Publié le 04/11/2009 à 14:05 par auto23652
Dominica XXIII. post Pentecosten
Introitus: Ier. 29, 11.12.14; Ps. 84 Dicit Dominus: Ego
Dicit Dominus : ego cogito cogitationes pacis, et non afflictionis : invocabitis me, et ego exaudiam vos : et reducam captivitatem vestram de cunctis locis.
Voici ce que dit le Seigneur : mes pensées sont des pensées de paix et non de malheur. Vous m'invoquerez et je vous exaucerai, et je ramènerai vos captifs de tous lieux.
Benedixisti Domine terram tuam : avertisti captivitatem Jacob.
Seigneur, vous avez béni votre terre (votre peuple), vous avez ramené Jacob de captivité.
La liturgie de ces derniers dimanches après la Pentecôte rappelle la Fin des Temps. Il y a une analogie, dans ce chant de l'Introït entre le peuple juif en exile à Babylone, et nous autres en exile dans le péché. Dans l'Ancien Testament, le prophète Jérémie rappelle aux juifs que s'ils invoquent Dieu, ils seront délivrés de la captivité à Babylone et retourneront à Jérusalem. Dans le Nouveau Testament, Jésus nous a montré le chemin du Royaume des Cieux et de la Jérusalem Céleste.
Publié le 03/11/2009 à 23:58 par auto23652
Saint José Maria Escriva de Balaguer (1902-1975)
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
4 novembre
St Charles Borromée, évêque et confesseur
Livre de l'Ecclésiastique 44,16-27.45,3-20.
Voici le grand pontife, qui pendant sa vie, fut agréable à Dieu,
au temps de la colère est devenu la réconciliation des hommes : Il ne s'en est pas trouvé de semblable à lui dans l'observance de la loi du Très-Haut. C'est pourquoi il a juré de le faire croître dans son peuple.
Une alliance éternelle a été faite avec lui, afin que toute chair ne fût plus détruite par un déluge.
Abraham est l'illustre père d'une multitude de nations, et il ne s'est trouvé personne qui l'égalât en gloire.
Il a gardé la loi du Très-Haut, et il est entré en alliance avec lui. Il a institué cette alliance dans sa chair, et, dans l'épreuve, il s'est montré fidèle.
Aussi Dieu lui assura par serment que les nations seraient bénies dans sa race; il lui promit de le multiplier comme la pussière de la terre, d'élever sa postérité comme les étoiles, de leur donner en héritage depuis la mer jusqu'à l'autre mer, depuis le fleuve jusqu'aux extrémités de la terre.
De la même manière il confirma en Isaac, à cause de son père Abraham, la bénédiction de tous les peuples et l'alliance.
Et il la fit reposer ensuite sur la tête de Jacob; il eut égard à lui dans ses bénédictions; il lui donna le pays en héritage; il en fit diverses portions, et les partagea entre les douze tribus.
Par sa parole, il a fait cesser les prodiges; il l'a glorifié devant les rois; il lui a donné des commandements pour son peuple, et il lui a fait voir un rayon de sa gloire.
A cause de sa foi et de sa mansuétude, il l'a consacré, il l'a choisi d'entre tous les mortels.
Il lui a fait entendre sa voix, et l'a introduit dans la nuée; il lui a donné face à face des commandements, la loi de la vie et de la science, pour qu'il enseignât à Jacob son alliance, et ses décrets à Israël.
Il a élevé Aaron, un saint semblable à lui, son frère, de la tribu de Lévi.
Il conclut avec lui une alliance éternelle, et lui donna le sacerdoce de son peuple. Il l'orna d'une splendide parure, et le ceignit de la robe de gloire.
Il le revêtit d'une souveraine magnificence, et lui assigna des vêtements d'honneur : les caleçons, la longue tunique et l'éphod.
Il l'entoura de grenades, avec de nombreuses clochettes d'or à l'entour, qui devaient retentir quand il marchait, et faire entendre leur son dans le temple; c'était un mémorial pour les fils de son peuple.
Il l'entoura du vêtement sacré, tissé d'or, d'hyacinthe et de pourpre, ouvrage du brodeur; du rational du jugement, avec l'Urim et le Thummin, fait de fils d'écarlate, oeuvre d'un artiste;
avec des pierres précieuses, gravées comme les cachets, et enchâssées dans l'or, travail d'un lapidaire, pour être un mémorial, des noms étant écrits, selon le nombre des tribus d'Israël.
Il lui mit sur la tiare la couronne d'or, portant ces mots gravés : Saint du Seigneur, insigne d'honneur, ouvrage parfait, délices des yeux, parure magnifique.
Rien de pareil n'a été avant lui et ne sera jamais; aucun étranger ne s'en est revêtu, mais seulement ses fils, et ses descendants dans toute la suite des âges.
Ses holocaustes seront offerts, deux fois chaque jour, sans interruption.
Moïse lui remplit les mains, et l'oignit de l'huile sainte. Ce fut pour lui une alliance éternelle, et pour sa race, tant que dureront les jours du ciel, de servir le Seigneur et de remplir les fonctions du sacerdoce, et de bénir son peuple en son nom.
Le Seigneur le choisit parmi tous les vivants, pour lui présenter l'offrande, le parfum et la suave odeur en souvenir, et pour faire l'expiation des péchés de son peuple.
Il lui donna, dans ses commandements, autorité sur les saintes ordonnances, pour apprendre à Jacob ses préceptes, et enseigner sa loi à Israël.
Des étrangers conspirèrent contre lui, et furent jaloux de lui dans le désert : les hommes du parti de Dathan et d'Abiron, et la bande de Coré, ardente et furieuse.
Le Seigneur le vit et n'y eut pas plaisir, et ils furent exterminés dans l'ardeur de sa colère; il fit contre eux des prodiges, et les consuma par la flamme de son feu.
Et il augmenta la gloire d'Aaron, et lui assigna un héritage : il lui donna en partage les prémices des fruits de la terre; avant tout il prépara le pain pour les rassasier.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25,14-23.
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Partant pour un voyage, un homme appela ses serviteurs et leur remit ses biens.
A l'un il donna cinq talents, à un autre deux, à un autre un, à chacun selon sa capacité, et il partit en voyage. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s'en alla les faire valoir, et il en gagna cinq autres.
De la même manière, celui qui (avait reçu) les deux, en gagna lui aussi deux autres.
Mais celui qui en avait reçu un s'en alla faire un trou en terre, et il y cacha l'argent de son maître.
Longtemps après, le maître de ces serviteurs revient et leur fait rendre compte.
S'avançant, celui qui avait reçu les cinq talents en présenta cinq autres, en disant : " Maître, vous m'aviez remis cinq talents; voici cinq autres talents que j'ai gagnés. "
Son maître lui dit : " Bien, serviteur bon et fidèle; en peu tu as été fidèle, je te préposerai à beaucoup; entre dans la joie de ton maître. "
S'avançant aussi, celui qui (avait reçu) les deux talents dit : " Maître, vous m'aviez remis deux talents; voici deux autres talents que j'ai gagnés. "
Son maître lui dit : " Bien, serviteur bon et fidèle, en peu tu as été fidèle, je te préposerai à beaucoup; entre dans la joie de ton maître. "
Saint José Maria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur de l'Opus Dei
Homélie in Amigos de Dios (trad. Amis de Dieu, Le Laurier 2000, p. 74)
« Faites-le fructifier »
« Seigneur, voici ta pièce d'or, je l'avais mise de côté dans un linge. » À quoi cet homme s'occupera-t-il ensuite puisqu'il a abandonné son instrument de travail ? En irresponsable, il a opté pour la solution commode de ne rendre que ce qu'il a reçu. Il se consacrera à tuer le temps : les minutes, les heures, les jours, les mois, les années, la vie ! Les autres se donnent beaucoup de mal, négocient, se préoccupent noblement de rendre à leur maître davantage que ce qu'ils ont reçu, le fruit légitime, parce que la recommandation a été très concrète : « Faites-les fructifier jusqu'à ce que je vienne » ; chargez-vous de ce travail pour obtenir un profit jusqu'à ce que votre maître revienne. Lui, en revanche, il n'en fait rien ; cet homme gâche son existence.
Comme il est dommage de ne vivre que pour tuer son temps, ce trésor de Dieu ! Rien ne saurait excuser un tel comportement. Saint Jean Chrysostome écrit : « Que personne ne dise : je ne dispose que d'un talent, je ne peux rien obtenir. Avec un seul talent tu peux aussi agir de façon méritoire ». Triste chose que de ne pas tirer parti, un véritable rendement, de toutes les capacités, petites ou grandes, que Dieu accorde à l'homme pour qu'il se consacre à servir les âmes et la société ! Lorsque, par égoïsme, le chrétien se retranche, qu'il se cache, qu'il se désintéresse, en un mot lorsqu'il tue son temps, il risque fort de tuer son ciel. Celui qui aime Dieu ne se borne pas seulement à mettre tout ce qu'il possède, tout ce qu'il est, au service du Christ : il se donne lui-même.
Publié le 03/11/2009 à 02:30 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
de3 novembre
Saint du jour : St Hubert
Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 1,6-11.
Frères, nous avons cette confiance dans le Christ Jésus que Celui qui a commencé en vous un bon travail en poursuivra l'achèvement jusqu'au jour du Christ Jésus.
C'est une justice que je vous dois, de penser ainsi de vous tous, parce que je vous porte dans mon cœur, vous tous qui, soit dans mes liens, soit dans la défense et l'affermissement de l'Evangile, avez part à la même grâce que moi.
Car Dieu m'en est témoin, c'est avec tendresse que je vous aime tous dans les entrailles de Jésus-Christ.
Et ce que je lui demande, c'est que votre charité abonde de plus en plus en connaissance et en toute intelligence,
pour discerner ce qui vaut le mieux, afin que vous soyez purs et irréprochables jusqu'au jour du Christ, remplis des fruits de justice, par Jésus-Christ, pour la gloire et la louange de Dieu.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,15-21.
En ce temps-là, les pharisiens se retirèrent et tinrent conseil contre Jésus, pour le prendre au piège dans ses paroles.
Et ils lui envoient leurs disciples, avec des Hérodiens, lui dire : " Maître, nous savons que vous êtes sincère et que vous enseignez la voie de Dieu et (toute) vérité, sans souci de personne, car vous ne regardez pas au visage des hommes.
Dites-nous donc ce qu'il vous semble : Est-il permis, ou non, de payer le tribut à César? "
Mais Jésus, connaissant leur malice, dit : " Hypocrites, pourquoi me tendez-vous un piège?
Montrez-moi la monnaie du tribut. " Et ils lui présentèrent un denier.
Et il leur dit : " De qui cette image et l'inscription? —
De césar, " lui dirent-ils. Alors il leur dit : " Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. "
Saint Colomban (563-615), moine, fondateur de monastères
Instruction 11, 1-4 : PL 80, 250-252 (trad. Orval)
« De qui est cette effigie ? »
Moïse a écrit dans la Loi : « Dieu fit l'homme à son image et à sa ressemblance » (Gn 1,26). Considérez, je vous prie, l'importance de cette parole. Dieu, le tout-puissant, l'invisible, l'incompréhensible, l'inestimable, en façonnant l'homme avec de la glaise, l'a ennobli de l'image de sa propre grandeur. Quoi de commun entre l'homme et Dieu, entre la glaise et l'esprit ? Car « Dieu est esprit » (Jn 4,24). C'est donc une grande marque d'estime pour l'homme, que Dieu l'ait gratifié de l'image de son éternité et de la ressemblance de sa propre vie. La grandeur de l'homme, c'est sa ressemblance avec Dieu, pourvu qu'il la garde...
Tant que l'âme fait bon usage des vertus semées en elle, elle sera semblable à Dieu. Toutes les vertus que Dieu a mises en nous lors de notre création, il nous a enseigné que nous devions les lui rendre. Il nous demande d'abord d'aimer Dieu de tout notre coeur (Dt 6,5) car « lui nous a aimés le premier » (1 Jn 4,10), dès le commencement, avant même que nous ayons existé. Aimer Dieu, c'est donc renouveler en nous son image. Or, aime Dieu celui qui garde ses commandements...
A nous donc de refléter pour notre Dieu, pour notre Père, l'image inviolée de sa sainteté, car il est saint et il a dit : « Soyez saints comme je suis saint » (Lv 11,45) ; avec amour, car il est amour, et Jean a dit : « Dieu est amour » (1 Jn 4,8) ; avec tendresse et en vérité, car Dieu est bon et vrai. Ne soyons pas les peintres d'une image étrangère... Et pour que nous n'introduisions pas en nous l'image de l'orgueil, laissons le Christ peindre en nous son image.
Publié le 02/11/2009 à 16:50 par auto23652
Iesu, dulcis memoria (- Saint Bernard de Clairvaux)
- Saint Nom de Jésus
1. Iesu, dulcis memoria,
dans vera cordis gaudia,
sed super mel et omnia,
eius dulcis praesentia.
1. Jésus, de douce souvenance,
Donnant les vraies joies du cœur :
Mais plus que le miel et plus que tout,
Sa présence est douce.
2. Nil canitur suavius,
nil auditur iucundius,
nil cogitatur dulcius,
quam Iesus Dei Filius.
2. Rien ne se chante de plus suave,
Rien ne peut s'entendre de plus agréable,
Nulle pensée n'est plus douce,
Que Jésus, Fils de Dieu.
3. Iesu, spes paenitentibus,
quam pius es petentibus !
quam bonus te quaerentibus !
sed quid invenientibus ?
3. Jésus, espérance des pénitents,
Combien tendre à ceux qui vous implorent !
Si bon pour ceux qui vous cherchent !
Mais, que n'êtes-vous pas pour ceux qui vous trouvent ?
4. Nec lingua valet dicere,
nec littera exprimere :
expertus potest credere,
quid sit Iesum diligere.
4. Nulle parole ne peut dire,
Aucun mot ne saurait exprimer,
Seul comprendra qui l'a éprouvé
Ce que veut dire aimer Jésus.
5. Sis, Iesu, nostrum gaudium,
qui es futurus praemium :
sit nostra in te gloria,
per cuncta semper saecula. Amen.
5. Soyez, Jésus, notre joie
Vous, notre récompense future ;
Que notre gloire soit en Vous,
A jamais dans les siècles. Ainsi soit-il.
Publié le 02/11/2009 à 16:23 par auto23652
Die 2 novembris
In Commemoratione Omnium Fidelium Defunctorum
Offertorium: Domine Iesu Christe
Domine Jesu Christe, Rex gloriæ, libera animas omnium fidelium defunctorum de pœnis inferni, et de profondo lacu : libera eas de ore leonis, ne absorbeat eas tartarus, ne cadant in obscurum : sed signifer sanctus Michaël repræsentet eas in lucem sanctam : Quam olim Abrahæ promisisti, et semini ejus
Seigneur Jésus-Christ, Roi de gloire, délivrez les âmes de tous les fidèles défunts des peines de l'enfer et de la fosse sans fond. Délivrez-les de la gueule du lion, que l'abime ne les engloutisse pas et qu'elles ne tombent pas dans les ténèbres, mais que le porte-étendard, saint Michel, les introduise dans la sainte lumière que Vous avez promise autrefois à Abraham et à sa descendance.
Publié le 02/11/2009 à 16:00 par auto23652
Je suis la résurrection et la vie
Saint Jean 11, 17-36
En arrivant à Béthanie, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem - à une demi-heure de marche environ - beaucoup de Juifs étaient venus manifester leur sympathie à Marthe et à Marie, dans leur deuil. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. Mais je sais que, maintenant encore, Dieu t’accordera tout ce que tu lui demanderas. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. » Ayant dit cela, elle s’en alla appeler sa soeur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva aussitôt et partit rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village ; il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie, et lui manifestaient leur sympathie, quand ils la virent se lever et sortir si vite, la suivirent, pensant qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Elle arriva à l’endroit où se trouvait Jésus ; dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus fut bouleversé d’une émotion profonde. Il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Viens voir, Seigneur. » Alors Jésus pleura. Les Juifs se dirent : « Voyez comme il l’aimait ! »
Publié le 02/11/2009 à 03:56 par auto23652
La lumière est aussi le symbole de la résurrection.
R.I.P.
Requient in pacem
Qu'ils reposent en paix
Qu'ils reposent en paix dans l'espérance de la Résurrection.
Publié le 02/11/2009 à 03:47 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
2 novembre
Commémoration de tous les fidèles défunts
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,51-57.
Frères, c'est d'un mystère que je vous parle : nous ne mourrons pas tous; mais tous nous serons transformés,
en un instant, en un clin d'œil, au son de la dernière trompette, car la trompette retentira et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés.
Car il faut que ce corps corruptible revête l'incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l'immortalité.
Lors que ce corps corruptible aura revêtu l'incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l'immortalité, alors s'accomplira la parole qui est écrite : " La mort a été engloutie pour la victoire. "
" O mort, où est ta victoire? O mort, où est ton aiguillon? "
Or l'aiguillon de la mort, c'est le péché et la puissance du péché, c'est la loi.
Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous a donné la victoire par Notre-Seigneur Jésus-Christ !
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 5,25-29.
En ce temps-là, Jésus dit à la foule des juifs : En vérité, en vérité, je vous le dis, l'heure vient, et c'est maintnant où les morts vont entendre la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront.
Car comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d'avoir la vie en lui-même;
Et il lui a aussi donné le pouvoir de juger, parce qu'il est Fils de l'homme.
Ne vous en étonnez pas; car l'heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix
Et ils en sortiront, ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie; ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de condamnation.
Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les Hérésies V, 2,3 (trad. SC 153, p. 37s rev.)
Comme le grain de blé
Le bois de la vigne, une fois planté en terre, porte du fruit quand vient le temps. De même, le grain de froment, après être tombé en terre et s'y être dissous (Jn 12,24), resurgit multiplié par l'Esprit de Dieu qui soutient toutes choses. Ensuite, grâce au savoir faire, ils viennent à l'usage des hommes ; puis, en recevant la Parole de Dieu, ils deviennent eucharistie, c'est à dire le Corps et le Sang du Christ.
De même nos corps, qui sont nourris par cette eucharistie, après avoir été couchés dans la terre et s'y être dissous, ressusciteront en leur temps, lorsque le Verbe de Dieu les gratifiera de la résurrection, « pour la gloire de Dieu le Père » (Ph 2,11). Car il procurera l'immortalité à ce qui est mortel et l'incorruptibilité à ce qui est périssable (1Co 15,53), parce que la puissance de Dieu se déploie dans la faiblesse (2Co 12,9).
Dans ces conditions nous nous garderons bien, comme si c'était de nous-mêmes que nous avons la vie, de nous enfler d'orgueil, de nous élever contre Dieu en acceptant des pensées d'ingratitude. Au contraire, sachant par expérience que c'est de sa grandeur à lui...que nous tenons de pouvoir vivre à jamais, nous ne nous écarterons pas de la vraie pensée sur Dieu et sur nous-mêmes. Nous saurons quelle puissance Dieu possède et quels bienfaits l'homme reçoit de lui. Nous ne nous méprendrons pas sur la vraie conception qu'il faut avoir de Dieu et de l'homme. D'ailleurs..., si Dieu a permis notre dissolution dans la terre, n'est-ce pas précisément pour que, instruits de toutes ces choses, nous soyons dorénavant attentifs en tout, ne méconnaissant ni Dieu ni nous-mêmes ?... Si la coupe et le pain, par la Parole de Dieu, deviennent eucharistie, comment prétendre que la chair est incapable de recevoir la vie éternelle ?
Publié le 01/11/2009 à 15:45 par auto23652
Prière pour la Toussaint
Seigneur, je reconnais ma dépendance vis-à-vis de toi,
je me mets en ta présence.
Je crois que tu es mon Seigneur et Dieu.
J’espère dans la puissance de ta grâce qui travaille dans ma vie,
et j’espère dans l’éternité que tu as préparée pour moi.
Je t’aime pour les nombreuses bénédictions et les dons dont tu me combles.
Aide-moi à t’aimer dignement en retour.
Sans toi je ne peux rien faire, alors viens à mon secours aujourd’hui.
Seigneur Jésus, aide-moi à assimiler les béatitudes dans ma vie quotidienne ,
pour que je puisse devenir un meilleur témoin de ton amour.
Ainsi soit-il
Publié le 01/11/2009 à 01:45 par auto23652
La communion de tous les Saints
La Toussaint est une des principales solennités de l'année liturgique.
Nos hommages et nos prières s'adressent spécialement aujourd'hui,
à notre Sauveur Jésus Christ, vainqueur du monde et du péché,
à la Sainte Vierge, sa Mère et la notre,
à tous les Anges,
et à tous les Justes qui, ayant triomphé du péché par la foi au Christ et par sa grâce, ont reçu la récompense de leurs mérites.
Ils jouissent éternellement de la vue de Dieu, délivrés à jamais des angoisses de cette vie.
Pensons au ciel; seuls ceux qui ont assez de courage pour se faire violence le ravissent. Les Saints n'étaient pas d'une autre nature que la notre, mais ils prenaient leur vie chrétienne au sérieux. Ils savaient mettre à profit pour leur sanctification, les grâces sans nombre que Dieu ne manque jamais d'accorder à ses fidèles serviteurs.
Ne l'oublions pas, le salut est une œuvre personnelle, la plus importante, la seule nécessaire. Par l'intercession de tous les saints, demandons la pureté de cœur et d'intention, qui nous manque cruellement.
"Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu."
Demandons au Seigneur d'avoir le courage de notre foi.