mal dont il me faut me reconnaître solidaire en vertu du lien qui m'attache au peuple de Dieu, alors je remplis un sacerdoce.
Asaph fut près d'envier la prospérité des méchants et des insensés. Si le peuple d'Israël avait été dans un état normal, dans un bon état spirituel, un tel danger eût été écarté, car c'est lui qui aurait été heureux et prospère, alors que les orgueilleux auraient été abaissés, car « Dieu résiste aux orgueilleux mais il donne la grâce aux humbles. » Mais parce que son peuple n'était pas humble, Il laissait s'élever les orgueilleux pour humilier son peuple. C'était là sa manière de montrer son amour. Cette manière peut déconcerter un homme, voire même un saint homme, comme était assurément Asaph, mais elle n'en est pas moins la bonne, la seule bonne. Que le monde soit dans la joie, le croyant devra être dans la tristesse, ainsi qu'il arriva pendant que Jésus était dans le tombeau; mais « la tristesse qui est selon Dieu produit une repentance à salut dont on n'a pas de regret. » Asaph connut cette tristesse-là, car aussitôt après avoir donné cours à son ressentiment, il rentre en lui-même et dit : « Quand mon cœur s'aigrissait, et que je me tourmentais dans mes reins, j'étais alors stupide et je n'avais pas de connaissance; j'étais avec toi comme une brute. » Il avait perdu tout sens moral et spirituel en regardant du côté de l'homme sans Dieu; il recouvre un jugement sain en s'enfermant dans le sanctuaire pour ne voir et n'entendre que Dieu. C'est là, en effet, et là seulement, que se dévoile la pensée divine.
L'apôtre nous dit en Romains 11;29, précisément en rapport avec l'avenir d'Israël: « Les dons de grâce et l'appel de Dieu sont sans repentir. » Voilà ce qu'Asaph apprit dans le sanctuaire et ce qui lui fit commencer son psaume par cette touchante parole : « Certainement Dieu est bon envers Israël. » Il voyait la ruine autour de lui, la ruine d'Israël, à laquelle correspondait l'opulence de ses ennemis ; mais il prévoyait en même temps le rétablissement du peuple dans la faveur de Dieu en vertu de conseils que rien ni personne ne pouvait anéantir. Or, si l'abaissement d'Israël favorisait l'élévation des impies, le relèvement certain d'Israël entraînerait nécessairement leur destruction. C'est pourquoi le psalmiste dit : « Certainement tu les places en des lieux glissants, tu les fais tomber en ruines. Comme ils sont détruit en un moment... Comme un songe, quand on s'éveille, tu mépriseras, Seigneur, leur image, lorsque tu t'éveilleras.»
Les conseils de Dieu sont le seul appui solide de la foi dans tous les temps: « À toujours, ô Éternel, ta parole subsiste dans les cieux. » Celle de l'homme est changeante et contradictoire. Cessez, a dit le prophète de vous confier en l'homme, qui n'est que souffle, car de quelle valeur est-il ? En quittant à Milet les anciens d'Éphèse, qui ne devaient plus revoir son visage, l'apôtre leur rappelle qu'il leur a « annoncé tout le conseil de Dieu », et les avertit de prendre garde à eux-mêmes et à tout le troupeau au milieu duquel l'Esprit Saint les avait établis surveillants ; car dit-il : « je sais qu'après mon départ il entrera parmi vous des loups redoutables qui n'épargneront pas le troupeau; et il se lèvera d'entre vous-mêmes des hommes qui annonceront des doctrines perverses pour attirer les disciples après eux. » (Actes 20; 28, 30.) Au dehors, des loups attaquant le troupeau mal gardé ; au-dedans, des séducteurs qui pervertiraient la saine doctrine : quelle perspective ! Où se réfugier au milieu d'un tel état de choses ? Dans le sanctuaire de la présence de Dieu pour y entendre cette rassurante déclaration : « Et maintenant je vous recommande à Dieu, et à la parole de sa grâce, qui a la puissance d'édifier et de vous donner un héritage avec tous les sanctifiés» (Actes 20;32.) À toujours, ô Éternel ! répéterons-nous, ta parole subsiste dans les cieux; unique mais suffisante ressource pour tous les tiens !
Mais les consolations recueillies dans le sanctuaire ne sont pas seulement pour l'avenir, elles sont également pour le présent. Asaph sut en faire ample provision, et quand il reprit sa marche il était muni de tout le secours nécessaire. « Mais je suis toujours avec toi. » Est~ce à dire que sa sécurité venait de sa fidélité ? Non. Elle était en ceci ; « Tu m’as tenu par la main droite; tu me conduiras par ton conseil, et, après la gloire, tu me recevras.» Se sentant absolument dans la dépendance de Dieu, il était, pour cette raison même, pleinement rassuré. Être reçu dans la gloire est une idée et aussi une vérité chrétienne, mais la traduction dit : « et après la gloire, tu me recevras. » Sous cette forme, il devient l'expression de la foi juive, qui était celle du psalmiste. En effet, le peuple avec lequel Asaph s'identifiait, comme c'était son devoir de le faire, ne sera pleinement rétabli dans la faveur divine que quand ils verront, manifesté en gloire, donc après la gloire, Celui qu'ils ont percé, et qu'ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un fils unique. Mais dans l'attente de ce jour béni, encore à venir, Asaph voulait pour le temps présent, une source de consolation et d'encouragement pour son âme, une source qui pourrait déborder sans nuire et qui, en temps de sécheresse, ne tarirait pas. Et où la trouver ? S'il la cherche au ciel, c'est dans le Dieu vivant qu'il la trouve ; s'il la cherche sur la terre, c'est encore et toujours en Dieu : « Qui ai-je dans les cieux ? Et je n'ai eu de plaisir sur la terre qu'en toi. » Il n'était pas de ceux qui attendent d'être au ciel pour vivre et se complaire dans la société du Dieu vivant. Le sanctuaire lui avait appris ce que valait cette société, et il la déclare indispensable à son âme à l'exclusion de tout le reste.
Ce qui fut pour Asaph une pierre d'achoppement, c'est-à-dire le monde dans sa prospérité et le croyant dans l’opprobre, ne saurait être pour nous un sujet d'étonnement, attendu que Celui que nous connaissons comme Sauveur et reconnaissons pour Seigneur, a été méprisé des hommes, et un homme de douleurs et sachant ce que c'est que la langueur. Ce qui serait étrange; ce serait que les chrétiens eussent les honneurs alors que leur Maître n'a eu que le mépris. Cela ne pourrait être 'que par une sorte de trahison de leur part. Suivez ce précieux Sauveur de la crèche à la croix et dites s'il y eut des grandeurs terrestres sur le chemin qu'Il a tracé. Il n'en a pas trouvé pour Lui-même et Il ne nous en a pas davantage promis. L'appel du chrétien est de toute autre nature que celui de l'Israélite, le premier étant exclusivement céleste, le second étant terrestre. C'est la position de Christ qui détermine la nature et le caractère de l'appel.
Si Christ est chassé du monde, Il s'en va au ciel en passant par la mort pour l'accomplissement de la rédemption, et, dans le ciel, reste « caché en Dieu» jusqu'à ce que ses ennemis soient mis pour son marchepied. Or, à l'heure présente, ceux qui l'ont chassé n'ont rien perdu de leur arrogance, et si nous voulons nous attacher à Lui, il faudra nous attendre à souffrir, souffrir avec Lui pour régner avec Lui et recevoir notre portion là où il a la sienne actuellement. C'est par beaucoup d'afflictions qu'il nous faut entrer dans le royaume de Dieu ; mais avec Christ en nous et le ciel devant nous, nous aurions grand tort de porter envie aux insensés et d'ambitionner la prospérité des méchants.
Dieu ne demande pas au chrétien d’être misanthrope, encore moins de haïr le monde dont il n'est plus, mais seulement de se garder de ses souillures. Il l'exhorte, au contraire, et avant toutes choses, à faire des supplications, des prières, des intercessions, des actions de grâces pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont haut placés, « afin que nous puissions mener une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté; car cela est bon et agréable devant notre Dieu sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité. » C'est un beau rôle que celui d'intercesseur auprès de Dieu en faveur de la race humaine tout entière, rôle hélas! peu compris et mal rempli, et c'est un des meilleurs moyens de ne pas tomber dans la mondanité. Si, en communion avec la pensée de Dieu, je suis préoccupé du salut des âmes, les convoitises et les pièges du monde n'auront pas de prise sur moi. Je ne chercherai pas son amitié, qui est inimitié contre Dieu, mais son bien. Je n'entrerai pas dans ses poursuites, ni dans ses combinaisons, mais je m'efforcerai de lui dire qu'il n'y a pas de vrai bonheur sans Dieu, et moi qui suis heureux en Dieu, je lui montrerai par là que je possède ce qu'il n'a pas.
Le chrétien ne doit pas être provocateur, ni agressif envers personne. Il est le disciple de Celui qui a été doux et humble de cœur devant toutes les provocations et les injures, de Celui qui, lorsqu'on l'outrageait, ne rendait pas d'outrage, mais se remettait à Celui qui juge justement. Et quand Il souffrait ne menaçait pas! Et quand n'a-t-il pas souffert dans notre triste monde ? Avec un tel modèle sous les yeux, comment pourrait-on porter envie aux insensés ? Si le disciple aime son Maître et l'esclave son Seigneur, il estimera qu'il n'est pas de plus grand honneur pour lui que d'être comme son Maître et Seigneur. À l'exemple de Moïse, il attachera un plus grand prix à l'opprobre de Christ qu'aux richesses de l'Égypte. La marche de Christ détermine la marche du chrétien. Il se dévoile quand il suit un chemin autre que celui que Christ lui a tracé. « Tous ceux qui veulent vivre pieusement dans le Christ Jésus seront persécutés.» Dira-t-on que depuis le départ du Seigneur le monde a changé en bien ? Hélas ! non ; ce sont les chrétiens qui ont changé, mais pas en bien. Rares sont aujourd'hui ceux dont la foi est assez vivante pour les porter à se réjouir d'être estimés dignes de souffrir des opprobres pour le nom de Christ. Tout au plus s'y résignerait-on si le cas se présentait. Assurément la résignation vaut mieux que le murmure ; mais la joie dans la souffrance lui est singulièrement supérieure.
Au chrétien, et au chrétien seul, a été réservée la prérogative de souffrir avec Christ, c'est-à-dire de lui être associé dans son opprobre pendant que le monde le répudie. La conséquence qui en découle, c'est qu'il régnera avec Christ au jour de son triomphe. Cela doit lui suffire. S'il entre dans la pensée de Dieu, il comprendra que l'opprobre d'aujourd'hui est proche parent de la gloire de demain, et il bénira Dieu pour sa participation à l'un et à l'autre.
Posté le 09.08.2008 par auto23652
TREIZIEME DIMANCHE APRES LA PENTECOTE - Vert - 2ème classe
Les chants du propre de la messe de ce treizième dimanche après la Pentecôte sont encore tous extraits des psaumes, à l'exception de la Communion qui est comme celle du onzième dimanche empruntée à un autre livre de l'Ancien Testament. Mais ils présentent une particularité assez rare : c'est que l'Introït et le Graduel ont à peu près exactement le même texte.
Il provient du psaume 73, supplication collective du peuple élu à un moment où il est ruiné et livré à la fureur des impies, et se sent abandonné de Dieu. Il rappelle alors au Seigneur ses promesses et ses bienfaits passés pour le supplier de le sauver encore...
Introït : Respice Domine
Respice, Domine, in testamentum tuum, et animas pauperum tuorum ne derelinquas in finem : exsurge Domine, et judica causam tuam : et ne obliviscaris voces quærentium te.
Souvenez-vous Seigneur de votre alliance et n'abandonnez pas à jamais les âmes de vos pauvres ; levez-vous Seigneur, faite justice à votre cause et n'oubliez pas la voix de ceux qui vous cherchent.
On remarquera la répétition des pronoms et possessifs à la deuxième personne, comme si le peuple élu voulait insister sur sa totale appartenance à Dieu. C'est le cas maintenant de l'Eglise, le peuple élu d'aujourd'hui, qui, malgré les tribulations que nous connaissons, ne doit jamais se sentir abandonné.
La mélodie divise cet Introït en deux parties qui commencent chacune par un grand élan suppliant vers l'aigu ; le deuxième sur les mots exsurge Domine est un véritable cri, mais à chaque fois la mélodie s'apaise aussitôt et se tient presque immobile et horizontale, comme si l'âme après avoir lancé son appel se tenait humblement prosternée.
Le verset qui accompagne cet Introït est le début du psaume 73.
Ut quid Deus repulisti in finem : iratus est furor tuus super oves pascuæ tuæ ?
Pourquoi, mon Dieu, nous repousser à jamais et faire éclater votre colère sur les brebis de votre pâturage ?
Graduel : Respice Domine
Le texte du Graduel du treizième dimanche après la Pentecôte est à peu près le même que celui de l'Introït, tiré du psaume 73 ; seule la dernière phrase est changée, prise dans un verset voisin du psaume. On a donc toujours :
Respice Domine in testamentum tuum et animas pauperum tuorum ne obliviscaris in finem.
Exsurge Domine et judica causam tuam :
Souvenez-vous Seigneur de votre alliance, et n'abandonnez pas à jamais les âmes de vos pauvres ;
Una Voce
http://www.unavoce.fr/content/view/57/26/
Posté le 09.08.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
10 août
Treizième Dimanche après la Pentecôte
Saint(s) du jour : St Laurent de Rome, diacre et martyr (+ 258)
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,16-22.
Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance. On ne dit pas : " Et à ses descendants, " comme s'il s'agissait de plusieurs; mais il dit : " A ta descendance, " comme ne parlant que d'un seul, savoir le Christ.
Voici ce que je veux dire : Dieu ayant conclu une alliance en bonne forme, la loi qui est venue quatre cent trente ans après ne la rend pas nulle, de manière à rendre vaine la promesse.
Car si l'héritage s'obtenait par la Loi, il ne viendrait plus d'une promesse; or, c'est par une promesse que Dieu a fait à Abraham ce don de sa grâce.
Pourquoi donc la Loi? Elle a été ajoutée à cause des transgressions, jusqu'à ce que vint " la descendance " à qui la promesse avait été faite; elle a été promulguée par les anges, par l'entremise d'un médiateur.
Or le médiateur n'est pas médiateur d'un seul; et Dieu est un.
La Loi va-t-elle donc contre les promesses de Dieu? Loin de là ! S'il eût été donné une loi capable de procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.
Mais l'Ecriture a tout enfermé sous le péché, afin que, par la foi en Jésus-Christ, ce qui avait été promis fût donné à ceux qui croient.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,11-19.
Et, comme il se rendait à Jérusalem, il passa par les confins de la Samarie et de la Galilée.
Et alors qu'il entrait dans un village, vinrent à sa rencontre dix lépreux, qui se tinrent à distance;
et, élevant la voix, ils dirent : " Maître Jésus, ayez pitié de nous ! "
Les ayant vus, il leur dit : " Allez vous montrer aux prêtres. " Et, comme ils y allaient, ils furent guéris.
L'un d'entre eux, voyant qu'il était guéri, revint en glorifiant Dieu à haute voix,
tomba à ses pieds la face contre terre et lui rendit grâces. Et c'était un Samaritain.
Prenant la parole, Jésus dit : " Est-ce que les dix n'ont pas été guéris? Et les neuf, où (sont-ils)?
Ne s'est-il trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir rendre gloire à Dieu? "
Et il lui dit : " Lève-toi, va; ta foi t'a sauvé. "
Posté le 08.08.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
9 août
De la Sainte Vierge (Salve sancta parens)
Saint du jour : St Romain le Portier (ou l'Ostiaire), martyr (+ 258)
Livre de l'Ecclésiastique 24,14-16.
Je me suis élevée comme le palmier sur les rivages, et comme les rosiers à Jéricho; comme un bel olivier dans la plaine, et je me suis élevée comme un platane.
J'ai donné du parfum comme la cannelle et comme le baume odorant, et comme une myrrhe choisie j'ai répandu une odeur suave, comme le galbanum, l'onyx et le stacte, et comme la vapeur de l'encens dans le tabernacle.
J'ai étendu mes branches comme le térébinthe, et mes rameaux sont des rameaux de gloire et de grâce.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,27-28.
Or, comme il parlait ainsi, une femme, élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : " Heureux le sein qui vous a porté, et les mamelles que vous avez sucées ! "
Mais il lui dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! "
Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon
Posté le 07.08.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
8 août
St Jean-Marie Vianney, confesseur
Saint du jour : St Jean-Marie-Baptiste Vianney, prêtre (+ 1859)
Livre de l'Ecclésiastique 31,8-11.
Heureux le riche qui sera trouvé sans tache, et qui n'est pas allé après l'or !
Qui est-il, pour que nous le proclamions heureux? Car il a fait une chose merveilleuse parmi son peuple.
Quel est celui qui a été éprouvé à ce sujet et trouvé sans reproche? Que cette épreuve lui soit un sujet de gloire ! Qui a pu violer la loi et ne l'a pas violée, faire le mal et ne l'a pas fait?
Sa fortune sera affermie, et l'assemblée publiera ses bienfaits.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,35-40.
Que vos reins restent ceints et vos lampes allumées !
Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent leur maître à son retour des noces, afin que, lorsqu'il arrivera et frappera, ils lui ouvrent aussitôt.
Heureux ce serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table et passera pour les servir.
Et si c'est à la deuxième ou à la troisième veille qu'il arrive et (les) trouve ainsi, heureux sont-ils !
Sachez-le bien, si le maître de maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme viendra. "
Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon
Bienheureux Guerric d'Igny (v.1080-1157), abbé cistercien
3ème sermon pour l'Avent, 1 (trad. SC 166, p. 119s)
« Comme vous n'êtes pas dans les ténèbres, ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur » (1Th 5,4)
« Israël, sois prêt à marcher à la rencontre du Seigneur, car il vient » (cf Am 4,12). Et vous aussi, mes frères, « soyez prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure que vous ne pensez pas ». Rien de plus sûr que sa venue, mais rien de plus incertain que le moment de cette venue. En effet, il nous appartient si peu de connaître les temps ou les moments que le Père, en sa puissance, a fixés, qu'il n'est même pas donné aux anges qui l'entourent d'en savoir le jour ni l'heure (Ac 1,7; Mt 24,36).
Notre dernier jour aussi viendra, c'est chose très certaine ; mais quand, où et comment, cela nous est très incertain ; nous savons seulement, comme on l'a dit avant nous, que « vis-à-vis des vieillards il se tient sur le seuil, tandis que vis-à-vis des jeunes gens il se tient à l'affût » (S. Bernard)... Il ne faudrait pas que ce jour nous saisisse à l'improviste, non préparés, comme un voleur pendant la nuit... Que la crainte, demeurant en éveil, nous rende toujours prêts, jusqu'à ce que la sécurité succède à la crainte, et non la crainte à la sécurité. « Je serai vigilant, dit le Sage, afin de me préserver du péché » (Ps 17,24), ne pouvant pas me préserver de la mort. Il sait, en effet, que « le juste, surpris par la mort, trouvera le repos » (Sg 4,7) ; bien plus, ils triomphent de la mort, ceux qui n'ont pas été esclaves du péché pendant leur vie. Que c'est beau, mes frères, quel bonheur, non seulement d'être en sécurité devant la mort, mais encore d'en triompher avec gloire, fort du témoignage de sa conscience.