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cet article est un tissu de contre vérité, exemple ce passage entre parenthèses qui n'existe pas dans le texte...
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Le monde souille l’Eglise

Publié le 10/05/2009 à 12:00 par auto23652
Le monde souille l’Eglise
Le monde souille l’Eglise

VATICAN - LES PAROLES DE LA DOCTRINE PAR l’abbé Nicola Bux et l’Abbé Salvatore Vitiello - Le monde souille l’Eglise

Le 09 mai 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Dans l’Homélie de la Messe du dimanche 3 mai, au cours de laquelle le Pape Benoît XVI a ordonné de nouveaux prêtres du Diocèse de Rome, le Saint-Père a notamment déclaré ! « Il faut faire attention à une réalité de fait : que ce ‘monde’, interprété au sens évangélique, menace aussi l’Eglise, en contaminant ses membres et les ministres ordonnés eux-mêmes ; et, sous cette parole ‘monde’, saint Jean indique et veut désigner une mentalité, une manière de penser et de vivre qui peut souiller l’Eglise elle-même, et de fait, il la souille, et ainsi, cela requiert une vigilance et une purification constantes ».

Il est donc nécessaire et urgent de veiller, parce que tout ce que le monde dit, propose, affirme, et parfois impose, n’est pas toujours bon, au contraire ! Une certaine mentalité, qui considérait indistinctement tout ce qui provenait du monde comme quelque chose de bon, tout simplement parce que « œuvre de l’homme » qui est « l’œuvre de Dieu », révèle aujourd’hui toute sa propre erreur : vis-à-vis de la vérité de foi du péché des origines (à moins que l’on veuille le nier !), et dans sa confrontation avec la réalité quotidienne qui montre inlassablement que le progrès du monde ne coïncide, en aucune manière, avec le progrès moral de l’homme, ni avec son bonheur réel.

Le chrétien, et plus encore le prêtre et le missionnaire, savent bien que le monde doit être évangélisé ; le monde est appelé à la conversion, à écouter l’invitation du Christ qui déclare : « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile ! ». Seule la dynamique de la conversion ouvre tout grands les yeux de l’esprit, en les éclairant, et en aidant à comprendre que c’est le monde qui doit se convertir à Dieu, et pas le contraire. Cette clarté de jugement, nourrie par la prière et par la pénitence, conduit à cette « vigilance et à cette purification constantes » vis-à-vis de la pollution mondaine dans l’Eglise.

Une pollution qui n’est pas théorique, mais réelle, contre laquelle il est toujours nécessaire de lutter, avec une clarté et une fidélité absolues. Une pollution qui est très insidieuse parce que, en se transformant en mentalité, et étant largement propagée par les moyens de communication sociale, elle envahit toutes les réalités, dont ne sont pas même exclus les consacrés et les prêtres.

Le monde pollue l’Eglise chaque fois que l’on fait passer avant ses propres opinions subjectives, ou ses propres goûts personnels, au détriment de la doctrine commune et de la doctrine enseignée avec autorité, soit de manière ordinaire soit de manière extraordinaire par le Magistère ; chaque fois que la parole des apôtres e de leurs collaborateurs n’est pas le « oui, oui, non, non » de mémoire évangélique, mais cette recherche exténuante de médiations humaines, qui se terminent parfois en compromis ; chaque fois que nous risquons de manifester une confiance peu réelle dans la grâce surnaturelle, et un excès de confiance dans l’œuvre humaine ; et aussi, le monde pollue et souille l’Eglise chaque fois que l’on célèbre la liturgie de manière spectaculaire, non conforme aux normes liturgiques et à l’esprit de la Liturgie, et, surtout, en n’observant pas les désirs du Saint-Père pour toute l’Eglise, qui sont exprimés de différentes manières.

En définitive, ce qui permet au monde de souiller et de polluer l’Eglise, et l’homme en particulier, c’est le manque d’humilité qu’a causé elle aussi la révolution anthropologique. Si c’est une vérité que le monde souille l’Eglise, demandons la grâce d’être guidés par la réalité, dans une vigilance continue.


Sources : www.vatican.va
E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde


La purification par la parole de Dieu

Publié le 08/05/2009 à 12:00 par auto23652
La purification par la parole de Dieu
La purification par la parole de Dieu

« Je suis la Résurrection et la Vie ; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jean11, 25).


VATICAN - « AVE MARIA » par Mgr Luciano Alimandi


Oui, l’expérience des disciples authentiques de Jésus, tout au long des deux mille ans du christianisme, est extraordinaire : la Parole de Jésus se réalise dans leur vie ! Celui qui s’abandonne à Lui n’est jamais déçu par sa Parole, parce que tout se réalise comme Jésus le promet dans l’Evangile.

La foi doit être « vivante » parce que le vrai chrétien ne croit pas en Quelqu’un qui n’existe plus, mais il croit au Seigneur Jésus qui « est le même, hier, aujourd’hui, et toujours » (Hébreux, 13,8). Par l’acte de foi vivante, dans le Seigneur vivant au sein de l’Eglise qui vit dans le temps, nous participons à la vie éternelle de Dieu, nous sommes, pour ainsi dire, projetés dans l’éternité, où tout est présent. Par cette foi, l’Evangile devient une histoire contemporaine. Nous le lisons, non pas comme on lit n’importe quel autre récit historique, nous ne lisons pas seulement ainsi ! Cette histoire, pour nous, n’est pas passée, mais elle se fait présente, elle se renouvelle continuellement, parce que Jésus est à l’œuvre au milieu de nous, comme il y a deux mille ans. Sa présence n’a jamais manqué, grâce à sa Résurrection.

« Et moi, je suis avec vous pour toujours, jusqu’à la fin des siècles » (Mathieu 28, 20). Par ces paroles, le Seigneur Ressuscité, avant de monter au Ciel, assure, une fois pour toutes, qu’il ne nous laissera jamais. Si nous croyons en Lui, nous aussi, comme les Apôtres, nous verrons sa gloire : nous comprendrons son œuvre, nous jouirons de sa présence, même si elle est de manière tout à fait spirituelle. Son amour, actif comme aucun autre amour sur la terre, parce qu’il est divin, nous transformera !

Le temps pascal que nous vivons est des plus propices pour demander le renouvellement de notre foi faible. Comme les Apôtres, nous avons besoin nous aussi que notre foi augmente, parce que Jésus est digne d’une foi toujours plus grande. Qu’il est beau de pouvoir dire, au dernier jour de notre vie, je vais à la rencontre de Jésus qui vient certainement à ma rencontre !

Aucun vrai disciple du Christ ne meurt désespéré. Certes, la vie des Saints nous témoigne que, à l’approche de la mort, se sont manifestées de grandes épreuves de foi et des tentations, mais aucun d’eux n’est mort sans Dieu ! Cela, Jésus l’a assuré quand il a dit : « Je suis la Résurrection et la Vie ; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jean11, 25).

Le chrétien doit avoir un rapport très étroit avec l’Evangile. Il est lié, parce qu’il croit que chaque Parole de Jésus a été prononcée aussi pour lui, et que cette Parole, chaque Parole de l’Evangile, doit être crue avec la foi simple d’un enfant qui fait tout ce qui lui est demandé.

A commencer par le prêtre, cette adhésion à chaque Parole de Jésus, doit devenir le signe indubitable de l’amour personnel du Seigneur. Notre Saint-Père, le Pape Benoît XVI, lors de la Messe Chrismale, parlant aux prêtres de la signification du fait d’être « consacrés dans la vérité », déclarait :

« La parole de Dieu est, pour ainsi dire, le bain qui les purifie, le pouvoir créateur qui les transforme dans l’être de Dieu. Qu’en est-il alors dans notre vie ? Sommes-nous vraiment imprégnés de la parole de Dieu ? Est-elle vraiment la nourriture qui nous fait vivre, plus encore que le pain et les choses de ce monde ? La connaissons-nous vraiment ? L’aimons-nous ? Intérieurement, nous préoccupons-nous de cette parole au point qu’elle façonne réellement notre vie et informe notre pensée ? Ou bien notre pensée n’est-elle pas plutôt sans cesse modelée sur tout ce qui se dit et tout ce qui se fait ? Les opinions prédominantes ne sont-elles pas très souvent les critères sur lesquels nous nous basons ? Ne demeurons-nous pas, en fin de compte, dans la superficialité de tout ce qui s’impose en général à l’homme d’aujourd’hui ? Nous laissons-nous vraiment purifier dans notre for intérieur par la parole de Dieu ? Nietzsche a décrit ironiquement l’humilité et l’obéissance comme des vertus serviles, par lesquelles les hommes auraient été diminués. Il a mis à leur place la fierté et la liberté absolue de l’homme. Or, il y a des caricatures d’une humilité erronée et d’une soumission erronée, que nous ne voulons pas imiter. Mais il y a aussi l’orgueil destructeur et la présomption qui désintègrent toute communauté et aboutissent à la violence. Savons-nous apprendre du Christ la juste humilité qui correspond à la vérité de notre être, et l’obéissance qui se soumet à la vérité, à la volonté de Dieu ? « Consacre-les par la vérité ; ta parole est vérité » : ces mots qui introduisent dans le sacerdoce éclairent notre vie et nous appellent à devenir toujours à nouveau disciples de cette vérité, qui se révèle dans la parole de Dieu ». (Benoît XVI, Homélie, Messe Chrismale, 9 avril 2009).

Celui qui croit vraiment en Jésus a confiance en Lui, et, en ayant confiance, il s’en remet à Lui, en s’efforçant de vivre en syntonie avec l’Evangile. C’est cela que le Seigneur demande au vrai disciple : la foi certaine dans son Evangile. C’est cette foi qui fait dire à chaque croyant : je remets complètement ma vie dans les mains de Jésus ; et il en fera un chef-d’œuvre de grâce.

Quand un artiste commence à peindre un tableau, au début on découvre seulement des traits, on a du mal à voir le sujet, mais l’artiste le voit déjà, parce qu’il le porte dans son esprit. Ainsi, à chaque coup de pinceau, l’œuvre se fait, et ce qui semblait indéchiffrable au début, se révèle ensuite comme étant un chef-d’œuvre.

Notre vie est semblable à un cadre à peindre. Si nous la confions aux mains de l’Artiste Divin, Il en fera progressivement une œuvre unique, un chef-d’œuvre de grâce ; si, en revanche, nous voulons faire par nous-mêmes, en suivant nos volontés, ce ne sera seulement qu’un gribouillage. Tout dépend de notre foi en Jésus !

L’Apôtre des Nations nous invite plus que jamais, en cette Année de Saint Paul, à avoir confiance en la grâce extraordinaire de Dieu, que nous appelons miséricorde : « Car c’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, moyennant la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu ; il ne vient pas des œuvres, car nul ne doit pouvoir se glorifier. Nous sommes en effet son ouvrage, créés dans le Christ Jésus en vue des bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance pour que nous les pratiquions » (Ephésiens, 2, 8-10)


Sources : www.vatican.va

Quand la foule hurle à la démission de Benoît XVI !

Publié le 29/03/2009 à 12:00 par auto23652
Quand la foule hurle à la démission de Benoît XVI !
Quand la foule hurle à la démission de Benoît XVI !

Ecce Homo

Le 28 mars 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Ecce homo crie la presse. Dans la foule, de nombreux catholiques, "43%" d'entre eux selon un sondage paru pour le JDD. Ils hurlent comme les autres à l'égard du pape, ce qui fait dire à certains observateurs que le "pape se coupe de sa base". Ces observateurs ne sont pas des plus mauvais habituellement, mais ils s'égarent comme cela en est désormais l'habitude, à voir le pape comme un chef de parti élu, d'un quelconque pays démocrate.
Si le sondage est saugrenu, il n'en a pas moins été commandé et diffusé.

En attendant, on se délecte : après la levée de l'excommunication des évêques traditionalistes, après l'excommunication autour de l'avortement pratiqué sur une fillette de neuf ans, viennent les propos du pape sur le préservatif, qui aggraverait selon lui la situation dans la prévention contre le sida. Aussi, bien sûr, la foule demandera Barabas... et la démission du pape.

Oui... Car tout cela rappelle les heures les plus sombres de l'obscurantisme le plus ténébreux du moyen-âge! Car nous, en morale, nous nous y connaissons. Ce n'est pas à nous, qui vivons au XXIème siècle qu'on va en apprendre, même après les deux plus terribles guerres que la terre ait portées, il y a quelques dizaines d'années seulement! Nous ne sommes plus, justement, au moyen-âge et le pape peut dire ce qu'il veut! Que dit-il au fait? Ah oui... mais qu'a-t-il bien pu dire?

En réalité, il n'a rien dit de bien spécial, qui n'ait pas déjà été dit, il a simplement rappelé les positions de l'Eglise, sans en ajouter. Tout a été monté en épingle par la presse et quelques associations, qui tout en étalant leur indignation se permettent de refaire parler d'elles, même brièvement, par une prise de position claire, même si elle reste convenue.

Tout d'abord, l'évêque négationniste, Robert Wiliamson, n'a pas été réintégré en tant qu'évêque, l'excommunication le concernant a juste été levée, ce qui signifie qu'il peut désormais, comme un simple fidèle, et guère plus, communier parmi les autres catholiques. On sait que depuis la position de l'Eglise a été claire sur le négationnisme, qu'elle ne cautionne pas et le pape l'a redit : il ne savait rien des propos de "l'évêque" et les a condamnés fermement. La demande de levée des excommunications émanait des évêques traditionalistes eux-mêmes. Cela n'enlève rien au fait que Vatican II devra être discuté, à nouveau, avec les évêques traditionalistes, rien n'est donc encore joué pour une pleine réintégration.

L'indignation autour de l'excommunication après l'avortement pratiqué sur une fillette de neuf ans est à nuancer largement, en suivant les faits, en suivant l'historique. Mais le sujet dépassait cette pauvre enfant, abusée par son beau-père. L'avortement des jumeaux est, dans la pensée de l'Eglise, un drame qui s'ajoute à un autre drame. Il ne s'agit pas d'un prêtre en habit, narines fumantes, père la vertu fulminant son excommunication sur une pauvre enfant. Elle ne l'a d'ailleurs pas été, à la différence de son entourage et de ses médecins.

Pour un avortement, l'excommunication est automatique... c'est ce qu'a rappelé l'évêque. Si les soins donnés à la fillette avait entrainé la perte des embryons, il n'y eut pas eu d'excommunication, c'est la volonté délibérée de le pratiquer qui est en cause. Il s'agit d'une règle stricte avec laquelle on ne transige pas. Pour l'Eglise, l'avortement est, ni plus ni moins qu'une sorte de meurtre, qu'Elle ne saurait tolérer. La chose n'est pas nouvelle. Elle n'empêche pas la compassion.

Mais il s'agit en soi d'un fait divers géographiquement lointain, autour duquel tout un chacun a émis une opinion. On ne connait pas l'enfant. Lui a-t-on demandé son avis à son âge? Il est à craindre que non. On ne lui avait rien demandé non plus auparavant. Le tout est sordide. Il se dit que sa santé n'était pas réellement en danger. L'accouchement se serait fait par césarienne, si la grossesse avait été menée à terme. Au Brésil, pays très catholique, un véritable bras de fer se joue entre pro et anti avortement et tout cela se joue bien au-dessus de cette petite infortunée, qui ne demandait sans doute pas tant de publicité autour de son malheur, un malheur dont tout un chacun se moquerait si l'on ne se servait pas de sa mésaventure.

Il sera utile de lire également ce que Benoît XVI a vraiment dit dit au sujet du préservatif. Ici aussi, il est dans la logique de l'Eglise, maniant les interdits, la compassion et la charité. Là non plus, rien d'extraordinaire, rien de nouveau.

En attendant, le pape s'est bien rendu en Afrique, où il a été chaleureusement accueilli. En attendant le pape y a dénoncé, au-delà de la guerre, la cupidité et la corruption, mais aussi les activités des multinationales, il a exhorté les plus puissants des africains à aider les plus pauvres, il a appelé l'Afrique à devenir le continent de l'espérance. Si son appel a été entendu sur place, s'il a soulevé un véritable enthousiasme, si beaucoup d'efforts devront y être fait, c'est avec beaucoup de justesse que le constat a été dressé. Personne d'autre ne pouvait le faire aussi justement.

Et ce sera toujours un avant-gout du 2ème Synode d'Afrique qui se tiendra en octobre. En effet, au-delà de l'usage du préservatif, au-delà de telle et telle récrimination de l'occident envers le pape, les prêtres d'Afrique sont plus proches des réalités africaines que ne le sont nos penseurs occidentaux et sont plus à même de dénoncer les travers leur société, n'excluant pas même de faire leur auto-critique...

Ce sont ces réalités qu'ont masqué durant le séjour de Benoît XVI les différentes prises de position des journaux français. Dans une époque qui aime tout simplifier, le pape est parfois trop complexe, il faut souvent bien l'écouter... à défaut, ses propos sont déformés et simplifiés. Car c'est bien une forme de mépris pour les "noirs" qu'ont vu la plupart des africains dans les discours autour du préservatif de l'occident. Et on ne peut que se joindre au pape pour souhaiter que l'Afrique devienne réellement le continent de l'espérance.


Sources : blaise.blog

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 28.03.09 - T/Brèves

LES BEATITUDES

Publié le 20/01/2009 à 12:00 par auto23652
LES BEATITUDES
LES BEATITUDES


Les Béatitudes (du latin beatitudo, le bonheur) sont le nom donné à une partie bien connue du Sermon sur la Montagne, rapporté dans les Évangiles de Matthieu et de Luc ; selon certains, comme Henri Nouwen, c’en est même la partie essentielle. Dans cette section, Jésus décrit les vertus des citoyens du Royaume des Cieux, et montre comment chacune d’elles est/sera bénie. Les Béatitudes ne décrivent guère d'individus isolés, mais plutôt les caractéristiques de ceux que l'on considère comme bénis par Dieu. Chacune des personnes bénies n'est pas généralement considérée comme telle selon les critères du monde mais, à le voir avec une perspective céleste, elle est véritablement bénie. Le mot traditionnellement traduit en français par « béni » ou « heureux » est dans l'original grec « μακαριος » dont une traduction pleinement littérale serait : « qui possède une joie intérieure incapable d’être affectée par les circonstances qui l’entourent. » Chacune des Béatitudes présente une situation dans laquelle la personne décrite ne serait pas considérée par le monde comme « bénie », et pourtant Jésus déclare qu’elle est vraiment bénie et d’une bénédiction qui durera plus longtemps que toute bénédiction que le monde est capable de lui offrir.


Matthieu 5:3-12

5.3 Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !

5.4 Heureux les affligés, car ils seront consolés !

5.5 Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre !

5.6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !

5.7 Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

5.8 Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !

5.9 Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !

5.10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !

5.11 Heureux serez-vous, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi.

5.12 Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous.

(Traduction Louis Segond. Dans les traductions contemporaines, l'expression « pauvres en esprit » a tendance a être remplacée par une autre formulation telle que « pauvres de cœur » (TOB) ou « ceux qui ont une âme de pauvre » (Osty)).

Luc 6.20 Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous !

6.21 Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés ! Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous serez dans la joie !

6.22 Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu'on vous chassera, vous outragera, et qu'on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme !

6.23 Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez d'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans le ciel ; car c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.

6.24 Mais, malheur à vous, riches, car vous avez votre consolation !

6.25 Malheur à vous qui êtes rassasiés, car vous aurez faim ! Malheur à vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et dans les larmes !

6.26 Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c'est ainsi qu'agissaient leurs pères à l'égard des faux prophètes !


Beati mundo corde
http://auto23652.centerblog.net/6583047-Beati-mundo-corde

L'Immaculéé Conception de Marie

Publié le 08/12/2008 à 12:00 par auto23652
L'Immaculéé Conception de Marie
L’Immaculée conception ; TIEPOLO, Giovanni Battista ; 1767-69 huile sur toile ; Museo del Prado, Madrid




l'Immaculée Conception de Marie

Cathéchisme de saint Pie X
Parmi les enfants d'Adam, personne n'a-t-il jamais été préservé du péché originel?Parmi les enfants d'Adam, Marie seule fut préservée du péché originel. Choisie pour Mère de Dieu, elle fut pleine de Grace, par conséquent sans péché dès le premier instant, c'est pour cela que l'Eglis célèbre sa Conception immaculée ( Luc. 1, 28)


La bulle ineffabilis Deus

L'immaculée conception de Marie est un dogme de l'Église catholique, défini le 8 décembre 1854 par le Pape Pie IX dans sa bulle Ineffabilis Deus.

Le dogme signifie que Marie, mère de Jésus-Christ, fut conçue exempte du péché originel. La bulle déclare :

« Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine, qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement, et constamment par tous les fidèles. »
La constitution dogmatique Lumen gentium (1964) précise qu'elle a été « rachetée de façon éminente en considération des mérites de son Fils » (LG 53) et que « indemne de toute tache de péché, ayant été pétrie par l'Esprit saint, [elle a été] formée comme une nouvelle créature. »

Le dogme n'est pas directement lié à la conception virginale de Jésus, c'est-à-dire dans le fait qu'il soit né d'une mère vierge. Ce dogme, évoquant l'âme de la mère de Dieu est le pendant de celui de la virginité du corps. Saint Bernard de Clairvaux indiquait dans une de ses homélies (cf. la seconde homélie sur les gloires de la Vierge mère) que la sainteté de corps et d'âme de Marie était le préalable à la réception de l'Annonciation faite par l'archange Gabriel. Ce dogme n'est donc pas tout récent dans la patristique occidentale.

L'Immaculée Conception se fête le 8 décembre, date "supposée" de la conception de Marie, depuis 1477, par décision de Sixte IV. La fête a été confirmée par Clément XI en 1708. Elle est à l'origine de la Fête des lumières, célébrée chaque année à Lyon le 8 décembre.

La définition du terme « immaculée » signifie sans tache donc pure, et la définition du terme « conception » signifie « Création de L'Esprit », donc Immaculée Conception signifie littéralement « Création de l'Esprit, sans tache, pure » ou « Pure Création de l'Esprit ». Par conséquent, Dieu étant l'Esprit Créateur, en se nommant Immaculée Conception Marie indique qu'elle est Pure Création de Dieu.

L'Immaculée conception n'est mentionnée dans aucun texte jugé canonique par les Églises chrétiennes. Une source indirecte, se trouve dans le Protévangile de Jacques, texte apocryphe datable du milieu du IIe siècle : Anne et Joachim, les parents de la Vierge, ne peuvent avoir d'enfant. Mais un ange leur apparaît à tous deux, leur annonçant une naissance miraculeuse. Cependant, cet évangile ne dit pas que Marie fut exempte du péché originel. Sept mois plus tard, Marie vient au monde.

L'Immaculée conception est réaffirmée par le concile de Trente, et les représentations artistiques se multiplient au XVIIe siècle, notamment en Espagne. La Vierge y apparaît sur un croissant de lune, drapée dans un manteau flottant dans le ciel, entourée d'une multitude d'angelots. Parfois elle foule aux pieds un serpent qui symbolise le démon.

Lors des apparitions de la rue du Bac à Paris à Catherine Labouré en 1830, la Vierge se présenta comme conçue sans péché. La popularité de la médaille miraculeuse qui fut frappée suite à ces apparitions popularisa la foi en la conception immaculée de Marie.

Le dogme est proclamé par Pie IX le 8 décembre 1854.

L'encyclique traite du péché originel dont Marie est exempte à l'exception de tous les autres humains. Elle rappelle par là à tous les courants qui revendiquent l'exercice autonome de la raison, que l'autonomie de la raison est, à elle seule, inefficace par la pollution du péché originel.

le Mal n'est pas l'égal du Bien

Publié le 05/12/2008 à 12:00 par auto23652
le Mal n'est pas l'égal du Bien
Benoît XVI : le Mal n'est pas l'égal du Bien

Synthèse de la catéchèse du Saint-Père

Le 03 décembre - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - A l'occasion de l'audience générale, tenue Salle Paul VI devant 7.000 personnes, le Saint-Père a commenté l'Epître aux Romains, dans laquelle Paul oppose les figures d'Adam et du Christ et trace la voie à la doctrine du péché originel. L'apôtre ne s'arrête pas à la figure d'Adam mais souligne les effets du péché sur l'humanité jusqu'à Jésus et à la grâce qui, par lui, s'est posée sur les hommes. "La conscience de péché originel et de sa doctrine a mûri dans la foi de l'Eglise parce qu'il est étroitement lié au dogme du salut et de la liberté dans le Christ. C'est pourquoi on ne peut aborder le péché d'Adam et de l'humanité hors de l'horizon de la justification dans le Christ".

L'homme d'aujourd'hui se demande si cette doctrine est encore soutenable. "nombreux sont ceux qui pensent, en fonction de l'histoire et de l'évolution, qu'il n'y a plus de place pour un péché original, répandu et étendu ensuite à l'histoire humaine toute entière, qui estiment donc que rédempteur et rédemption sont sans fondement, et de là ne croient pas au péché originel". Dans la réponse il faut distinguer deux aspects du raisonnement sur le péché originel, un aspect "empirique, concret, et un autre mystérieux et ontologique. Il existe certes une contradiction en nous car nous savons qu'il faut bien agir, et nous désirons le faire, tout en nous sentant poussés à faire le contraire, à suivre la voie de l'égoïsme et de la violence conscients de mal agir, d'agir contre le bien, contre Dieu et le prochain. Cette contradiction, la prééminence d'une volonté sur l'autre s'observe quotidiennement dans les injustices, les violences et les désordres du monde. C'est un fait, le pouvoir du mal qui nous habite a plongé l'histoire humaine dans un torrent maléfique qui souille la géographie humaine. Mais, comme l'histoire le prouve, nos contradictions historiques provoquent des désirs de rédemption, l'envie de changer ce monde pour en faire un monde de justice et de paix. C'est un désir de rédemption partout présent".

"La présence du pouvoir du mal dans le coeur et dans l'histoire de l'homme est une évidence. Comment l'expliquer? Au-delà de la foi chrétienne, il existe dans l'histoire de la pensée un modèle explicatif en diverses variations. L'homme lui-même est contradictoire et porte en lui le bien comme le mal et ce dualisme serait insurmontable car il en aurait toujours été ainsi. C'est la conception évolutionniste et athée du monde qui estime que l'homme a toujours porté le bien et le mal en lui. Personne ne serait ni fondamentalement bon ni fondamentalement mauvais, et l'homme ne ferait que suivre le modèle présent tout au long de l'évolution antérieure. Ce que le chrétien appelle péché originel n'exprimerait que le caractère mixte de l'homme capable du mal comme du bien. C'est une vision désespéré qui fait que le mal serait invincible... Seul compterait l'intérêt personnel et tout progrès devrait naturellement avoir son lot de maux... Cette vision ne peut que porter au pessimisme et au cynisme".

Demandons-nous, a poursuivi Benoît XVI, que dit la foi? Paul "confirme la contradiction des deux natures et l'existence du mal qui pèse sur la création toute entière. Cependant, en opposition au dualisme", il expose le monisme. "La foi parle d'un double mystère, celui de la lumière et celui de l'obscurité, lequel est toutefois compris dans le premier. La foi dit qu'il n'y a pas deux principes, un bon et un mauvais, mais un seul qui est Dieu créateur, seulement bon et sans ombre de mal. C'est ce que la foi annonce, une unique source qui est bonne". La vie est bonne car le Créateur est bon. "Certes, il existe un mystère du mal mais il ne découle pas de l'être et il n'est pas originel. Il vient de la liberté créée dont on abuse". Le mal n'est pas logique car seul Dieu l'est, qui est lumière. Quoique mystérieux, le mal est en lui-même illogique. "Le mal est subordonné et la lumière divine le dépasse en force. C'est pourquoi il peut le vaincre, c'est pourquoi la créature peut être sauvée... Plus encore, Dieu nous offre le salut. Entré lui-même dans l'histoire, il a opposé au mal la source de bien pure qu'est le Christ, crucifié et ressuscité, le nouvel Adam qui oppose sa lumière au mal".

Texte intégral de la catéchèse ► Le pape Benoît XVI s'adresse aux pèlerins francophones

Texte original du discours du Saint Père ►UDIENZA GENERALE



Sources : www.vatican.va 081203 (730) - E.S.M.
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Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 03.12.2008 - T/Benoît XVI

Beauté, Vérité et Bonté

Publié le 26/11/2008 à 12:00 par auto23652
Beauté, Vérité et Bonté
Cité du Vatican, le 25 novembre 2008 - (E.S.M.) - Message que le Saint Père Benoît XVI a envoyé aujourd'hui au Président du Conseil Pontifical de la Culture, S.E. Mgr Gianfranco Ravasi, et aux participants à la XIIIè Séance publique de l'Académie Pontificale sur le thème : « Universalité de la beauté : esthétique et éthique en confrontation »
Tota Pulchra

Benoît XVI : renouveler le dialogue entre esthétique et éthique, entre beauté, vérité et bonté

Synthèse du message du Saint-Père

Le 25 novembre - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Le pape Benoît XVI a fait parvenir une lettre à Mgr. Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture, à l'occasion de la session publique annuelle des Académies pontificales, organisée cette année par l'Académie des beaux arts du Panthéon autour de l'universalité de la beauté, l'esthétique et l'éthique se répondent. "La nécessité de relancer un dialogue entre esthétique et éthique, entre beauté, vérité et bonté - y écrit le Pape se dégage du débat culturel et artistique mais aussi du quotidien. A plusieurs niveaux se manifeste une scission dramatique, et jusqu'à un choc entre une recherche du beau réduite à la forme extérieure, entre une apparence à atteindre à tout prix et la dimension du vrai et du bon développée pour accomplir un but réel".

"Une recherche du beau qui serait étrangère ou contraire à celle de la vérité et de la bonté deviendrait comme souvent un simple esthétisme. Pire, ce serait pour les plus jeunes une voie vers l'éphémère, banale et superficielle, un fuite vers des paradis artificiels qui offusquent ou masquent un vide et une inconsistance intérieure". Puis le Pape réaffirme "la nécessité d'élargir les horizons de la raison pour dégager l'étroite connexion entre quête de la beauté, quête de la vérité et de la bonté. Si cela vaut pour tous elle l'est encore plus pour le croyant, pour le disciple du Christ appelé à témoigner de la beauté et de la vérité de la foi". La beauté des oeuvres accomplies par les croyants pour glorifier le Père selon le mandat du Fils s'exprime en synthèse dans une qualité du geste qui n'a d'égal "que la cohérence et la sainteté de qui en a fait usage. Notre témoignage doit donc se nourrir de cette beauté ce qui implique de savoir communiquer par images et symboles de manière à toucher efficacement nos contemporains".

Puis le Saint-Père évoque le récent Synode où les participants ont souligné "la pérennité de tout beau témoignage d'annonce évangélique, mais aussi l'importance de savoir lire et comprendre la beauté de l'art inspiré par la foi car la découverte d'une telle démarche rapproche de Dieu et de sa Parole". Citant enfin la Lettre aux artistes de Jean-Paul II, invitant ces derniers à se pencher sur "le dialogue fécond entre l'Écriture et les diverses expressions artistiques, source de tant de chefs-d'oeuvre", il a lancé un appel aux académiciens et aux artistes pour qu'ils "suscitent l'émerveillement et le goût du beau, qu'ils forment la sensibilité et alimentent la passion de tout ce qui constitue l'authentique expression du génie, reflet de la beauté divine".





Sources : www.vatican.va 081125 (440) - E.S.M.
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Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 25.11.2008 - T/Benoît XVI

Doctrine de Jean de la Croix

Publié le 24/11/2008 à 12:00 par auto23652
Doctrine de Jean de la Croix
Doctrine de Jean de la Croix

Le but de la vie est de retrouver la présence de Dieu en son coeur et de connaître ainsi une paix intérieure fondée sur la certitude de son amour. Dès la première phrase du prologue de La Montée du Carmel, Jean de la Croix propose à l’âme d’ " arriver à la divine lumière de l’union parfaite avec Dieu par amour, autant qu’elle est possible en cette vie." Jean rappelle souvent ce but, sans manquer de préciser que le passage par la Nuit est incontournable. Les premiers pas sont donc orientés vers cette contemplation obscure ; elle implique une sortie et une entrée, une traversée … mais l’on marche pour arriver …

Voici en deux poèmes, tout le parcours de la montée mystique de Saint Jean de la Croix

"LA NUIT OBSCURE" débute ainsi:

Par une nuit obscure,
Etant pleine d'angoisse et enflammée d'amour,
Oh! l'heureux sort!
Je sortis sans être vue,
Tandis que ma demeure était déjà en paix.




Le cantique de l'âme dans son intime union aved Dieu

"LA VIVE FLAMME DE L'AMOUR"

O vive flamme d'amour,
Qui frappez délicatement
Le plus profond centre de mon âme,
Puisque vous ne m'êtes plus fâcheuse,
Achevez, s'il vous plaît, votre ouvrage ;
Rompez le voile de cette douce rencontre.

O cautère agréable !
O délicieuse plaie !
O main douce ! ô délicat attouchement !
Qui a le goût de la vie éternelle,
Qui paie toutes mes dettes !
En faisant mourir, vous avez changé la mort en la vie.

O flambeau de feu !
Dont les splendeurs
Éclairant les profondes cavernes
Du sens obcurci et aveuglé,
Dans ses excellences extraordinaires,
Donnent tout ensemble de la chaleur et de la lumière à son bien-aimé

Avec combien de douceur et d'amour
Vous éveillez-vous dans mon sein
Où vous demeurez seul en secret !
Dans votre douce aspiration,
Pleine de biens et de gloire,
Que vous m'enflammez agréablement de votre amour!




Quand le Pape Benoît XVI parle de "dictature des désirs",

Publié le 10/10/2008 à 12:00 par auto23652
Quand le Pape Benoît XVI parle de "dictature des désirs",
Quand le Pape Benoît XVI parle de "dictature des désirs", ne fait-il pas écho à Pie XII




Le 10 octobre 2008 - (E.S.M.) - En échos à l'Homélie du Saint-Père Benoît XVI, qui lors de la messe prononcée pour le 50è anniversaire de la mort de Pie XII, demandant à la catholicité de prier pour la glorification de ce grand pape.

Le pape Benoît XVI devant la tombe de Pie XII

Quand le Pape Benoît XVI parle de "dictature des désirs", ne fait-il pas écho à Pie XII

Pie XII, 50 ans après sa mort: aucune discontinuité avec l’Église du Concile

Le 10 octobre 2008 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde -

« Une Église qui se tait, quand elle devrait parler ; une Église qui affaiblit la loi de Dieu, en l’adaptant au goût des vouloirs humains, quand elle devrait la proclamer à haute voix et la défendre ; une Église qui se détache du fondement inébranlable sur lequel le Christ l’a édifiée, pour s’installer commodément sur les sables mouvants des opinions du jour, ou pour s’abandonner au courant qui passe ; une Église qui ne résiste pas à l’oppression des consciences, et qui ne protège pas les droits légitimes et les justes libertés du peuple ; une Église qui, avec une servilité honteuse, reste fermée entre les quatre murs du temple, en oubliant le mandat divin reçu du Christ : "Allez à la croisée des chemins" (Mathieu 29, 19). Fils et filles bien-aimés ! Héritiers spirituels d’une légion innombrable de confesseurs et de martyrs, est-ce cela l’Église que vous vénérez et que vous aimez ? Reconnaissez-vous dans une telle Église les traits du visage de votre Mère ? Pouvez-vous imaginer un Successeur du premier Pierre, qui se plie à de telles exigences ? ».

De la Place Saint-Pierre, bondée de monde, s’éleva un « NON » général à ces questions. Celui qui les avait prononcées, c’était le Pape Pie XII, après avoir appris l’arrestation du Primat de Hongrie l’Archevêque de Budapest, le Cardinal Josej Mindszenty. Comment est-il encore possible, de la part de certains historiens, idéologistes évidemment, de soutenir la thèse du « Pape des silences » ?

Ces paroles expriment la conscience de la structure « de martyr » de la Primauté romaine. Quelle grande actualité elles revêtent, non pas tellement par les faits de persécution qui se répètent dans les différentes parties du monde, que pour la vérité des paroles de Jésus : « Ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi » ! Elles sont un test pour vérifier si, sur la vérité du martyre, qui est aussi la vérité fondamentale du Christ, l’Église n’est pas restée toujours la même après le Concile.

Un exemple : Quand le Pape Benoît XVI parle de "dictature des désirs", ne fait-il pas écho à Pie XII qui parle du "goût des vouloirs humains" ? Où serait alors la soi-disant "discontinuité" entre l’Église "avant le Concile" et "après le Concile" ? Ceux qui dénigrent Pie XII, en réalité, ont peur de cette vérité : la vérité de la continuité invincible du Corps Ecclésial.

Si on lisait « Gaudium et Spes », à contre-jour, avec de tels enseignements, on s’apercevrait qu’il y a un monde à sauver, et aussi un monde duquel il faut prendre ses distances, parce qu’il persécute l’Église et les chrétiens – « Ils ne sont pas du monde » disait Jésus de ses disciples.

Peut-on imaginer que cette vérité ait été oubliée par les Pères Conciliaires en 1962, cinq ans après les faits survenus en Hongrie, et qui avaient vu d’autres tribulations de l’Église du silence, des millions de gens persécutés et martyrs de la foi ? Il serait vraiment antihistorique de le supposer ! Les tribulations que, aujourd’hui, avec un langage pas toujours précis et attentif, l’on appelle « des défis » du monde pour l’Église, sont en réalité les faits que saint Paul appelle « tribulations », c’est-à-dire des épines douloureuses : mais c’est seulement au milieu d’elles que parvient la consolation de Dieu !

Ces « tribulations » ne furent pas épargnées à Pie XII, ni durant sa vie, ni après sa mort. Parmi elles, il suffit de rappeler la « pièce théâtrale » orchestrée par Hochuth, un cabotin à la recherche de notoriété, qui fut l’auteur, en 1960, de la légende noire sur le soi-disant « Pape du silence ». Cela lui réussit, grâce à la complicité de tous ceux qui cherchaient une revanche contre Pie XII, en raison du Décret du Saint Office sur l’adhésion au communisme, et aussi grâce au soutien de milieux du progressisme et du modernisme catholique, qui ne pardonnaient pas au Pontife la canonisation de Pie X. Un Congrès récent, dans un milieu culturel juif, ces dernières semaines, a donné encore, lui aussi, de nouvelles preuves de cette fausseté, en témoignant en faveur du grand Pontife.

Et, en 1963 déjà, Mgr Montini, qui était encore Archevêque de Milan, écrivait au journal catholique anglais « The Tablet », pour prendre la défense de Pie XII, et, au titre de collaborateur étroit qu’il avait été, il en donnait un portrait : « L’aspect fragile et doux de Pie XII, sa parole contenue et raffinée cachaient, ou plutôt révélaient, un caractère noble et viril, capable de prendre des décisions très fermes, et d’adopter sans peur des positions qui pouvaient lui faire courir des risques considérables… Il désirait pénétrer à fond dans l’histoire de son époque tourmentée. Il ressentait profondément qu’il était lui-même une partie de cette histoire, et il désirait y participer totalement, en partager les souffrances dans son cœur et dans son âme ».

Que l’on médite aussi sur cela, le 9 octobre 2008, 50° anniversaire de la mort de Pie XII, Serviteur de Dieu, et que l’on prie pour sa glorification.

Par l’abbé Nicola Bux et l’Abbé Salvatore Vitiello



Sources : www.vatican.va - (E.S.M.)
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Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M. sur Google actualité) 10.10.2008 - T/Église

Benoît XVI : la crise financière montre l'importance de la Parole

Publié le 08/10/2008 à 12:00 par auto23652
Benoît XVI : la crise financière montre l'importance de la Parole



Le 08 octobre 2008 - (E.S.M.) - Quelques jours à peine avant la chute de la banque Lehman Brothers et de la tourmente dans laquelle la finance et les banques internationales se trouvent plongées, le Saint Père Benoît XVI nous avait appelés à ne pas adorer les nouvelles idoles matérialistes du monde moderne.

Benoît XVI : la crise financière montre l'importance de la Parole

« Qui construit sa vie sur ces réalités, sur la matière, sur le succès, sur tout ce qui est apparence, construit sur le sable »

Brèves

Le 08 octobre 2008 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Quelques jours à peine avant la chute de la banque Lehman Brothers et de la tourmente dans laquelle la finance et les banques internationales se trouvent plongées, le Saint Père nous avait appelés à ne pas adorer les nouvelles idoles matérialistes du monde moderne et à garder en tête ce que doivent être nos priorités...

Lors de l'Assemblée synodale sur la Parole, le Pape a affirmé que l'actuelle crise financière montrait toute l'importance de construire sa vie sur le fondement solide de la Parole de Dieu : « Nous le voyons à présent dans la chute des grandes banques : cet argent disparaît, il n'est rien. Et ainsi, toutes ces choses, qui semblent la vraie réalité sur laquelle il faut compter, sont des réalités de second ordre ». « Qui construit sa vie sur ces réalités, sur la matière, sur le succès, sur tout ce qui est apparence, construit sur le sable », a-t-il souligné.

Le pape, qui a proposé une Méditation sur le psaume 118 (119) au cours de la prière de l'Heure tierce, aux 244 pères synodaux présents, a rappelé que la Parole de Dieu est « le fondement de toute la réalité », qu'« elle est stable comme le ciel, plus que le ciel, c'est la réalité ».

« Nous devons donc changer notre concept de réalisme. Est réaliste celui qui reconnaît le fondement de tout dans la Parole de Dieu, dans cette réalité apparemment aussi fragile. Est réaliste celui qui construit sa vie sur ce fondement qui demeure en permanence », a-t-il souligné.

S'adressant aux journalistes après la première congrégation générale du synode, le président du Conseil pontifical pour les communications sociales, Mgr Claudio Maria Celli a expliqué que le pape invite à voir l'économie et la finance comme une « avant-dernière réalité », car « il est indéniable que lorsqu'elles sont comparées à la Parole, ces autres réalités découvrent leurs limites. Elles sont d'avant-dernières réalités, mais pas la vérité ultime ». « Le thème de fond abordé par le pape n'était pas la situation économique actuelle mais l'importance de la Parole de Dieu sur la route de l'homme. Et éclairées par cette lumière, les autres dimensions sont comme du brouillard et montrent leur inconsistance », a expliqué Mgr Celli.

A méditer pour orienter nos vies.


Sources : HERMAS
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Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 08.10.2008 - T/Benoît XVI


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