Créer un blog Présentation

Nom du blog :
auto23652
Description du blog :
Recueillement et Grégorien Doctrine et Liturgie. Audio. Una Voce
Description audio !

Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
08.07.2007
Dernière mise à jour :
06.10.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Actualité (151)
· Chants grégoriens (14)
· Docteurs et Saints de l'Eglise (84)
· Doctrine (201)
· Exégèse (84)
· la foi (58)
· La foi et les enfants (5)
· La laïcité (5)
· La prière (16)
· Les Evangiles (329)
· Les livres de la Bible (3)
· Liturgie (194)
· Morale chrétienne (86)
· Motu proprio (76)
· Oecuménisme (4)
· Oeuvres caritatives (2)
· Ordo misae (126)
· Ordres religieux (13)
· Pourquoi le latin? (2)
· Prières (14)
· Psaumes (20)
· Réponses aux commentaires (15)
· Théologie (76)
· Tradition (40)
· Vierge Marie (6)
· Vocation et séminaire (16)

Navigation

Accueil
Livre d'or auto23652
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Que dit la Bible sur le partage et la pauvreté ?
· Le pape Benoît XVI célèbre la Sainte Messe versus ad orientem
· La tradition, communion dans le temps...
· XXII DIMANCHE APRES LA PENTECOTE: CHRIST ROI
· La tradition se porte bien
· La messe des défunts selon le rite Tridentin
· Rorate caeli
· Prochaine Encyclique sur l'espérance
· Paris et les célébrations tridentines
· Comment on a tourné le dos à Dieu!

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

Chants sacrés à Moisenay (77)
30.09.2008
cd gregorien
26.09.2008
Séjour
24.09.2008
etre sure de nous
23.09.2008
messe st paul
18.09.2008
bonjour
17.09.2008
Assistance spirituelle
16.09.2008
me remettre a dieu
12.08.2008
prier Padré Pio
18.07.2008
prière
18.07.2008
LEGITIMITE DE SOUVERAINETE DE JAH
14.07.2008
La Sainte Crainte de Dieu Voilà la Prudence
10.07.2008
Motu proprio en Esprit et Vérité
10.07.2008
J'ai Prié pour Toi Pierre Afin que Ta Foi ne Défa
10.07.2008
messe enterrement
09.07.2008
prière
17.06.2008
Amis de Dominique Savio
11.06.2008
Babel et la Langue Primordiale
20.05.2008
aheidiosyncrétien
13.05.2008
Jésus et les romains
02.05.2008
RSS

Autres blogs à visiter :

· lavoixdelaphilosophienaturelle
· orthodoxie
· spiritualite
· eer
· jubilatedeo
· islamvsjuif
· islamidiens
· quran
· theresa
· today

Vocation et seminaire

Fondement de la civlisation

Posté le 04.10.2008 par auto23652
Benoît XVI évoque le rôle civilisateur du monachisme occidental

Fondements de la civilisation

« Une culture purement positiviste, qui enverrait dans le domaine subjectif, comme non scientifique, la question concernant Dieu, serait la capitulation de la raison, le renoncement à ses possibilités les plus élevées et donc un échec de l’humanisme, dont les conséquences ne pourraient être que graves. Ce qui a fondé la culture de l’Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L’écouter, demeure aujourd’hui encore le fondement de toute culture véritable ».

Le 02 octobre 2008 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Le discours de Benoît XVI aux Bernardins était le plus attendu. Il n’a pas déçu. C’est un texte remarquable et exigeant qui explique que la culture rime avec la recherche de Dieu.

Dans le sillage de la conférence de Ratisbonne (12 septembre 2006) et du discours (manqué) à La Sapienza à Rome (17 janvier 2008), Benoît XVI a poursuivi, à Paris, sa réflexion sur le rapport entre la foi et la raison (12 septembre 2008). Sa leçon prend comme point de départ le lieu « emblématique » où il la prononce : le collège des Bernardins édifié en 1245 par les Cisterciens. De là, Benoît XVI évoque le rôle civilisateur du monachisme occidental. Il impute à ce monachisme d’avoir gardé, au moment de « la grande fracture culturelle » – on pense ici au déferlement des hordes barbares en Europe –, le meilleur de la culture ancienne tout en suscitant une culture nouvelle. Telle n’était du reste pas l’ambition des moines ; ce résultat leur a été donné comme par surcroît car leur ressort intime n’était autre que la quête de Dieu. Un Dieu, cependant, qui plaçait « des bornes milliaires » pour s’offrir à être trouvé.

D’emblée, Benoît XVI focalise son attention sur ces repères : les Saintes Écritures, lesquelles, véhiculant la Parole de Dieu, ont permis aux chercheurs de Dieu de conjuguer amour des lettres et amour de Dieu ou encore, selon l’expression vigoureuse de Dom Jean Leclercq reprise à son compte par le pape Ratzinger, « eschatologie et grammaire ». S’ensuivirent la fondation d’écoles et de bibliothèques ainsi que le développement même des sciences profanes qui furent notamment linguistiques afin d’approfondir toutes les virtualités de la Parole.

À la racine de la civilisation européenne, Benoît XVI, avec douceur mais sans complexe, situe donc le désir de Dieu et l’amour de la parole. Un authentique historien de la culture occidentale ne pourra qu’admirer cette « résolution dans les principes » à laquelle, de façon inductive, notre pape parvient.

La vraie philosophie. Des principes, arrivons directement à la conclusion à laquelle le pape aboutira. Celle-ci tient dans les deux dernières phrases de sa conférence, à inscrire dans le marbre : « Une culture purement positiviste, qui enverrait dans le domaine subjectif, comme non scientifique, la question concernant Dieu, serait la capitulation de la raison, le renoncement à ses possibilités les plus élevées et donc un échec de l’humanisme, dont les conséquences ne pourraient être que graves. Ce qui a fondé la culture de l’Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L’écouter, demeure aujourd’hui encore le fondement de toute culture véritable ». On est bien dans l’axe de Ratisbonne où Benoît XVI soulignait que la raison cantonnée à la mathématique et à la fonctionnalité, frustrée par conséquent de sa dimension métaphysique, était incapable d’établir un dialogue avec les religions, et dans la perspective de La Sapienza, où il affirmait qu’une philosophie qui se dégrade en positivisme, réduisant le champ de notre connaissance aux phénomènes qui tombent sous notre expérience, passe à côté de la question cruciale de la vérité. À Paris, le Souverain Pontife aborde la même question, mais sous l’angle de la finalité.

En définitive, « l’attitude vraiment philosophique » consiste à « regarder au-delà des réalités pénultièmes et [à] se mettre à la recherche des réalités ultimes qui sont vraies ». Notre pape dit tranquillement une chose énorme à l’oreille moderne ou postmoderne : être philosophe, c’est chercher Dieu ! Comme saint Paul, mentionnant à l’Aréopage qu’il avait trouvé un autel prudemment dédié « au dieu inconnu », Benoît XVI ne peut pas ne pas observer qu’aujourd’hui, « pour beaucoup, Dieu est vraiment devenu le grand Inconnu ». En expert de la pensée contemporaine, il décèle dans l’athéisme moderne la question lancinante de Dieu : « comme jadis où derrière les nombreuses représentations des dieux était cachée et présente la question du dieu inconnu, de même, aujourd’hui, l’actuelle absence de Dieu est aussi tacitement hantée par la question qui Le concerne ».

La question de l’interprétation. Ce n’était pas le lieu de revenir sur le débat controversé de Ratisbonne qui portait sur les différentes conceptions de Dieu, soit en Islam – Dieu est tellement transcendant qu’il pourrait agir contre la raison –, soit en christianisme – Dieu est Raison. Benoît XVI, cependant, n’avait pas dit son dernier mot. Voici que la question est reprise à propos de l’Écriture. En régime chrétien, explique-t-il, « l’Écriture a besoin de l’interprétation ». Nul besoin de développer le fait que, selon une autre vision, les versets inspirés seraient la Parole incréée de Dieu de telle sorte que l’herméneutique ferait figure de blasphème. Des chrétiens ont pu aussi s’engager dans cette voie fondamentaliste. Aussi le pape insiste-t-il sur le fait que « la Parole de Dieu […] n’est jamais présente dans la seule littéralité du texte ». En ce sens, à la suite du Catéchisme de l’Église catholique, il dénie au christianisme d’être « au sens classique seulement une religion du livre ».

L’interprétation de l’Écriture ne saurait être épuisée par la critique historique. Benoît XVI s’était déjà longuement expliqué sur les limites de cette méthode exégétique dans son Jésus de Nazareth : cette approche situe uniquement la parole dans le passé, ne dépasse pas le niveau de la parole humaine et ne parvient pas à considérer l’unité de l’ensemble des livres inspirés. Ici, il se concentre sur ce dernier aspect : les Écritures, au pluriel – c’est-à-dire les mots humains –, recèlent l’unique Parole de Dieu. Comment discerner l’un dans le multiple sinon à considérer le tout selon cette exégèse canonique qui renvoie à une « compréhension holistique » où un livre en explique un autre et où un Nouveau Testament en éclaire un Ancien.

Encore faut-il considérer la réception de cette Parole, qui n’est jamais l’individu dans son ego, au risque de « l’arbitraire subjectif », mais la communauté elle-même. Dans Jésus de Nazareth, J. Ratzinger-Benoît XVI montrait que les livres scripturaires renvoient à trois sujets interactifs : l’auteur ou un groupe d’auteurs (1er sujet) qui « ne sont jamais des écrivains autonomes au sens moderne », car ils font partie d’« un sujet commun, le peuple de Dieu (2ème sujet) duquel ils parlent et à qui ils s’adressent », lequel peuple n’est lui-même pas isolé car il sait tout recevoir de Dieu (3ème sujet) qui le forme et le conduit. Aux Bernardins, le pape affirme que « la Parole ne conduit pas uniquement sur la voie d’une mystique individuelle, mais [qu’]elle nous introduit dans la communauté de tous ceux qui cheminent dans la foi ». Autant dire qu’elle est accueillie dans l’Église et qu’elle constitue l’Église. Peut-on vraiment, sans l’Église, éviter les écueils soit du primat de la lettre sur l’Esprit soit d’une interprétation abusivement sollicitée : « il existe des dimensions du sens de la Parole et des paroles qui se découvrent uniquement dans la communion vécue de cette Parole qui crée l’histoire ».

L’éthique du travail. Si les moines ont bâti l’Europe chrétienne, c’est non seulement par la prière mais aussi par le travail : Ora et labora. Benoît XVI esquisse la différence d’approches entre le monde grec, qui considérait le travail physique comme l’œuvre des esclaves de telle sorte que le sage devait absolument s’en détacher, et la tradition juive où les rabbins exerçaient tous un métier artisanal. Le contraste se fonde sur la conception de Dieu. Si les Grecs récusaient l’idée d’une divinité suprême qui se salirait les mains par la création de la matière, le Dieu de la Bible est Créateur : « Dieu travaille, Il continue d’œuvre dans et sur l’histoire des hommes. Et dans le Christ, Il entre comme Personne dans l’enfantement laborieux de l’histoire. » Le travail humain, dès lors, est participation à l’œuvre créatrice de Dieu dans le monde, collaboration avec le Créateur. Ici Benoît XVI indique le principe sous-jacent à la culture de mort : « là où l’homme s’élève lui-même au rang de créateur déiforme, la transformation du monde peut facilement aboutir à sa destruction ».

Devant les sept cents auditeurs du monde de la culture sans doute médusés, Benoît XVI n’a, somme toute, que posé les fondements mêmes de la civilisation.

M. l'abbé Christian Gouyaud




--

Testament de Saint françois d'Assises

Posté le 04.10.2008 par auto23652

Testament de saint François d'Assises

1. Voici comment le Seigneur me donna, à moi frère François, la grâce de commencer à faire pénitence. Au temps où j'étais encore dans les péchés, la vue des lépreux m'était insupportable.
2. Mais le Seigneur lui-même me conduisit parmi eux ; je les soignais de tout mon coeur ;
3. et au retour, ce qui m'avait semblé si amer s'était changé pour moi en douceur pour l'esprit et pour le corps. Ensuite j'attendis peu, et je dis adieu au monde.
4. Et le Seigneur me donna une grande foi aux églises, foi que j'exprimais par la formule de prière toute simple :
« 5. Nous t'adorons, Seigneur Jésus-Christ, dans toutes tes églises du monde entier, et nous te bénissons d'avoir racheté le monde par ta sainte Croix. »
6. Ensuite, le Seigneur m'a donné et me donne encore, à cause de leur caractère sacerdotal, une si grande foi aux prêtres qui vivent selon la règle de la sainte Église romaine, que, même s'ils me persécutaient, c'est à eux malgré tout que je veux avoir recours.
7. Si j'avais autant de sagesse que Salomon, et s'il m'arrivait de rencontrer de pauvres petits prêtres vivant dans le péché, je ne veux pas prêcher dans leurs paroisses s'ils m'en refusent l'autorisation.
8. Eux et tous les autres, je veux les respecter, les aimer et les honorer comme mes seigneurs.
9. Je ne veux pas considérer en eux le péché ; car c'est le Fils de Dieu que je discerne en eux, et ils sont réellement mes seigneurs.
10. Si je fais cela, c'est parce que, du très haut Fils de Dieu, je ne vois rien de sensible en ce monde, si ce n'est son Corps et son Sang très saints, que les prêtres reçoivent et dont ils sont les seuls ministres.
11. Je veux que ce très saint sacrement soit par-dessus tout honoré, vénéré, et conservé en des endroits précieusement ornés.
12. Et les très saints noms du Seigneur, et les manuscrits contenant ses paroles, chaque fois que je les trouverai abandonnés où ils ne doivent pas être, je veux les recueillir, et je prie qu'on les recueille, pour les placer en un lieu plus digne.
13. Tous les théologiens, et ceux qui nous communiquent les très saintes paroles de Dieu, nous devons les honorer et les vénérer comme étant ceux qui nous communiquent l'Esprit et la Vie.
14. Après que le Seigneur m'eut donné des frères, personne ne me montra ce que je devais faire, mais le Très-Haut lui-même me révéla que je devais vivre selon le saint Évangile.
15. Alors je fis rédiger un texte en peu de mots bien simples, et le seigneur Pape me l'approuva.
16. Ceux qui venaient à nous pour partager cette vie distribuaient aux pauvres tout ce qu'ils pouvaient avoir ; pour vêtement ils se contentaient d'une seule tunique, doublée de pièces à volonté au dedans et au dehors, plus une corde et des braies.
17. Et nous ne voulions rien de plus.
18. Nous célébrions l'office : les clercs comme les autres clercs, les laïcs en récitant le Notre Père. Et nous passions très volontiers de longs moments dans les églises.
19. Nous étions des gens simples, et nous nous mettions à la disposition de tout le monde.
20. Moi, je travaillais de mes mains, et je veux travailler ; et tous les frères, je veux fermement qu'ils s'emploient à un travail honnête.
21. Ceux qui ne savent pas travailler, qu'ils apprennent, non pour le cupide désir d'en recevoir salaire, mais pour le bon exemple et pour chasser l'oisiveté.
22. Lorsqu'on ne nous aura pas donné le prix de notre travail, recourons à la table du Seigneur en quêtant notre nourriture de porte en porte.
23. Pour saluer, le Seigneur m'a révélé que nous devions dire :
« Que le Seigneur vous donne sa paix ! »
24. Les frères se garderont bien de recevoir, sous aucun prétexte, ni églises, ni maisons, ni tout ce qu'on pourrait construire à leurs intentions, sauf s'ils ne font qu'y séjourner comme des hôtes de passage, des pèlerins et des étrangers, conformément à la sainte pauvreté que nous avons promise dans la Règle.
25. À tous les frères, où qu'ils soient, d'oser jamais solliciter de la cour de Rome, ni par eux-mêmes ni par personne interposée, aucun privilège sous aucun prétexte : pour une Église ou pour une résidence, pour assurer une prédication ou pour se protéger contre une persécution.
26. Si dans une contrée on ne les reçoit pas, eh bien ! qu'ils fuient dans une autre pour y faire pénitence avec la bénédiction de Dieu.
27. Je veux fermement obéir au ministre général de cette fraternité et à tout gardien qu'il lui plaira de me donner.
28. Je veux être tellement lié entre ses mains, que je ne puisse faire un pas ni la moindre action en marge de ses ordres et de sa volonté, car il est mon seigneur.
29. Bien que je sois un homme simple et un malade, je veux cependant avoir toujours un clerc qui me célèbre l'office, comme il est marqué dans la Règle.
30. Que tous les autres frères soient tenus d'obéir ainsi à leur gardien et de célébrer l'office selon la Règle.
31. S'il s'en trouvait qui ne célèbrent pas l'office selon la Règle et veuillent y opérer des changements, ou qui ne soient pas catholiques, alors tous les frères, où qu'ils soient, seront tenus par obéissance, partout où ils rencontreront l'un de ceux-là, de l'adresser au custode le plus proche du lieu où ils l'auront rencontré.
32. Le custode sera rigoureusement tenu, en vertu de l'obéissance, de le garder comme prisonnier, jour et nuit, sans le laisser échapper de ses mains, jusqu'au moment où il pourra le présenter en personne à son ministre.
33.Le ministre, à son tour, sera rigoureusement obligé, en vertu de l'obéissance, de le faire accompagner par des frères comme un prisonnier, jour et nuit, jusqu'au moment où on le déférera au cardinal d'Ostie, qui est maître, protecteur et correcteur de toute la fraternité.
34. Que les frères n'aillent point dire : Voilà une nouvelle Règle ! Non : c'est un retour sur notre passé, une admonition, une exhortation, et c'est le testament que moi, votre petit frère François, je vous adresse, à vous mes frères bénis, afin que nous observions plus catholiquement la Règle que nous avons promis au Seigneur de garder.
35. Le ministre général, les autres ministres et les custodes sont tenus, par obéissance, de ne rien ajouter ni retrancher à ces paroles.
36. Qu'ils aient toujours avec eux ce texte joint à la Règle.
37. Dans tous les chapitres qu'ils tiennent, qu'ils fassent lire aussi ce texte après la lecture de la Règle.
38. A tous mes frères clercs et laïcs je prescris fermement, en vertu de l'obéissance, de ne faire de gloses ni sur la Règle ni sur ces paroles en disant :
« Voici comment il faut les comprendre ! »
39. Non : de même que le Seigneur m'a donné de dire et d'écrire la Règle et ces paroles purement et simplement, de même vous aussi, simplement et sans glose, vous devez jusqu'à votre dernier jour les comprendre et les mettre en pratique par de saintes actions.
40. Quiconque observera ces choses, qu'il soit béni dans le ciel de la bénédiction du Père très haut, qu'il soit rempli sur la terre de la bénédiction de son Fils bien-aimé, avec celle du très saint Esprit Paraclet, de toutes les Vertus des cieux et de tous les saints.
41. Et moi, frère François, votre petit pauvre et serviteur, dans toute la mesure dont j'en suis capable, je vous confirme, au dedans et au dehors, cette très sainte bénédiction.



Commentaire de "Benedictus"

L'obéissance aveugle a fait (...) les plus grands saints.
L'obéissance aveugle mais elle basée sur la confiance, sur l'autorité de ceux qui ont établi les lois, les règles.
L'obéissance aveugle fait tenir de grandes abbayes, elle dirige les gens vers l'humilité.
L'orgueil du siècle présent est à l'encontre de cette grande vertu. L'obéissance aveugle a mené les moines au salut. Et le Christ en a donné l'exemple dans son obéissance aveugle à son Père..



La vie religieuse

Posté le 12.04.2008 par auto23652

Conseil de Mgr N'Koué à ses nouveaux prêtres

Posté le 06.03.2008 par auto23652
Conseils de Monseigneur N'Koué à ses nouveaux prêtres



Le 05 mars 2008 - (E.S.M.) - Extraits de l'homélie prononcée par Mgr Pascal N'Koué, à l'occasion des ordinations sacerdotales pour le diocèse de Natatingou (Bénin), en décembre 2007 :

Mgr Pascal N'Koué, diocèse de Natatingou (Bénin)


"Bénissons le Seigneur pour le don des trois jeunes gens qui vont recevoir tout-à-l'heure l'Ordination presbytérale. C'est le 2ème degré du sacrement de l'Ordre. Le Prêtre Suprême et Éternel, le grand Prêtre par excellence, le seul vrai Prêtre, c'est Jésus-Christ, à la fois Tête, Maître, Époux et Pasteur de son Église. Au commencement, il était Dieu mais il n'a pas toujours été prêtre. Il est devenu Prêtre, dans le temps. La "cathédrale" dans laquelle il a reçu son Ordination fut le ventre de la Vierge Immaculée, sa Mère. C'est en devenant homme, par l'opération du Saint Esprit, que notre divin Sauveur est devenu prêtre pour l'éternité...

Par appel de Dieu, les hommes deviennent prêtres, à leur tour, par l'imposition des mains des Évêques (successeurs des apôtres) et de la prière consécratoire "ad hoc". Il se produit aussitôt un mystère, un lien spécifique qui unit l'être du nouveau prêtre au Christ, Prêtre Suprême et Bon Pasteur. Alors le prêtre devient par l'Église, dans l'Église et pour l'Église, image réelle, vivante et transparente du Christ Prêtre. Il reçoit le don d'un pouvoir spirituel par l'action du Saint Esprit. Et ce pouvoir, aucune autre créature ne l'a: même pas les anges, même pas les archanges. Un Père de l'Église a osé dire que le prêtre était au-dessus de la Vierge Marie. En effet, elle a mis Jésus au monde seulement une fois, mais le prêtre le fait "renaître" toutes les fois qu'il célèbre l'Eucharistie. Il faut s'agenouiller et accueillir humblement cette grâce extraordinaire, accordée aux faibles et fragiles mortels que nous sommes.

Voilà pourquoi le saint Curé d'Ars tombait pratiquement en extase quand il méditait sur le sacerdoce. Il allait jusqu'à dire que s'il rencontrait un ange et un prêtre, il saluerait d'abord le prêtre, parce que l'ange n'est qu'un ami de Dieu mais le prêtre tient la place de Dieu sur terre. Il ajoutait: "les bienfaits de Dieu ne nous serviraient de rien sans le prêtre". Et il concluait sa méditation en disant que "le prêtre ne se comprendra bien qu'au ciel", jamais sur terre.

Chers Noël, Ghislain et Blaise, dans quelques instants, vous serez prêtres pour toujours. Vous célébrerez in persona Christi. Je vous recommande vivement de soigner vos célébrations liturgiques. Faites attention à la noblesse des vases sacrés et des ornements. Les fantaisies profanes et vulgaires sont à écarter. (1)

Même si vous n'êtes pas musiciens, intéressez-vous au chant sacré, veillez à la qualité des actions liturgiques. Le chant sacré doit répondre à la dignité, à la gravité et à la sainteté de la liturgie. Que les instrumentistes jouent humblement pour la gloire de Dieu et l'édification des fidèles. Qu'ils évitent d'offenser la piété du peuple par des danses purement folkloriques et des battements de mains intempestifs.

Que vos célébrations soient empreintes de silence, de recueillement et de respect vis-à-vis de la majesté et de la transcendance de Dieu. En effet, le saint Sacrifice de la messe célébré à la va-vite, de façon négligée et superficielle, en vide le sens et affaiblit sa fonction d'accroissement de la foi. Celui qui célèbre mal manifeste la faiblesse de sa foi et peut démolir celle des autres. Bien sûr que l'essentiel n'est pas le rite en lui-même, mais le coeur habité par la présence divine et l'intention de faire ce que l'Église veut. (...) Souvenez-vous que les premières eucharisties avaient lieu dans des maisons aux portes closes, non point par souci du secret mais pour préserver ceux qui étaient encore trop faibles pour participer à de tels mystères... (...) Indiquez à temps et à contre temps le chemin du ciel aux hommes, toujours tentés de regarder uniquement vers la terre. Soyez convaincus que le prêtre est indispensable à la société.

Ne vous habituez surtout pas à circuler sans votre habit ecclésiastique, sous prétexte que "l'habit ne fait pas le moine". Un prêtre âgé aimait recommander aux jeunes prêtres le port de la soutane en ces termes: "Portez votre préservatif". A sa suite, je lance ce vibrant appel à tous les prêtres: "portez votre préservatif". J'insiste. Il ne préserve peut-être pas de tout mais de beaucoup de choses. Ne vous contentez pas de porter une petite croix au cou, ce n'est pas un habit. Portez votre soutane toujours et partout... évidemment pas jusque dans la douche! Encore qu'autrefois nos aînés dans le sacerdoce jouaient au football en soutane.

Notre Peuple veut nous voir en soutane. Notre signe distinctif extérieur c'est la soutane. Pas de négligence là-dessus. Pas de demi-mesure. C'est un témoignage silencieux qui n'est pas banal. Il dit notre appartenance spécifique à Dieu et à l'Église. N'ayons pas honte d'affirmer notre identité. Et nous avons bien fait de conserver au Bénin le rite de bénédiction et de prise de soutane dans notre marche vers l'autel de Dieu. Attention donc au relativisme qui pousse au confusionnisme avec les laïcs. A défaut de la soutane, portez le clergyman ou tout simplement le col romain.

En outre - et j'aurais dû commencer par là - soyez des hommes de prière. Le prêtre doit nourrir sa propre vie spirituelle par une abondante vie de prière personnelle. La liturgie des heures (ou Bréviaire), prière officielle de l'Église, est là pour nous aider. Soyez fidèles à la méditation matinale. Aimez aussi les adorations eucharistiques où vous parlez coeur à coeur avec le Christ, réellement présent devant vous. Que votre dévotion eucharistique transparaisse aux yeux des fidèles, qui seront ainsi encouragés par leur Pasteur, à vivre en communion avec Dieu. Conduisez-les au Christ par la prière et la contemplation.

Aimez aussi la Vierge Marie. Qui aime vraiment le Christ aime en même temps sa Mère. Elle est Mère de Dieu, Mère de l'Église, Mère de tous les hommes. Mais ses fils privilégiés ce sont les prêtres. Dans les joies comme dans les angoisses, prenez votre chapelet. Ne le conseillez pas seulement aux autres!

Enfin, soyez disponibles et serviables. Le célibat consacré devrait vous y aider. Un vieux prêtre se plaignait des jeunes prêtres ainsi: "Tant qu'ils ne sont que séminaristes, ils sont serviables. Mais dès que l'Esprit s'empare d'eux pour en faire des prêtres, on ne peut plus s'en servir". Soyez donc serviables avant et surtout après l'ordination. Le Christ est venu pour servir: en son nom, visitez les familles, les malades et les prisonniers. Soyez miséricordieux et proches de tout le monde: enfants, jeunes, pauvres, vieillards, commerçants, hommes politiques, paysans, éleveurs etc.

N'ayez pas honte si l'on vous surnommait "amis des publicains et des pécheurs": ce fut le plus beau surnom de Notre Seigneur Jésus.
Bénissez les maisons et les personnes. Prenez aussi le temps d'écouter ceux qui viennent vous parler. Si votre écoute est attentive, paternelle et spirituelle, vous ferez mieux que les psychologues, les psychanalystes et les marchands d'illusions. (...)"


(1) Je voudrais, à exprimé le pape Benoît XVI, expliquer l'essence du ministère sacerdotal en interprétant les parements liturgiques qui, pour leur part, veulent précisément illustrer ce que signifie « se revêtir du Christ », parler et agir « in persona Christi » : Le pape invite les prêtres à se revêtir du Christ

Table : Vie sacerdotale

Message du pape Benoît XVI pour la Journée de prière pour les vocations - 22.02.08


Sources : Denis CROUAN docteur en théologie, Pdt de Pro Liturgia

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 05.03.2008 - T/Prêtres - T/Afrique

Formation au Séminaire

Posté le 22.02.2008 par auto23652
Rome: Les séminaristes ont le droit d'être formés à la messe traditionnelle



18-02-2008

Commission Ecclesia Dei - Rome, le 9 février 2008 (repris du FC)


Nous tenons à vous remercier de votre lettre du 27 septembre 2007 et vous voudrez bien être nous pardonner de ne pas avoir pu vous répondre plus vite en raison de la quantité du courrier que nous avons reçu depuis la promulgation du Motu Proprio Summorum Pontificum et des nombreuses questions qui ont requis notre attention immédiate.

En ce qui concerne vos dubia, nous répondons de la manière suivante :

1. Les candidats au sacerdoce dans le rite romain de l’Église catholique ont le droit d’être formés dans les deux formes du rite romain.

2. Les responsables de la formation des candidats au sacerdoce dans le rite romain de l’Église catholique devraient prévoir l’instruction des candidats dans les deux formes du rite romain.

Nous espérons que ces questions seront traités rapidement dans une instruction sur l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum.

Sincèrement dans le Christ,


Mgr Camille Perl, secrétaire

Sécularisation

Posté le 19.02.2008 par auto23652
Benoît XVI demande de ne pas se laisser décourager par le processus de sécularisation




Cité du Vatican, le 19 février 2008 - (E.S.M.) - Dans la matinée de lundi, le Saint Père Benoît XVI a reçu en audience les membres de Conseil pour les Rapports entre la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique et les Unions Internationales des Supérieurs et des Supérieur Généraux.
Le pape Benoît XVI s'adresse aux Instituts de vie consacrée et aux Sociétés de vie apostolique -

Le pape Benoît XVI demande de ne pas se laisser décourager par le processus de sécularisation

Synthèse du discours du Saint-Père

Dans la matinée du lundi 18 février, le Saint Père Benoît XVI a reçu en audience les membres de Conseil pour les Rapports entre la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique et les Unions Internationales des Supérieurs et des Supérieur Généraux. Les membres du Conseil Exécutif de l'Union Internationale des Supérieurs Généraux (USG) et du Conseil Exécutif de l'Union Internationale des Supérieur Généraux (UISG), ont participé à la rencontre, qui a eu lieu dans la salle du Consistoire du Palais Apostolique. Le Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d'État, le Cardinal Franc Rodé et S.E. Mons. Gianfranco Gardin, respectivement Préfet et Secrétaires du Ministère qui s'occupe de la vie consacrée, étaient également présents.

Le discours tenu hier par le Pape devant le Conseil exécutif des unions internationales de supérieurs et supérieures majeures, réuni ces jours-ci pour débattre de certains aspects prioritaires de la vie consacrée a été publié aujourd'hui. "Nous savons tous - affirmé Benoît XVI - combien il est de plus en plus difficile dans la société globalisée d'annoncer l'Evangile. La sécularisation de la société frappe malheureusement aussi les communautés religieuses".

"Mais il ne faut pas se décourager -a-t-il ajouté- car malgré les nuages qui s'accumulent, les horizons de la vie religieuse s'élargissent constamment, comme se multiplient les signaux d'un réveil providentiel qui nous remplit d'espérance. L'Esprit souffle vivement dans l'Eglise où il suscite un renouveau de fidélité des instituts traditionnels à côté de nouvelles formes de vie religieuse proches des exigences contemporaines. Ces nouvelles expériences se caractérisent par le choix partagé d'une pauvreté évangélique vécue pleinement, d'un amour fidèle envers l'Eglise, d'une attention totale au prochain, à sa pauvreté spirituelle avant tout tellement typique de notre temps".

Puis le Pape a évoqué des ordres de la grande tradition ecclésiale qui subissent une crise due au vieillissement de leurs membres et à une diminution, plus ou moins accentuée, des vocations, mais aussi à un affaiblissement spirituel et charismatique. Ceci dit, a-t-il précisé, "on enregistre aussi des signes de reprise là où les communautés reviennent sur leurs origines afin de mieux vivre en harmonie avec l'esprit des fondateurs. Presque tous les chapitres généraux indiquent justement une générale redécouverte des charismes initiaux qui sont reproposés de manière s'incarner dans le contexte présent". Cette redécouverte, a conclu le Saint-Père Benoît XVI "permet d'imprimer à ces congrégations un nouvel élan ascétique, apostolique et missionnaire. C'est dans cette voie qu'il faut continuer d'avancer, en priant le Seigneur de permettre l'accomplissement de l'œuvre qu'il a entreprise".

Texte original du discours du Saint Père ► Italien


Sources: www.vatican.va 080219 (310) - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 19.02.2008 - T./Benoît XVI - Vie consacrée


La perte du sens du péché

Posté le 08.02.2008 par auto23652
Benoît XVI rappelle aux prêtres que la foi est une libération pour l'homme




Cité du Vatican, le 08 février 2008 - (E.S.M.) - Le Saint Père Benoît XVI a rencontré dans la salle des bénédictions les Prêtres et le Clergé du Diocèse de Rome pour le traditionnel rendez-vous de début Carême.

Benoît XVI rappelle aux prêtres que la foi n'est pas un poids mais une libération pour l'homme

Synthèse de la rencontre

A 11h jeudi matin, dans la Salle des Bénédictions, le Saint Père Benoît XVI a rencontré les Prêtres et le Clergé du Diocèse de Rome pour le traditionnel rendez-vous de début Carême.

Le pape aux prêtres et au clergé du diocèse de Rome

La foi n'est pas un poids, mais une libération pour l'homme : c'est pourquoi en se donnant aux autres, le chrétien contribue à l’édification d'un monde plus juste et plus uni. C'est ce qu'a rappelé Benoît XVI aux prêtres et au clergé du diocèse de Rome, pendant la rencontre qui s'est déroulée jeudi matin dans la Salle des Bénédictions.

Dix questions ont été posées, autant de réponses sur des thèmes d'actualité pastorale : du dialogue interreligieux, à la présence de l'église dans les écoles et parmi les jeunes ; du service diaconal de la charité, à la perte du sens du péché qui caractérise la société d’aujourd’hui ; de l’Évangélisation, à l'urgence éducative.

C'est ainsi que c'est déroulé l'entretien entre le pape et le clergé romain pendant la traditionnelle audience du début du temps quadragésimal. Dans le salut du cardinal vicaire Camillo Ruini, s'est réaffirmé l'engagement de l'Église de Rome dans la réalisation du projet pastoral issu de la rencontre diocésaine de juin dernier, en mettant en évidence les richesses humaines et spirituelles présentes dans le diocèse. La première question a été adressée à Benoît XVI par un diacre permanent. Le pape a répondu en soulignant l'importance du service de la charité.

En ce qui concerne la pastorale des jeunes, Benoît XVI a exhorté à relancer le choix en faveur de la vie et d'une conduite existentielle authentiquement chrétienne. D'où une invitation aux prêtres à témoigner qu'on peut vraiment connaître Dieu, être ses amis, avancer avec lui.
Le thème de la comparaison avec les autres cultures et les religions est particulièrement ressenti dans une ville toujours plus multiethnique. L'ouverture au respect, à la collaboration et à l'acceptation de l'autre - a répondu le pape - n'excluent pas le don de l'évangile à ceux qui ne le connaissent pas encore. C'est un rappel de la récente Note de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, selon laquelle le travail missionnaire est fondamental.

Le Saint-Père a cité en intention ceux qui appartiennent à d'autres religions pour qu'ils se sentent aidés par le christianisme même s'ils ne se convertissent pas. Pour Gandhi, par exemple, le discours de la montagne a été un point de référence pour toute sa spiritualité.

Benoît XVI a aussi parlé de la nécessité de revenir à l'essentialité de la parole et de l'image pour redécouvrir la beauté de la foi. En se reportant à la période du Carême, il a donc invités à un jeûne des images, pour rouvrir le cœur à la Parole contre le bombardement continu des moyens de communication.

En accueillant des réflexions exprimées sur quelques aspects de l'organisation de l'Agorà des jeunes qui s'est déroulée à Loreto- en septembre dernier, le Saint-Père a invité à maintenir vivant l'esprit de communion même dans les grandes concélébrations pendant les rassemblements de masse. La rencontre s'est conclue avec l’exhortation de Benoît XVI aux prêtres présents à s'aider réciproquement.

(©L'Osservatore Romano)

Texte original du discours du Saint Père ► Dès publication

Regarder la vidéo en italien

► Rencontre de Benoît XVI avec les Prêtres du diocèse Rome - 06.02.08

Le long hiver des vocations sacerdotales en France

Posté le 02.02.2008 par auto23652
Benoît XVI encourage les séminaristes : « Le sacerdoce est une aventure merveilleuse »


Cité du Vatican, le 02 février 2008 - (E.S.M.) - ''Une aventure merveilleuse…'', la ''plus intéressante et nécessaire pour le monde '' : Benoît XVI a ainsi défini la vie des prêtres, en visitant à Rome le Séminaire Majeur à Saint Jean, où 117 jeunes entre 25 et 35 ans se préparent au sacerdoce. Le pape a célébré les Vêpres avec le Cardinal vicaire Camillo Ruini, les séminaristes et leurs parents.

Le pape encourage les séminaristes et leurs parents : « Le sacerdoce est une aventure merveilleuse »

Visite du Saint-Père au grand séminaire de Rome

''Une aventure merveilleuse…'', la ''plus intéressante et nécessaire pour le monde '' : Benoît XVI a ainsi défini la vie des prêtres, en visitant à Rome le Séminaire Majeur à Saint Jean, où 117 jeunes entre 25 et 35 ans se préparent au sacerdoce. Le pape a célébré les Vêpres avec le Cardinal vicaire Camillo Ruini, les séminaristes et leurs parents.

''Chers parents - a dit le Saint-Père lors de l'Homélie en s'adressant précisément à ces derniers -, vous êtes probablement les plus surpris de tout ce qui est arrivé et arrive à vos fils. Vous aviez peut-être imaginé pour eux une mission différente de celle-là pour laquelle ils se préparent maintenant ''. ''Même si la vie du prêtre n'attire pas l'intérêt de la majorité des gens - a poursuivi Benoît XVI -, en réalité il s'agit de l'aventure la plus intéressante et la plus nécessaire pour le monde, l'aventure de montrer et rendre présent la plénitude de vie à laquelle tous aspirent''.

Pour cela, a ajouté le pape toujours en parlant aux mamans et au papas présents, ''vous participez à l'aventure merveilleuse de vos fils ''. Parmi les 117 séminaristes, 54 sont romains, 45 proviennent du reste d'Italie et 18 d'autres Pays : Croatie, Bulgarie, Pologne, Espagne, Ukraine, Hongrie et Haïti. La plupart d'entre eux sortent de l'université, et ont déjà l'expérience d'un grand engagement en paroisse. Le pape est resté même pour dîner avec eux, avant de rentrer au Vatican.


LE LONG "HIVER" DES VOCATIONS SACERDOTALES EN FRANCE

"Tout va bien", disent certains clercs. "Nous avons tant de laïcs en responsabilité" se réjouissent d'autres. Et pourtant, quand on consulte certains chiffres, on ne peut que constater la situation alarmante de l'Eglise en France. Ainsi les statistiques concernant les vocations sacerdotales et les prêtres:

Nombre de séminaristes:

1966: 4536
1975: 1297
1977: 1151
1996: 1103
2000: 976
2005: 784
2006: 764
2007: 756 (dont 111 sont "en stage")

Nombre de séminaristes entrés en première année:

1966: 902
1975: 202
1990: 234
1996: 180
2000: 165
2005: 142
2006: 146
2007: 133 dont 12 séminaristes vietnamiens (environ 10% du total). Sur 133 séminaristes de première année, 83 ont suivi une année de propédeutique.

Ordinations sacerdotales:

1956: 825
1966: 566
1975: 170
1977: 99
1996: 128
2000: 142
2005: 98
2006: 94
2007: 101

Nombre de prêtres diocésains:

1948: 42 500
1965: 41 000
1975: 36 000
1997: 21 000
2003: 17 400
2004: 16 800
2005: 15 900 (âge moyen: 70 ans.)

Ordinations sacerdotales par diocèses en 2007:

Total: 101 ordinations
0 ordination dans 50 diocèses
1 ordination dans 24 diocèses
2 ordinations dans13 diocèses
3 ordinations dans 7 diocèses
4 ordinations dans 2 diocèses
5 ordinations dans1 diocèse
6 ordinations dans1 diocèse
11 ordinations dans le diocèse de Paris.

Données communiquées par Pro Liturgia

Sources: www.vatican.va- E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 02.02.2008 - BENOÎT XVI

Prêtres et vocations sacerdotales

Posté le 06.12.2007 par auto23652
sollicitude de l'Église envers les prêtres et les vocations sacerdotales


Rome, le 05 décembre 2007 - (E.S.M.) - Dans son Exhortation apostolique "Sacramentum Caritatis", notre Saint-Père le pape Benoît XVI a concrétisé le pérenne enseignement de l’Église sur le caractère central de l’adoration eucharistique dans la vie ecclésiale, à travers un appel concernant l’adoration perpétuelle :

Tu adoreras Dieu seul et tu L’aimeras plus que tout -

La sollicitude de l'Église envers les prêtres et les vocations sacerdotales

► Lettre pour la sanctification du Clergé

Note explicative pour augmenter dans les diocèses (paroisses, rectorats, chapelles, monastères, couvents, séminaires) la pratique de l’adoration eucharistique continuée [1] à l’intention de tous les prêtres et des vocations sacerdotales

Dans son Exhortation apostolique "Sacramentum Caritatis", notre Saint-Père le pape Benoît XVI a concrétisé le pérenne enseignement de l’Église sur le caractère central de l’adoration eucharistique dans la vie ecclésiale, à travers un appel concernant l’adoration perpétuelle, adressé à tous les pasteurs, évêques et prêtres, et au peuple de Dieu : « Avec l’assemblée synodale, je recommande donc vivement aux Pasteurs de l’Église et au peuple de Dieu la pratique de l’adoration eucharistique, qu’elle soit personnelle ou communautaire. (194) À ce propos, une catéchèse adaptée, dans laquelle on explique aux fidèles l’importance de cet acte de culte qui permet de vivre plus profondément et avec davantage de fruit la célébration liturgique elle-même, sera d’un grand profit. Ensuite, dans les limites du possible, surtout dans les zones les plus peuplées, il conviendra de choisir des églises ou des oratoires pour les réserver tout spécialement à l’adoration perpétuelle. En outre, je recommande que dans la formation catéchétique, en particulier dans les parcours de préparation à la Première Communion, les enfants soient conduits au sens et à la beauté du fait de se tenir en compagnie de Jésus, en cultivant la stupeur pour sa présence dans l’Eucharistie. » (Sacramentum Caritatis, n° 67)

Pour favoriser l’appel du Saint-Père, la Congrégation pour le Clergé, dans sa sollicitude envers les prêtres, propose que :

1. chaque diocèse donne mandat à un prêtre de se consacrer à plein temps – dans la mesure du possible – au ministère spécifique de la promotion de l’adoration eucharistique et à la coordination dans le diocèse de cet important service. En se dévouant généreusement à un tel ministère, il aura lui-même la possibilité de vivre cette dimension particulière de vie liturgique, théologique, spirituelle et pastorale, si possible en un lieu spécialement réservé à cet effet, choisi par son évêque, et où les fidèles pourront bénéficier de l’adoration eucharistique perpétuelle. De même qu’il existe des sanctuaires mariaux, avec des recteurs préposés à un ministère particulier adapté aux exigences spécifiques, il pourra y avoir des sortes de « sanctuaires eucharistiques » avec des prêtres responsables, qui rayonnent et promeuvent l’amour spécial de l’Église pour la Très sainte Eucharistie, dignement célébrée et continuellement adorée. Un tel ministère, à l’intérieur du presbyterium, rappellera à tous les prêtres diocésains, comme l’a dit Benoît XVI, que « c’est précisément dans l’Eucharistie que réside le secret de leur sanctification (…) le prêtre doit être avant tout un adorateur et un contemplatif de l’Eucharistie » (Angélus du 18 septembre 2005) ;

2. l’on détermine des lieux spécifiques à réserver à l’adoration eucharistique continuée. Dans ce but, les curés, recteurs et aumôniers sont encouragés à introduire dans leurs communautés la pratique de l’adoration eucharistique tant personnelle que communautaire, selon les possibilités de chacun et dans un effort collectif de développement de la vie de prière. On ne négligera pas d’impliquer dans cette pratique toutes les forces vives, à commencer par les enfants qui se préparent à la première communion ;

3. les diocèses intéressés par un tel projet pourront rechercher des aides appropriées pour organiser l’adoration eucharistique continuée au séminaire, dans les paroisses, les rectorats, les oratoires, les sanctuaires, les monastères, les couvents. La Providence divine ne manquera pas de susciter des bienfaiteurs qui contribuent à la réalisation de ce projet de renouveau eucharistique des Églises particulières, comme par exemple à travers la construction ou l’adaptation d’un lieu de culte pour l’adoration, à l’intérieur d’un grand édifice de culte ; l’achat d’un ostensoir solennel ou d’un noble ornement liturgique ; la subvention de matériel liturgique, pastoral et spirituel destiné à l’adoration ;

4. les initiatives destinées au clergé local, surtout celles qui sont relatives à sa formation permanente, devront toujours être imprégnées d’un climat eucharistique ; il sera justement favorisé par un temps notable consacré à l’adoration du Saint-Sacrement, de manière que celle-ci devienne, avec la messe, la force motrice de tout engagement individuel et communautaire ;

5. les modalités de l’adoration eucharistique dans les différents lieux pourront être variées, selon les possibilités concrètes. Par exemple :

- adoration eucharistique perpétuelle au cours des 24 heures ;

- adoration eucharistique continuée, des premières heures du matin jusqu’au soir ;

- adoration eucharistique de … h à … h pour chaque jour ;

- adoration eucharistique de … h à … h pour un ou plusieurs jours par semaine ;

- adoration eucharistique pour des circonstances particulières telles que fêtes ou anniversaires.

La Congrégation pour le Clergé exprime toute sa gratitude aux Ordinaires qui voudront bien être les animateurs d’un tel projet, qui ne manquera pas d’apporter un renouveau spirituel au clergé et au peuple de Dieu de leurs Églises particulières.

Afin de pouvoir suivre de près le développement de ce que désire le Saint-Père, les ordinaires intéressés par cette initiative sont priés de signaler au présent dicastère les développements de l’adoration eucharistique continuée, dans leurs diocèses, en précisant surtout quels prêtres et lieux ont été impliqués dans cet important apostolat eucharistique.

La Congrégation pour le Clergé ne manquera pas, là où c’est requis, d’apporter d’éventuels éclaircissements en la matière.

Du Vatican, le 8 décembre 2007

Solennité de l’Immaculée Conception de Marie


[1] Par « adoration eucharistique continuée » on entend non seulement l’adoration ininterrompue, 24 heures sur 24, mais aussi l’adoration continuée du matin au soir. Cette dernière, en effet, sera davantage à la portée des prêtres et des fidèles de petites communautés. Bien évidemment, là où le nombre des fidèles est plus élevé et où il y a une effective disponibilité, on pourra étudier la possibilité de parvenir à maintenir sans interruption l’exposition de l’Eucharistie.

La Fraternité Eucharistein, site ami : ► http://www.eucharistein.org/index.php


Sources: www.vatican.va

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 05.12.2007 - BENOÎT XVI - T/Vie sacerdotale - Eglise

Les bienfaits de la soutane

Posté le 31.10.2007 par auto23652
Les bienfaits de la soutane

Liturgie tridentine - Doctrine
10-02-2007

Repris de la Lettre aux Amis et Bienfaiteurs du séminaire St-Curé-d'Ars N° 61 par M. l'Abbé Patrick Troadec, Directeur, Le 25 janvier 2007

Les bienfaits de la soutane

Voici comment on s'adressait aux séminaristes lorsqu'ils prenaient la soutane. A méditer à une époque où le symbole n'est l'apanage que de la publicité commerciale!


"Je pense qu’aujourd’hui, du haut du ciel, les anges, qui eux aussi assistent à cette cérémonie, que les saints du Ciel, et en particulier tous ceux qui parmi vos parents, vos amis ont déjà rejoint la demeure éternelle du Père, se réjouissent avec nous, et sont en action de grâces à la pensée que, aujourd’hui, vous allez revêtir, mes chers amis, Notre Seigneur Jésus-Christ.


La soutane est une prédication.

Vous êtes venus au séminaire à la rencontre de Notre-Seigneur et aujourd’hui, vous voulez que cela soit signifié par un signe extérieur, qui va désormais marquer aux yeux du monde que vous êtes attachés à Notre-Seigneur pour toujours, et que vous désirez le prêcher, le manifester. Vous voulez manifester votre attachement à Notre Seigneur Jésus-Christ, manifester votre foi en la Rédemption de Notre-Seigneur venu en ce monde. Vous avez raison, mes chers amis : vous serez les hérauts de Notre Seigneur Jésus-Christ, vous le prêcherez rien que par votre habit, rien que par votre attitude. Ce sera là une prédication excellente pour tous ceux qui vous rencontreront.

On raconte dans la vie de saint François d’Assise, qu’au moment où François d’Assise s’en allait prêcher dans les bourgs, dans les villages, il se faisait accompagner de frère Léon, et un jour il dit à ce frère : « Venez, nous allons prêcher ». Et voici que saint François sort avec le frère Léon et traverse la ville d’Assise et il demeure dans le silence complet. Pas un mot ne sort de sa bouche ; et il retourne au couvent. Frère Léon lui demande :

« Mais, Frère François, vous aviez dit que nous allions prêcher, et nous n’avons rien dit ! ». « Eh bien, lui répond saint François, nous avons prêché par notre habit. En circulant dans la ville d’Assise avec nos habits, nous avons prêché l’Évangile ».

Mes chers amis, c’est ce que l’Église vous demande ici : prêcher l’Évangile, simplement par votre habit qui manifeste justement ce détachement des choses de ce monde pour vous attacher à Notre Seigneur Jésus-Christ.



La soutane est une clôture.

J’insisterai particulièrement, comme le manifestent les prières que dans quelques instants l’évêque va réciter sur vous au nom de l’Église, sur les dispositions intérieures que vous devez avoir pour recevoir les grâces qui vont vous être données par le revêtement de la soutane.

On pourrait comparer la soutane d’une certaine manière à une clôture. Oui, vous allez vous clôturer, vous retirer en quelque sorte dans un ermitage. Désormais votre âme sera séparée du monde, comme le disent les prières : « des embarras du monde et des désirs du siècle, de tout aveuglement spirituel et humain » , vous allez éviter cet aveuglement non seulement spirituel mais même humain que donne le monde du péché, le monde en tant qu’il est soumis aux influences de Satan. La sainte Église utilise le terme « humain » , tant il est vrai que, lorsqu’on n’a plus la lumière de Notre Seigneur Jésus-Christ, on perd aussi le sens commun, l’intelligence toute simple, toute droite du réel, de la vérité.



La soutane, symbole du Corps de Jésus crucifié.

Le revêtement de la soutane pourrait avoir un caractère d’austérité, de renoncement, de pénitence, d’abnégation. C’est vrai, mais y a-t-il opposition entre ce caractère austère et la lumière que Notre Seigneur Jésus-Christ est venu nous apporter ? Bien sûr que non, bien au contraire ! Notre-Seigneur l’a dit à vous qui allez revêtir la soutane : « Vous êtes la lumière du monde » (Mt, 5, 14) ; « Vous êtes le sel de la terre » (Mt, 5, 13). Et on ne met pas la lumière sous le boisseau ; elle doit éclairer tous ceux qui entourent et chasser les ténèbres. Et le sel ne doit pas s’affadir ; il doit donner du goût aux aliments. Tout cela a une signification toute spirituelle. Notre Seigneur Jésus-Christ a voulu lui aussi revêtir un vêtement d’austérité, et ce vêtement, c’est son corps crucifié. La Croix est notre lumière, et c’est cela que vous apprenez ici, au séminaire .

Lorsque vous circulerez dans les rues de vos villages, de vos cités, vous prêcherez le sacrifice de Notre Seigneur Jésus-Christ. Aujourd’hui plus que jamais, on a besoin de cette prédication. Jamais comme aujourd’hui on a rejeté la croix de Notre Seigneur Jésus-Christ : on a détruit l’autel du sacrifice, on détruit les croix, on ne sait plus ce que signifie le sacrifice de la messe. Alors précisément, puisque cette idée du sacrifice disparaît partout dans la vie des hommes, il faudra que vous la manifestiez. Les hommes ont besoin de cette Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ. « Dans la croix le salut ». Par conséquent, en prêchant la Croix par votre habit, vous prêcherez le salut de l’humanité.



La soutane, signe d’espérance.

Vous serez aussi un signe d’espérance. Le monde se meurt de désespérance, de désespoir car on veut enfermer les hommes dans le milieu d’ici-bas. On veut leur fermer les horizons spirituels pour les enfermer dans cette prison des hommes entre eux, de cette masse humaine qui ne sait plus où elle va, ce qu’elle fait, ni ce qu’elle pense. On veut les assoiffer des biens de ce monde afin qu’ils ne pensent plus à Dieu, ni aux biens spirituels, ni à la vie éternelle.

Eh bien, vous serez le signe de cette espérance, car votre soutane est le signe de l’abandon des choses du monde pour l’attachement aux choses célestes et aux choses spirituelles. Or l’espérance consiste précisément à fixer notre regard sur les biens éternels. Vous marchez les yeux fixés sur la vie éternelle, et cela les gens le savent, les gens le comprennent.

En faisant cela, vous leur ferez du bien, vous les soulagerez, vous leur montrerez que la véritable liberté ne consiste pas à vivre enfermé dans ce monde, bien au contraire ! C’est là le signe de l’esclavage. La liberté consiste à se libérer des choses du monde, pour s’attacher aux biens éternels. Vous chantez le soir à complies : « vous nous avez établis dans l’espérance ». Oui, vraiment, le Bon Dieu nous a donné une âme qui a besoin des biens éternels. Alors nous devons conserver, dans notre pèlerinage ici-bas, les yeux tournés vers le ciel. Vous serez donc un signe d’espérance.



La soutane, signe de charité.

Enfin, vous serez aussi un signe de charité. Vous le montrerez même dans la persécution, dans les difficultés, dans les quolibets qui pourraient vous être adressés. Vous les supporterez avec confiance, avec courage. « Seigneur pardonnez-leur car ils ne savent ce qu’ils font » (Lc 23, 34) : voilà ce que vous direz. Loin de vous rebeller, de répondre insulte pour insulte, vous supporterez courageusement les difficultés, comme Notre-Seigneur a supporté les crachats, les quolibets, toutes les souffrances qu’on lui a fait subir, en demandant à Dieu de pardonner à ses bourreaux.

Vous aussi vous aurez un cœur miséricordieux, penché sur toutes les misères. Et si celui qui vous a adressé des paroles injurieuses vous demande tout à coup de le confesser, vous le confesserez et vous lui ferez miséricorde. S’il vous demande un service, vous lui rendrez ce service. Vous ne rendrez pas le mal pour le mal, mais le bien pour le mal. C’est ce que dit Saint Paul : « Soyez vainqueur du mal par le bien » (Rm, 12, 21). Vous serez de ces âmes charitables, humbles, bonnes, douces, toujours prêtes à rendre service, à faire du bien à leur prochain, prêtes surtout à leur donner Dieu, le vrai bien, le bien éternel .



La soutane, signe de la sainteté de l’Église.

L’habit clérical manifeste à la face du monde la sainteté de l’Église, c’est-à-dire le détachement des choses de ce monde et votre consécration à Notre Seigneur Jésus-Christ. Quel exemple vous allez donner de la présence de Notre Seigneur Jésus-Christ dans ce monde, de la présence de son sacerdoce ; comme le monde a besoin de voir cela ! Qu’il est triste de penser que cette cérémonie que nous faisons n’existe plus aujourd’hui ! Est-ce qu’on n’aurait plus besoin de manifester Notre Seigneur Jésus-Christ au monde ? Est-ce que ce n’est pas le principal rôle de l’Église ?

Un monde sans Jésus-Christ est un monde sans Dieu, un monde perdu, un monde qui se destine à aller aux enfers. Seul Jésus-Christ est notre salut, notre joie, notre raison d’être. Alors vous allez manifester que vous croyez en Notre Seigneur Jésus-Christ, que vous croyez en son sacerdoce, et en cela vous rendrez un service inappréciable aux âmes et à la sainte Église .



La soutane et l’uniforme militaire.

De même que le militaire endossant son uniforme sent très bien que si on vient l’appeler pour défendre les familles de son pays, les cités et sa patrie, il a une certaine responsabilité et doit être prêt pour partir au combat et donner son sang s’il le faut pour défendre les siens, de même le clerc qui revêt la soutane se sent prêt à servir Notre Seigneur Jésus-Christ, pour l’extension de son règne dans le monde et dans les âmes.

Il ne serait pas permis que nous, qui avons la grâce de croire en Notre Seigneur Jésus-Christ, nous ne soyons pas missionnaires. Vous le serez, mes chers amis ; vous le serez déjà par votre attitude, par votre habit, plus tard par la parole et par les sacrements que vous administrerez, et particulièrement le saint Sacrifice de la Messe ; vous serez missionnaires.

N’abandonnez pas ce qui fait de vous un prêtre ! Certes vous ne l’êtes pas encore ; vous faites un premier pas qui manifeste votre désir de le devenir. Mais je souhaite de tout mon cœur que vous y parveniez. Et déjà le monde vous jugera comme tels. Portant la soutane, désormais le monde vous jugera comme si vous étiez prêtres. Alors tâchez de vous conduire comme si vous l’étiez déjà, par votre exemple, par votre tenue, par votre attitude, par votre charité, par votre bonté, par votre sagesse ; soyez déjà de ceux qui apportent des solutions autour de vous. Ainsi l’honneur de Dieu sera sauf, la gloire de Dieu sera répandue dans le monde et les âmes se convertiront à Notre Seigneur Jésus-Christ.

Je souhaite vivement qu’un jour ceux d’entre vous qui deviendront prêtres avec la grâce de Dieu, seront pour vous, bien chers fidèles, des soutiens, des exemples, des guides, de vrais pasteurs, afin que vous soyez aidés sur le chemin qui doit vous mener à la vie éternelle, par la grâce de Dieu et avec le secours de la très sainte Vierge Marie."

Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus