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Docteurs et Saints de l'Eglise

Saint Paul de la Croix

Publié le 19/10/2009 à 01:14 par auto23652
Saint Paul de la Croix
SAINT PAUL de la CROIX
fondateur des Passionnistes
(1694-1775)

L'on dit que la nuit où Paul vint au monde, à Ovada, en Ligurie, une splendeur merveilleuse éclaira la chambre de sa mère.

A vingt-deux ans, il se mit à exercer, parmi les jeunes gens, une sorte d'apostolat; ils se moquèrent d'abord de ses discours, puis réformèrent leurs moeurs, et dix d'entre eux embrassèrent plus tard la vie monastique. Ses parents voulurent le marier: il ne leva même pas les yeux sur la jeune fille qu'on lui offrait. A la mort d'un oncle il refusa son héritage, renonçant à tout pour marcher dans la voie de la pénitence chrétienne.

Il comprit qu'il était destiné à établir la congrégation des passionnistes. Aussitôt il se fit raser les cheveux, s'agenouilla devant son père et sa mère pour recevoir leur bénédiction, vêtit une grossière tunique de drap noir et alla rédiger, dans le silence de la solitude, la règle de son institut.

L'évêque d'Alexandrie lui confia quelque temps l'office de prédication et lui permit bientôt de partir pour Rome. En route, la tempête le jeta au mont Argentaro. Ce lieu désert lui sembla convenir à sa future communauté.

Benoît XIII lui conféra le sacerdoce et lui permit de s'adjoindre des compagnons de prière et d'étude. Dès lors, il jeta les fondements de son association religieuse. Elle eut, comme la plupart des grandes oeuvres, un début difficile; mais les bénédictions du ciel ne lui manquèrent pas.

En 1737 l'église et le couvent d'Argentaro furent solennellement bénits. Trois ans après, Benoît XIV fit examiner les règles des passionnistes, et les approuva par une bulle en 1746. Elles ajoutaient aux trois voeux ordinaires celui de prêcher avec amour la passion du Sauveur. Paul et ses compagnons l'accomplirent avec tant de zèle qu'ils ramenèrent dans la Foi un nombre incalculable de personnes. Paul surtout parlait des tourments du Sauveur avec une telle véhémence, que son auditoire et lui se trouvaient tout en larmes, et que les coeurs les plus durs se laissaient entraîner à la pénitence.

Les témoins ont assuré que la flamme entretenue dans la poitrine de cet homme allait parfois jusqu'à brûler le vêtement qui touchait son coeur; et lorsqu'il montait au saint autel, des transports extatiques l'élevaient parfois mêmede terre, et tout son extérieur participait au resplendissement de son âme.



Par l'Abbé Pradier, La Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Lille, 1889



Saint Pierre d'Alcantara

Publié le 19/10/2009 à 01:04 par auto23652
Saint Pierre d'Alcantara
SAINT PIERRE D'ALCANTARA
de l'Ordre de Saint-François
(1496-1562)

Ce Saint, issu d'une famille illustre, fut un prodige d'austérités. Entré dans l'Ordre de Saint-François, après de brillantes études où avait éclaté surtout son amour pour les Livres Saints, il montra, pendant son noviciat, une modestie surprenante; il ne connaissait ses frères qu'à la voix, il ne savait point la forme de la voûte de l'église; il passa quatre ans au couvent sans apercevoir un arbre qui étendait ses branches et donnait son ombre près de la porte d'entrée. Sa vertu extraordinaire l'éleva aux charges de l'Ordre dès ses premières années de vie religieuse; mais l'humble supérieur se faisait, à toute occasion, le serviteur de ses frères et le dernier de tous.

Dans un pays de montagnes, couvert de neige, en plein hiver, il avait trouvé un singulier secret contre le froid: il ôtait son manteau, ouvrait la porte et la fenêtre de sa cellule; puis, après un certain temps, reprenait son manteau et refermait porte et fenêtre. Sa prédication produisit les plus merveilleux effets; sa vue seule faisait couler les larmes et convertissait les pécheurs: c'était, selon la parole de sainte Thérèse, la mortification personnifiée qui prêchait par sa bouche.

Dieu lui inspira de travailler à la réforme de son Ordre, et il y établit une branche nouvelle qui se fit remarquer par sa ferveur. Dans ses voyages, Pierre ne marchait que pieds nus et la tête découverte: la tête découverte, pour vénérer la présence de Dieu; pieds nus, afin de ne jamais manquer l'occasion de se mortifier. S'il lui arrivait de se blesser un pied, il ne prenait qu'une sandale, ne voulant pas qu'un pied fût à son aise quand l'autre était incommodé.

Pierre d'Alcantara fut un des conseillers de sainte Thérèse d'Avila, qui l'avait en grande considération. Sa mortification s'accroissait chaque jour au point qu'il ne se servait plus de ses sens et de ses facultés que pour se faire souffrir; il ne mangeait qu'une fois tous les trois jours, se contentant de mauvais pain et d'eau; parfois il demeurait huit jours sans manger. Il passa quarante ans sans donner au sommeil chaque nuit plus d'une heure et demie, encore prenait-il ce sommeil assis dans une position incommode; il avoua que cette mortification avait été plus terrible pour lui que les cilices de métal, les disciplines et les chaînes de fer.

La seule pensée du Saint-Sacrement et des mystères d'amour du Sauveur le faisait entrer en extase. Saint Pierre d'Alcantara fit de nombreux miracles. Apparaissant à sainte Thérèse après sa mort, il lui dit: "O bienheureuse pénitence, qui m'a valu tant de gloire!"



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


19 octobre Saint pierre d'Alcantara
http://auto23652.centerblog.net/6583022-Evangile-du-19-octobre-Saint-Pierre-Alcantara

Sainte Rose de Viterbe

Publié le 04/09/2009 à 00:09 par auto23652
Sainte Rose de Viterbe
Sainte Rose de Viterbe


Née en 1240, dans une famille très pauvre, à l'époque ou Frédéric II était en conflit avec l'Église et voulait s'emparer des États pontificaux.

Très pieuse depuis sa petite enfance, elle allait tous les jours à l'église, et distribuait son pain aux mendiants. Sa légende raconte qu'elle ressuscita sa tante, qu'on emmenait au cimetière.

Soucieuse de vivre une vie de pauvreté et d'identification au Christ, elle entra dans le Tiers-Ordre de Saint François, afin de réaliser son idéal religieux.

Obéissant à sa vocation qui lui disait d'exhorter les foules à la pénitence et à la soumission au Pape, elle commença a parcourir les rues de Viterbe, en habit de pénitente, pieds nus, un crucifix à la main. Des miracles étaient observés sur son passage.


Toutefois, le gouverneur impérial de Viterbe, irrité par l'influence de Rose, la fit comparaître à son tribunal. Elle lui répondit : « Je parle sur l'ordre d'un Maître plus puissant que vous, je mourrai plutôt que de Lui désobéir». Elle finit par être chassée de Viterbe avec toute sa famille et partit à Soriano nel Cimino.

Sainte Rose, peu de temps après, annonça la mort de Frédéric II qui, effectivement, succcomba. Les habitants de Viterbe rappelèrent Rose, et la reçurent triomphalement. Le Pape Innocent IV put, peu après, regagner Rome.

Ne pouvant pas entrer au couvent de Ste Marie des Roses, parce qu'elle était trop pauvre, elle vécut dans la maison de ses parents, se vouant à la contemplation et à la pénitence. Plusieurs autres jeunes filles la rejoignirent.

Elle mourut le 6 mars 1258. Au moment de rendre l'âme, elle dit à ses parents : « Je meurs avec joie, puisque je vais être unie à mon Dieu. Il ne faut pas avoir peur de la mort, elle n'est pas effrayante, mais douce et précieuse ». Son corps, six mois après son décès, fut transporté au monastère de Viterbe, sur l'ordre du Pape Alexandre IV. Sa dépouille était en parfait état de conservation. De nombreux miracles eurent lieu sur son tombeau.

Le 4 septembre, à Viterbe une grande fête a lieu en son honneur, durant laquelle la statue de la sainte est portée en procession à travers la ville.

SAINT GRÉGOIRE de NAZIANZE

Publié le 09/05/2009 à 12:00 par auto23652
SAINT GRÉGOIRE de NAZIANZE
SAINT GRÉGOIRE de NAZIANZE

Évêque, Docteur de l'Église
(312-389)

La mère de saint Grégoire dut la naissance de ce fils à ses prières et à ses larmes. Elle se chargea elle-même de sa première éducation et lui apprit à lire, à comprendre et à aimer les Saintes Écritures. L'enfant devint digne de sa sainte mère, et demeura pur au milieu des séductions.

"Un jour, raconte-t-il lui-même, j'aperçus près de moi deux vierges d'une majesté surhumaine. On aurait dit deux soeurs. La simplicité et la modestie de leurs vêtements, plus blancs que la neige, faisaient toute leur parure. A leur vue, je tressaillis d'un transport céleste. "Nous sommes la Tempérance et la Chasteté, me dirent-elles; nous siégeons auprès du Christ-Roi. Donne-toi tout à nous, cher fils, accepte notre joug, nous t'introduirons un jour dans les splendeurs de l'immortelle Trinité." La voie de Grégoire était tracée: il la suivit sans faiblir toute sa vie.

Il s'embarqua pour Athènes, afin de compléter ses études. Dieu mit sur le chemin de Grégoire, dans la ville des arts antiques, une âme grande comme la sienne, saint Basile. Qui dira la beauté et la force de cette amitié, dont le but unique était la vertu! "Nous ne connaissions que deux chemins, raconte Grégoire, celui de l'église et celui des écoles." La vertu s'accorde bien avec la science; partout où l'on voulait parler de deux jeunes gens accomplis, on nommait Basile et Grégoire.

Revenus dans leur patrie, ils se conservèrent toujours cette affection pure et dévouée qui avait sauvegardé leur jeunesse, et qui désormais fortifiera leur âge mûr et consolera leur vieillesse. Rien de plus suave, de plus édifiant que la correspondance de ces deux grands hommes, frères d'abord dans l'étude, puis dans la solitude de la vie monastique et enfin dans les luttes de l'épiscopat.

A la mort de son père, qui était devenu évêque de Nazianze, Grégoire lui succède; mais, au bout de deux ans, son amour de la solitude l'emporte, et il va se réfugier dans un monastère. Bientôt on le réclame pour le siège patriarcal de Constantinople. Il résiste: "Jusqu'à quand, lui dit-on, préférerez-vous votre repos au bien de l'Église?" Grégoire est ému; il craint de résister à la Volonté divine et se dirige vers la capitale de l'empire, dont il devient le patriarche légitime. Là, sa mansuétude triomphe des plus endurcis, il fait l'admiration de ses ennemis, et il mérite, avec le nom de Père de son peuple, le nom glorieux de Théologien, que l'Église a consacré. Avant de mourir, Grégoire se retira à Nazianze, où sa vie s'acheva dans la pratique de l'oraison, du jeûne et du travail.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Sainte Bernadette Soubirous

Publié le 18/02/2009 à 12:00 par auto23652



SAINTE BERNADETTE SOUBIROUS

Voyante de Lourdes, et Religieuse à Nevers

(+1879)

Le nom de Bernadette, l'humble et douce privilégiée de la Vierge Immaculée, est inséparable de celui de Notre-Dame de Lourdes (fête le 11 février). La Voyante étant plus connue que la sainte religieuse, nous rappellerons de préférence en ce jour, celle que le Pape Pie XI a béatifiée le 14 juin 1925, sous le nom de Soeur Marie-Bernard, de la Congrégation de Nevers.

C'est huit ans après les apparitions que Bernadette arrivait au couvent de Saint-Gildard, le 7 juillet 1866. On comprend qu'elle y fut un objet de pieuse curiosité, non seulement pour les Soeurs, mais aussi pour les personnes du monde. Toutefois, cette curiosité, quand elle s'en apercevait, ne troublait point son calme et son humilité, tant elle vivait recueillie, tout entière à la pensée de Dieu, de Jésus et de Marie.

Dieu permit que les humiliations ne lui manquassent pas de la part des supérieures. La Sainte Vierge lui avait promis de la rendre heureuse, "non pas en ce monde, mais au Ciel."

Elle eut aussi beaucoup à souffrir des crises d'asthme qui déchiraient sa poitrine. On lui confia successivement les charges d'infirmière et de sacristine. Bientôt, elle n'eut plus qu'un état, celui de victime: victime de pureté, elle avouait ne pas connaître le péché; victime d'humilité, elle se regardait comme "un balai qu'on met dans un coin".

Il fallait l'entendre dire: "Marie est si belle que, quand on L'a vue une fois, on voudrait mourir pour La revoir." Ce bonheur lui arriva le 16 avril 1879. Toute sa vie de religieuse, comme celle de Voyante abonde en traits pleins de charme et d'édification.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Saint Blaise

Publié le 03/02/2009 à 12:00 par auto23652
Saint Blaise
Saint Blaise


Blaise de Sébaste (du grec Βλάσιος), saint auxiliaire, médecin et évêque martyrisé sous Licinius en Arménie en 316, par l'ordre d'Agricola, gouverneur de Cappadoce.

On croit selon la tradition que saint Blaise intercède dans les cas de maladies de gorge, surtout quand des arêtes s'y sont enfoncées. La première référence que nous avons de lui figure dans les écrits médicaux d'Aetius Amidenus, qui invoque d'ailleurs son aide dans le traitement des objets enfoncés dans la gorge. Au XIIe siècle, Jean Beleth indique que Blaise est invoqué pour les maux de dents et pour les maladies des animaux.

Blaise est le saint de patron de la ville de Dubrovnik (où il est connu comme Sveti Vlaho) : on croit qu'il est apparu dans les airs en 971 afin de prévenir les habitants d'une attaque imminente des Vénitiens. En Russie, saint Vlasij est le saint patron des troupeaux.

Fête : 3 février en Occident, peut-être le 11 février en Orient.

D'après les Actes de saint Blaise, écrits en grec, Blaise, qui avait étudié la philosophie dans sa jeunesse, était un médecin à Sébaste en Arménie, sa ville natale, et il exerçait son art avec une capacité extraordinaire, une grande bonne volonté et de la piété. Quand l'évêque de la ville mourut, l'acclamation de tout le peuple le désigna pour lui succéder. Sa sainteté se manifestait par une foule de miracles : de partout aux environs, les gens venaient à lui pour faire soigner leur âme et leur corps; les animaux sauvages eux-même venaient en troupeaux pour recevoir sa bénédiction. En 316, Agricola, gouverneur de Cappadoce et de Petite Arménie, arriva à Sébaste sur ordre de l'empereur Licinius pour mettre à mort les Chrétiens et il fit arrêter l'évêque. Comme on le menait en prison, une mère mit à ses pieds son fils unique, qui était en train de mourir par étouffement d'une arête qu'il avait avalée, et l'enfant fut immédiatement guéri. Cependant le gouverneur, incapable de faire renoncer Blaise à sa foi, le fit battre, fit déchirer sa chair avec des peignes en fer et le fit décapiter.

D'après la Légende dorée, après que Blaise fut désigné comme évêque de Sébaste et pour échapper aux persécutions de Dioclétien, le saint gagna une caverne où il vécut en ermite. Les oiseaux lui apportaient sa subsistance, et les animaux s'assemblaient autour de lui pour recevoir sa bénédiction ou pour être guéri lorsqu'ils étaient malades. Lors d'une partie de chasse, les soldats du gouverneur local tombèrent sur cette grotte, et virent la foule des animaux autour de Blaise, mais ils n'en purent capturer aucun. Aussi le gouverneur fit-il amener le saint sous bonne escorte. En route, Blaise sauva un enfant mourant qui avait avalé une arête de poisson, et obtint d'un loup qu'il restituât un pourceau qu'il avait ravi à une pauvre veuve. Le gouverneur, ne pouvant obtenir de lui qu'il sacrifiât à ses dieux, le fit jeter en prison. Là, la veuve lui apporta du pain et la tête de son pourceau, ainsi qu'une chandelle : ceci explique l'utilisation de chandelles dans le culte du saint. Par la suite, le gouverneur le fit torturer à l'aide de peignes de fer qui lacéraient ses chairs, puis ordonna qu'on le jette dans un étang. Mais alors Blaise fit un signe de croix, et la surface de l'étang devint pour lui solide. Le gouverneur le fit alors décapiter. Lors de sa mort, le saint demanda à Dieu que quiconque l'invoquerait pour un mal de gorge ou une autre maladie fût exaucé, et cela lui fut accordé.

On raconte qu'en 1298 le saint fit apparaître des flammes imaginaires au-dessus de la ville de Fiuggi, au moment même où celle-ci était sur le point d'être assiégée par les troupes pontificales. La ville, qui à l'époque s'appelait Anticoli di Campagna, était un fief des Colonna qui à leur tour étaient en guerre contre la noble famille romaine des Caïetans. L'intention des Caïetans était d'attaquer le pays de deux côtés : par le bas en descendant du château de Monte Porciano et par le haut en partant de Torre Cajetani ; pour exécuter leur plan ils divisèrent leurs forces. C'est à ce moment, raconte-t-on, que le Saint fit apparaître au-dessus de la ville des flammes imaginaires ; les troupes ennemies, qui se préparaient maintenant à l'attaque, crurent avoir été précédées par des forces alliées. Elles s'en allèrent donc et revinrent chez elles. Ayant appris le fait le lendemain, la population choisit comme patron pour la ville le saint du jour, saint Blaise précisément. En souvenir de cet événement, il subsiste dans le pays une ancienne tradition qui consiste à brûler de grandes piles de bois de forme pyramidale, appelées stuzze, qui doivent rappeler les flammes que le saint fit apparaître au-dessus de la ville. Cette manifestation a lieu le soir du 2 février de chaque année à l'endroit le plus élevé de la ville, devant la mairie.

Le 3 février, fête du saint, il est de tradition en Italie septentrionale de manger un morceau de panettone conservé depuis Noël, dans le but de protéger la gorge de tout mal.

Le saint est également fété dans la commune de Saint-Blaise en Suisse romande. Chaque année une messe lui est dédiée le 3 février avec des chants en patois dans la petite chapelle Saint-Blaise à Queyssac les vignes en Corrèze.

Saint Blaise, réputé pour soigner les maux de gorge, est vénéré dans divers lieux de Normandie, où la coutume veut que l'on allume deux cierges bénits croisés sur la gorge du fidèle qui prie pour sa guérison.

A Metz, en Moselle, en l'église Saint-Eucaire a lieu tous les 3 février un pélerinage traditionnel et populaire qui rassemble plusieurs milliers de fidèles, qui viennent faire bénir des petits pains briochés garnis de picots évoquant le martyre du saint. Ces petits pains bénits sont réputés guérir ou protéger des maux de gorge. A noter que les reliques de saint Blaise reposent dans l'église.

Dans l'iconographie, on montre souvent Blaise avec les instruments de son martyr, les peignes en fer. La ressemblance de ces instruments de torture avec les peignes de laine a fait adopter le saint comme patron des cardeurs de laine en particulier et du commerce de la laine en général. Il peut aussi être représenté avec des bougies car elles lui furent apportées lorsqu'il était en prison[1]. De telles chandelles sont utilisées pour la bénédiction des gorges pendant le jour de sa fête, qui tombe dans l'Église Occidentale le 3 février et dans l'Église orientale le 11 février.





Saint Jean Bosco

Publié le 31/01/2009 à 12:00 par auto23652
Saint Jean Bosco
SAINT JEAN BOSCO

(1815-1888)




Jean Bosco naquit en 1815 dans un village du Piémont. Ses parents étaient de pauvres paysans; mais sa mère, demeurée veuve avec trois enfants, était une sainte femme. Le caractère jovial de Jean lui donnait une grande influence sur les enfants de son âge. Il les attirait par ses manières aimables et il entremêlait avec eux les divertissements et la prière. Doué d'une mémoire extraordinaire, il se plaisait à leur répéter les sermons qu'il avait entendus à l'église. C'étaient là les premiers signes de sa vocation apostolique. Son coeur, soutenu par celui de sa mère et d'un bon vieux prêtre, aspirait au sacerdoce. La pauvreté, en l'obligeant au travail manuel, semblait lui interdire l'étude. Mais, par la grâce de Dieu, son courage et sa vive intelligence surmontèrent tous les obstacles.

En 1835, il était admis au grand séminaire. "Jean, lui dit sa mère, souviens-toi que ce qui honore un clerc, ce n'est pas l'habit, mais la vertu. Quand tu es venu au monde je t'ai consacré à la Madone; au début de tes études je t'ai recommandé d'être Son enfant; sois à Elle plus que jamais, et fais-La aimer autour de toi."

Au grand séminaire, comme au village et au collège, Jean Bosco préludait à sa mission d'apôtre de la jeunesse et donnait à ses condisciples l'exemple du travail et de la vertu dans la joie. Prêtre en 1841, il vint à Turin. Ému par le spectacle des misères corporelles et spirituelles de la jeunesse abandonnée, il réunit, le dimanche, quelques vagabonds qu'il instruisait, moralisait, faisait prier, tout en leur procurant d'honnêtes distractions. Mais cette oeuvre du dimanche ne suffisait pas à entretenir la vie chrétienne, ni même la vie corporelle, de ces pauvres enfants.

Jean Bosco, bien que dépourvu de toute ressource, entreprit donc d'ouvrir un asile aux plus déshérités. Il acheta pour 30.000 francs une maison payable dans la quinzaine. "Comment! lui dit sa mère devenue son auxiliaire, mais tu n'as pas un sou vaillant!" -- "Voyons! reprit le fils, si vous aviez de l'argent, m'en donneriez-vous? Eh bien, mère, croyez-vous que la Providence, qui est infiniment riche, soit moins bonne que vous?"

Voilà le trésor divin de foi, d'espérance et de charité dans lequel Jean Bosco, malgré toutes les difficultés humaines, ne cessa de puiser, pour établir ses deux Sociétés Salésiennes de Religieux et de Religieuses, dont la première dépasse le nombre de 8 000, et la seconde celui de 6 000, avec des établissements charitables multipliés aujourd'hui dans le monde entier.

Saint François de Sales

Publié le 29/01/2009 à 12:00 par auto23652
SAINT FRANÇOIS de SALES

Évêque et Docteur de l'Église

(1567-1622)




Nommer ce saint, c'est personnifier la vertu de douceur; il fut le saint aimable par excellence et, sous ce rapport particulièrement, le parfait imitateur de Celui qui a dit: "Apprenez de Moi que Je suis doux et humble de coeur." Ce sera là toujours le cachet et la gloire de François de Sales.

Toutes les vertus, du reste, lui étaient chères, et sa vie, depuis son enfance, nous en montre le développement progressif, constant et complet. Jeune enfant, au collège, il était le modèle de ses condisciples, et dès qu'ils le voyaient arriver, ils disaient: "Soyons sages, voilà le saint!"

Jeune homme, il mena la vie des anges. Prêtre, il se montra digne émule des plus grands apôtres, par ses travaux et par les innombrables conversions qu'il opéra parmi les protestants. Évêque, il fut le rempart de la foi, le père de son peuple, le docteur de la piété chrétienne, un Pontife incomparable.

Revenons à sa douceur; elle était si étonnante que saint Vincent de Paul pouvait dire: "Que Dieu doit être bon, puisque l'évêque de Genève, Son ministre est si bon!" Un jour ses familiers s'indignaient des injures qu'un misérable lui adressait, et se plaignaient de le voir garder le silence: "Eh quoi! dit-il, voulez-vous que je perde en un instant le peu de douceur que j'ai pu acquérir par vingt ans d'efforts?"

"On disait communément, écrit sainte Jeanne de Chantal, qu'il n'y avait pas de meilleur moyen de gagner sa faveur que de lui faire du mal, et que c'était la seule vengeance qu'il sût exercer." -- "Il avait un coeur tout à fait innocent, dit la même sainte; jamais il ne fit aucun acte par malice ou amertume de coeur. Jamais on n'a vu un coeur si doux, si humble, si débonnaire, si gracieux et si affable qu'était le sien."

Citons quelques paroles de François lui-même: "Soyez, disait-il, le plus doux que vous pourrez, et souvenez-vous que l'on prend plus de mouches avec une cuillerée de miel qu'avec cent barils de vinaigre. S'il faut donner en quelque excès, que ce soit du côté de la douceur." -- "Je le veux tant aimer, ce cher prochain, je le veux tant aimer! Il a plu à Dieu de faire ainsi mon coeur! Oh! Quand est-ce que nous serons tout détrempés en douceur et en charité!"



Saint François de Sales mourut à Lyon, le jour des saints Innocents.



L'imitation de Jésus Christ
http://auto23652.centerblog.net/5364647-De-Imitatione-Christi

Le livre en ligne
http://www.livres-mystiques.com/partieTEXTES/Imitation/index.html





Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Saint Pierre de Nolasque

Publié le 28/01/2009 à 12:00 par auto23652
Saint Pierre de Nolasque
Saint Pierre Nolasque dans un tableau de Francisco de Zurbarán

Saint Pierre Nolasque (1189 - 1256) est un prêtre né à Récaud, dans le diocèse de Carcassonne.

À la suite d'une vision qu'il eut de la Vierge, dans la nuit du 1er au 2 août 1218, il fonda avec saint Raymond de Penyafort l'Ordre de Notre-Dame de la Merci, pour le rachat des captifs chrétiens, avec le soutien de Jacques Ier d'Aragon.

Le pape Grégoire IX approuva la création de l'ordre en 1235 et leur donna la règle de saint Augustin.

En plus des trois vœux habituels de pauvreté de chasteté et d'obéissance, les membres de cet ordre s'engageaient, par un quatrième vœu, à demeurer comme otages si cela était nécessaire pour la délivrance de leurs frères chrétiens, quand ils n'avaient pas l'argent nécessaire pour les racheter. Ce vœu correspondait particulièrement à l'époque, où les pirates barbaresques capturaient des chrétiens et les revendaient comme esclaves en Afrique.

Son successeur comme maître de l'Ordre fut Saint Raymond Nonnat.

Saint Pierre Nolasque fut canonisé en 1628.

On le fête le 29 janvier, fête locale.

La conversion de Saint Paul

Publié le 25/01/2009 à 12:00 par auto23652
La conversion de Saint Paul
La CONVERSION de SAINT PAUL

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Saint Paul était Juif, de la tribu de Benjamin; il naquit à Tarse, en Cilicie, dont les habitants étaient considérés comme citoyens romains. Il reçut une instruction fort soignée et devint, jeune encore, l'un des membres les plus distingués de la secte des Pharisiens. Son attachement aux traditions de ses pères, sa haine contre les chrétiens, sa présence au supplice de saint Étienne, son acharnement à poursuivre les disciples de Jésus-Christ, à les traîner en prison, à les battre de verges, ont poussé les interprètes de l'Écriture à voir en lui la réalisation de la prophétie de Jacob, concernant son fils Benjamin: "Benjamin est un loup ravisseur." Mais une hymne chrétienne a heureusement complété l'application de la prophétie, en disant: "Le loup ravisseur s'est changé en agneau."

Saul (c'était le premier nom du grand Apôtre) approchait de Damas, où il allait persécuter les chrétiens, accompagné de soldats et d'émissaires de la synagogue de Jérusalem, quand tout à coup il est renversé de son cheval et couché à terre par une force invisible. Une éblouissante clarté l'environne et une voix lui dit: "Saul, pourquoi Me persécutez-vous? - Qui êtes-Vous, Seigneur? -- Je suis Jésus, que vous persécutez. -- Seigneur, que voulez-Vous que je fasse? -- Levez-vous, entrez dans la ville, et là vous apprendrez ce que vous devez faire."

Saul était devenu aveugle; ses compagnons le conduisirent à Damas. Un serviteur de Dieu, nommé Ananias, averti en songe, alla le trouver, lui rendit la vue et lui conféra le baptême. Dès lors, Saul, devenu Paul, n'est pas seulement un converti, un chrétien, c'est un apôtre, c'est l'Apôtre par excellence, qui étonnera le monde et fera l'admiration des siècles par ses écrits sublimes et inspirés, par ses saintes audaces, ses travaux, les merveilles de son apostolat et la gloire de son martyre.

Que de leçons dans cette conversion étrange et foudroyante! Nous y voyons la puissance toute divine de la grâce à laquelle rien ne résiste; la sagesse de Dieu qui se plaît à confondre la fausse sagesse du monde; la miséricorde inénarrable du Seigneur, qui ne rebute personne et peut faire du plus grand des pécheurs le plus insigne des saints. Ne désespérons jamais du salut de personne, tout est possible à la prière et à la grâce. Nous ne comprendrons bien qu'au Ciel quelle a été l'influence de la prière dans le monde et combien de pécheurs devront leur salut à l'intercession des justes. Saint Augustin a dit fort justement: "Si Étienne n'avait pas prié, nous n'aurions pas saint Paul!"


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


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