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Recueillement et Grégorien Doctrine et Liturgie. Audio. Una Voce
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Blog Religion
Date de création :
08.07.2007
Dernière mise à jour :
06.10.2008
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28 août Saint Augustin

Posté le 27.08.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)

28 août
St Augustin, évêque et docteur

Saint du jour : St Augustin

http://auto23652.centerblog.net/4643113-Saint-Augustin

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,1-8.

Je t'adjure devant Dieu et le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, et par son apparition et par son règne :
prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, censure, exhorte, avec une entière patience et (souci d')instruction.
Car un temps viendra où (les hommes) ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l'oreille leur démangeant,
et ils détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables.
Pour toi, sois sobre en toutes choses, endure la souffrance, fais œuvre de prédicateur de l'Evangile, remplis pleinement ton ministère.
Quant à moi, je suis déjà offert en sacrifice, et le moment de mon départ approche.
J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi :
désormais m'est réservée la couronne de la justice, que m'accordera en ce jour-là le Seigneur, le juste Juge, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront chéri son apparition.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,13-19.

Vous êtes le sel de la terre; mais si le sel s'affadit, avec quoi le salera-t-on? Il n'est plus bon à rien qu'à être jeté dehors pour être foulé aux pieds par les hommes.
Vous êtes la lumière du monde : une ville, située au sommet d'une montagne, ne peut être cachée.
Et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes; je ne suis pas venu abolir, mais parfaire.
Car, je vous le dis en vérité, jusqu'à ce que passent le ciel et la terre, un seul iota ou un seul trait de la Loi ne passera pas, que tout ne soit accompli.
Celui donc qui aura violé un de ces moindres commandements, et appris aux hommes à faire de même, sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux; mais celui qui les aura pratiqués et enseignés, sera tenu pour grand dans le royaume des cieux.

Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon

Catéchisme de l'Eglise catholique
§ 577-581

L'accomplissement de la Loi

Jésus a fait une mise en garde solennelle au début du Sermon sur la Montagne où il a présenté la Loi donnée par Dieu au Sinaï lors de la première alliance à la lumière de la grâce de la Nouvelle Alliance : « N'allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les prophètes : je ne suis pas venu abolir mais accomplir »...

Jésus, le Messie d'Israël, le plus grand donc dans le Royaume des cieux, se devait d'accomplir la Loi en l'exécutant dans son intégralité jusque dans ses moindres préceptes selon ses propres paroles. Il est même le seul à avoir pu le faire parfaitement... L'accomplissement parfait de la Loi ne pouvait être l'oeuvre que du divin Législateur né sujet de la Loi (Ga 4,4) en la personne du Fils. En Jésus, la Loi n'apparaît plus gravée sur des tables de pierre mais « au fond du coeur » (Jr 31,33) du Serviteur qui, parce qu'il « apporte fidèlement le droit » (Is 42,3) est devenu « l'alliance du peuple » (Is 42,6). Jésus accomplit la Loi jusqu'à prendre sur lui « la malédiction de la Loi » (Ga 3,13) encourue par ceux qui ne « pratiquent pas tous les préceptes de la Loi » (Ga 3,10) car « la mort du Christ a eu lieu pour racheter les transgressions de la première alliance » (He 9,15)...

Jésus « enseignait comme quelqu'un qui a autorité et non pas comme les scribes » (Mt 7,29). En lui, c'est la même Parole de Dieu qui avait retenti au Sinaï pour donner à Moise la Loi écrite et qui se fait entendre de nouveau sur la montagne des Béatitudes. Elle n'abolit pas la Loi mais l'accomplit en fournissant de manière divine son interprétation ultime : « Vous avez appris qu'il a été dit aux ancêtres,... moi je vous dis » (Mt 5,33-34). Avec cette même autorité divine, il désavoue certaines « traditions humaines » des Pharisiens qui « annulent la Parole de Dieu. » (Mc 7,8.13)




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Saint Joseph Calasanz

Posté le 26.08.2008 par auto23652
La dernière communion de Joseph Calasanz par Goya


Joseph Calasanz ou Calasanctius - 1556-1648 est le fondateur des Piaristes, Congrégation religieuse destinée à l'éducation.

Joseph Calasanz est né au château de Calasanz, près de Peralta de la Sal, en Aragon (Espagne). Ses parents, Don Pedro Calasanza et Donna Maria Gaston lui donnèrent une excellente éducation, à la maison d'abord, puis à l'école de Peralta. Il était le cadet des cinq enfants de la famille.

Après ses études classiques, il apprit la philosophie et la jurisprudence à Lerida et obtint le diplôme de docteur en Droit. Il compléta ensuite ses études théologiques à Valence et à Alcalá de Henares.

A la mort de sa mère et d'un de ses frères, son père, Don Pedro, souhaitait qu'il se marie et puisse perpétuer la lignée familiale. Mais une très grave maladie qui faillit l'emporter, en 1582 brisa ces projets et une fois guéri, Joseph Calasanz fut ordonné prêtre le 17 décembre 1583 par l'évêque d'Urgel, Hugo Ambrosio de Moncada.

Joseph commença son ministère dans le diocèse d'Albarracin où l'évêque dela Figuera lui confia la charge de théologien, de confesseur et de procurateur. Quand l'évêque fut transféré à Lerida, Joseph le suivit dans son nouveau diocèse.

En 1586, de la Figuera fut envoyé comme visiteur apostolique à l'abbaye de Montserrat et Joseph l'accompagna en tant que secrétaire. L'évêque mourut l'année suivante, et Joseph partit, bien qu'il lui ait été vivement demandé de rester. Après avoir fait un voyage rapide à Calasanz pour les obsèques de son père, il fut appelé par l'évêque d'Urgel pour être vicaire général du district de Tremp.

En 1592, Joseph s'embarqua pour Rome, où il trouva un protecteur en la personne du cardinal Marcoantonio Colonna, qui le choisit comme théologien personnel et éducateur de son neveu. Rome était le terrain idéal pour la mise en œuvre de la charité, tant l'instruction des enfants pauvres et errants était négligée. Beaucoup étaient orphelins et sans la moindre instruction. Joseph rejoignit une confraternité de doctrine chrétienne, et rassembla les enfants des rues pour les emmener à l'école. Les professeurs, déjà fort peu rémunérés, refusèrent d'accueillir ce surcroît de travail.

Antonio Brendani, pasteur de Santa Dorotea, lui offrit deux pièces et lui promit de l'aider pour l'enseignement de ces malheureux. Ultérieurement, deux autres prêtres lui offrirent de l'aide. C'est ainsi qu'en 1597, Joseph Calasanz put ouvrir la première école gratuite en Europe.

Le Pape Clément VIII offrit une subvention annuelle, et d'autres personnalités firent des dons, ce qui permit à Joseph, d'accueillir de nombreux enfants. En 1602, il loua une maison à San Andrea della Valle et y installa la communauté de l'Ordre des Ecoles Pies, ou Piaristes.

Il eut à lutter contre une forte opposition, envers lui et son institut, mais il surmonta ces difficultés. En 1612 son école fut transférée au Palais Torres, près de San Pantaleone, c'est là que Joseph termina sa vie au milieu des enfants perdus auxquels il avait dévoué toute sa vie.

Il mourut le 25 août 1648 à Rome.


Béatification - Canonisation

Il fut béatifié le 7 août 1748
Et canonisé par le Pape Clément XIII le 16 juillet 1767

La restauration de l'Espérance et de la Tradition

Posté le 26.08.2008 par auto23652
Jean-Paul II et maintenant Benoît XVI ont restauré espérance et tradition




Le 24 août 2008 - (E.S.M.) - Le rejet presque pathologique de Jean-Paul II et de son enseignement, notamment sur la nature de l'Église, par certains théologiens et autres communicateurs et éducateurs, est amorti par sa disparition et par la popularité de Benoît XVI, mais le combat n'est en aucun cas terminé. (...)
Mgr Basil Meeking, Evêque émérite de Christchurch (Nouvelle Zélande)

Jean-Paul II et maintenant Benoît XVI ont restauré espérance et tradition

Les raisons de la crise que traverse l'Église

Mgr Basil Meeking, Evêque émérite de Christchurch (Nouvelle Zélande) a abordé la question de l'obéissance au sein de l'Église et le problème du rôle néfaste joué par les "magistères parallèles" autoproclamés dans les diocèses dès les lendemains de Vatican II. Dans un entretien repris par la revue "Catholica" (n°100), le prélat relève avec pertinence que "la surdité de beaucoup de catholiques et d'autres chrétiens concernant l'interprétation de Vatican II par l'Église elle-même s'étale avec toute son inexplicable inintelligence". Il parle de "l'arrogance de certains théologiens, et d'autres qui s'imaginent théologiens, et qui ont constitué dans l'Église un magistère parallèle." Et Mgr Meeking d'expliquer que "le 'magistère parallèle' ne doit rien à Vatican II, mais a été aggravé par la dynamique de certaines procédures conciliaires. Les nombreux théologiens qui travaillèrent comme consultants des évêques en les aidant dans leurs interventions et en rédigeant des projets de documents acquirent un pouvoir considérable, et dans beaucoup de cas les médias leur donnèrent une importance mondiale. Ce fut manifestement une expérience qui leur monta à la tête, et ils fixèrent pour les théologiens du monde entier un but que visent encore aujourd'hui nombre d'entre eux. Cela a créé une confusion depuis quarante ans et a considérablement nuit à l'Église. Ces gens ont lu et répandu l'enseignement de Vatican II selon une 'herméneutique de la discontinuité' (selon l'expression employée par le pape Benoît XVI - n.d.l.r. -). Il semble qu'une conversion de l'esprit et du coeur soit requise d'urgence pour les débarrasser de ce manque de fidélité théologique et historique à 'la vérité qui nous libère, par le don de Jésus-Christ'.

L'Évêque poursuit: "Un tel magistère parallèle dressé contre le magistère divinement constitué du pape et des évêques est, en intention et en fait, un refus de l'autorité de l'Église. Cela dépasse de beaucoup les difficultés de foi personnelles qu'un croyant peut éprouver en toute honnêteté, et repose bien plutôt sur le libéralisme philosophique si répandu, qui considère comme plus importante la validité d'un jugement (sur la vérité) dans la mesure où il procède de l'individu appuyé sur ses propres forces. Il met la liberté de pensée au-dessus de l'autorité de la Tradition, la liberté de jugement devenant plus importante que la vérité. Les années 1960 ont connu un rejet planétaire de l'autorité de la Tradition qui a infiltré l'Église à un moment où la façon dont certaines réformes conciliaires appliquées localement et régionalement donnaient l'impression que l'Église ne voulait plus exercer une autorité qui obligerait en conscience. [Or] l'autorité de l'Église est enracinée dans la mission du Christ, comme autorité de représentation et de service (Cf. I Cor 4, 1 ss; 12, 7; Eph 4, 12 ss). Elle tire son caractère contraignant de son origine divine et de son but ultime: la gloire de Dieu et le salut des hommes. L'obéissance à l'Église est en fin de compte une exigence religieuse, et c'est une grande grâce pour ceux qui regardent sa nature sacramentelle avec les yeux de la foi (Auer, Ratzinger, The Church, p. 177). C'est une tragédie pour l'Église et pour la vie des catholiques, individuellement, que l'esprit du temps ait tellement pénétré l'Église que beaucoup de catholiques mettent en doute ou même rejettent l'autorité de l'Église et de son magistère.

Dans une perspective historique, on est conduit à conclure que la réticence de certains catholiques, ou même leur rejet de la doctrine sur la nature de l'Église dans la Tradition et Vatican II sont en fait la conséquence d'une résurgence du modernisme. Après sa première phase et une fois combattu par S. Pie X, le modernisme est entré dans la clandestinité, notamment dans les séminaires et universités. La plupart des catholiques le croyaient disparu jusqu'à ce qu'il réapparaisse grâce aux occasions offertes par Vatican II et sa mise en oeuvre. Il a alors affecté un éventail beaucoup plus large de gens dans l'Église, des théologiens et des enseignants, bien entendu, mais aussi plus largement des prêtres de paroisses et des paroissiens.

Cela a donné naissance à un climat dans lequel l'Église n'est plus, en pratique, comprise comme un mystère tel que l'a décrit la Constitution sur l'Église Lumen Gentium, mais bien plutôt comme une constitution humaine qui doit être modelée et remodelée par ceux qui la composent pour répondre aux nécessités du temps.

Peu de place reste à la Tradition, et les esprits tendent à se fermer à la Révélation, à la foi, au surnaturel et aux effets divinisants de la grâce sanctifiante. Heureusement le "système providentiel d'immunité" de l'Église a fonctionné pour garantir que le socle de la foi traditionnelle n'a pas disparu de l'ensemble du corps de l'Église. La résistance à cette nouvelle forme de modernisme s'est groupée autour du pape Jean-Paul II et maintenant autour de Benoît XVI qui ont restauré espérance et sens (encore qu'il persiste une hésitation assez répandue à désigner le mal). Et en même temps, le rejet presque pathologique de Jean-Paul II et de son enseignement, notamment sur la nature de l'Église, par certains théologiens et autres communicateurs et éducateurs, est amorti par sa disparition et par la popularité de Benoît XVI, mais le combat n'est en aucun cas terminé. (...)"

Denis CROUAN docteur en théologie, Pdt de Pro Liturgia

Sources : PRO LITURGIA - E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 24.08.2008 - T/Église

27 août Saint Joseph Calasanz

Posté le 26.08.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)

27 août
St Joseph Calasanz, confesseur

Saint du jour : St Joseph Calasanz, fondateur (+ 1648)

Livre de la Sagesse 10,10-14.

C'est elle qui conduisit par des voies droites le juste fuyant la colère de son frère, qui lui montra le royaume de Dieu, et lui donna la science des choses saintes; elle l'enrichit dans ses pénibles labeurs, et fit fructifier ses travaux.
Elle l'assista contre d'avares oppresseurs, et lui fit acquérir des richesses.
Elle garda contre ses ennemis, et le protégea contre ceux qui lui dressaient des embûches; elle lui donna la victoire dans un rude combat, pour lui apprendre que la piété est plus puissante que tout.
Elle n'abandonna pas le juste vendu, mais le préserva du péché;
elle descendit avec lui dans la fosse, et ne le quitta pas dans les chaînes, jusqu'à ce qu'elle lui eut procuré le sceptre royal, et la puissance sur ses oppresseurs; elle convainquit de mensonge ceux qui l'avaient accusé, et lui donna une gloire éternelle.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,1-5.

En ce moment-là, les disciples s'approchèrent de Jésus et dirent : " Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux? "
Alors ayant fait venir un enfant, il le plaça au milieu d'eux
et dit : " Je vous le dis, en vérité, si vous ne changez et ne devenez comme les enfants, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux.
Celui donc qui se fera humble comme ce petit enfant est le plus grand dans le royaume des cieux.
Et celui qui reçoit en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il reçoit.

Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon

Saint Irénée de Lyon (vers 130-vers 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, IV, 38, 1-2

« Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille »

Dieu n'aurait-il pas pu faire l'homme parfait dès le commencement ? Pour Dieu, qui est depuis toujours identique à lui-même et qui est incréé, tout est possible. Mais les êtres créés, parce que leur existence a commencé après la sienne, sont nécessairement inférieurs à celui qui les a faits... Créés, ils ne sont donc pas parfaits ; venant d'être mis au monde, ils sont de petits enfants, et comme de petits enfants, ils ne sont ni accoutumés ni exercés à la conduite parfaite... Dieu donc pouvait donner dès le commencement la perfection à l'homme ; mais l'homme était incapable de la recevoir, car il n'était qu'un petit enfant.

Et c'est pourquoi notre Seigneur, dans les derniers temps, lorsqu'il a récapitulé en lui toutes choses (Ep 1,10), est venu à nous, non pas selon sa puissance, mais tel que nous étions capables de le voir. Il aurait pu, en effet, venir à nous dans sa gloire inexprimable, mais nous n'étions pas encore capables de porter la grandeur de sa gloire... Le Verbe de Dieu, alors qu'il était parfait, s'est fait petit enfant avec l'homme, non pour lui-même, mais à cause de l'état d'enfance où était l'homme.



26 août Sainte Jeanne-Elisabeth

Posté le 25.08.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)

26 août
de la férie

Saint du jour : Ste Jeanne-Elisabeth

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 5,25-26.6,1-10.

Si nous vivons par l'esprit, marchons aussi par l'esprit.
Ne cherchons pas une vaine gloire en nous provoquant les uns les autres, en nous portant mutuellement envie.
Frères, lors même qu'un homme se serait laissé surprendre à quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur, prenant garde à vous-mêmes, de peur que vous ne tombiez aussi en tentation.
Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la parole du Christ;
car si quelqu'un croit être quelque chose, alors qu'il n'est rien, il s'abuse lui-même.
Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non en se comparant à autrui;
car chacun aura son propre fardeau à porter.
Que celui à qui on enseigne la parole fasse part de tous ses biens à celui qui l'enseigne.
Ne vous y trompez pas : on ne se rit pas de Dieu. Ce qu'on aura semé, on le moissonnera.
Celui qui sème dans sa chair moissonnera, de la chair, la corruption; celui qui sème dans l'esprit moissonnera, de l'esprit, la vie éternelle.
Ne nous lassons point de faire le bien; car nous moissonnerons en son temps, si nous ne nous relâchons pas.
Ainsi donc, pendant que nous en avons le temps, faisons le bien envers tous, et surtout envers les frères dans la foi.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7,11-16.

Or il se rendit ensuite à une ville nommée Naïn; ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec lui.
Comme il approchait de la porte de la ville, voilà qu'on emportait un mort, fils unique de sa mère, laquelle était veuve, et une foule considérable (de gens) de la ville étaient avec elle.
Le Seigneur l'ayant vue, fut touché de compassion pour elle, et il lui dit : " Ne pleurez pas. "
Et s'approchant, il toucha le cercueil, et les porteurs s'arrêtèrent; et il dit : " Jeune homme, je te le dis, lève-toi ! "
Et le mort se dressa sur son séant et se mit à parler; et il le rendit à sa mère.
Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : " Un grand prophète s'est levé parmi nous, " et : " Dieu a visité son peuple. "

Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon

Saint Ambroise (v.340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Sur l'évangile de St Luc, V, 89 (trad. cf SC 45, p. 214)

Les pleurs d'une mère

La divine miséricorde se laisse vite fléchir par les gémissements de cette mère. Elle est veuve ; les souffrances ou la mort de son fils unique l'ont brisée... Il me semble que cette veuve, entourée de la foule du peuple, est plus qu'une simple femme méritant par ses larmes la résurrection d'un fils, jeune et unique. Elle est l'image même de la Sainte Eglise qui, par ses larmes, au milieu du cortège funèbre et jusque dans le tombeau, obtient de rappeler à la vie le jeune peuple du monde...

Car à la parole de Dieu les morts ressuscitent, ils retrouvent la voix et la mère recouvre son fils ; il est rappelé de la tombe, il est arraché au sépulcre. Quelle est cette tombe pour vous, sinon votre mauvaise conduite ? Votre tombeau c'est le manque de foi... De ce sépulcre, le Christ vous libère ; vous sortirez du tombeau si vous écoutez la parole de Dieu. Et si votre péché est trop grave pour que puissent le laver les larmes de votre pénitence, qu'interviennent pour vous les pleurs de votre mère l'Eglise... Elle intercède pour chacun de ses enfants, comme pour autant de fils uniques. En effet, elle est pleine de compassion et éprouve une douleur spirituelle toute maternelle lorsqu'elle voit ses enfants entraînés à la mort par le péché.

25 août Saint Louis, roi de France

Posté le 25.08.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)

25 août
St Louis Roi de France, confesseur

Saint du jour : St Louis IX roi de France, confesseur (+ 1270)

Livre de la Sagesse 10,10-14.

C'est elle qui conduisit par des voies droites le juste fuyant la colère de son frère, qui lui montra le royaume de Dieu, et lui donna la science des choses saintes; elle l'enrichit dans ses pénibles labeurs, et fit fructifier ses travaux.
Elle l'assista contre d'avares oppresseurs, et lui fit acquérir des richesses.
Elle garda contre ses ennemis, et le protégea contre ceux qui lui dressaient des embûches; elle lui donna la victoire dans un rude combat, pour lui apprendre que la piété est plus puissante que tout.
Elle n'abandonna pas le juste vendu, mais le préserva du péché;
elle descendit avec lui dans la fosse, et ne le quitta pas dans les chaînes, jusqu'à ce qu'elle lui eut procuré le sceptre royal, et la puissance sur ses oppresseurs; elle convainquit de mensonge ceux qui l'avaient accusé, et lui donna une gloire éternelle.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,12-26.

Il dit donc : " Un homme de haute naissance s'en alla dans un pays lointain pour recevoir la dignité royale et revenir ensuite.
Ayant appelé dix de ses serviteurs, il leur donna dix mines et leur dit : " Faites-les valoir jusqu'à ce que je revienne. "
Or ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une députation derrière lui pour dire : " Nous ne voulons pas de celui-là pour notre roi. "
Quand il fut de retour, après avoir reçu la dignité royale, il se fit appeler ces serviteurs auxquels il avait donné l'argent, pour savoir quel profit chacun en avait tiré.
Le premier se présenta et dit : " Seigneur, votre mine a rapporté dix mines. "
Il lui dit : " Très bien, bon serviteur; puisque tu as été fidèle en chose infime, tu auras le gouvernement de dix villes. "
Le second vint et dit : " Votre mine, Seigneur, a produit cinq mines. "
A lui aussi il dit : " Et toi, deviens gouverneur de cinq villes. "
Et un autre vint et dit : " Seigneur, voici votre mine que j'ai tenue serrée dans un linge.
Car j'avais peur de vous, parce que vous êtes un homme dur : vous retirez ce que vous n'avez pas mis en dépôt, et vous moissonnez ce que vous n'avez pas semé. "
Il lui dit : " Je te juge sur ce qui vient de ta bouche, mauvais serviteur ! Tu savais que je suis un homme dur, retirant ce que je n'ai pas mis en dépôt et moissonnant ce que je n'ai pas semé;
alors pourquoi n'as-tu pas mis mon argent à la banque? Et à mon retour, je l'aurais recouvré avec un intérêt. "
Et il dit à ceux qui étaient là : " Otez-lui la mine et donnez-la à celui qui a dix mines. "
Ils lui dirent : " Seigneur, il a (déjà) dix mines ! "
(Il répliqua) : " Je vous le dis : A celui qui a on donnera; mais à celui qui n'a pas, on ôtera même ce qu'il a.

Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon

Saint José Maria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur
Homélie in Amigos de Dios (trad. Amis de Dieu, Le Laurier 2000, p. 74)

« Faites-le fructifier »

« Seigneur, voici ta pièce d'or, je l'avais mise de côté dans un linge. » À quoi cet homme s'occupera-t-il ensuite puisqu'il a abandonné son instrument de travail ? En irresponsable, il a opté pour la solution commode de ne rendre que ce qu'il a reçu. Il se consacrera à tuer le temps : les minutes, les heures, les jours, les mois, les années, la vie ! Les autres se donnent beaucoup de mal, négocient, se préoccupent noblement de rendre à leur maître davantage que ce qu'ils ont reçu, le fruit légitime, parce que la recommandation a été très concrète : « Faites-les fructifier jusqu'à ce que je vienne » ; chargez-vous de ce travail pour obtenir un profit jusqu'à ce que votre maître revienne. Lui, en revanche, il n'en fait rien ; cet homme gâche son existence.

Comme il est dommage de ne vivre que pour tuer son temps, ce trésor de Dieu ! Rien ne saurait excuser un tel comportement. Saint Jean Chrysostome écrit : « Que personne ne dise : je ne dispose que d'un talent, je ne peux rien obtenir. Avec un seul talent tu peux aussi agir de façon méritoire ». Triste chose que de ne pas tirer parti, un véritable rendement, de toutes les capacités, petites ou grandes, que Dieu accorde à l'homme pour qu'il se consacre à servir les âmes et la société ! Lorsque, par égoïsme, le chrétien se retranche, qu'il se cache, qu'il se désintéresse, en un mot lorsqu'il tue son temps, il risque fort de tuer son ciel. Celui qui aime Dieu ne se borne pas seulement à mettre tout ce qu'il possède, tout ce qu'il est, au service du Christ : il se donne lui-même.



XVI dimanche après la Pentecôte

Posté le 25.08.2008 par auto23652
XVI dimanche aprés la Pentecôte

http://www.unavoce.fr/content/view/1040/26/

Les chants du propre de la messe du seizième dimanche après la Pentecôte sont tous tirés des psaumes, et, à l'inverse de dimanche dernier, mais comme tous les précédents, seul le texte de l'Alleluia sera le premier verset d'un psaume...


Le texte de l'Introït est la suite de celui de dimanche dernier, au début du psaume 85, et la première phrase de celui d'aujourd'hui reprend même la dernière phrase du précédent. On se souvient que cette dernière phrase de l'Introït du quinzième dimanche était un véritable cri suppliant lancé du fond de notre misère. Ici c'est tout différent, car cette phrase suppliante est suivie de paroles d'espoir
et de confiance dans la miséricorde divine.


Miserere mihi Domine, quoniam ad te clamavi tota die : qui a tu Domine suavis ac mitis es, et copiosus in misericordia omnibus invocantibus te.


Ayez pitié de moi Seigneur car je crie vers vous tout le jour ; car vous êtes Seigneur plein de douceur et de mansuétude et riche en miséricorde pour tous ceux qui vous invoquent.


On comprend donc que la première phrase exprime sa supplication d'une manière calme et pleine d'une ferme assurance. La deuxième phrase qui est la plus importante est beaucoup plus longue. Elle s'élève progressivement dans les hauteurs en un magnifique élan d'amour et de confiance avant de redescendre tranquillement pour une cadence paisible.
On retrouve comme verset le début du psaume qui était en partie le début de l'Introït de dimanche dernier :


Inclina Domine aurem tuam et exaudi me : quoniam inops et pauper sum ego.


Tendez l'oreille Seigneur et écoutez-moi, car je suis pauvre et malheureux.



Graduel : Timebunt gentes


Le Graduel du seizième dimanche après la Pentecôte est le même que celui du troisième dimanche après l'Epiphanie. Le texte est tiré du psaume 101, qui est dans son ensemble une grande supplication douloureuse du peuple d'Israël en butte aux persécutions de ses ennemis, emmené en captivité loin de la ville sainte et du temple détruit. Mais il contient aussi une partie pleine d'espérance prophétisant la victoire du Seigneur sur ses ennemis, le retour à Jérusalem et la reconstruction du temple. Ce psaume est messianique, et en particulier les versets qui sont utilisés aujourd'hui annoncent la conversion des peuples païens.


Timebunt gentes nomen tuum, Domine, et omnes reges terræ gloriam tuam. Quoniam ædificavit Dominus Sion, et videbitur in majestate sua.


Les nations révéreront votre nom, Seigneur, et tous les rois de la terre votre gloire. Car le Seigneur rebâtit Sion et il y paraîtra dans sa majesté.


Au temps de l'Epiphanie ce chant célébrait l'apparition du Christ sur la terre, annonçant son règne sur toutes les nations dont les rois venaient l'adorer. En ce temps après la Pentecôte dont le cours s'avance, et dont on commence à entrevoir la fin, on peut y voir une première annonce du retour glorieux du Seigneur sur les nuées du ciel à la fin des temps, le jugement des nations et le triomphe de l'Eglise figurée par Sion.
La mélodie reprend encore une fois des formules connues mais qui s'adaptent tout à fait bien au texte, dans une ambiance de joie et de certitude très affirmée.



Alleluia : Cantate Domino


Le texte de l'Alleluia du seizième dimanche après la Pentecôte est à nouveau le premier verset d'un psaume, comme c'était le cas pour tous les dimanches depuis le cinquième à l'exception de dimanche dernier. Il s'agit encore d'un psaume d'action de grâces et de louange au Seigneur pour tous ses bienfaits, le psaume 97, qui est très utilisé aux temps de Noël et de Pâques.


Cantate Domino canticum novum : quia mirabilia fecit Dominus.


Chantez au Seigneur un cantique nouveau, car le Seigneur a fait des merveilles.


La mélodie est très différente de celle des Alléluias des dimanches précédents, qui avaient une certaine parenté entre eux. Elle est beaucoup plus régulière, déroulant de belles courbes souples et très liées, animée d'un bout à l'autre par un grand élan de ferveur et d'enthousiasme.



Offertoire : Domine in auxilium


Le chant de l'Offertoire du seizième dimanche après la Pentecôte est, comme l'Introït, tiré du même psaume que celui du quinzième dimanche. Il s'agit du psaume 39 dont le début exprimait dans l'Offertoire précédent notre reconnaissance pour les bienfaits reçus. Cette reconnaissance se traduit dans la suite du psaume par une offrande de nous-mêmes pour accomplir toujours la volonté divine, puis par une prière suppliante pour que le Seigneur nous aide. C'est dans cette dernière partie qu'est pris le texte de ce dimanche.


Domine, in auxilium meum respice : confundantur et revereantur, qui quærunt animam meam, ut auferant eam : Domine, in auxilium meum respice.

Seigneur jetez les yeux sur moi pour me secourir. Qu'ils soient confondus et couverts de honte ceux qui cherchent mon âme pour la perdre.


Ce texte se retrouve tel quel ou à peu près dans d'autres psaumes. Il est en particulier très voisin du psaume 69 Deus in adjutorium meum intende par lequel l'Eglise débute toutes les heures de l'office divin. Comme à l'Introït de ce dimanche, s'il s'agit encore d'une prière suppliante, le contexte du psaume la place dans un climat plein de confiance. Et c'est bien ce qu'exprime la mélodie très simple, calme et paisible, presque horizontale et en même temps très expressive avec des accents bien soulignés. On remarquera que la première phrase est reprise à la fin comme un refrain, particularité que l'on retrouvera à l'Offertoire du vingt-troisième dimanche.


Communion : Domine memorabor


L'antienne de Communion du seizième dimanche après la Pentecôte n'est pas tirée de l'Evangile, comme celles des deux dimanches précédents, mais à nouveau d'un psaume comme tous les autres chants de la messe. Il s'agit du psaume 70 qui est encore une prière suppliante mais pleine de confiance et d'abandon à la divine providence, composée par David à la fin de sa vie. Il y reprend des passages entiers d'autres psaumes ; en particulier tout le début est le même que celui du psaume 30 que nous avons déjà souvent rencontré, celui de l'In manus tuas. On y retrouve aussi des passages semblables à ceux du psaume 39 qui figurait à l'Offertoire ; ils précèdent de peu le texte de cette Communion.


Domine, memorabor justitiæ tuæ solius : Deus, docuisti me a juventute mea, et usque in senectam et senium, Deus, ne derelinquas me.

Seigneur je me rappellerai que vous seul êtes juste. Mon Dieu, vous m'avez guidé depuis ma jeunesse ; jusqu'à la vieillesse et aux cheveux blancs, Seigneur, ne m'abandonnez pas.


C'est toute notre vie que nous remettons avec confiance entre les mains de Dieu, qui nous a guidés jusqu'à maintenant, et continuera à le faire si nous sommes fidèles. Cette confiance s'exprime par une mélodie paisible qui se tient d'abord modestement dans le grave puis s'élève joyeusement au souvenir de la jeunesse, revient au grave pour évoquer la vieillesse, et s'achève par une prière instante mais pleine d'assurance.

24 août Saint Barthélémy ( Nathanaël )

Posté le 25.08.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)

24 août

Saint du jour : St Barthélemy (Nathanaël), apôtre et martyr (1er s.)


Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 5,25-26.6,1-10.

Si nous vivons par l'esprit, marchons aussi par l'esprit.
Ne cherchons pas une vaine gloire en nous provoquant les uns les autres, en nous portant mutuellement envie.
Frères, lors même qu'un homme se serait laissé surprendre à quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur, prenant garde à vous-mêmes, de peur que vous ne tombiez aussi en tentation.
Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la parole du Christ;
car si quelqu'un croit être quelque chose, alors qu'il n'est rien, il s'abuse lui-même.
Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non en se comparant à autrui;
car chacun aura son propre fardeau à porter.
Que celui à qui on enseigne la parole fasse part de tous ses biens à celui qui l'enseigne.
Ne vous y trompez pas : on ne se rit pas de Dieu. Ce qu'on aura semé, on le moissonnera.
Celui qui sème dans sa chair moissonnera, de la chair, la corruption; celui qui sème dans l'esprit moissonnera, de l'esprit, la vie éternelle.
Ne nous lassons point de faire le bien; car nous moissonnerons en son temps, si nous ne nous relâchons pas.
Ainsi donc, pendant que nous en avons le temps, faisons le bien envers tous, et surtout envers les frères dans la foi.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7,11-16.

Or il se rendit ensuite à une ville nommée Naïn; ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec lui.
Comme il approchait de la porte de la ville, voilà qu'on emportait un mort, fils unique de sa mère, laquelle était veuve, et une foule considérable (de gens) de la ville étaient avec elle.
Le Seigneur l'ayant vue, fut touché de compassion pour elle, et il lui dit : " Ne pleurez pas. "
Et s'approchant, il toucha le cercueil, et les porteurs s'arrêtèrent; et il dit : " Jeune homme, je te le dis, lève-toi ! "
Et le mort se dressa sur son séant et se mit à parler; et il le rendit à sa mère.
Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : " Un grand prophète s'est levé parmi nous, " et : " Dieu a visité son peuple. "

Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon

Saint Ambroise (v.340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Traité sur l'Evangile de saint Luc, 5, 89, 91-92 (Véricel, L'Evangile commenté, p. 132)

« Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi »

Même si les symptômes de la mort ont enlevé tout espoir de vie, même si les corps des défunts gisent près du tombeau, cependant, à la voix de Dieu, les cadavres déjà prêts à se décomposer se relèvent, retrouvent la parole ; le fils est rendu à sa mère, il est rappelé du tombeau, il en est arraché. Quel est ce tombeau, le tien? Tes mauvaises habitudes, ton manque de foi. C'est de ce tombeau que le Christ te délivre, de ce tombeau que tu ressusciteras, si tu écoutes la Parole de Dieu. Même si ton péché est si grave que tu ne peux le laver toi-même par les larmes de ton repentir, l'Église, ta mère, pleurera pour toi, elle qui intervient pour chacun de ses fils comme une mère veuve pour son fils unique. Car elle compatit par une sorte de souffrance spirituelle qui lui est naturelle, lorsqu'elle voit que ses enfants sont entraînés vers la mort par des vices funestes...

Qu'elle pleure donc, cette pieuse mère; que la foule l'accompagne ; que non seulement une foule, mais une foule considérable compatisse à cette tendre mère. Alors tu ressusciteras dans ton tombeau, tu en seras délivré ; les porteurs s'arrêteront, tu te mettras à dire des paroles de vivant, tous seront stupéfaits. L'exemple d'un seul en corrigera beaucoup et ils loueront Dieu de nous avoir accordé de tels remèdes pour éviter la mort.







23 août Saint Philippe

Posté le 25.08.2008 par auto23652
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)

23 août
St Philippe Béniti, confesseur

Saint du jour : St Philippe Beniti, o.s.m. (+ 1285)

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,9-14.

Car il semble que Dieu nous ait fait paraître, nous les Apôtres, comme les derniers des hommes, comme des condamnés à mort, puisque nous avons été en spectacle au monde, aux anges et aux hommes.
Nous, nous sommes insensés à cause du Christ, et vous, vous êtes sages en Jésus-Christ; nous, nous sommes faibles, et vous, vous êtes forts; vous, vous êtes en honneur, et nous dans le mépris !
A cette heure encore, nous souffrons la faim, la soif, la nudité; nous sommes meurtris de coups, nous n'avons ni feu ni lieu,
et nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains; maudits, nous bénissons; persécutés, nous le supportons;
calomniés, nous supplions; nous sommes jusqu'à présent comme des balayures du monde, le rebut des hommes.
Ce n'est pas pour vous faire honte que j'écris ces choses; mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,32-34

Ne crains point, petit troupeau, car il a plu à votre Père de vous donner le royaume.
Vendez ce que vous avez, et donnez-le en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s'usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, où le voleur n'approche pas et la teigne ne détruit point.
Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.

Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon


Saint Bède le Vénérable (v.673 - 735), moine, docteur de l'Église

Un trésor inépuisable dans les cieux

Notre-Seigneur appelle encore petit le troupeau des élus, il veut leur dire : ne craignez pas qu'en combattant pour le royaume de Dieu, vous manquiez jamais du nécessaire ; loin de là, vendez même ce que vous avez, conseil qui est noblement pratiqué par celui qui, non content d'avoir fait pour Dieu le sacrifice de tous ses biens, travaille ensuite de ses mains pour suffire à ses besoins et pouvoir encore donner l'aumône.

En faisant des aumônes dont la récompense durera éternellement, il ne faut pas croire cependant qu'il soit défendu ici aux chrétiens de rien avoir en réserve, soit pour leur usage, soit pour celui des pauvres, puisque le Seigneur lui-même, qui était servi par les anges (Mt 4), avait cependant une bourse (Jn 12), pour conserver les offrandes des âmes fidèles. Notre-Seigneur veut simplement dire qu'on ne doit ni servir Dieu en vue de ces biens, ni abandonner la pratique de la justice dans la crainte de les perdre.

Il faut donc entendre simplement ce passage, dans ce sens que l'argent mis en réserve se perd, tandis que s'il est donné au prochain, il produit des fruits éternels pour le ciel ; ou encore, que le trésor des bonnes oeuvres, s'il est amassé en vue d'un avantage terrestre, se corrompt facilement et se perd, tandis que s'il est acquis en vue du ciel, il ne peut être atteint ni extérieurement par la vaine estime des hommes (semblable au voleur qui ravit au dehors), ni intérieurement par la vaine gloire (qui, comme le ver, ronge et déchire au dedans.)

Cette vérité ne s'applique pas seulement aux richesses, mais à toutes les passions.


Saint Romanos le Melode

Posté le 21.08.2008 par auto23652

Saint Romanos le Mélode

Le plus célèbre des anciens poètes byzantins, il naquit à Émèse (Homs) en Syrie. Après avoir été diacre de la cathédrale de la Résurrection de Béryte (Beyrouth, il fut transféré à Constantinople où il entra au service de l'église de la Théotokos dans le quartier de Cyr. Là il inaugura son activité poétique par ordre de la Mère de Dieu qui lui aurait apparu et lui aurait inspiré ce premier hymne de la Nativité, la plus célèbre de ses ouvres. Il y sou- ligne la réalité et l'union des deux natures du Christ dans une période déchirée par le schisme du monophysisme.

Prooïmion

Aujourd'hui la Vierge met au monde l'être suprasubstantiel, et la terre offre une grotte à l'Inaccessible. Les anges avec les bergers chantent sa gloire, les mages avec l'étoile vont leur chemin : car c'est pour nous qu'est né, petit enfant, le Dieu d'avant les siècles.

1. Bethléeem a rouvert l'Eden, allons voir. Nous avons trouvé les délices en un lieu caché, allons reprendre dans la grotte les biens du Paradis. Là est apparue la racine qu'on n'a pas arrosée, d'où a fleuri le pardon. Là s'est retrouvé le puits qu'on n'a pas creusé, où David jadis eut envie de boire. Là une vierge, par son enfantement, a étanché aussitôt la soif d'Adam et la soif de David. Hâtons-nous donc vers ce lieu où est né, petit enfant, le Dieu d'avant les siècles.

2. Le père de la mère est, de son propre gré, devenu son fils; le sauveur des nouveau-nés est un nouveau-né lui-même, couché dans une crèche. Sa mère le contemple et lui dit : Dis-moi, mon enfant, comment as-tu été semé, as-tu été formé en moi? Je te vois, ô ma chair, avec stupeur, car mon sein est plein de lait et je n'ai pas eu d'époux; je te vois dans les langes, et voici que le sceau de ma virginité est toujours intact : car c'est toi qui l'as gardé quand tu as daigné venir au monde, mon petit enfant, Dieu d'avant les siècles.

3 O roi très haut, qu'y a-t-il de commun entre toi et la race miséreuse? Créateur du ciel, pourquoi venir chez les êtres de la terre? Es-tu épris d'une grotte, amoureux d'une crèche? Vois, pour ta servante il n'y a pas de place à l'auberge; que dis-je? Pas de place? Pas même une grotte, car celle-ci est à d'autres. Lorsque Sarah mit au monde un enfant, elle reçut de vastes terres en partage, moi je n'ai pas même une tanière : on m'a prêté cette caverne où tu as voulu habiter, ô mon petit enfant, Dieu d'avant les siècles.

4. En disant tout bas ces mots, en priant celui qui connaît l'invisible, elle entend les mages qui demandent l'enfant. Aussitôt la Vierge s'écria : Qui êtes-vous? Qui es-tu toi-même, lui répondirent-ils, toi qui as mis un tel enfant au monde? Qui est ton père, qui est ta mère, à toi la mère et la nourrice d'un enfant qui n'a pas de père? Quand nous avons vu son étoile, nous avons compris qu'un petit enfant était apparu, Dieu d'avant les siècles.

5. Exact est le sens que Balaam nous a proposé de ses prophéties, en disant qu'un astre se lèverait qui éteindrait tous les oracles et les augures; un astre qui résoudrait les paraboles des sages et leurs sentences et leurs énigmes; un astre bien plus éclatant que cet astre visible à nos yeux, car il est le créateur de tous les astres, lui dont il est écrit : 'Du milieu de Jacob se lèvera un petit enfant, Dieu d'avant les siècles.'

6. Quand Marie entendit ces étonnantes paroles, elle se prosterna pour adorer le fils de ses entrailles et dit en pleurant : Grandes, ô mon enfant, grandes sont toutes les choses que tu as faites avec ma misère : voici que les mages te demandent là dehors, les princes de l'Orient cherchent ton visage, et les riches de ton peuple supplient pour te voir : car ils sont bien ton peuple, ces hommes à qui tu t'es fait connaître, ô mon petit enfant , Dieu d'avant les siècles. [.]

16.-Ainsi, dit Marie aux mages fidèles, vous avez parcouru Jérusalem tout entière, cette ville qui tue les prophètes? Et comment l'avez-vous traversée sans dommage, elle dont l'oil est mauvais pour tous? Comment avez-vous échappé à Hérode, qui respire le meurtre et non la justice? Ils lui répondirent : Vierge, nous ne lui avons pas échappé, nous l'avons berné; nous abordions tout le monde, demandant où était né le petit enfant, Dieu d'avant les siècles. [.]

20. Voilà ce que disaient les mages véridiques. Et la Vierge sainte scellait tout en son cour, et le nouveau-né confirmait les paroles de l'une et des autres, en gardant sans tache le sein de sa mère après sa conception, en épargnant toute lassitude, après leur route, à l'âme des mages comme à leurs pieds. Car aucun d'eux ne subit de fatigue, de même qu'Habacuc, lorsqu'il vint auprès de Daniel. Celui qui se manifesta aux prophètes se manifesta aussi aux mages : c'est le petit enfant, Dieu d'avant les siècles.

21. Après tous ces récits, les mages, leurs présents dans les mains, se prosternèrent devant le présent des présents, devant le parfum des parfums. Ils offrirent au Christ l'or et la myrrhe, et puis l'encens, en s'écriant : Reçois ce triple don, comme tu reçois des Séraphins l'hymne qui te proclame trois fois saint; ne le rejette pas comme celui de Caïn, reçois-le plutôt dans ton sein comme l'offrande d'Abel, au nom de celle qui t'as mis au monde, de celle par qui tu nous es né, petit enfant, Dieu d'avant les siècles.

22. La mère sans tache, voyant les mages apporter dans les mains ces présents nouveaux et splendides, et tomber à genoux, voyant l'étoile qui le désignait et les bergers qui chantaient, priait ainsi le Créateur et le Seigneur de tous ces êtres : Reçois, mon enfant, cette trinité de présents, et accorde trois demandes à celle qui t'a mis au monde : je te prie pour les airs, pour les fruits de la terre et pour tous ceux qui l'habitent. Réconcilie le monde entier, puisque tu es né par moi, ô mon petit enfant, Dieu d'avant les siècles.

23. Je ne suis pas simplement ta mère, sauveur miséricordieux; ce n'est pas en vain que j'allaite le dispensateur du lait, mais je te prie pour tous les hommes. Tu as fait de moi la voix et l'honneur de toute ma race; la terre que tu as faite a en moi une sûre protection, un rempart et un appui. Vers moi tournent le regard ceux que tu chassas du paradis de délices, car je les y ramène; que l'univers prenne conscience que tu es né de moi, mon petit enfant, Dieu d'avant les siècles.

24. Sauveur, sauve le monde: c'est pour cela que tu es venu. Restaure toute ton ouvre : c'est pour cela que tu as brillé devant moi, devant les mages et devant toute la création. Vois : les mages, à qui tu as manifesté la lumière de ton visage, sont à tes pieds et t'apportent des présents utiles, beaux et très recherchés; car j'en ai bien besoin, puisque je vais partir pour l'Égypte, et fuir avec toi et pour toi, ô mon fils, mon guide, toi qui m'as créée, toi qui me fais riche, mon petit enfant, Dieu d'avant les siècles.

Saint Romanos le Mélode (fin du Ve-?555-565)
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