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Vocation et séminaire

Une société sans Père est une société sans repère

Publié le 08/08/2009 à 13:01 par auto23652
Une société sans Père est une société sans repère
Monseigneur Rey, Evêque de Fréjus-Toulon

"Une société sans père est une société sans repère"

Trois questions à Mgr Rey qui publie un ouvrage intitulé 'Le Prêtre'

par Monseigneur Bernard Podvin

Le 06 août 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Monseigneur Rey, Evêque de Fréjus-Toulon, vient de publier « Le Prêtre » aux éditions Tempora. Dans le contexte de l'Année Sacerdotale, cet ouvrage stimule la réflexion et la prière de tous. Monseigneur Rey répond aux questions de Monseigneur Bernard Podvin, Porte-parole de la Conférence des Evêques de France.

Vous insistez en page 54 sur le fait que « la beauté du sacerdoce doit s'inscrire dans la durée et la persévérance ». Comment développer aujourd'hui une culture de la fidélité quand tout semble éphémère et relatif ?
La fidélité chrétienne doit s'appuyer sur celle du Christ à l'égard de son Eglise pour laquelle Lui-même s'est livré jusqu'à donner sa vie. Il existe des figures de fidélité qui soutiennent et stimulent la nôtre. Je pense à mes parents dont le témoignage de 70 ans de vie commune m'a montré que amour rime avec toujours.
La fidélité se construit au quotidien. Les grandes fidélités se déploient à partir des petites fidélités vécues au jour le jour : fidélité à la prière, aux amitiés, aux engagements. Paradoxalement, alors que notre culture prône « l'infidélité » toujours en quête de nouvelles expériences, le zapping perpétuel et ses attachements successifs et contractuels, l'homme contemporain est en recherche d'ancrage profond et durable, d'un amour qui ne faillit point. Toute fidélité est un art de vivre avec le temps : au-delà de l'éphémère nous cherchons à construire sur de l'invariant, sur des permanences. Et c'est là que nous pouvons rencontrer le Christ : « Le ciel et la terre passeront ; mes paroles ne passeront point. » Parmi les trois postures « frère, père et époux » (p. 84) que le prêtre est invité à incarner, laquelle vous semble la plus difficile, et peut-être aussi la plus urgente, à assumer dans notre contexte occidental ?
La posture du frère est fondatrice des deux autres. Comment peut-on exercer une paternité sinon à l'intérieur d'une fraternité commune ? Comme chrétiens nous la recevons au baptême. La dimension sponsale est aujourd'hui la plus incomprise. C'est à partir d'elle que prennent sens le célibat du prêtre et son attachement indéfectible à l'Eglise dont il est le ministre. Car il tient la place du Christ époux.
La dimension de la paternité me paraît une urgence et un défi dans un contexte où les figures de paternité sont mises en cause dans les modèles sociaux en raison du délitement de la famille et de la démission de l'autorité. « Une société sans père est une société sans repère », disent les psychosociologues. C'est en donnant sa vie à l'exemple du Christ et jusqu'à la perte de soi que l'on peut donner la vie. La paternité chrétienne est sacrificielle, mais elle est source de joie.
Vous dites page 118, que l'ordination sacerdotale députe à l'espérance. Quel message voudriez-vous partager aux confrères les plus éprouvés par le chemin de la vie et de la mission?
Face à leurs propres difficultés et aux résistances du terrain, certains prêtres désespèrent de leur ministère. Ils ne voient guère les fruits de leur apostolat et sont confrontés à l'indifférence, parfois au mépris. On ne peut pas porter tout seul « la charge de l'espérance ». Le lien avec les laïcs, le soutien des frères prêtres me semblent indispensables pour nous maintenir dans une ferme espérance et éviter que le ministère se déploie dans une fuite en avant perpétuelle ou la recherche de consolations qui nous déportent de la mission que l'Eglise attend de nous. L'espérance chrétienne se nourrit de prière. Elle est confiance en la présence de Dieu qui se sert de nos talents mais aussi de nos fragilités.
L'espérance est un don et une responsabilité. Pour le prêtre, elle consiste aussi à porter ceux qui l'ont perdue.
Elle est enfin certitude qu'à travers les combats, le Ressuscité est au bout du chemin !...

Les bénéfices de la vente du livre sont entièrement reversés au Séminaire diocésain de La Castille.


Sources : eglise.catholique

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 06.08.09 - T/Eglise

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=0608092_mgr_rey


La vie à l'Abbaye Sainte Madeleine du Barroux

Publié le 21/05/2009 à 02:34 par auto23652
La vie à l'Abbaye Sainte Madeleine du Barroux
La vie à l'Abbaye Sainte Madeleine du Barroux


Courts extraits d'un DVD publié par l'abbaye Ste Madeleine du Barroux. Mieux que lors d’une opération “portes ouvertes” découvrez la vie des moines du Barroux au cours d’une journée de travail et de prières. Des images superbes dans un cadre créé pour goûter la splendeur de la liturgie monastique.

Sur le DVD, narration de Michael Lonsdale. 52 mn + bonus. Sous-titrages en anglais, allemand, italien et espagnol (ainsi que français pour les malentendants)

A commander sur la boutique en ligne Una Voce


http://www.unavoce.fr/index2.php?option=com_content&task=view&id=1216&pop=1&page=0&Itemid=157

Moniales bénédictines de Notre-Dame de l'Annonciation

Publié le 08/05/2009 à 12:00 par auto23652
Moniales bénédictines de Notre-Dame de l'Annonciation
Moniales bénédictines de Notre-Dame de l'Annonciation

Una Voce

La communauté des moniales bénédictines de Notre-Dame de l'Annonciation est née en 1979. Quatre jeunes filles se sont regroupées autour de Mère Élisabeth et, à la suite de Dom Gérard, ont voulu faire, elles aussi, " l'expérience de la tradition ". Après avoir déménagé en différents lieux, elles peuvent trouver à leur tour un terrain dans la commune du Barroux en 1983. Après la première tranche de travaux, l'installation, encore bien précaire, est possible en 1987. Le monastère est reconnu canoniquement par le Saint-Siège en 1989 et érigé en abbaye en 1992. Mère Élisabeth reçoit la bénédiction abbatiale des mains du cardinal Mayer. La fondatrice ayant renoncé à sa charge, en 2000 Mère Placide est élue pour lui succéder. Elle mène à bien la fin des travaux de construction, en particulier l'église abbatiale, qui a été consacrée le 12 mai 2005 par le cardinal Medina, venu comme Envoyé spécial du Pape Benoît XVI.

http://www.unavoce.fr/index2.php?option=com_content&task=view&id=1210&pop=1&page=0&Itemid=157

Fondement de la civlisation

Publié le 04/10/2008 à 12:00 par auto23652
Fondement de la civlisation
Benoît XVI évoque le rôle civilisateur du monachisme occidental

Fondements de la civilisation

« Une culture purement positiviste, qui enverrait dans le domaine subjectif, comme non scientifique, la question concernant Dieu, serait la capitulation de la raison, le renoncement à ses possibilités les plus élevées et donc un échec de l’humanisme, dont les conséquences ne pourraient être que graves. Ce qui a fondé la culture de l’Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L’écouter, demeure aujourd’hui encore le fondement de toute culture véritable ».

Le 02 octobre 2008 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Le discours de Benoît XVI aux Bernardins était le plus attendu. Il n’a pas déçu. C’est un texte remarquable et exigeant qui explique que la culture rime avec la recherche de Dieu.

Dans le sillage de la conférence de Ratisbonne (12 septembre 2006) et du discours (manqué) à La Sapienza à Rome (17 janvier 2008), Benoît XVI a poursuivi, à Paris, sa réflexion sur le rapport entre la foi et la raison (12 septembre 2008). Sa leçon prend comme point de départ le lieu « emblématique » où il la prononce : le collège des Bernardins édifié en 1245 par les Cisterciens. De là, Benoît XVI évoque le rôle civilisateur du monachisme occidental. Il impute à ce monachisme d’avoir gardé, au moment de « la grande fracture culturelle » – on pense ici au déferlement des hordes barbares en Europe –, le meilleur de la culture ancienne tout en suscitant une culture nouvelle. Telle n’était du reste pas l’ambition des moines ; ce résultat leur a été donné comme par surcroît car leur ressort intime n’était autre que la quête de Dieu. Un Dieu, cependant, qui plaçait « des bornes milliaires » pour s’offrir à être trouvé.

D’emblée, Benoît XVI focalise son attention sur ces repères : les Saintes Écritures, lesquelles, véhiculant la Parole de Dieu, ont permis aux chercheurs de Dieu de conjuguer amour des lettres et amour de Dieu ou encore, selon l’expression vigoureuse de Dom Jean Leclercq reprise à son compte par le pape Ratzinger, « eschatologie et grammaire ». S’ensuivirent la fondation d’écoles et de bibliothèques ainsi que le développement même des sciences profanes qui furent notamment linguistiques afin d’approfondir toutes les virtualités de la Parole.

À la racine de la civilisation européenne, Benoît XVI, avec douceur mais sans complexe, situe donc le désir de Dieu et l’amour de la parole. Un authentique historien de la culture occidentale ne pourra qu’admirer cette « résolution dans les principes » à laquelle, de façon inductive, notre pape parvient.

La vraie philosophie. Des principes, arrivons directement à la conclusion à laquelle le pape aboutira. Celle-ci tient dans les deux dernières phrases de sa conférence, à inscrire dans le marbre : « Une culture purement positiviste, qui enverrait dans le domaine subjectif, comme non scientifique, la question concernant Dieu, serait la capitulation de la raison, le renoncement à ses possibilités les plus élevées et donc un échec de l’humanisme, dont les conséquences ne pourraient être que graves. Ce qui a fondé la culture de l’Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L’écouter, demeure aujourd’hui encore le fondement de toute culture véritable ». On est bien dans l’axe de Ratisbonne où Benoît XVI soulignait que la raison cantonnée à la mathématique et à la fonctionnalité, frustrée par conséquent de sa dimension métaphysique, était incapable d’établir un dialogue avec les religions, et dans la perspective de La Sapienza, où il affirmait qu’une philosophie qui se dégrade en positivisme, réduisant le champ de notre connaissance aux phénomènes qui tombent sous notre expérience, passe à côté de la question cruciale de la vérité. À Paris, le Souverain Pontife aborde la même question, mais sous l’angle de la finalité.

En définitive, « l’attitude vraiment philosophique » consiste à « regarder au-delà des réalités pénultièmes et [à] se mettre à la recherche des réalités ultimes qui sont vraies ». Notre pape dit tranquillement une chose énorme à l’oreille moderne ou postmoderne : être philosophe, c’est chercher Dieu ! Comme saint Paul, mentionnant à l’Aréopage qu’il avait trouvé un autel prudemment dédié « au dieu inconnu », Benoît XVI ne peut pas ne pas observer qu’aujourd’hui, « pour beaucoup, Dieu est vraiment devenu le grand Inconnu ». En expert de la pensée contemporaine, il décèle dans l’athéisme moderne la question lancinante de Dieu : « comme jadis où derrière les nombreuses représentations des dieux était cachée et présente la question du dieu inconnu, de même, aujourd’hui, l’actuelle absence de Dieu est aussi tacitement hantée par la question qui Le concerne ».

La question de l’interprétation. Ce n’était pas le lieu de revenir sur le débat controversé de Ratisbonne qui portait sur les différentes conceptions de Dieu, soit en Islam – Dieu est tellement transcendant qu’il pourrait agir contre la raison –, soit en christianisme – Dieu est Raison. Benoît XVI, cependant, n’avait pas dit son dernier mot. Voici que la question est reprise à propos de l’Écriture. En régime chrétien, explique-t-il, « l’Écriture a besoin de l’interprétation ». Nul besoin de développer le fait que, selon une autre vision, les versets inspirés seraient la Parole incréée de Dieu de telle sorte que l’herméneutique ferait figure de blasphème. Des chrétiens ont pu aussi s’engager dans cette voie fondamentaliste. Aussi le pape insiste-t-il sur le fait que « la Parole de Dieu […] n’est jamais présente dans la seule littéralité du texte ». En ce sens, à la suite du Catéchisme de l’Église catholique, il dénie au christianisme d’être « au sens classique seulement une religion du livre ».

L’interprétation de l’Écriture ne saurait être épuisée par la critique historique. Benoît XVI s’était déjà longuement expliqué sur les limites de cette méthode exégétique dans son Jésus de Nazareth : cette approche situe uniquement la parole dans le passé, ne dépasse pas le niveau de la parole humaine et ne parvient pas à considérer l’unité de l’ensemble des livres inspirés. Ici, il se concentre sur ce dernier aspect : les Écritures, au pluriel – c’est-à-dire les mots humains –, recèlent l’unique Parole de Dieu. Comment discerner l’un dans le multiple sinon à considérer le tout selon cette exégèse canonique qui renvoie à une « compréhension holistique » où un livre en explique un autre et où un Nouveau Testament en éclaire un Ancien.

Encore faut-il considérer la réception de cette Parole, qui n’est jamais l’individu dans son ego, au risque de « l’arbitraire subjectif », mais la communauté elle-même. Dans Jésus de Nazareth, J. Ratzinger-Benoît XVI montrait que les livres scripturaires renvoient à trois sujets interactifs : l’auteur ou un groupe d’auteurs (1er sujet) qui « ne sont jamais des écrivains autonomes au sens moderne », car ils font partie d’« un sujet commun, le peuple de Dieu (2ème sujet) duquel ils parlent et à qui ils s’adressent », lequel peuple n’est lui-même pas isolé car il sait tout recevoir de Dieu (3ème sujet) qui le forme et le conduit. Aux Bernardins, le pape affirme que « la Parole ne conduit pas uniquement sur la voie d’une mystique individuelle, mais [qu’]elle nous introduit dans la communauté de tous ceux qui cheminent dans la foi ». Autant dire qu’elle est accueillie dans l’Église et qu’elle constitue l’Église. Peut-on vraiment, sans l’Église, éviter les écueils soit du primat de la lettre sur l’Esprit soit d’une interprétation abusivement sollicitée : « il existe des dimensions du sens de la Parole et des paroles qui se découvrent uniquement dans la communion vécue de cette Parole qui crée l’histoire ».

L’éthique du travail. Si les moines ont bâti l’Europe chrétienne, c’est non seulement par la prière mais aussi par le travail : Ora et labora. Benoît XVI esquisse la différence d’approches entre le monde grec, qui considérait le travail physique comme l’œuvre des esclaves de telle sorte que le sage devait absolument s’en détacher, et la tradition juive où les rabbins exerçaient tous un métier artisanal. Le contraste se fonde sur la conception de Dieu. Si les Grecs récusaient l’idée d’une divinité suprême qui se salirait les mains par la création de la matière, le Dieu de la Bible est Créateur : « Dieu travaille, Il continue d’œuvre dans et sur l’histoire des hommes. Et dans le Christ, Il entre comme Personne dans l’enfantement laborieux de l’histoire. » Le travail humain, dès lors, est participation à l’œuvre créatrice de Dieu dans le monde, collaboration avec le Créateur. Ici Benoît XVI indique le principe sous-jacent à la culture de mort : « là où l’homme s’élève lui-même au rang de créateur déiforme, la transformation du monde peut facilement aboutir à sa destruction ».

Devant les sept cents auditeurs du monde de la culture sans doute médusés, Benoît XVI n’a, somme toute, que posé les fondements mêmes de la civilisation.

M. l'abbé Christian Gouyaud

Testament de Saint françois d'Assises

Publié le 04/10/2008 à 12:00 par auto23652
Testament de Saint françois d'Assises

Testament de saint François d'Assises

1. Voici comment le Seigneur me donna, à moi frère François, la grâce de commencer à faire pénitence. Au temps où j'étais encore dans les péchés, la vue des lépreux m'était insupportable.
2. Mais le Seigneur lui-même me conduisit parmi eux ; je les soignais de tout mon coeur ;
3. et au retour, ce qui m'avait semblé si amer s'était changé pour moi en douceur pour l'esprit et pour le corps. Ensuite j'attendis peu, et je dis adieu au monde.
4. Et le Seigneur me donna une grande foi aux églises, foi que j'exprimais par la formule de prière toute simple :
« 5. Nous t'adorons, Seigneur Jésus-Christ, dans toutes tes églises du monde entier, et nous te bénissons d'avoir racheté le monde par ta sainte Croix. »
6. Ensuite, le Seigneur m'a donné et me donne encore, à cause de leur caractère sacerdotal, une si grande foi aux prêtres qui vivent selon la règle de la sainte Église romaine, que, même s'ils me persécutaient, c'est à eux malgré tout que je veux avoir recours.
7. Si j'avais autant de sagesse que Salomon, et s'il m'arrivait de rencontrer de pauvres petits prêtres vivant dans le péché, je ne veux pas prêcher dans leurs paroisses s'ils m'en refusent l'autorisation.
8. Eux et tous les autres, je veux les respecter, les aimer et les honorer comme mes seigneurs.
9. Je ne veux pas considérer en eux le péché ; car c'est le Fils de Dieu que je discerne en eux, et ils sont réellement mes seigneurs.
10. Si je fais cela, c'est parce que, du très haut Fils de Dieu, je ne vois rien de sensible en ce monde, si ce n'est son Corps et son Sang très saints, que les prêtres reçoivent et dont ils sont les seuls ministres.
11. Je veux que ce très saint sacrement soit par-dessus tout honoré, vénéré, et conservé en des endroits précieusement ornés.
12. Et les très saints noms du Seigneur, et les manuscrits contenant ses paroles, chaque fois que je les trouverai abandonnés où ils ne doivent pas être, je veux les recueillir, et je prie qu'on les recueille, pour les placer en un lieu plus digne.
13. Tous les théologiens, et ceux qui nous communiquent les très saintes paroles de Dieu, nous devons les honorer et les vénérer comme étant ceux qui nous communiquent l'Esprit et la Vie.
14. Après que le Seigneur m'eut donné des frères, personne ne me montra ce que je devais faire, mais le Très-Haut lui-même me révéla que je devais vivre selon le saint Évangile.
15. Alors je fis rédiger un texte en peu de mots bien simples, et le seigneur Pape me l'approuva.
16. Ceux qui venaient à nous pour partager cette vie distribuaient aux pauvres tout ce qu'ils pouvaient avoir ; pour vêtement ils se contentaient d'une seule tunique, doublée de pièces à volonté au dedans et au dehors, plus une corde et des braies.
17. Et nous ne voulions rien de plus.
18. Nous célébrions l'office : les clercs comme les autres clercs, les laïcs en récitant le Notre Père. Et nous passions très volontiers de longs moments dans les églises.
19. Nous étions des gens simples, et nous nous mettions à la disposition de tout le monde.
20. Moi, je travaillais de mes mains, et je veux travailler ; et tous les frères, je veux fermement qu'ils s'emploient à un travail honnête.
21. Ceux qui ne savent pas travailler, qu'ils apprennent, non pour le cupide désir d'en recevoir salaire, mais pour le bon exemple et pour chasser l'oisiveté.
22. Lorsqu'on ne nous aura pas donné le prix de notre travail, recourons à la table du Seigneur en quêtant notre nourriture de porte en porte.
23. Pour saluer, le Seigneur m'a révélé que nous devions dire :
« Que le Seigneur vous donne sa paix ! »
24. Les frères se garderont bien de recevoir, sous aucun prétexte, ni églises, ni maisons, ni tout ce qu'on pourrait construire à leurs intentions, sauf s'ils ne font qu'y séjourner comme des hôtes de passage, des pèlerins et des étrangers, conformément à la sainte pauvreté que nous avons promise dans la Règle.
25. À tous les frères, où qu'ils soient, d'oser jamais solliciter de la cour de Rome, ni par eux-mêmes ni par personne interposée, aucun privilège sous aucun prétexte : pour une Église ou pour une résidence, pour assurer une prédication ou pour se protéger contre une persécution.
26. Si dans une contrée on ne les reçoit pas, eh bien ! qu'ils fuient dans une autre pour y faire pénitence avec la bénédiction de Dieu.
27. Je veux fermement obéir au ministre général de cette fraternité et à tout gardien qu'il lui plaira de me donner.
28. Je veux être tellement lié entre ses mains, que je ne puisse faire un pas ni la moindre action en marge de ses ordres et de sa volonté, car il est mon seigneur.
29. Bien que je sois un homme simple et un malade, je veux cependant avoir toujours un clerc qui me célèbre l'office, comme il est marqué dans la Règle.
30. Que tous les autres frères soient tenus d'obéir ainsi à leur gardien et de célébrer l'office selon la Règle.
31. S'il s'en trouvait qui ne célèbrent pas l'office selon la Règle et veuillent y opérer des changements, ou qui ne soient pas catholiques, alors tous les frères, où qu'ils soient, seront tenus par obéissance, partout où ils rencontreront l'un de ceux-là, de l'adresser au custode le plus proche du lieu où ils l'auront rencontré.
32. Le custode sera rigoureusement tenu, en vertu de l'obéissance, de le garder comme prisonnier, jour et nuit, sans le laisser échapper de ses mains, jusqu'au moment où il pourra le présenter en personne à son ministre.
33.Le ministre, à son tour, sera rigoureusement obligé, en vertu de l'obéissance, de le faire accompagner par des frères comme un prisonnier, jour et nuit, jusqu'au moment où on le déférera au cardinal d'Ostie, qui est maître, protecteur et correcteur de toute la fraternité.
34. Que les frères n'aillent point dire : Voilà une nouvelle Règle ! Non : c'est un retour sur notre passé, une admonition, une exhortation, et c'est le testament que moi, votre petit frère François, je vous adresse, à vous mes frères bénis, afin que nous observions plus catholiquement la Règle que nous avons promis au Seigneur de garder.
35. Le ministre général, les autres ministres et les custodes sont tenus, par obéissance, de ne rien ajouter ni retrancher à ces paroles.
36. Qu'ils aient toujours avec eux ce texte joint à la Règle.
37. Dans tous les chapitres qu'ils tiennent, qu'ils fassent lire aussi ce texte après la lecture de la Règle.
38. A tous mes frères clercs et laïcs je prescris fermement, en vertu de l'obéissance, de ne faire de gloses ni sur la Règle ni sur ces paroles en disant :
« Voici comment il faut les comprendre ! »
39. Non : de même que le Seigneur m'a donné de dire et d'écrire la Règle et ces paroles purement et simplement, de même vous aussi, simplement et sans glose, vous devez jusqu'à votre dernier jour les comprendre et les mettre en pratique par de saintes actions.
40. Quiconque observera ces choses, qu'il soit béni dans le ciel de la bénédiction du Père très haut, qu'il soit rempli sur la terre de la bénédiction de son Fils bien-aimé, avec celle du très saint Esprit Paraclet, de toutes les Vertus des cieux et de tous les saints.
41. Et moi, frère François, votre petit pauvre et serviteur, dans toute la mesure dont j'en suis capable, je vous confirme, au dedans et au dehors, cette très sainte bénédiction.



Commentaire de "Benedictus"

L'obéissance aveugle a fait (...) les plus grands saints.
L'obéissance aveugle mais elle basée sur la confiance, sur l'autorité de ceux qui ont établi les lois, les règles.
L'obéissance aveugle fait tenir de grandes abbayes, elle dirige les gens vers l'humilité.
L'orgueil du siècle présent est à l'encontre de cette grande vertu. L'obéissance aveugle a mené les moines au salut. Et le Christ en a donné l'exemple dans son obéissance aveugle à son Père..



La vie religieuse

Publié le 12/04/2008 à 12:00 par auto23652

Conseil de Mgr N'Koué à ses nouveaux prêtres

Publié le 06/03/2008 à 12:00 par auto23652
Conseil de Mgr N'Koué à ses nouveaux prêtres
Conseils de Monseigneur N'Koué à ses nouveaux prêtres



Le 05 mars 2008 - (E.S.M.) - Extraits de l'homélie prononcée par Mgr Pascal N'Koué, à l'occasion des ordinations sacerdotales pour le diocèse de Natatingou (Bénin), en décembre 2007 :

Mgr Pascal N'Koué, diocèse de Natatingou (Bénin)


"Bénissons le Seigneur pour le don des trois jeunes gens qui vont recevoir tout-à-l'heure l'Ordination presbytérale. C'est le 2ème degré du sacrement de l'Ordre. Le Prêtre Suprême et Éternel, le grand Prêtre par excellence, le seul vrai Prêtre, c'est Jésus-Christ, à la fois Tête, Maître, Époux et Pasteur de son Église. Au commencement, il était Dieu mais il n'a pas toujours été prêtre. Il est devenu Prêtre, dans le temps. La "cathédrale" dans laquelle il a reçu son Ordination fut le ventre de la Vierge Immaculée, sa Mère. C'est en devenant homme, par l'opération du Saint Esprit, que notre divin Sauveur est devenu prêtre pour l'éternité...

Par appel de Dieu, les hommes deviennent prêtres, à leur tour, par l'imposition des mains des Évêques (successeurs des apôtres) et de la prière consécratoire "ad hoc". Il se produit aussitôt un mystère, un lien spécifique qui unit l'être du nouveau prêtre au Christ, Prêtre Suprême et Bon Pasteur. Alors le prêtre devient par l'Église, dans l'Église et pour l'Église, image réelle, vivante et transparente du Christ Prêtre. Il reçoit le don d'un pouvoir spirituel par l'action du Saint Esprit. Et ce pouvoir, aucune autre créature ne l'a: même pas les anges, même pas les archanges. Un Père de l'Église a osé dire que le prêtre était au-dessus de la Vierge Marie. En effet, elle a mis Jésus au monde seulement une fois, mais le prêtre le fait "renaître" toutes les fois qu'il célèbre l'Eucharistie. Il faut s'agenouiller et accueillir humblement cette grâce extraordinaire, accordée aux faibles et fragiles mortels que nous sommes.

Voilà pourquoi le saint Curé d'Ars tombait pratiquement en extase quand il méditait sur le sacerdoce. Il allait jusqu'à dire que s'il rencontrait un ange et un prêtre, il saluerait d'abord le prêtre, parce que l'ange n'est qu'un ami de Dieu mais le prêtre tient la place de Dieu sur terre. Il ajoutait: "les bienfaits de Dieu ne nous serviraient de rien sans le prêtre". Et il concluait sa méditation en disant que "le prêtre ne se comprendra bien qu'au ciel", jamais sur terre.

Chers Noël, Ghislain et Blaise, dans quelques instants, vous serez prêtres pour toujours. Vous célébrerez in persona Christi. Je vous recommande vivement de soigner vos célébrations liturgiques. Faites attention à la noblesse des vases sacrés et des ornements. Les fantaisies profanes et vulgaires sont à écarter. (1)

Même si vous n'êtes pas musiciens, intéressez-vous au chant sacré, veillez à la qualité des actions liturgiques. Le chant sacré doit répondre à la dignité, à la gravité et à la sainteté de la liturgie. Que les instrumentistes jouent humblement pour la gloire de Dieu et l'édification des fidèles. Qu'ils évitent d'offenser la piété du peuple par des danses purement folkloriques et des battements de mains intempestifs.

Que vos célébrations soient empreintes de silence, de recueillement et de respect vis-à-vis de la majesté et de la transcendance de Dieu. En effet, le saint Sacrifice de la messe célébré à la va-vite, de façon négligée et superficielle, en vide le sens et affaiblit sa fonction d'accroissement de la foi. Celui qui célèbre mal manifeste la faiblesse de sa foi et peut démolir celle des autres. Bien sûr que l'essentiel n'est pas le rite en lui-même, mais le coeur habité par la présence divine et l'intention de faire ce que l'Église veut. (...) Souvenez-vous que les premières eucharisties avaient lieu dans des maisons aux portes closes, non point par souci du secret mais pour préserver ceux qui étaient encore trop faibles pour participer à de tels mystères... (...) Indiquez à temps et à contre temps le chemin du ciel aux hommes, toujours tentés de regarder uniquement vers la terre. Soyez convaincus que le prêtre est indispensable à la société.

Ne vous habituez surtout pas à circuler sans votre habit ecclésiastique, sous prétexte que "l'habit ne fait pas le moine". Un prêtre âgé aimait recommander aux jeunes prêtres le port de la soutane en ces termes: "Portez votre préservatif". A sa suite, je lance ce vibrant appel à tous les prêtres: "portez votre préservatif". J'insiste. Il ne préserve peut-être pas de tout mais de beaucoup de choses. Ne vous contentez pas de porter une petite croix au cou, ce n'est pas un habit. Portez votre soutane toujours et partout... évidemment pas jusque dans la douche! Encore qu'autrefois nos aînés dans le sacerdoce jouaient au football en soutane.

Notre Peuple veut nous voir en soutane. Notre signe distinctif extérieur c'est la soutane. Pas de négligence là-dessus. Pas de demi-mesure. C'est un témoignage silencieux qui n'est pas banal. Il dit notre appartenance spécifique à Dieu et à l'Église. N'ayons pas honte d'affirmer notre identité. Et nous avons bien fait de conserver au Bénin le rite de bénédiction et de prise de soutane dans notre marche vers l'autel de Dieu. Attention donc au relativisme qui pousse au confusionnisme avec les laïcs. A défaut de la soutane, portez le clergyman ou tout simplement le col romain.

En outre - et j'aurais dû commencer par là - soyez des hommes de prière. Le prêtre doit nourrir sa propre vie spirituelle par une abondante vie de prière personnelle. La liturgie des heures (ou Bréviaire), prière officielle de l'Église, est là pour nous aider. Soyez fidèles à la méditation matinale. Aimez aussi les adorations eucharistiques où vous parlez coeur à coeur avec le Christ, réellement présent devant vous. Que votre dévotion eucharistique transparaisse aux yeux des fidèles, qui seront ainsi encouragés par leur Pasteur, à vivre en communion avec Dieu. Conduisez-les au Christ par la prière et la contemplation.

Aimez aussi la Vierge Marie. Qui aime vraiment le Christ aime en même temps sa Mère. Elle est Mère de Dieu, Mère de l'Église, Mère de tous les hommes. Mais ses fils privilégiés ce sont les prêtres. Dans les joies comme dans les angoisses, prenez votre chapelet. Ne le conseillez pas seulement aux autres!

Enfin, soyez disponibles et serviables. Le célibat consacré devrait vous y aider. Un vieux prêtre se plaignait des jeunes prêtres ainsi: "Tant qu'ils ne sont que séminaristes, ils sont serviables. Mais dès que l'Esprit s'empare d'eux pour en faire des prêtres, on ne peut plus s'en servir". Soyez donc serviables avant et surtout après l'ordination. Le Christ est venu pour servir: en son nom, visitez les familles, les malades et les prisonniers. Soyez miséricordieux et proches de tout le monde: enfants, jeunes, pauvres, vieillards, commerçants, hommes politiques, paysans, éleveurs etc.

N'ayez pas honte si l'on vous surnommait "amis des publicains et des pécheurs": ce fut le plus beau surnom de Notre Seigneur Jésus.
Bénissez les maisons et les personnes. Prenez aussi le temps d'écouter ceux qui viennent vous parler. Si votre écoute est attentive, paternelle et spirituelle, vous ferez mieux que les psychologues, les psychanalystes et les marchands d'illusions. (...)"


(1) Je voudrais, à exprimé le pape Benoît XVI, expliquer l'essence du ministère sacerdotal en interprétant les parements liturgiques qui, pour leur part, veulent précisément illustrer ce que signifie « se revêtir du Christ », parler et agir « in persona Christi » : Le pape invite les prêtres à se revêtir du Christ

Table : Vie sacerdotale

Message du pape Benoît XVI pour la Journée de prière pour les vocations - 22.02.08


Sources : Denis CROUAN docteur en théologie, Pdt de Pro Liturgia

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 05.03.2008 - T/Prêtres - T/Afrique

Formation au Séminaire

Publié le 22/02/2008 à 12:00 par auto23652
Rome: Les séminaristes ont le droit d'être formés à la messe traditionnelle



18-02-2008

Commission Ecclesia Dei - Rome, le 9 février 2008 (repris du FC)


Nous tenons à vous remercier de votre lettre du 27 septembre 2007 et vous voudrez bien être nous pardonner de ne pas avoir pu vous répondre plus vite en raison de la quantité du courrier que nous avons reçu depuis la promulgation du Motu Proprio Summorum Pontificum et des nombreuses questions qui ont requis notre attention immédiate.

En ce qui concerne vos dubia, nous répondons de la manière suivante :

1. Les candidats au sacerdoce dans le rite romain de l’Église catholique ont le droit d’être formés dans les deux formes du rite romain.

2. Les responsables de la formation des candidats au sacerdoce dans le rite romain de l’Église catholique devraient prévoir l’instruction des candidats dans les deux formes du rite romain.

Nous espérons que ces questions seront traités rapidement dans une instruction sur l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum.

Sincèrement dans le Christ,


Mgr Camille Perl, secrétaire

Sécularisation

Publié le 19/02/2008 à 12:00 par auto23652
Benoît XVI demande de ne pas se laisser décourager par le processus de sécularisation




Cité du Vatican, le 19 février 2008 - (E.S.M.) - Dans la matinée de lundi, le Saint Père Benoît XVI a reçu en audience les membres de Conseil pour les Rapports entre la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique et les Unions Internationales des Supérieurs et des Supérieur Généraux.
Le pape Benoît XVI s'adresse aux Instituts de vie consacrée et aux Sociétés de vie apostolique -

Le pape Benoît XVI demande de ne pas se laisser décourager par le processus de sécularisation

Synthèse du discours du Saint-Père

Dans la matinée du lundi 18 février, le Saint Père Benoît XVI a reçu en audience les membres de Conseil pour les Rapports entre la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique et les Unions Internationales des Supérieurs et des Supérieur Généraux. Les membres du Conseil Exécutif de l'Union Internationale des Supérieurs Généraux (USG) et du Conseil Exécutif de l'Union Internationale des Supérieur Généraux (UISG), ont participé à la rencontre, qui a eu lieu dans la salle du Consistoire du Palais Apostolique. Le Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d'État, le Cardinal Franc Rodé et S.E. Mons. Gianfranco Gardin, respectivement Préfet et Secrétaires du Ministère qui s'occupe de la vie consacrée, étaient également présents.

Le discours tenu hier par le Pape devant le Conseil exécutif des unions internationales de supérieurs et supérieures majeures, réuni ces jours-ci pour débattre de certains aspects prioritaires de la vie consacrée a été publié aujourd'hui. "Nous savons tous - affirmé Benoît XVI - combien il est de plus en plus difficile dans la société globalisée d'annoncer l'Evangile. La sécularisation de la société frappe malheureusement aussi les communautés religieuses".

"Mais il ne faut pas se décourager -a-t-il ajouté- car malgré les nuages qui s'accumulent, les horizons de la vie religieuse s'élargissent constamment, comme se multiplient les signaux d'un réveil providentiel qui nous remplit d'espérance. L'Esprit souffle vivement dans l'Eglise où il suscite un renouveau de fidélité des instituts traditionnels à côté de nouvelles formes de vie religieuse proches des exigences contemporaines. Ces nouvelles expériences se caractérisent par le choix partagé d'une pauvreté évangélique vécue pleinement, d'un amour fidèle envers l'Eglise, d'une attention totale au prochain, à sa pauvreté spirituelle avant tout tellement typique de notre temps".

Puis le Pape a évoqué des ordres de la grande tradition ecclésiale qui subissent une crise due au vieillissement de leurs membres et à une diminution, plus ou moins accentuée, des vocations, mais aussi à un affaiblissement spirituel et charismatique. Ceci dit, a-t-il précisé, "on enregistre aussi des signes de reprise là où les communautés reviennent sur leurs origines afin de mieux vivre en harmonie avec l'esprit des fondateurs. Presque tous les chapitres généraux indiquent justement une générale redécouverte des charismes initiaux qui sont reproposés de manière s'incarner dans le contexte présent". Cette redécouverte, a conclu le Saint-Père Benoît XVI "permet d'imprimer à ces congrégations un nouvel élan ascétique, apostolique et missionnaire. C'est dans cette voie qu'il faut continuer d'avancer, en priant le Seigneur de permettre l'accomplissement de l'œuvre qu'il a entreprise".

Texte original du discours du Saint Père ► Italien


Sources: www.vatican.va 080219 (310) - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 19.02.2008 - T./Benoît XVI - Vie consacrée


La perte du sens du péché

Publié le 08/02/2008 à 12:00 par auto23652
Benoît XVI rappelle aux prêtres que la foi est une libération pour l'homme




Cité du Vatican, le 08 février 2008 - (E.S.M.) - Le Saint Père Benoît XVI a rencontré dans la salle des bénédictions les Prêtres et le Clergé du Diocèse de Rome pour le traditionnel rendez-vous de début Carême.

Benoît XVI rappelle aux prêtres que la foi n'est pas un poids mais une libération pour l'homme

Synthèse de la rencontre

A 11h jeudi matin, dans la Salle des Bénédictions, le Saint Père Benoît XVI a rencontré les Prêtres et le Clergé du Diocèse de Rome pour le traditionnel rendez-vous de début Carême.

Le pape aux prêtres et au clergé du diocèse de Rome

La foi n'est pas un poids, mais une libération pour l'homme : c'est pourquoi en se donnant aux autres, le chrétien contribue à l’édification d'un monde plus juste et plus uni. C'est ce qu'a rappelé Benoît XVI aux prêtres et au clergé du diocèse de Rome, pendant la rencontre qui s'est déroulée jeudi matin dans la Salle des Bénédictions.

Dix questions ont été posées, autant de réponses sur des thèmes d'actualité pastorale : du dialogue interreligieux, à la présence de l'église dans les écoles et parmi les jeunes ; du service diaconal de la charité, à la perte du sens du péché qui caractérise la société d’aujourd’hui ; de l’Évangélisation, à l'urgence éducative.

C'est ainsi que c'est déroulé l'entretien entre le pape et le clergé romain pendant la traditionnelle audience du début du temps quadragésimal. Dans le salut du cardinal vicaire Camillo Ruini, s'est réaffirmé l'engagement de l'Église de Rome dans la réalisation du projet pastoral issu de la rencontre diocésaine de juin dernier, en mettant en évidence les richesses humaines et spirituelles présentes dans le diocèse. La première question a été adressée à Benoît XVI par un diacre permanent. Le pape a répondu en soulignant l'importance du service de la charité.

En ce qui concerne la pastorale des jeunes, Benoît XVI a exhorté à relancer le choix en faveur de la vie et d'une conduite existentielle authentiquement chrétienne. D'où une invitation aux prêtres à témoigner qu'on peut vraiment connaître Dieu, être ses amis, avancer avec lui.
Le thème de la comparaison avec les autres cultures et les religions est particulièrement ressenti dans une ville toujours plus multiethnique. L'ouverture au respect, à la collaboration et à l'acceptation de l'autre - a répondu le pape - n'excluent pas le don de l'évangile à ceux qui ne le connaissent pas encore. C'est un rappel de la récente Note de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, selon laquelle le travail missionnaire est fondamental.

Le Saint-Père a cité en intention ceux qui appartiennent à d'autres religions pour qu'ils se sentent aidés par le christianisme même s'ils ne se convertissent pas. Pour Gandhi, par exemple, le discours de la montagne a été un point de référence pour toute sa spiritualité.

Benoît XVI a aussi parlé de la nécessité de revenir à l'essentialité de la parole et de l'image pour redécouvrir la beauté de la foi. En se reportant à la période du Carême, il a donc invités à un jeûne des images, pour rouvrir le cœur à la Parole contre le bombardement continu des moyens de communication.

En accueillant des réflexions exprimées sur quelques aspects de l'organisation de l'Agorà des jeunes qui s'est déroulée à Loreto- en septembre dernier, le Saint-Père a invité à maintenir vivant l'esprit de communion même dans les grandes concélébrations pendant les rassemblements de masse. La rencontre s'est conclue avec l’exhortation de Benoît XVI aux prêtres présents à s'aider réciproquement.

(©L'Osservatore Romano)

Texte original du discours du Saint Père ► Dès publication

Regarder la vidéo en italien

► Rencontre de Benoît XVI avec les Prêtres du diocèse Rome - 06.02.08


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