Navigateur

Pour visualiser et écouter les vidéos, notamment Youtube, il est préférable d'avoir Google Chrome ou Mozilla comme navigateur. Tout autre navigateur doit être à jour. En cas de problème, il est conseillé d'essayer un autre navigateur.

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Evangiles (2366)
· Chants liturgiques (210)
· Prière (19)
· Liturgie (89)
· Prières (42)
· Ordo misae (164)
· Saints (Docteurs et Saints de l'Eglise) (123)
· Chants en Français (26)
· Exégèse (79)
· Doctrine (146)

Rechercher
Derniers commentaires Articles les plus lus

· Messe des Anges, Kyrie, Gloria, Sanctus, Agnus Dei
· Nouveau site consacré au chant grégorien
· Que dit la Bible sur le partage et la pauvreté ?
· Neuvaine à notre Dame de Guadeloupe
· Saint Jude patron des causes désespérées

· Prière à Saint Georges
· Prière à notre Dame de Guadeloupe
· Tu es mon Berger Ô Seigneur (Psaume 22)
· Loué soit à tout instant (chant de la fête Dieu)
· Messe à la Basilique de Lisieux
· La messe des défunts selon le rite Tridentin
· L'avortement: le péché qui crie vengeance
· Prologue de Saint Jean l'Evangéliste
· Le Pape Benoît XVI
· Exposition de la dépouille de Padre Pio

Voir plus 

Abonnement au blog
Recevez les actualités de mon blog gratuitement :

Je comprends qu’en m’abonnant, je choisis explicitement de recevoir la newsletter du blog "auto23652" et que je peux facilement et à tout moment me désinscrire.


Blogs et sites préférés

· laportetroite


Statistiques

Date de création : 08.07.2007
Dernière mise à jour : 16.11.2022
5434 articles


Carême 2eme semaine

Samedi de la deuxième semaine de Carême

Publié le 14/03/2020 à 02:59 par auto23652

Samedi de la deuxième semaine de Carême

 



Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain,
sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
 


Samedi de la deuxième semaine de Carême


Livre de la Genèse 27,6-40.

Alors Rebecca parla ainsi à Jacob, son fils -"Voici, j'ai entendu ton père qui par­lait ainsi à ton frère Esaü :
Apporte-moi du gibier et fais-m'en un bon plat, afin que je le mange et que je te bénisse devant Yahweh avant de mourir.
Maintenant. mon fils, écoute ma voix dans ce que je vais te commander.
Va au troupeau et prends-moi deux beaux chevreaux ; j'en ferai pour ton père un bon plat, selon son goût,
et tu le porteras à ton père, et il en mangera, afin qu'il te bénisse avant de mourir."
Ja­cob répondit à Rebecca, sa mère: " Voici, Esaü, mon frère, est velu, et moi j'ai la peau lisse.
Peut-être que mon père me touchera, et je passerai à ses yeux pour m'être joué de lui, et j'attirerai sur moi une malédiction au lieu d'une bénédiction. "
Sa mère lui dit : " Je prends sur moi ta malédiction, mon fils. Ecoute seu­lement ma voix et va me prendre les chevreaux. "
Jacob alla les prendre et les apporta à sa mère, qui en fit un bon plat, selon le goût de son père.
Et Rebecca prit les habits d'Esaü, son fils aîné, les plus beaux, qu'elle avait dans la maison, et elle en revêtit Jacob, son fils cadet.
Puis elle lui couvrit les mains de la peau des chevreaux, ainsi que la partie lisse du cou.
Et elle mit dans la main de Jacob, son fils, le bon plat et le pain qu'elle avait préparés.
Il vint vers son père et dit: Mon père ! ' - " Me voici, dit Isaac ; qui es-tu, mon fils? "
Jacob répondit à son père: « Je suis Esaü, ton premier-né ; j'ai fait ce que tu m'as dit. Lève-toi, je te prie, assieds-toi et mange de ma chasse, afin que ton âme me bénisse. "
Isaac dit à son fils : " Comment as-tu trouvé si vite, mon fils? " Jacob, répondit : " C'est que Yahweh, ton Dieu, l'a fait venir devant moi. "
Et Isaac dit à Jacob: " Approche donc, que je te touche, mon fils, pour savoir si tu es bien mon fils Esaü, ou non. "
Jacob s'étant approché d'Isaac, son père, celui-­ci le toucha et dit : " La voix est la voix de Jacob, mais les mains sont les mains d'Esaü. "
Il ne le reconnut pas, parce que ses mains étaient velues, comme les mains d'Esaü, son frère, et il le bénit.
Il dit " C'est bien toi qui es mon fils Esaü? "
-"C'est moi", répondit Jacob. Et Isaac dit : " Sers-moi, que je mange du gibier de mon fils et que mon âme te bénisse. " Jacob le servit, et il mangea ; il lui pré­senta aussi du vin, et il but.
Alors Isaac, son père, lui dit : " Appro­che-toi donc et baise-moi, mon fils. "
Ja­cob s'approcha et le baisa ; et Isaac sentit l'odeur de ses vêtements, et il le bénit en disant : " Voici, l'odeur de mon fils est comme l'odeur d'un champ qu'a béni Yah­weh. "
Que Dieu te donne de la rosée du ciel et de la graisse de la terre, et abondance de froment et de vin!
Que des peuples te servent, et que des nations se prosternent devant toi! Sois le maître de tes frères, et que les fils de ta mère se prosternent devant toi! Maudit soit qui te maudira, et béni soit qui te bénira !
Isaac avait achevé de bénir Jacob, et Jacob venait de quitter Isaac, son père, lorsqu'Esaü, son frère, revint de la chasse.
Il prépara, lui aussi, un bon plat, et l'apporta à son père; et il dit à son père : " Que mon père se lève et mange de la chasse de son fils, afin que ton âme me bénisse. "
Isaac, son père, lui dit : " Qui es-tu? " Il répondit : " Je suis ton fils, ton pre­mier-né, Esaü. "
Isaac fut saisi d'une terreur extrême, et il dit : "Qui est donc celui qui a chassé du gibier et m'en a apporté? J'ai mangé de tout avant que tu vinsses, et je l'ai béni; et il sera béni en effet. "
Lorsqu'Esaü eut entendu les paroles de son père, il jeta un grand cri, une plainte très amère, et il dit à son père:
" Bénis-moi, moi aussi, mon père. " Isaac dit : " Ton frère est venu avec ruse, et il a pris ta bénédiction. "
Esaü dit : " Est-ce parce qu'on l'appelle Jacob qu'il m'a supplanté deux fois? Il a pris mon droit d'aînesse, et voilà maintenant qu'il a pris ma bénédiction ! " Il ajouta : " N'as-­tu pas réservé pour moi une bénédic­tion? "
Isaac répondit et dit à Esaü : " Voici, je l'ai établi ton maître et j e lui ai donné tous ses frères pour serviteurs, et je l'ai pourvu de froment et de vin; et pour toi donc, que puis-je faire, mon fils?
Esaü dit à son père : " N'as-tu que cette seule bénédiction, mon père? Bénis-moi, moi aussi, mon père! " Et Esaü éleva la voix et pleura.
Isaac, son père, lui répondit : " Privée de la graisse de la terre sera ta demeure, privée de la rosée qui descend du ciel.
Tu vivras de ton épée, et tu seras asservi à ton frère; mais il arrivera que, en secouant son joug, tu le briseras de dessus ton cou. "

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 15,11-32.

En ce temps-là, Jésus dit aux pharisiens et aux scribes cette parabole : "Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : " Mon père, donne-moi la part de biens qui doit me revenir. " Et il leur partagea son avoir.
Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout réalisé, partit pour un pays lointain, et il y dissipa son bien en menant une vie de prodigue.
Lorsqu'il eut tout dépensé, survint une grande famine dans ce pays, et il commença à sentir le besoin.
Et il alla se mettre au service d'un habitant de ce pays, qui l'envoya dans ses champs paître des porc.
Et il eût bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les porcs, mais personne ne lui en donnait.
Alors, rentrant en lui-même, il dit : " Combien de mercenaires de mon père ont du pain en trop, et moi, ici, je meurs de faim ! "
Je me lèverai et j'irai à mon père, et je lui dirai : Mon père, j'ai péché contre le ciel et envers toi;
je ne suis plus digne d'être appelé ton fils : traite-moi comme l'un de tes mercenaires. "
Et il se leva et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit; et, touché de compassion, il courut, se jeta à son cou, et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit : " Mon père, j'ai péché contre le ciel et envers toi; je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. "
Mais le père dit à ses serviteurs : " Vite, apportez la plus belle robe et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds;
et amenez le veau gras, tuez-le; et mangeons, festoyons :
car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il a été retrouvé. " Et ils se mirent à festoyer.
Or son fils aîné était aux champs. Quand, à son retour, il approcha de la maison, il entendit de la musique et des chœurs.
Ayant appelé un des serviteurs, il s'enquit de ce que cela pouvait être.
L'autre lui dit : " Votre frère est arrivé, et votre père a tué le veau gras, parce qu'il l'a recouvré bien portant. "
Mais il se mit en colère, et il ne voulait pas entrer. Son père sortit pour l'en prier.
Et il répondit à son père : " Voilà tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé un ordre de toi, et jamais tu ne m'as donné, à moi, un chevreau pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand est revenu ton fils que voilà, qui a dévoré ton avoir avec des courtisanes, tu as tué pour lui le veau gras ! "
Il lui dit : " Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
Mais il fallait festoyer et se réjouir, car ton frère que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il a été retrouvé. "


Cardinal Joseph Ratzinger [Pape Benoît XVI]
Retraite prêchée au Vatican, 1983 (trad. Le Ressuscité, DDB 1986, p. 58)

« Un homme avait deux fils »

En méditant cette parabole, on ne doit pas oublier la figure du fils aîné. En un certain sens, elle n'est pas moins importante que celle de son cadet, au point qu'on pourrait aussi, et peut-être à plus juste titre, parler de la parabole des deux frères. Avec la figure des deux frères, le texte se situe au coeur d'une longue histoire biblique, commencée avec l'histoire de Caïn et Abel, reprise avec les frères Isaac et Ismaël, Jacob et Ésaü, et interprétée en différentes paraboles de Jésus. Dans la prédication de Jésus, les figures des deux frères reflètent surtout le problème Israël-païens... En découvrant que les païens sont appelés sans être soumis aux obligations de la Loi, Israël exprime son amertume : « Voici tant d'années que je t'ai servi et que je n'ai jamais transgressé un seul de tes commandements. » Par les paroles : « Mon fils, tu es toujours avec moi et tout ce qui est à moi est à toi », la miséricorde de Dieu invite Israël à entrer.

Mais la signification de ce frère aîné est encore plus large. En un certain sens, il représente l'homme dévot, c'est-à-dire tous ceux qui sont restés avec le Père sans désobéir à ses commandements. Au moment du retour du pécheur, se réveille la jalousie, ce venin jusqu'alors caché au fond de leur âme. Pourquoi cette jalousie? Elle montre que beaucoup de « dévots » tiennent eux aussi caché dans leur coeur le désir du pays lointain et de ses appâts. La jalousie révèle que ces personnes n'ont pas réellement compris la beauté de la patrie, le bonheur du « tout ce qui est à moi est à toi », la liberté d'être fils et propriétaire. Il apparaît ainsi qu'elles aussi désirent secrètement le bonheur du pays lointain... Et, à la fin, elles n'entrent pas dans la fête ; à la fin, elles restent dehors...

La figure du frère aîné nous oblige à un examen de conscience ; cette figure nous permet de comprendre la réinterprétation des dix commandements dans le Sermon sur la Montagne (Mt 5,28). Ce n'est pas seulement l'adultère extérieur, mais aussi celui de l'intérieur qui nous éloigne de Dieu : il est possible de rester à la maison et en même temps de partir. De cette manière, il nous faut aussi comprendre l'« abondance », la structure de la justice chrétienne : elle se traduit par un « non » à la jalousie et un « oui » à la miséricorde divine.

Vendredi de la deuxième semaine de Carême

Publié le 13/03/2020 à 02:40 par auto23652

Vendredi de la deuxième semaine de Carême

 
Vendredi de la deuxième semaine de Carême
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain,
sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)

Vendredi de la deuxième semaine de Carême



Livre de la Genèse 37,6-22.

Il leur dit : " Ecoutez, je vous prie, le songe que j'ai eu :
Nous étions à lier des gerbes au milieu des champs; et voici, ma gerbe s'est levée et s'est tenue debout, et vos gerbes l'ont entourée et se sont prosternées devant elle. "
Ses frères lui dirent : " Est-ce que tu régneras sur nous? est-ce que tu nous domine­ras? " Et ils le haïrent encore davan­tage pour ses songes et pour ses paroles.
Il eut encore un autre songe, qu'il raconta à ses frères. Il dit : " J'ai eu encore un songe : le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant moi. "
Il le raconta à son père et à ses frères, et son père le réprimanda, en disant : " Que signifie ce songe que tu as eu? Faudra-t-il que nous venions, moi, ta mère et tes frères, nous prosterner à terre devant toi? "
Et ses frères furent jaloux de lui, mais son père conservait la chose dans son coeur.
Les frères de Joseph allèrent paître les troupeaux de leur père à Sichem.
Et Israël dit à Joseph : " Tes frères ne pais­sent-ils pas le troupeau à Sichem? Viens, que je t'envoie vers eux. "
Il répondit " Me voici. " Et Israël lui dit: " Va donc, et vois si tes frères vont bien et si le trou­peau est en bon état, et tu m'en apporteras des nouvelles. "
Et il l'envoya de la vallée d'Hébron, et Joseph alla à Sichem. Un homme, l'ayant rencontré errant dans la campagne, le questionna, en disant :
" Que cherches-tu? " Il répondit : " Je cherche mes frères ; indique-moi, je te prie, où ils font paître leur troupeau. "
Et l'homme dit : " Ils sont partis d'ici ; car je les ai entendus dire : Allons à Dothain. " Joseph alla après ses frères, et il les trouva à Dothain.
Ils l'aperçurent de loin et, avant qu'il fût près d'eux, ils complotèrent de le faire mourir.
Ils se dirent l'un à l'autre " Voici l'homme aux songes ; c'est bien lui qui arrive.
Venez donc, tuons-le et jetons-le dans une des citernes, et nous dirons qu'une bête féroce l'a dévoré ; nous verrons ce qui en sera de ses son­ges ! "
Ruben entendit et il le délivra de leurs mains. Il dit : "Ne le frappons pas à mort."
Ruben leur dit " Ne versez pas le sang; jetez-le dans cette citerne qui est dans le désert, et ne portez pas la main sur lui. " - Son des­sein était de le délivrer de leurs mains, pour le faire retourner vers son père. –

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 21,33-46.

En ce temps-là, Jésus dit au peuple des Juifs et aux princes des prêtres cette parabole : Il y avait un père de famille, qui planta une vigne. Il l'entoura d'une haie, y creusa un pressoir et y bâtit une tour; puis l'ayant loué à des vignerons, il partit pour un voyage.
Quand vint le temps des fruits, il envoya aux vignerons ses serviteurs pour recevoir ses fruits.
Les vignerons, s'étant saisis de ses serviteurs, battirent l'un, tuèrent l'autre et lapidèrent un troisième.
Il envoya de nouveau d'autres serviteurs en plus grand nombre que les premiers, et ils les traitèrent de même.
A la fin, il leur envoya son fils, disant : " Ils auront égard à mon fils. "
Mais quand les vignerons virent le fils, ils se dirent entre eux : " Voici l'héritier; venez, tuons-le, et nous aurons son héritage. "
Et s'étant saisis de lui, ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
Lors donc que reviendra le maître de la vigne, que fera-t-il à ces vignerons? "
Ils lui dirent : " Il fera périr misérablement ces misérables, et il affermera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en donneront les fruits en leur saison. "
Jésus leur dit : " N'avez-vous jamais lu dans les Ecritures : La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue tête d'angle; c'est par le Seigneur qu'elle l'est devenue, et c'est merveille à nos yeux ?
C'est pourquoi je vous le dis : le royaume de Dieu vous sera ôté pour être donné à un peuple qui en produira les fruits.
Et celui qui tombera sur cette pierre sera brisé, et celui sur qui elle tombera, elle l'écrasera. "
Les grands prêtres et les Pharisiens, ayant entendu ces paraboles, comprirent qu'il parlait d'eux.
Et ils cherchaient à se saisir de lui; mais ils craignirent les foules, car elles le tenaient pour un prophète.

Saint Ambroise (v.340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église

Commentaire sur l'évangile de Luc, 9, 29-30 (trad. Véricel, L'Evangile commenté, p. 290 rev. ; cf SC 52, p. 150)
La parabole de la vigne
La vigne est notre symbole, parce que le peuple de Dieu, enraciné sur le cep de la vigne éternelle (Jn 15,5), s'élève au-dessus de la terre. Foisonnement d'un sol ingrat, tantôt elle bourgeonne et fleurit, tantôt elle se revêt de verdure, tantôt elle ressemble au joug aimable de la croix, quand elle a grandi et que ses bras étendus forment les sarments d'un vignoble fécond... On a donc raison d'appeler vigne le peuple du Christ, soit parce qu'il marque son front du signe de la croix (Ez 9,4), soit parce qu'on récolte ses fruits à la dernière saison de l'année, soit parce que, comme pour les rangs d'un vignoble, pauvres et riches, humbles et puissants, serviteurs et maîtres, tous dans l'Église sont d'une égalité parfaite...

Quand on attache la vigne, elle se redresse ; quand on l'émonde, ce n'est pas pour l'amoindrir, mais pour la faire croître. Il en est de même du peuple saint : si on le lie, il se libère ; si on l'humilie, il se redresse ; si on le taille, on lui donne en fait une couronne. Bien mieux : de même que le rejeton, prélevé sur un vieil arbre, est greffé sur une autre racine, de même ce peuple saint..., nourri sur l'arbre de la croix..., se développe. Et l'Esprit Saint, comme répandu dans les sillons d'un terrain, se déverse dans notre corps, lavant tout ce qui est immonde et redressant nos membres pour les diriger vers le ciel.

Cette vigne, le Vigneron a l'habitude de la sarcler, de l'attacher, de la tailler (Jn 15,2)... Tantôt il brûle de soleil les secrets de notre corps et tantôt il les arrose de pluie. Il aime sarcler son terrain, pour que les ronces ne blessent pas les bourgeons ; il veille à ce que les feuilles ne fassent pas trop d'ombre..., ne privent pas de lumière nos vertus, et n'empêchent pas la maturation de nos fruits.


Jeudi de la deuxième semaine de Carême

Publié le 12/03/2020 à 01:31 par auto23652



Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)

Jeudi de la deuxième semaine de Carême



Livre de Jérémie 17,5-10.

Ainsi parle Jéhovah: Maudit soit l'homme qui se confie en l’homme, Qui fait de la chair son bras, Et dont le cœur se retire de Jéhovah!
Il est comme une bruyère dans une lande; Il ne verra point venir le bonheur; Il occupera les lieux brûlés au désert, Une terre salée et sans habitants.
Béni soit l'homme qui se confie en Jéhovah Et dont Jéhovah est la confiance!
Il est comme un arbre planté au bord des eaux : Il pousse ses racines vers le courant; Il ne craint pas quand vient la chaleur, Et son feuillage reste vert; Il ne s'inquiète point de l'année de la sécheresse Et ne cesse pas de porter du fruit.
Le cœur est rusé plus que toute chose et corrompu: Qui le connaîtra?
Moi, Jéhovah, qui sonde les cœurs et qui éprouve les reins, Et cela pour rendre à chacun selon ses voies,- Selon le fruit de ses œuvres.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 16,19-31.

En ce temps-là, Jésus dit aux pharisiens : Il y avait un homme riche vêtu de pourpre et de lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie.
Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d'ulcères
et désireux de se rassasier de ce qui tombait de la table du riche; et même, les chiens venaient lécher ses ulcères.
Or il arriva que le pauvre mourut, et il fut emporté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche aussi mourut, et on lui donna la sépulture.
Dans l'enfer, il leva les yeux, en proie aux tourments, et il aperçut de loin Abraham, et Lazare dans son sein.
Et il s'écria : " Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare pour qu'il trempe dans l'eau le bout de son doigt et me rafraîchisse la langue, car je souffre dans cette flamme. "
Abraham dit : " Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et pareillement Lazare ses maux. Maintenant il est consolé ici, et toi tu souffres.
Et avec tout cela, entre nous et vous a été établi un grand abîme, de sorte que ceux qui voudraient passer d'ici vers vous ne le pourraient pas, et que ceux de là-bas ne traversent pas non plus vers nous. "
Et il dit : " Je te prie donc, père, de l'envoyer à la maison de mon père,
— car j'ai cinq frères, — pour leur attester ces choses de peur qu'ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de tourment. "
Abraham dit : " Ils ont Moïse et les prophètes : qu'ils les écoutent ! "
Il dit : " Non, père Abraham; mais si quelqu'un de chez les morts va vers eux, ils se repentiront. "
Il lui dit : " S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, même si quelqu'un ressuscitait d'entre les morts, ils ne seraient pas persuadés. "

Saint Pierre Chrysologue (vers 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 122, Sur le riche et Lazare (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, Mediaspaul 1988, t.1, p. 64)

« Le riche vit de loin Abraham avec Lazare tout près de lui »

« Abraham était très riche », nous dit l'Écriture (Gn 13,2)... Abraham, mes frères, n'a pas été riche pour lui-même, mais pour les pauvres ; plutôt que de se réserver sa fortune, il s'est proposé de la partager... Cet homme, lui-même étranger, n'a cessé de tout mettre en oeuvre pour que l'étranger ne se sente plus étranger. Vivant sous la tente, il ne pouvait pas supporter qu'un passant reste sans abri. Perpétuel voyageur, il accueillait toujours les hôtes qui se présentaient... Loin de se reposer sur les largesses de Dieu, il se savait appelé à les répandre : il les employait à défendre les opprimés, à libérer les prisonniers, voire à arracher à leur sort des hommes qui allaient mourir (Gn 14,14)... En face de l'étranger qu'il reçoit (Gn 18,1s), Abraham ne s'assied pas, il reste debout. Il n'est pas le convive de son hôte, il se fait son serviteur ; il oublie qu'il est maître chez lui, il apporte lui-même la nourriture et, soucieux d'une préparation soignée, il fait appel à sa femme. Pour son propre compte, il s'en remet entièrement à ses serviteurs, mais pour l'étranger qu'il reçoit, il pense à peine suffisant de le confier au savoir-faire de son épouse.

Que dirais-je encore, mes frères ? C'est une délicatesse tellement parfaite...qui a attiré chez Abraham Dieu lui-même, qui l'a contraint à être son hôte. Ainsi est venu à Abraham, repos des pauvres, refuge des étrangers, celui-là même qui, plus tard, devait se dire accueilli dans la personne du pauvre et de l'étranger : « J'ai eu faim, dit-il, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire ; j'ai été étranger et vous m'avez reçu » (Mt 25,35).

Et nous lisons encore dans l'Évangile : « Quand le pauvre Lazare mourut, il fut emporté par les anges dans le sein d'Abraham. » N'est-il pas naturel, mes frères, qu'Abraham, jusque dans son repos, accueille tous les saints, et qu'il s'acquitte, jusque dans la béatitude céleste, de son service d'hospitalité ?... Sans aucun doute, il ne pourrait se croire pleinement heureux si, dans la gloire même, il ne continuait à exercer son ministère de partage.


Mercredi de la deuxième semaine de Carême

Publié le 11/03/2020 à 20:47 par auto23652
Mercredi de la deuxième semaine de Carême

Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain,

sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)

 



Mercredi de la deuxième semaine de Carême




Livre de Esther 13,8-11.15-17.

Et Mardochée pria la Seigneur, se souvenant de toutes ses œuvres.
Il dit : " Seigneur, Seigneur, Roi tout-puissant, toutes choses sont soumises à votre pouvoir, et il n'est personne qui puisse Vous faire obstacle, si Vous avez résolu de sauver Israël.
C'est Vous qui avez fait le ciel et la terre, et toutes les merveilles qui sont sous le ciel.
Vous êtes le Seigneur de toutes choses et nul ne peut Vous résister, à Vous le Seigneur !
Maintenant donc, Seigneur mon Dieu et mon Roi, Dieu d'Abraham, ayez pitié de votre peuple, parce que nos ennemis jettent les yeux sur nous pour nous perdre et veulent détruire votre antique héritage.
Ne méprisez pas votre lot, que Vous avez racheté pour Vous de la terre d'Egypte. Exaucez ma prière !
Soyez favorable à votre part d'héritage et changez notre deuil en joie, afin que, conservant la vie, nous célébrions votre nom, Seigneur, et ne fermez pas la bouche de ceux qui vous louent. "


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 20,17-28.

En ce temps-là, Jésus montait à Jérusalem, il prit à part les Douze disciples, et il leur dit en chemin :
" Voici que nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, et ils le condamneront à mort,
et ils le livreront aux Gentils pour être bafoué, flagellé et crucifié; et il ressuscitera le troisième jour. "
Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de lui avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande;
Il lui dit : " Que voulez-vous? " Elle lui dit : " Ordonnez que mes deux fils, que voici, siègent l'un à votre droite, l'autre à votre gauche, dans votre royaume. "
Jésus répondit : " Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire le calice que, moi, je dois boire? — Nous le pouvons, " lui dirent-ils.
Il leur dit : " Vous boirez, en effet, mon calice; quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder; c'est pour ceux pour qui mon Père l'a préparé. "
Ayant entendu cela, les dix autres s'indignèrent contre les deux frères.
Mais Jésus les appela et dit : " Vous savez que les chefs des nations leur commandent en maîtres, et que les grands exercent leur empire sur elles.
Il n'en sera pas ainsi parmi vous; au contraire, celui qui voudra devenir grand, parmi vous, se fera votre serviteur;
et celui qui voudra, parmi vous, être premier, se fera votre esclave.
C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup. "


Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Les Discours sur les psaumes, Ps 126

« Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé » (Lc 18,14)

« C'est en vain que vous vous levez avant le jour » dit un psaume (126,2)... Tels étaient les fils de Zébédée qui, avant d'avoir subi l'humiliation en conformité avec la Passion du Seigneur, s'étaient déjà choisi leur place, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche. Ils voulaient « se lever avant la Lumière »... Pierre aussi s'était levé avant la Lumière, lorsqu'il donnait au Seigneur le conseil de ne pas souffrir pour nous. En effet, le Seigneur avait parlé de sa Passion qui devait nous sauver et de ses humiliations, et Pierre, qui peu auparavant avait confessé que Jésus est le Fils de Dieu, a été saisi d'effroi à l'idée de sa mort et lui a dit : « Dieu t'en garde, Seigneur ! Epargne-toi toi-même. Non, cela ne t'arrivera pas ! » (cf Mt 16,22) Il voulait se lever devant la Lumière, donner conseil à la Lumière. Mais que fait le Seigneur ? Il l'a fait se lever après la Lumière en lui disant : « Passe derrière moi »... « Passe derrière moi pour que je marche devant toi et que tu me suives. Passe par la route que je prends, au lieu de vouloir me montrer la route où toi tu veux marcher »...

Pourquoi donc, fils de Zébédée, voulez-vous vous lever avant le Jour ? Voilà la question qu'il faut leur poser ; ils n'en seront pas irrités, car ces choses sont écrites à leur sujet afin que nous autres nous sachions nous préserver de l'orgueil où ils sont tombés. Pourquoi vouloir se lever avant le Jour ? C'est en vain. Vous voulez vous élever avant d'être abaissé ? Votre Seigneur lui-même, lui qui est votre lumière, s'est abaissé pour être élevé. Ecoutez ce que dit Paul : « Lui qui était dans la condition de Dieu, il n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu, mais il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes..., il s'est abaissé en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix. C'est pourquoi Dieu l'a exalté » (Ph 2,6s).



Mardi de la deuxième semaine de Carême

Publié le 10/03/2020 à 22:22 par auto23652
Mardi de la deuxième semaine de Carême

Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain,

sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)

 

 

 


Mardi de la deuxième semaine de Carême




Premier livre des Rois 17,8-16.

Alors la parole de Yahweh lui fut adressée en ces termes:
« Lève-toi, va à Sarephta, qui appartient à Sidon, et tu y demeureras; voici que j'ai ordonné là à une femme veuve de te nourrir. »
Il se leva et alla à Sarephta. Comme il arrivait à la porte de la ville, voici qu'il y avait là une femme veuve qui ramassait du bois. Il l'appela et lui dit: « Va me pendre, je te prie, un peu d'eau dans ce vase, afin que je boive. »
Et elle alla en prendre. Il l'appela de nouveau, et il dit: « Apporte-moi, je te prie, un morceau de pain dans ta main. »
Elle répondit: « Yahweh, ton Dieu, est vivant! Je n'ai rien de cuit, je n'ai qu'une poignée de farine dans un pot et un peu d'huile dans une cruche. Et voici que je ramasse deux morceaux de bois, afin que, rentrée à la maison, je prépare ce reste pour moi et pour mon fils; nous le mangerons, et nous mourrons ensuite. »
Elie lui dit: « Ne crains point, rentre faire comme tu as dit. Seulement prépare-moi d'abord avec cela un petit gâteau, que tu m'apporteras; tu en feras ensuite pour toi et pour ton fils.
Car ainsi parle Yahweh, le Dieu d'Israël: Le pot de farine ne s'épuisera point, et la cruche d'huile ne diminuera point, jusqu'au jour où Yahweh fera tomber de la pluie sur la face du sol. »
Elle s'en alla et fit selon la parole d'Elie;et pendant longtemps elle eut de quoi manger, elle et sa famille, ainsi qu'Elie.
Le pot de farine ne s'épuisa pas, et la cruche d'huile ne diminua pas, selon la parole de Yahweh, qu'il avait dite par l'organe d'Elie.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,1-12.

En ce temps-là, Jésus, parlant à la foule et à ses disciples, dit :
Les scribes et les Pharisiens se sont assis sur la chaire de Moïse.
Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent; mais n'imitez pas leurs actions, car ils disent et ne font pas.
Ils lient des fardeaux pesants et difficiles à porter, et les mettent sur les épaules des hommes; mais eux, ils ne veulent pas les remuer du doigt.
Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes, car ils élargissent leurs phylactères et allongent leurs houppes;
ils recherchent les premières places dans les repas, les premiers sièges dans les synagogues,
les saluts sur les places publiques, et l'appellation de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites point appeler Rabbi, car il n'est pour vous qu'un seul maître, et vous êtes tous frères.
Et ne donnez à personne sur la terre le nom de Père, car il n'est pour vous qu'un seul Père, celui des cieux.
Et qu'on ne vous appelle pas non plus Maître, car vous n'avez qu'un Maître, le Christ.
Le plus grand d'entre vous sera votre serviteur.
Quiconque s'élèvera sera abaissé, et quiconque s'abaissera sera élevé.



Saint Macaire (?-405), moine en Égypte
Troisième Homélie, 1-3 ; PG 34, 467-470 (trad. Orval)

La vie communautaire : « Vous êtes tous frères »

Quoi qu'ils fassent, les frères doivent se montrer charitables et joyeux les uns avec les autres. Celui qui travaille parlera ainsi de celui qui prie : « Le trésor que mon frère possède, je l'ai, moi aussi, puisqu'il nous est commun. » De son côté, celui qui prie dira de celui qui lit : « Le bénéfice qu'il tire de sa lecture m'enrichit, moi aussi. » Et celui qui travaille dira encore : « C'est dans l'intérêt de la communauté que j'accomplis ce service. »

Les multiples membres du corps ne forment qu'un seul corps et ils se soutiennent mutuellement en remplissant chacun sa tâche. L'oeil voit pour tout le corps ; la main travaille pour les autres membres ; le pied, en marchant, les porte tous ; un membre souffre dès qu'un autre souffre. Voilà comment les frères doivent se comporter les uns avec les autres (cf. Rm 12, 4-5). Celui qui prie ne jugera pas celui qui travaille parce qu'il ne prie pas. Celui qui travaille ne jugera pas celui qui prie... Celui qui sert ne jugera pas les autres. Au contraire, chacun, quoi qu'il fasse, agira pour la gloire de Dieu (cf. 1Co 10,31 ; 2Co 4,15)...

Ainsi une grande concorde et une sereine harmonie formeront « le lien de la paix » (Ép 4,3), qui les unira entre eux et les fera vivre avec transparence et simplicité sous le regard bienveillant de Dieu. L'essentiel, évidemment, c'est de persévérer dans la prière. D'ailleurs une seule chose est requise : chacun doit posséder en son coeur ce trésor qu'est la présence vivante et spirituelle du Seigneur. Qu'il travaille, prie ou lise, chacun doit pouvoir se dire en possession de ce bien impérissable qu'est le Saint Esprit.

La Colère

Publié le 10/03/2020 à 16:36 par auto23652

La colère

 
              La colère
                          
 
 
  Le pardon est une puissance de Dieu

La colère est un des sept péchés capitaux. Les sept péchés capitaux sont, la paresse, l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la colère et l'envie. Ils sont nommés capitaux parce que ce sont d'eux que découlent les autres.

La colère

"La colère est un sentiment qui survient quand nous sommes confrontés à un mal difficile à surmonter. Ainsi, si nous pensons que quelqu’un veut nous nuire, nos actions seront guidées par la colère. Cependant il y a un problème : nous nous fâchons souvent au sujet de choses qui ne sont pas vraiment un mal en elles-mêmes, mais seulement un mal pour nous.

Quand nous recherchons le silence, n’importe quel bruit nous irrite. Quand nous avons faim, un réfrigérateur vide nous exaspère. Jésus va jusqu’à enseigner que tuer un homme et se fâcher avec lui sont des maux analogues. C’est parce que notre tendance à la colère réside dans l’égocentrisme, et quand nous nous fâchons avec une personne, nous le traitons d’une manière qui nie sa dignité.

La réconciliation. La haine produit une réponse de haine. La colère produit une réponse de colère. La violence engendre la violence. Afin de casser ce cycle négatif, il est nécessaire "de faire le contraire". Quand on nous déteste, aimer. Quand on nous provoque, être doux. Quand on nous blesse, pardonner. Quand quelqu’un me fait du mal, je réponds en faisant le bien, par une bénédiction. Beaucoup de conflits dans la société et dans le monde sont dus au fait que l’homme ne sait pas toujours chercher la réconciliation.

Demander pardon ou pardonner de bon cœur est fréquemment perçu comme de la faiblesse. Ce n’est pas du tout une faiblesse ! Le pardon est quelque chose qui exige une grande force. Était-ce facile pour Jésus de pardonner à ceux qui l’ont crucifié ?"

Seigneur, donne-moi la grâce de pardonner à ceux qui m’ont blessé.


Lundi de la deuxième semaine de Carême

Publié le 09/03/2020 à 06:17 par auto23652

Lundi de la deuxième semaine de Carême

 
Lundi de la deuxième semaine de Carême



Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)

Lundi de la deuxième semaine de Carême



Livre de Daniel 9,15-19.

Maintenant, Seigneur, notre Dieu, qui avez tiré votre peuple du pays d'Egypte par votre main puissante, et qui vous étés fait un nom, comme il est aujourd'hui, nous avons péché, nous avons été méchants.
Seigneur, puissent, selon toutes vos justices, votre colère et votre indignation se détourner de votre ville de Jérusalem, votre montagne sainte ; car c'est à cause de nos péchés et des iniquités de nos pères que Jérusalem et votre peuple sont en opprobre à tous ceux qui nous entourent.
Maintenant, écoutez, ô notre Dieu, la prière de votre serviteur et ses supplications, et faites briller votre visage sur votre sanctuaire dévasté, pour l'amour du Seigneur.
Mon Dieu, prêtez l'oreille et écoutez ; ouvrez vos yeux et voyez nos désolations et la ville sur laquelle votre nom a été prononcé. Car ce n'est pas à cause de nos justices que nous déposons devant vous nos supplications, mais à cause de vos grandes miséricordes.
Seigneur, entendez; Seigneur, pardonnez; Seigneur, soyez attentif et agissez ; ne tardez pas, à cause de vous-même, ô mon Dieu ; car votre nom a été prononcé sur votre ville et votre peuple !"

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 8,21-29.

En ce temps-là, Jésus dit à la foule des Juifs : je m'en vais, et vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Où je vais, vous ne pouvez venir.
Les Juifs disaient donc: "Est-ce qu'il va se tuer lui-même, puisqu'il dit: Où je vais vous ne pouvez venir?"
Et il leur dit: "Vous, vous êtes d'en bas, et moi, je suis d'en haut; vous êtes de ce monde, moi, je ne suis pas de ce monde.
C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans votre péché; car si vous ne croyez pas que je suis le Messie, vous mourrez dans votre péché."
"Qui êtes-vous?" lui dirent-ils. Jésus leur répondit: "Absolument ce que je vous déclare.
J'ai beaucoup de choses à dire de vous et à condamner en vous, mais celui qui m'a envoyé est véridique, et ce que j'ai entendu de lui, je le dis au monde."
Ils ne comprirent point qu'il leur parlait du Père.
Jésus donc leur dit: " Lorsque vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous connaîtrez qui je suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je dis ce que mon Père m'a enseigné.
Et celui qui m'a envoyé est avec moi, et il ne m'a pas laissé tout seul, parce que je fais toujours ce qui lui plaît."

Saint John Fisher (vers 1469-1535), évêque, martyr
Sermon pour le Vendredi Saint

« Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, Je Suis »

L'émerveillement est la source à laquelle les philosophes puisent leur grand savoir. Ils rencontrent et contemplent les prodiges de la nature, comme par exemple les tremblements de terre, le tonnerre..., les éclipses du soleil et de la lune, et touchés par ces merveilles, ils en recherchent les causes. C'est ainsi que par des recherches patientes et de longues investigations, ils parviennent à un savoir et à une subtilité remarquables, que les hommes appellent « la philosophie naturelle ».

Mais il existe une autre forme de philosophie plus élevée, qui est au-dessus de la nature, et à laquelle on parvient également par l'émerveillement : c'est la philosophie des chrétiens. Et, sans aucun doute, de tout ce qui caractérise la doctrine chrétienne, il est particulièrement extraordinaire et merveilleux que le Fils de Dieu, par amour pour l'homme, ait consenti à être crucifié et à mourir sur la croix... N'est-il pas étonnant que celui pour qui nous devons avoir le plus de crainte respectueuse ait ressenti une peur telle qu'il eut une sueur d'eau et de sang ?... N'est-il pas étonnant que celui qui donne la vie à toute créature ait enduré une mort si ignoble, cruelle et douloureuse ?

Ainsi ceux qui s'efforcent de méditer et d'admirer ce « livre » si extraordinaire qu'est la croix, avec un coeur doux et une foi sincère, parviendront à un savoir plus fécond que bien d'autres qui étudient et méditent quotidiennement des livres ordinaires. Pour un vrai chrétien, ce livre-ci est un objet d'étude suffisant pour tous les jours de sa vie.



IIe dimanche de Carême Violet- 1ère classe

Publié le 08/03/2020 à 13:04 par auto23652
IIe dimanche de Carême Violet- 1ère classe
Domínica Secúnda in Quadragésima - IIe dimanche de Carême
Violet - 1ère classe 
 

La messe célébrée ce dimanche est celle du IIe dimanche de Carême. Notre Seigneur avant d’entrer dans la douloureuse épreuve de sa Passion nous laisse paraître, dans l’Évangile de ce dimanche la splendeur de sa gloire par la Transfiguration devant trois de ses disciples.

Cet état de béatitude auquel nous sommes également appelés ne se réalisera que par l’infinie miséricorde de Dieu que tous les chants de cette messe réclament.

Dominica Secunda quadragesimæ Dominica

Publié le 08/03/2020 à 12:59 par auto23652

image

 

Secunda quadragesimæDominica

 

Introitus:Ps. 24, 6.3.22 et 1-2 Reminiscere (1m39.1s - 771 kb) 

 

Graduale:Ps. 24, 17.18 Tribulationes cordis mei(not available) 

Tractus:Ps. 105, 1.2.3.4 Confitemini Domino(not available) 

Offertorium:Ps. 118, 47.48 Meditabor (1m16.1s - 1192 kb) 

Communio:Ps. 5, 2.3.4a Intellege clamorem(58.6s - 456 kb) 

 

http://auto23652.centerblog.net/6582608-Psaume-24-25

 

 


Psaume 5 de la communion

http://auto23652.centerblog.net/6582606-Psaume-5

 

 

 

 

2ème Dimanche de Carême

Publié le 08/03/2020 à 11:39 par auto23652
2ème Dimanche de Carême

Diffusion de l'Évangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962), incluant le propre de France



L'Église fête : 2ème Dimanche de Carême

 

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 4,1-7.
Mes frères, nous vous prions et nous vous conjurons dans le Seigneur Jésus : nous vous avons appris comment il faut se conduire pour plaire à Dieu ; marchez donc de la sorte, de progrès en progrès.
Vous connaissez en effet les préceptes que nous vous avons donnés de la part du Seigneur Jésus.
Car ce que Dieu veut, c'est votre sanctification : c'est que vous évitiez l'impudicité,
et que chacun de vous sache garder son corps dans la sainteté et l'honnêteté,
sans l'abandonner aux emportements de la passion, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu ; c'est que personne en cette matière n'use de violence ou de fraude à l'égard de son frère, parce que le Seigneur fait justice de tous ces désordres, comme nous vous l'avons déjà dit et attesté.
Car Dieu ne nous a pas appelés à l'impureté, mais à la sainteté.

 

 


Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,1-9.
En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les conduisit à l'écart, sur une haute montagne.
Et il se transfigura devant eux : son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.
Et voilà que Moïse et Elie leur apparurent, conversant avec lui.
Prenant la parole, Pierre dit à Jésus : " Seigneur, il nous est bon d'être ici ; si vous le voulez, je ferai ici trois tentes, une pour vous, une pour Moïse et une pour Elie. "
Il parlait encore, lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit, et voilà que du sein de la nuée une voix dit : " Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis mes complaisances : écoutez-le. "
En entendant, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d'une grande frayeur.
Et Jésus, s'approchant, les toucha et dit : " Levez-vous, ne craignez point. "
Levant les yeux, ils ne virent plus que Jésus seul.
Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur fit ce commandement : " Ne parlez à personne de cette vision, jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité des morts. "

 

 

Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Opera Omnia, p. 41 (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 292)

 

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé »

Simon-Pierre dit : « Seigneur, il nous est bon d'être ici ! » Que dis-tu là, Pierre ? Si nous restons ici, qui donc réalisera les prédictions des prophètes ? Qui scellera les paroles des hérauts ? Qui mènera jusqu'à leur terme les mystères des justes ? Si nous restons ici, en qui s'accompliront ces paroles : « Ils ont percé mes mains et mes pieds » ? A qui s'appliqueront ces mots : « Ils se sont partagé mes vêtements, ils ont tiré au sort ma tunique » ? (Ps 21,17.19; Jn 19,24) Qui réalisera l'annonce du psaume : « Pour nourriture, ils m'ont donné du fiel et dans ma soif, ils m'ont abreuvé de vinaigre » ? (68,22; Mt 27,34; Jn 19,29) Qui vivra l'expression : « Affranchi parmi les morts » ? (Ps 87,6 hébr) Comment s'exécuteront mes promesses, comment construira-t-on l'Église ?

Et Pierre dit encore : « Faisons ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, une pour Élie ». Envoyé pour bâtir l'Église dans le monde, Pierre veut dresser trois tentes sur la montagne. Il ne voit encore le Christ que comme homme, il le met de pair avec Moïse et Élie. Mais Jésus lui montre bientôt qu'il n'avait pas besoin de tente. C'était lui qui durant quarante ans, avait dressé pour les Pères, une tente de nuée quand ils séjournaient au désert (Ex 40,34).

« Ils parlaient encore, et voici qu'une nuée lumineuse les couvrit de son ombre ». La vois-tu, Simon, cette tente dressée sans effort ? Elle bannit la chaleur, sans comporter de ténèbres, tente brillante et resplendissante ! Tandis que les disciples s'étonnent, une voix venue du Père se fait entendre dans la nuée : « Celui-ci est mon Fils Bien-aimé, en qui j'ai mis toutes mes complaisances, écoutez-le ! »... Le Père apprenait aux disciples que la mission de Moïse était remplie : désormais, c'est le Fils qu'ils devront écouter. Le Père, sur la montagne révélait aux apôtres ce qui leur restait caché : « Celui qui est » révélait « Celui qui est » (Ex 3,14), le Père faisait connaître son Fils.

 

 

Introitus:Ps. 24, 6.3.22 et 1-2 Reminiscere