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cet article est un tissu de contre vérité, exemple ce passage entre parenthèses qui n'existe pas dans le texte...
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La résurrection du fils de la veuve

Publié le 17/09/2009 à 03:52 par auto23652
La résurrection du fils de la veuve
La résurrection du fils de la veuve de Sarepta

Premier livre des Rois 17:17-24

17 Après ces choses, le fils de la femme, maîtresse de la maison, devint malade, et sa maladie fut si violente qu'il ne resta plus en lui de respiration.
18 Cette femme dit alors à Élie : Qu'y a-t-il entre moi et toi, homme de Dieu ? Es-tu venu chez moi pour rappeler le souvenir de mon iniquité, et pour faire mourir mon fils ?
19 Il lui répondit : Donne-moi ton fils. Et il le prit du sein de la femme, le monta dans la chambre haute où il demeurait, et le coucha sur son lit.
20 Puis il invoqua l'Éternel, et dit : Éternel, mon Dieu, est-ce que tu affligerais, au point de faire mourir son fils, même cette veuve chez qui j'ai été reçu comme un hôte ?
21 Et il s'étendit trois fois sur l'enfant, invoqua l'Éternel, et dit : Éternel, mon Dieu, je t'en prie, que l'âme de cet enfant revienne au dedans de lui !
22 L'Éternel écouta la voix d'Élie, et l'âme de l'enfant revint au dedans de lui, et il fut rendu à la vie.
23 Élie prit l'enfant, le descendit de la chambre haute dans la maison, et le donna à sa mère. Et Élie dit : Vois, ton fils est vivant.
24 Et la femme dit à Élie : Je reconnais maintenant que tu es un homme de Dieu, et que la parole de l'Éternel dans ta bouche est vérité.

La résurrection du fils de la veuve de Naïm

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7,11-16.

En ce temps-là, Jésus se rendait à une ville, appelée Naïm; et ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu'une foule nombreuse.
Comme il approchait de la porte de la ville, voilà qu'on emportait un mort, fils unique de sa mère, laquelle était veuve, et une foule considérable (de gens) de la ville étaient avec elle.
Le Seigneur l'ayant vue, fut touché de compassion pour elle, et il lui dit : " Ne pleurez pas. "
Et s'approchant, il toucha le cercueil, et les porteurs s'arrêtèrent; et il dit : " Jeune homme, je te le dis, lève-toi ! "
Et le mort se dressa sur son séant et se mit à parler; et il le rendit à sa mère.
Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : " Un grand prophète s'est levé parmi nous, " et : " Dieu a visité son peuple. "


Evangile du 17 septembre Sainte Hildegarde

Publié le 17/09/2009 à 03:16 par auto23652
Evangile du 17 septembre Sainte Hildegarde
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)

de la férie

Sainte du jour : Ste Hildegarde

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 5,25-26.6,1-10.

Si nous vivons par l'esprit, marchons aussi par l'esprit.
Ne cherchons pas une vaine gloire en nous provoquant les uns les autres, en nous portant mutuellement envie.
Frères, lors même qu'un homme se serait laissé surprendre à quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur, prenant garde à vous-mêmes, de peur que vous ne tombiez aussi en tentation.
Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la parole du Christ;
car si quelqu'un croit être quelque chose, alors qu'il n'est rien, il s'abuse lui-même.
Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non en se comparant à autrui; car chacun aura son propre fardeau à porter.
Que celui à qui on enseigne la parole fasse part de tous ses biens à celui qui l'enseigne.
Ne vous y trompez pas : on ne se rit pas de Dieu. Ce qu'on aura semé, on le moissonnera.
Celui qui sème dans sa chair moissonnera, de la chair, la corruption; celui qui sème dans l'esprit moissonnera, de l'esprit, la vie éternelle.
Ne nous lassons point de faire le bien; car nous moissonnerons en son temps, si nous ne nous relâchons pas.
Ainsi donc, pendant que nous en avons le temps, faisons le bien envers tous, et surtout envers les frères dans la foi.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7,11-16.

En ce temps-là, Jésus se rendait à une ville, appelée Naïm; et ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu'une foule nombreuse.
Comme il approchait de la porte de la ville, voilà qu'on emportait un mort, fils unique de sa mère, laquelle était veuve, et une foule considérable (de gens) de la ville étaient avec elle.
Le Seigneur l'ayant vue, fut touché de compassion pour elle, et il lui dit : " Ne pleurez pas. "
Et s'approchant, il toucha le cercueil, et les porteurs s'arrêtèrent; et il dit : " Jeune homme, je te le dis, lève-toi ! "
Et le mort se dressa sur son séant et se mit à parler; et il le rendit à sa mère.
Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : " Un grand prophète s'est levé parmi nous, " et : " Dieu a visité son peuple. "




Commentaire du jour : Saint Augustin
Sermon 98

« Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi »


Que personne ne doute, s'il est chrétien, que même maintenant des morts ressuscitent. Certes, tout homme a des yeux par lesquels il peut voir des morts ressusciter de la manière qu'est ressuscité le fils de cette veuve dont il vient d'être question dans l'évangile. Mais tous ne peuvent pas voir ressusciter les hommes qui sont morts spirituellement ; pour cela il faut être déjà ressuscité intérieurement. Il est plus grand de ressusciter quelqu'un qui doit vivre pour toujours que de ressusciter quelqu'un qui doit mourir à nouveau.

La mère de ce jeune homme, cette veuve, a été transportée de joie de voir son fils ressusciter. Notre mère, l'Eglise, se réjouit aussi en voyant tous les jours la résurrection spirituelle de ses enfants. Le fils de la veuve était mort de la mort du corps ; mais ceux-là, de la mort de l'âme. On répandait des larmes sur la mort visible du premier ; mais on ne se souciait pas de la mort invisible des derniers, on ne la voyait même pas. Le seul qui n'y est pas resté indifférent, c'est celui qui connaissait ces morts ; celui-là seul connaissait ces morts qui pouvait leur rendre la vie. En effet si le Seigneur n'était pas venu pour ressusciter les morts, l'apôtre Paul n'aurait pas dit : « Lève-toi, toi qui dors, relève-toi d'entre les morts et le Christ t'illuminera ! » (Ep 5,14)


Evangile du 16 septembre Sainte Euphémie

Publié le 16/09/2009 à 01:33 par auto23652
Evangile du 16 septembre Sainte Euphémie
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)

16 septembre

St Corneille, pape, et St Cyprien, évêque, martyrs

Sainte du jour : Ste Euphémie

Livre de la Sagesse 3,1-8.

Les âmes des justes sont dans la main de Dieu, et le tourment ne les atteindra pas.
Aux yeux des insensés, ils paraissent être morts, et leur sortie de ce monde semble un malheur,
et leur départ du milieu de nous un anéantissement; mais ils sont dans la paix.
Alors même que, devant les hommes, ils ont subi des châtiments, leur espérance est pleine d'immortalité.
Après une légère peine, ils recevront une grande récompense; car Dieu les a éprouvés, et les a trouvés dignes de lui.
Il les a essayés comme l'or dans la fournaise, et les a agréés comme un parfait holocauste.
Au temps de leur récompense, ils brilleront; comme des étincelles, ils courront à travers le chaume.
Ils jugeront les nations et domineront sur les peuples, et le Seigneur régnera sur eux à jamais.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,9-19.

En cetemps-là Jésus dit à ses disciples : Quand vous entendrez parler de guerres et de séditions, ne soyez pas effrayés, car il faut que cela arrive d'abord; mais ce ne sera pas encore la fin.
Il leur dit alors : " On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume.
Il y aura de grands tremblements de terre et, par endroits, des pestes et des famines, et il y aura des choses effrayantes et de grands signes (venant) du ciel.
Mais, avant tout cela, on mettra la main sur vous, on vous poursuivra, on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous emmènera devant rois et gouverneurs, à cause de mon nom.
(Cela) aboutira pour vous au témoignage.
Prenez donc la résolution de ne pas vous exercer par avance à vous défendre, car moi, je vous donnerai bouche et science, auxquelles tous vos adversaires ne pourront ni résister ni contredire.
Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, vos proches et vos amis, et ils en feront mettre à mort d'entre vous.
Vous serez en haine à tous à cause de mon nom.
Et pas un cheveu de votre tête ne périra.
C'est par votre constance que vous gagnerez vos âmes.

Saint Cyprien (v.200-258), évêque de Carthage et martyr
Des bienfaits de la patience, 13.15 (trad. bréviaire rev.)

« C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie »

Notre Seigneur et notre Maître nous a donné ce commandement pour notre salut : « Celui qui aura tenu bon jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé » (Mt 10,22)... Le fait même que nous sommes chrétiens fonde notre foi et notre espérance. Mais, pour que l'espérance et la foi puissent porter des fruits, la patience est nécessaire. Ce n'est pas la gloire d'ici-bas que nous recherchons, c'est la gloire future. L'apôtre Paul nous en avertit : « Nous avons été sauvés, mais c'est en espérance. Voir ce qu'on espère, ce n'est plus espérer ; ce que l'on voit, comment peut-on encore l'espérer ? Mais nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l'attendons avec persévérance » (Rm 8,24-25).

Dans un autre passage, Paul donne le même enseignement aux justes qui travaillent à faire fructifier les dons de Dieu, afin de se préparer de plus grands trésors dans le ciel...: « Tant que nous en avons le temps, travaillons pour le bien de tous... Ne nous lassons pas de faire le bien ; en son temps la récolte viendra, si nous ne relâchons pas » (Ga 6,10.9)... Et lorsque Paul parle de la charité, il lui joint la persévérance et la patience : « L'amour prend patience, l'amour rend service, l'amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas..., ne s'emporte pas, n'entretient pas de rancune...; il supporte tout, fait confiance en tout, espère tout, endure tout » (1Co 13,4-7). Il montre ainsi que l'amour est capable de persévérer jusqu'au bout, puisqu'il sait tout supporter.

Enfin il dit dans un autre passage : « Supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez à coeur de garder l'unité dans le même Esprit en étant rassemblés dans la paix » (Ep 4,2-3). Il montre ainsi que les frères ne peuvent garder ni l'unité ni la paix, s'ils ne s'encouragent pas mutuellement en se supportant, et s'ils ne gardent pas le lien de la concorde au moyen de leur patience.

Stabat Mater Dolorosa

Publié le 15/09/2009 à 03:43 par auto23652
STABAT MATER DOLOROSA

Stabat Mater est une séquence composée au treizième siècle et attribuée au franciscain italien Jacopone da Todi. Le texte de la séquence évoque la souffrance de Marie lors de la crucifixion de Jésus-Christ.



Stabat Mater dolorosa
Iuxta crucem lacrimosa
dum pendebat Filius.

Cuius animam gementem,
contristatam et dolentem,
pertransiuit gladius.

O quam tristis et afflicta
fuit illa benedicta
Mater Vnigeniti.

Quæ mœrebat et dolebat,
Pia Mater cum uidebat
Nati pœnas incliti.

Quis est homo qui non fleret,
Matrem Christi si videret
in tanto supplicio?

Quis non posset contristari,
Christi Matrem contemplari
dolentem cum Filio?

Pro peccatis suæ gentis
uidit Iesum in tormentis
et flagellis subditum.

Vidit suum dulcem natum
moriendo desolatum,
dum emisit spiritum.

Eia Mater, fons amoris,
me sentire uim doloris
fac, ut tecum lugeam.

Fac ut ardeat cor meum
in amando Christum Deum,
ut sibi complaceam.

Sancta Mater, istud agas,
Crucifixi fige plagas
cordi meo ualide.

Tui nati uulnerati,
tam dignati pro me pati,
pœnas mecum divide.

Fac me vere tecum flere,
Crucifixo condolere,
donec ego uixero.

Iuxta crucem tecum stare,
et me tibi sociare
in planctu desidero.

Virgo uirginum præclara,
mihi iam non sis amara:
fac me tecum plangere.

Fac ut portem Christi mortem,
passionis fac consortem,
et plagas recolere.

Fac me plagis uulnerari,
fac me cruce inebriari,
et cruore Filii.

Flammis ne urar succensus
per te Virgo, sim defensus
in die judicii

Christe, cum sit hinc exire,
da per Matrem me venire
ad palmam victoriae.

Quando corpus morietur,
fac ut animæ donetur
Paradisi gloria.


Amen ! In sempiterna sæcula. Amen.






Debout, la Mère des douleurs,

Près de la croix était en larmes,
Quand son Fils pendait au bois.

Alors, son âme gémissante,
Toute triste et toute dolente,
Un glaive transperça.

Qu'elle était triste, anéantie,
La femme entre toutes bénie,
La Mère du Fils de Dieu !

Dans le chagrin qui la poignait,
Cette tendre Mère pleurait
Son Fils mourant sous ses yeux.

Quel homme sans verser de pleurs
Verrait la Mère du Seigneur
Endurer si grand supplice ?

Qui pourrait dans l'indifférence
Contempler en cette souffrance
La Mère auprès de son Fils ?

Pour toutes les fautes humaines,
Elle vit Jésus dans la peine
Et sous les fouets meurtri.

Elle vit l'Enfant bien-aimé
Mourir tout seul, abandonné,
Et soudain rendre l'esprit.

Ô Mère, source de tendresse,
Fais-moi sentir grande tristesse
Pour que je pleure avec toi.

Fais que mon âme soit de feu
Dans l'amour du Seigneur mon Dieu :
Que je Lui plaise avec toi.

Mère sainte, daigne imprimer
Les plaies de Jésus crucifié
En mon cœur très fortement.

Pour moi, ton Fils voulut mourir,
Aussi donne-moi de souffrir
Une part de Ses tourments.

Donne-moi de pleurer en toute vérité,
Comme toi près du Crucifié,
Tant que je vivrai !

Je désire auprès de la croix
Me tenir, debout avec toi,
Dans ta plainte et ta souffrance.

Vierge des vierges, toute pure,
Ne sois pas envers moi trop dure,
Fais que je pleure avec toi.

Du Christ fais-moi porter la mort,
Revivre le douloureux sort
Et les plaies, au fond de moi.

Fais que Ses propres plaies me blessent,
Que la croix me donne l'ivresse
Du Sang versé par ton Fils.

Je crains les flammes éternelles;
Ô Vierge, assure ma tutelle
À l'heure de la justice.

Ô Christ, à l'heure de partir,
Puisse ta Mère me conduire
À la palme des vainqueurs.

À l'heure où mon corps va mourir,
À mon âme, fais obtenir
La gloire du paradis.

http://www.dailymotion.com/video/x8wgjj_stabat-mater-dolorosa_music

Inclina Domine

Publié le 15/09/2009 à 03:24 par auto23652
Inclina Domine
Dominica XV. post Pentecosten


Introitus: Ps. 85, 1.2.3.4 Inclina, Domine


Inclina, Domine, aurem tuam ad me, et exaudi me : salvum fac servum tuum, Deus meus, sperantem in te : miserere mihi, Domine, quoniam ad te clamavi tota die.
Seigneur, tendez l'oreille vers moi, écoutez-moi, sauvez votre serviteur qui espère en vous, mon Dieu ; ayez pitié de moi, Seigneur, car je crie vers vous tout le jour.
Son associé :

Evangile du 15 septembre Notre Dame des Sept Douleurs

Publié le 15/09/2009 à 03:12 par auto23652
Evangile du 15 septembre Notre Dame des Sept Douleurs
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)

15 septembre

Notre Dame des Sept Douleurs

Livre de Judith 13,22-25.

Le Seigneur t'a bénie dans sa force, car par toi il a réduit à néant tous nos ennemis.
Ma fille, tu es bénie par le Seigneur, le Dieu très haut, plus que toutes les femmes qui sont sur la terre.
Béni soit le Seigneur, créateur du ciel et de la terre, qui a conduit ta main pour trancher la tête au plus grand de nos ennemis !
Il a rendu aujourd'hui ton nom si glorieux, que ta louange ne disparaîtra pas de la bouche des hommes, qui se souviendront éternellement de la puissance du Seigneur; car, en leur faveur, tu n'as pas épargné ta vie en voyant les souffrances et la détresse de ta race, mais tu nous a sauvés de la ruine en marchant dans la droiture en présence de notre Dieu.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 19,25-27.

En ce temps-là, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la soeur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie-Madeleine.
Jésus ayant vu sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: "Femme, voilà votre fils."
Ensuite il dit au disciple: "Voilà votre mère." Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui.


Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
4ème Sermon pour l'Assomption (trad. cf. Pain de Cîteaux 8, p. 105 et SC 202, p. 459)

« A partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui »

Quand Jésus s'est mis à parcourir les villes et les villages pour annoncer la Bonne Nouvelle (Mt 9,35), Marie l'accompagnait, inséparablement attachée à ses pas, suspendue à ses lèvres dès qu'il ouvrait la bouche pour enseigner. A tel point que ni la tempête de la persécution ni l'horreur du supplice n'ont pu lui faire abandonner la compagnie de son Fils, l'enseignement de son Maître. « Près de la croix de Jésus se tenait Marie, sa mère ». Vraiment, elle est mère, celle qui n'abandonnait pas son Fils, même dans les terreurs de la mort. Comment aurait-elle pu être effrayée par la mort, elle dont « l'amour était fort comme la mort » (Ct 8,6) et même plus fort que la mort. Oui, elle se tenait debout près de la croix de Jésus et la douleur de cette croix la crucifiait dans son coeur elle aussi ; toutes les plaies dont elle voyait blessé le corps de son Fils étaient autant de glaives qui lui transperçaient l'âme (Lc 2,35). C'est donc à juste titre qu'elle est proclamée Mère ici et qu'un protecteur bien choisi est désigné pour prendre soin d'elle, car c'est ici surtout que se manifestent l'amour parfait de la mère à l'égard du Fils et la vraie humanité que le Fils avait reçue de sa mère...

Jésus « l'ayant aimée, il l'aima jusqu'à la fin » (Jn 13,1). Non seulement la fin de sa vie a été pour elle, mais aussi ses derniers mots : achevant pour ainsi dire de dicter son testament, Jésus a confié le soin de sa mère à son plus cher héritier... Pierre, pour sa part, a reçu l'Eglise, et Jean, Marie. Cette part revenait à Jean comme un signe de l'amour privilégié dont il était l'objet, mais aussi à cause de sa chasteté... Car il convenait que personne d'autre ne rende ses services à la mère du Seigneur que le disciple bien-aimé de son Fils... Et par cette disposition providentielle, le futur évangéliste pourrait s'entretenir familièrement de tout avec celle qui savait tout, elle qui, depuis le commencement, observait attentivement tout ce qui concernait son Fils, qui « conservait avec soin toutes ces choses et les méditait dans son coeur » (Lc 2,19).


O Crux ave, spes unica

Publié le 14/09/2009 à 02:20 par auto23652
O Crux ave, spes unica
O Crux ave, spes unica, Salut ô Croix, unique espérance.

14 septembre, Fête de la Croix glorieuse

Hymne à la croix, attribué à Venance Fortunat (évêque de Poitiers au VIème siècle). Dans cet hymne, la croix n'est plus considérée comme un instrument de supplice mais comme l'arbre de vie qui nous a donné le fruit le plus fécond. C'est un regard de foi que nous sommes invités à poser sur la croix !


Vexilla regis prodeunt
Fulget crucis mysterium
Quo carne carnis conditor
Suspensus est patibulo.

Quo vulneratus insuper
Mucrone diro lanceae
Ut nos lavaret crimine
Manavit unda et sanguine.

Impleta sunt quae concinit
David fideli carmine
Dicens in nationibus
Regnavit a ligno Deus.

Arbor decora et fulgida
Ornata Regis purpura
Electa digno stipite
Tam sancta membra tangere.

Beata, cuius brachiis
Saecli pependit pretium
Statera facta corporis
Praedamque tulit tartari.

O Crux ave, spes unica
In hac triumphi gloria
Auge piis justitiam
Reisque dona veniam.

Te summa Deus Trinitas
Collaudet omnis spiritus:
Quos per crucis mysterium
Salvas, rege per saecula.
Amen.




Les étendards du Roi s’avancent,
et la Lumière de la Croix resplendit,
à laquelle pend dans sa chair
le Créateur de la chair.

Achevé par la funeste pointe
d’une lance il laisse
couler l’eau et la sang
afin de nous laver de notre crime.

Voici qu’est accompli ce que chantait
David dans les psaumes de sa foi,
disant : parmi les nations
Dieu a régné par le bois.

Choisi comme potence,
honoré de la pourpre du Roi,
cet arbre porte les membres sacrés
comme une décoration resplendissante.

Bienheureux arbre dont les branches
supportent pendu le salut de ce siècle :
en échange de ce corps
l’Enfer a été dépouillé.

Salut ô Croix, unique espérance
dans la gloire de ton triomphe !
Offre la grâce aux hommes pieux,
et détruis les crimes des méchants.

C’est Toi, Trinité source de notre salut,
que loue tout esprit :
par le mystère de la Croix
tu nous sauves et tu nous guéris.
Amen.

Evangile du 14 septembre, Fête de la Croix glorieuse

Publié le 14/09/2009 à 02:09 par auto23652
Evangile du 14 septembre, Fête de la Croix glorieuse
La croix, un pont jeté au-dessus de l'abîme de la mort

Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)

14 septembre

Exaltation de la Sainte Croix

Fête de la Croix glorieuse

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,5-11.

Mes frères, partagez les sentiments du Christ Jésus; bien qu'il fût dans la condition de Dieu, il n'a pas retenu avidement son égalité avec Dieu; mais il s'est anéanti lui-même, en prenant la condition d'esclave, en se rendant semblable aux hommes, et reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui; il s'est abaissé lui-même, se faisant obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la croix.
C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,
afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et dans les enfers,
et que toute langue confesse, à la gloire de Dieu le Père, que Jésus-Christ est Seigneur.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,31-36.

C'est maintenant le jugement de ce monde; c'est maintenant que le Prince de ce monde va être jeté dehors.
Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi."
Ce qu'il disait, c'était pour marquer de quelle mort il devait mourir.
La foule lui répondit: "Nous avons appris par la Loi que le Christ demeure éternellement: comment donc dites-vous: il faut que le Fils de l'homme soit élevé? Qui est le Fils de l'homme?"
Jésus leur dit: "La lumière n'est plus que pour un temps au milieu de vous. Marchez, pendant que vous avez la lumière, de peur que les ténèbres ne vous surprennent: celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va.
Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez des enfants de lumière." Jésus dit ces choses, puis s'en allant, il se déroba à leurs yeux.


Saint Ephrem (vers 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Homélie sur notre Seigneur (trad. bréviaire rev.)

La croix, un pont jeté au-dessus de l'abîme de la mort

Notre Seigneur a été piétiné par la mort, mais, en retour, il a frayé un chemin qui écrase la mort. Il s'est soumis à la mort et il l'a subie volontairement pour la détruire malgré elle. Car, sur l'ordre de la mort, notre Seigneur « est sorti en portant sa croix » (Jn 19,17). Mais il a crié sur la croix et il a tiré les morts des enfers...

Il est le glorieux « fils du charpentier » (Mt 13,55) qui, sur le char de sa croix, est venu au-dessus de la gueule vorace du séjour des morts et a transféré le genre humain dans la demeure de la vie (Col 1,13). Et parce que, à cause de l'arbre du paradis, le genre humain était tombé dans le séjour des morts, c'est par l'arbre de la croix qu'il est passé dans la demeure de la vie. Sur ce bois-là avait été greffée l'amertume ; mais sur celui-ci la douceur a été greffée, pour que nous reconnaissions en lui le chef auquel ne résiste rien de ce qui a été créé.

Gloire à toi ! Tu as jeté ta croix comme un pont au-dessus de la mort, pour que les hommes y passent du pays de la mort à celui de la vie... Gloire à toi ! Tu as revêtu le corps d'Adam mortel et tu en as fait la source de la vie pour tous les mortels. Oui, tu vis ! Car tes bourreaux se sont comportés envers ta vie comme des semeurs : ils ont semé ta vie dans les profondeurs de la terre comme on sème le blé, pour qu'il lève lui-même et fasse lever avec lui beaucoup de grains (Jn 12,24).

Venez, faisons de notre amour comme un encensoir immense et universel ; prodiguons des cantiques et des prières à celui qui a fait de sa croix un encensoir à la Divinité et nous a tous comblés de richesses par son sang.


Quoniam Deus

Publié le 12/09/2009 à 22:19 par auto23652
Quoniam Deus
Dominica XV. post Pentecosten



Alleluia: Ps. 94, 3 Quoniam Deus


Quoniam Deus magnus Dominus et rex magnus super omnem terram.
Car le Seigneur est un grand Dieu et un grand roi au-dessus de toute la terre.
Son associé :

XV dimanche après la Pentecôte - vert- 2e classe

Publié le 12/09/2009 à 22:07 par auto23652
XV dimanche après la Pentecôte - vert- 2e classe
XVe DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE

Vert - 2e classe

L'Évangile nous relate l'épisode touchant de la résurrection du fils de la veuve de Naïm.


L'épisode si touchant de la veuve de Naïm donne aujourd'hui son nom au quinzième Dimanche après la Pentecôte. L'Introït nous présente la forme des prières que nous devons adresser au Seigneur dans tous nos besoins. L'Homme-Dieu a promis, Dimanche dernier, d'y pourvoir toujours, à la condition d'être servi par nous fidèlement dans la recherche de son royaume. En lui adressant nos supplications, montrons-nous confiants dans sa parole, comme il est juste de l'être, et nous serons exaucés.

Dom Guéranger L'Année Liturgique


Introït : Inclina Domine

Comme les dimanches précédents, les chants du propre de la messe du quinzième dimanche après la Pentecôte sont tirés des psaumes sauf la Communion, et ils expriment les sentiments de supplication, de confiance, de louange et d'action de grâces qui doivent animer les chrétiens durant leur séjour sur la terre. Mais ils présentent aujourd'hui une particularité qui les oppose à ceux des dimanches précédents. Les alléluias des dix derniers dimanches, du cinquième au quatorzième après la Pentecôte, avaient tous pour texte le premier verset d'un psaume. Mais ce ne sera pas le cas cette fois-ci ; ce seront au contraire les autres pièces, Introït, Graduel et Offertoire, qui auront pour texte le premier verset d'un psaume.
Le texte de l'Introït est le début du psaume 85, un des nombreux psaumes où David, qui se sent humainement perdu devant la puissance de ses ennemis, lance un appel suppliant vers Dieu pour qu'Il le délivre.


Inclina, Domine, aurem tuam ad me, et exaudi me : salvum fac servum tuum, Deus meus, sperantem in te : miserere mihi, Domine, quoniam ad te clamavi tota die.
Seigneur, tendez l'oreille vers moi, écoutez-moi, sauvez votre serviteur qui espère en vous, mon Dieu ; ayez pitié de moi, Seigneur, car je crie vers vous tout le jour.


Chacun de nous peut faire sienne cette prière dans les épreuves et les tentations au milieu desquelles nous nous débattons. La mélodie est une des plus belles et des plus expressives du répertoire. Elle commence par une intonation qui s'élève en un grand élan, franchissant d'un bon toute l'octave pour culminer sur le mot Domine ; puis elle redescend et la phrase s'achève dans le grave sur exaudi me, prière plus humble mais tout aussi suppliante. La deuxième phrase, celle de l'espérance, est plus assurée, les mots Deus meus sont vraiment pleins de confiance. On retrouve dans la troisième phrase une supplication presque angoissée, s'enfonçant dans le grave puis se reprenant pour remonter sur le mot clamavi, qui est vraiment un cri lancé du fond de notre misère. Si les mots de profundis ne sont pas dans le texte, ils sont dans la mélodie. On entendra ensuite comme verset psalmodié la suite du psaume.


Lætifica animam servi tui : quoniam ad te, Domine, animam meam levavi.
Donnez la joie à l'âme de votre serviteur car j'élève vers vous mon âme Seigneur.

Una voce

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