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Vierge Marie

Le saint Rosaire

Publié le 07/10/2009 à 04:02 par auto23652
Le saint Rosaire
Le TRÈS SAINT ROSAIRE



En action de grâces de la décisive victoire remportée à Lépante par la flotte chrétienne sur la flotte turque, le premier dimanche d'octobre 1571, le saint Pape Pie V institua une fête annuelle sous le titre de Sainte Marie de la Victoire; mais peu après, le Pape Grégoire XIII changea le nom de cette fête en celui de Notre-Dame-du-Rosaire.

Le Rosaire avait été institué par saint Dominique au commencement du XIIIe siècle. Par le zèle des Papes, et aussi par les fruits abondants qu'il produisait dans l'Église, il devenait de plus en plus populaire. Au XVe siècle, le bienheureux Alain de La Roche, Dominicain, fut suscité par Marie pour raviver cette dévotion si excellente.

Plus tard, dans les premières années du XVIIIe siècle, parut un homme extraordinaire appelé à bon droit le Dominique des temps modernes, et qui fut le grand propagateur, l'apôtre de la dévotion au saint Rosaire; c'est saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Depuis saint Dominique, il n'y a pas eu d'homme plus zélé que ce grand missionnaire pour l'établissement de la confrérie du Rosaire: il l'érigeait dans tous les lieux où elle ne l'était pas; c'est le moyen qu'il jugeait le plus puissant pour établir le règne de Dieu dans les âmes. Il composa lui-même une méthode de réciter le Rosaire, qui est restée la meilleure entre toutes, la plus facile à retenir, la plus instructive et la plus pieuse. L'Apôtre de l'Ouest récitait tous les jours son Rosaire en entier, suivant sa méthode, et le faisait de même réciter publiquement tous les jours dans ses missions, et il a fait un point de règle à ses disciples de suivre son exemple.

Par son Rosaire quotidien, Montfort convertissait les plus grands pécheurs et les faisait persévérer dans la grâce et la ferveur de leur conversion; il pouvait dire: "Personne ne m'a résisté une fois que j'ai pu lui mettre la main au collet avec mon Rosaire!" Il avait mille industries pour propager et faire aimer le Rosaire: là, c'étaient quinze bannières représentant les quinze mystères du Rosaire; ailleurs, d'immenses Rosaires qu'on récitait en marchant, dans les églises ou autour des églises, à la manière du chemin de la Croix. Il exaltait le Rosaire dans ses cantiques; un tonnerre de voix répondait à la sienne, et tous les échos répétaient, de colline en colline, les gloires de cette dévotion bénie.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


Notre Dame du Rosaire
http://auto23652.centerblog.net/6061354-Notre-Dame-du-Rosaire


Stabat Mater Dolorosa

Publié le 15/09/2009 à 03:43 par auto23652
STABAT MATER DOLOROSA

Stabat Mater est une séquence composée au treizième siècle et attribuée au franciscain italien Jacopone da Todi. Le texte de la séquence évoque la souffrance de Marie lors de la crucifixion de Jésus-Christ.



Stabat Mater dolorosa
Iuxta crucem lacrimosa
dum pendebat Filius.

Cuius animam gementem,
contristatam et dolentem,
pertransiuit gladius.

O quam tristis et afflicta
fuit illa benedicta
Mater Vnigeniti.

Quæ mœrebat et dolebat,
Pia Mater cum uidebat
Nati pœnas incliti.

Quis est homo qui non fleret,
Matrem Christi si videret
in tanto supplicio?

Quis non posset contristari,
Christi Matrem contemplari
dolentem cum Filio?

Pro peccatis suæ gentis
uidit Iesum in tormentis
et flagellis subditum.

Vidit suum dulcem natum
moriendo desolatum,
dum emisit spiritum.

Eia Mater, fons amoris,
me sentire uim doloris
fac, ut tecum lugeam.

Fac ut ardeat cor meum
in amando Christum Deum,
ut sibi complaceam.

Sancta Mater, istud agas,
Crucifixi fige plagas
cordi meo ualide.

Tui nati uulnerati,
tam dignati pro me pati,
pœnas mecum divide.

Fac me vere tecum flere,
Crucifixo condolere,
donec ego uixero.

Iuxta crucem tecum stare,
et me tibi sociare
in planctu desidero.

Virgo uirginum præclara,
mihi iam non sis amara:
fac me tecum plangere.

Fac ut portem Christi mortem,
passionis fac consortem,
et plagas recolere.

Fac me plagis uulnerari,
fac me cruce inebriari,
et cruore Filii.

Flammis ne urar succensus
per te Virgo, sim defensus
in die judicii

Christe, cum sit hinc exire,
da per Matrem me venire
ad palmam victoriae.

Quando corpus morietur,
fac ut animæ donetur
Paradisi gloria.


Amen ! In sempiterna sæcula. Amen.






Debout, la Mère des douleurs,

Près de la croix était en larmes,
Quand son Fils pendait au bois.

Alors, son âme gémissante,
Toute triste et toute dolente,
Un glaive transperça.

Qu'elle était triste, anéantie,
La femme entre toutes bénie,
La Mère du Fils de Dieu !

Dans le chagrin qui la poignait,
Cette tendre Mère pleurait
Son Fils mourant sous ses yeux.

Quel homme sans verser de pleurs
Verrait la Mère du Seigneur
Endurer si grand supplice ?

Qui pourrait dans l'indifférence
Contempler en cette souffrance
La Mère auprès de son Fils ?

Pour toutes les fautes humaines,
Elle vit Jésus dans la peine
Et sous les fouets meurtri.

Elle vit l'Enfant bien-aimé
Mourir tout seul, abandonné,
Et soudain rendre l'esprit.

Ô Mère, source de tendresse,
Fais-moi sentir grande tristesse
Pour que je pleure avec toi.

Fais que mon âme soit de feu
Dans l'amour du Seigneur mon Dieu :
Que je Lui plaise avec toi.

Mère sainte, daigne imprimer
Les plaies de Jésus crucifié
En mon cœur très fortement.

Pour moi, ton Fils voulut mourir,
Aussi donne-moi de souffrir
Une part de Ses tourments.

Donne-moi de pleurer en toute vérité,
Comme toi près du Crucifié,
Tant que je vivrai !

Je désire auprès de la croix
Me tenir, debout avec toi,
Dans ta plainte et ta souffrance.

Vierge des vierges, toute pure,
Ne sois pas envers moi trop dure,
Fais que je pleure avec toi.

Du Christ fais-moi porter la mort,
Revivre le douloureux sort
Et les plaies, au fond de moi.

Fais que Ses propres plaies me blessent,
Que la croix me donne l'ivresse
Du Sang versé par ton Fils.

Je crains les flammes éternelles;
Ô Vierge, assure ma tutelle
À l'heure de la justice.

Ô Christ, à l'heure de partir,
Puisse ta Mère me conduire
À la palme des vainqueurs.

À l'heure où mon corps va mourir,
À mon âme, fais obtenir
La gloire du paradis.

http://www.dailymotion.com/video/x8wgjj_stabat-mater-dolorosa_music

Vêpres de l'Assomption de la Vierge Marie

Publié le 14/08/2009 à 12:39 par auto23652
Vêpres de l'Assomption de la Vierge Marie
A la veille de la fête de l'Assomption de la Vierge

À la veille de la fête (c'est-à-dire au début du jour liturgique de la fête), des vêpres sont célébrées, contenant trois lectures de l'Ancien Testament, interprétées symboliquement à partir du Nouveau Testament.

En Genèse 28:10-17, l'échelle de Jacob qui unit le ciel et la terre désigne l'union de Dieu avec les hommes qui se réalise pleinement et plus parfaitement en Marie portant Dieu en sein.

En Ézéchiel 43:27-44:4, la vision du temple dont la porte oriental est perpétuellement fermée et remplie de la gloire du Seigneur, symboliserait la virginité perpétuelle de Marie. Marie est aussi identifié avec la "maison".

En Proverbes 9:1-11, que la Divine Sagesse a construit pour elle-même : "La Sagesse de Dieu a bâti en Toi, Vierge Sainte, sa maison - et s'est incarnée dans sa mystérieuse descente - Entre toutes les générations Tu fus l'Élue pure pour être la demeure du Verbe pur".


Hymnes de la fête

Tropaire (ton 1)

"Dans ta maternité, Tu as gardé la virginité,
Lors de ta Dormition, Tu n'as pas abandonné le monde, ô Mère de Dieu.
Tu es passée à la Vie, Toi qui es la Mère de la Vie.
Sauve nos âmes de la mort, par tes prières !"

Kontakion (ton 2)

"Le tombeau et la mort furent impuissants à saisir la Mère de Dieu
Qui jamais ne se lasse d'intercéder pour nous ;
Elle est notre espérance et notre protection.
Car Elle est la Mère de la Vie,
Elle a été transférée à la vie par Celui qui a demeuré dans son sein virginal."
Son associé :

VISITATION de la Très SAINTE VIERGE

Publié le 01/07/2009 à 23:07 par auto23652
VISITATION de la Très SAINTE VIERGE
«Marchez pendant que vous avez la lumière, de peur que les ténèbres ne vous surprennent.» Jn 12, 35


VISITATION de la Très SAINTE VIERGE

Cette fête nous rappelle la visite de Marie à Sa cousine Élisabeth. Après avoir annoncé à Marie le mystère de l'Incarnation, l'archange Gabriel La prévient que Sa cousine Élisabeth, âgée et jusque là stérile, sera mère dans trois mois, par un nouveau prodige. Marie ne tarda pas à Se mettre en route pour féliciter l'heureuse mère.

Ce voyage n'eut pour mobile aucun sentiment humain. Marie possédait en Elle, avec Jésus, toutes les richesses et toutes les joies du Ciel; cela Lui suffisait, et nul besoin n'agitait Son coeur; mais un devoir de douce charité se présentait à remplir; Elle voyait, dans l'accomplissement de ce devoir, un exercice de zèle et une occasion de glorifier Dieu. D'ailleurs, le Saint-Esprit La conduisait: la rencontre des deux futures mères, et surtout des deux enfants qu'elles portaient, était dans les desseins providentiels. Aussi Marie Se hâte, Elle S'expose aux fatigues d'un long chemin, Elle gravit les montagnes, et bientôt Elle atteint le terme du voyage.

O merveille! à peine Marie et Élisabeth sont-elles en présence, que l'enfant d'Élisabeth tressaille dans son sein, et elle-même, saisie de l'esprit prophétique, s'écrie en embrassant Marie: "Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et béni le Fruit de Votre sein!" Paroles que l'Église a jointes à l'Ave Maria pour en faire une des plus belles prières chrétiennes; paroles qui retentiront partout et dans les siècles! Ainsi, la mission de Jésus commence avant Sa naissance, Il sanctifie Jean-Baptiste dans le sein de sa mère; car ce tressaillement qu'il éprouve annonce le Prophète qui devine son Dieu, et le Précurseur qui reconnaît le Sauveur.

Marie, saisie Elle-même par l'Esprit divin, entonne ce beau chant d'action de grâces appelé le Magnificat, qui célèbre dans un langage céleste les merveilles opérées par Dieu en ELle, chant que répéteront sans fin tous les échos du temps et de l'éternité.

Durant trois mois, les paroles et les exemples de Marie firent le charme de la maison qu'Elle visitait. On ignore si Elle quitta Élisabeth avant la naissance de saint Jean-Baptiste. Cependant saint Luc (1, 56) mentionne Son départ avant le récit de l'enfantement d'Élisabeth (1, 57).

De retour à Nazareth, Elle retrouva avec joie Sa vie silencieuse et retirée, n'ayant rien perdu de ce trésor de recueillement, de pureté, de vie intérieure qu'Elle avait communiqué autour d'Elle.

Que de leçons pour les chrétiens dans ce mystère! Leçons de charité et de zèle, de prévenance et d'amabilité! Leçons de mortification, d'humilité, de sanctification des actions communes et des relations nécessaires avec le monde!

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Son associé :

Notre Dame de Lourdes

Publié le 11/02/2009 à 12:00 par auto23652
Notre Dame de Lourdes
Les paroles de la Vierge Marie à Lourdes :

- "Ce n'est pas nécessaire." (En réponse à la question de Bernadette : « Voulez-vous avoir la bonté de mettre votre nom par écrit ? »)

- "Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant 15 jours."

- "Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l'autre."

- "Pénitence ! pénitence ! pénitence ! Vous prierez Dieu pour les pécheurs. Allez baiser la terre pour la conversion des pécheurs."

- "Allez boire à la fontaine et vous y laver. Vous mangerez de cette herbe qui est là."

- "Allez dire aux prêtres qu'on vienne ici en procession et qu'on y bâtisse une chapelle."

- "Je suis l'Immaculée Conception"


Dix-huitième et dernière apparition: le Vendredi 16 juillet 1858 en la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel

Les adieux sur cette terre. L'appel de la Vierge surprend Bernadette en prière à l'église paroissiale, vers le soir. Comme la Grotte a été barricadée par ordre des Autorités, Bernadette se rend avec sa tante Lucile et quelques amies sur la rive droite du Gave dans la prairie de la Ribère, en face de la Grotte. Toutes s'agenouillent et prient. Après quelques instants Bernadette s'écrie: "Oui, oui, la voilà! La voilà! Elle nous sourit et nous salue par-dessus les barrières." La Vierge dans la niche illuminée considère longtemps Bernadette en souriant, incline la tête et disparaît, laissant son enfant dans une douce paix. La Vierge s'est montrée "au lieu ordinaire, sans rien me dire... Jamais je ne l'ai vue aussi belle." Elle L'a revue, le jour de sa mort, le 16 avril 1879.

Benoît XVI nous invite à tourner notre regard vers la Theôtokôs

Publié le 03/01/2009 à 12:00 par auto23652
Benoît XVI nous invite à tourner notre regard vers la Theôtokôs
Benoît XVI nous invite à tourner notre regard vers la Theôtokôs


Le 03 janvier 2009 - (E.S.M.) - Le Saint-Père Benoît XVI a présidé dans la basilique du Vatican, les premières Vêpres de la Solennité de Marie, Mère de Dieu, suivie du "Te Deum" d'action de grâces pour la l'année civile 2008 qui s'achève.

Le pape Benoît XVI

Le pape Benoît XVI préside les Vêpres d'action de grâce pour l'année 2008

Le 03 janvier 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Le pape Benoît XVI a fait un bref rappel de la fête consacrée à la maternité divine de Marie.

Texte intégral de l'homélie du Pape Benoît XVI

Chers frères et sœurs!

L'année qui se termine et celle qui s'annonce à l'horizon sont placées toutes les deux sous le regard bénissant de la Très Sainte Mère de Dieu. La sculpture artistique en bois polychrome placée ici, à côté de l'autel, qui la représente sur le trône avec l'Enfant bénissant, nous rappelle sa présence maternelle. Nous célébrons les premières Vêpres de cette solennité mariale, et dans celles-ci nombreuses sont les références liturgiques au mystère de la maternité divine de la Vierge.

"O admirabile commercium! Merveilleux échange!". Ainsi commence l'antienne du premier psaume, pour poursuivre ensuite: "Le Créateur a pris une âme et un corps, il est né d'une vierge". "Lorsque d'une manière unique tu es né de la Vierge, tu as accompli les Écritures", proclame l'antienne du deuxième psaume, à laquelle font écho les paroles de la troisième antienne qui nous a introduits au cantique tiré de la Lettre de Paul aux Éphésiens : "Ta virginité est intègre, Mère de Dieu: nous te louons, tu pries pour nous". La maternité divine de Marie est soulignée également dans la brève lecture qui vient d'être proclamée, qui repropose les versets célèbres de la Lettre aux Galates: "Mais lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils; il est né d'une femme [...] pour faire de nous des fils" (Ga 4, 4-5). Et dans le traditionnel Te Deum, que nous élèverons au terme de notre célébration devant le Très Saint Sacrement solennellement exposé à notre adoration, nous chanterons aussi: "Tu, ad liberandum suscepturus hominem, non horruisti Virginis uterum", en français: "Toi, ô Christ, tu naquis de la Vierge Mère pour le salut de l'homme".

Ce soir, tout nous invite donc à tourner le regard vers Celle qui "reçut le Verbe de Dieu à la fois dans son cœur et dans son corps, et présenta au monde la vie" et qui précisément pour cela - rappelle le Concile Vatican ii - "est reconnue et honorée comme la véritable Mère de Dieu" (Const. Lumen Gentium, n.53). Le Noël du Christ, que nous commémorons en ces jours, est entièrement parcouru par la lumière de Marie et, alors que dans la crèche nous nous arrêtons pour contempler l'Enfant, le regard ne peut que se tourner avec reconnaissance également vers la Mère, qui par son "oui" a rendu possible le don de la Rédemption. Voilà pourquoi le temps de Noël contient en lui une profonde connotation mariale; la naissance de Jésus, homme-Dieu et la maternité divine de Marie sont des réalités indissociables entre elles; le mystère de Marie et le mystère du Fils unique de Dieu qui se fait homme, forment un unique mystère, l'un aidant à mieux comprendre l'autre.

Marie Mère de Dieu - Theotokos, Dei Genetrix. Dès l'antiquité, la Vierge fut honorée sous ce titre. Mais pendant de nombreux siècles on ne trouve pas en occident de fête spécifique consacrée à la maternité divine de Marie. C'est le Pape Pie XI qui l'introduisit dans l'Église latine en 1931, à l'occasion du 15e centenaire du Concile d'Éphèse, et il la fêta le 11 octobre. C'est à cette date que commença, en 1962, le Concile œcuménique Vatican II. Ce fut ensuite le serviteur de Dieu Paul VI, en 1969, qui, reprenant une antique tradition, fixa cette solennité le premier janvier. Et dans l'Exhortation apostolique Marialis Cultus du 2 février 1974, il expliqua la raison de ce choix et son lien avec la Journée mondiale de la Paix. "Dans l'ordonnance réformée du temps de Noël - écrivit Paul VI -, il nous semble que tous doivent tourner leur attention vers la réinstauration de la solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu : [...] elle est destinée à célébrer la part qu'a eue Marie au mystère du salut et à exalter la dignité particulière qui en découle pour la Mère très sainte [...] Elle constitue par ailleurs une excellente occasion pour renouveler notre adoration au nouveau-né Prince de la Paix, pour écouter à nouveau le joyeux message des anges (cf. Lc 2, 14), pour implorer de Dieu, par la médiation de la Reine de la Paix, le don suprême de la paix" (n. 5 in: Insegnamenti di Paolo VI, XII 1974, pp. 105-106).

Ce soir, nous voulons placer entre les mains de la Mères céleste de Dieu notre hymne choral d'action de grâce au Seigneur pour les bienfaits qu'au cours des douze mois écoulés il nous a largement accordés. Le premier sentiment, qui naît ce soir spontanément dans notre cœur, est précisément de louange et d'action de grâce à Celui qui nous fait don du temps, précieuse opportunité pour accomplir le bien; nous y joignons la requête de pardon pour ne pas l'avoir peut-être toujours employé utilement. Je suis content de partager cette action de grâce avec vous, chers frères et sœurs, qui représentez notre Communauté diocésaine, à laquelle j'adresse mon salut cordial, en l'étendant à tous les habitants de Rome. J'adresse un salut particulier au cardinal vicaire et au maire, qui ont tous le deux commencé leurs missions différentes cette année - l'une spirituelle et religieuse, l'autre civile et administrative - au service de notre ville. Mon salut s'étend aux évêques auxiliaires, aux prêtres, aux personnes consacrées et aux nombreux fidèles laïcs ici rassemblés, ainsi qu'aux autorités présentes. En venant au monde, le Verbe éternel du Père nous a révélé la proximité de Dieu et la vérité ultime sur l'homme et sur son destin éternel; il est venu demeurer avec nous pour être notre soutien irremplaçable, en particulier dans les inévitables difficultés de chaque jour. Et ce soir la Vierge elle-même nous rappelle quel grand don Jésus nous a fait avec sa naissance, quel "trésor" précieux constitue pour nous son Incarnation. Dans son Noël, Jésus vient offrir sa Parole comme une lampe qui guide nos pas; il vient s'offrir lui-même et nous devons savoir rendre raison de Lui, notre espérance certaine, dans notre existence quotidienne, conscients que "le mystère de l'homme ne s'éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné" (Gaudium et Spes, n.22).

La présence du Christ est un don que nous devons savoir partager avec tous. C'est à cela que vise l'effort que la communauté diocésaine accomplit pour la formation des agents pastoraux, afin qu'ils soient en mesure de répondre aux défis que la culture moderne pose à la foi chrétienne. La présence d'institutions universitaires nombreuses et qualifiées à Rome, ainsi que les nombreuses initiatives promues par les paroisses nous permettent de regarder avec confiance l'avenir du christianisme dans cette ville. La rencontre avec le Christ, vous le savez bien, renouvelle l'existence personnelle et nous aide à contribuer à la construction d'une société juste et fraternelle. Voilà alors que, comme croyants, on peut apporter une grande contribution également pour surmonter l'urgence actuelle en matière d'éducation. Il est alors plus que jamais utile que croisse l'harmonie entre les familles, l'école et les paroisses en vue d'une évangélisation profonde et d'une courageuse promotion humaine, capables de transmettre au plus grand nombre de personnes possible la richesse qui jaillit de la rencontre avec le Christ. J'encourage pour cela chaque composante de notre diocèse à poursuivre le chemin entrepris, en réalisant ensemble le programme de l'année pastorale en cours, qui vise précisément à "éduquer à l'espérance dans la prière, dans l'action, dans la souffrance".

A notre époque, marquée par l'incertitude et la préoccupation pour l'avenir, il est nécessaire de ressentir la présence vivante du Christ. C'est vers Marie, Étoile de l'espérance, qu'Il nous conduit. C'est Elle, grâce à son amour maternel, qui peut guider vers Jésus en particulier les jeunes, qui portent gravée de façon indélébile dans leur cœur la question sur le sens de l'existence humaine. Je sais que divers groupes de parents, en se rencontrant pour approfondir leur vocation, cherchent de nouvelles voies pour aider leurs enfants à répondre aux grandes interrogations de l'existence. Je les exhorte cordialement, ainsi que toute la communauté chrétienne, à témoigner aux nouvelles générations de la joie qui jaillit de la rencontre avec Jésus qui, en naissant à Bethléem, est venu non pas nous prendre quelque chose, mais tout nous donner.

Au cours de la Nuit de Noël, j'ai eu un souvenir particulier pour les enfants, ce soir, en revanche, c'est en particulier aux jeunes que je voudrais réserver mon attention. Chers jeunes, responsables de l'avenir de notre ville, n'ayez pas peur du devoir apostolique que le Seigneur vous confie, n'hésitez pas à choisir un style de vie qui ne suit pas la mentalité hédoniste actuelle. L'Esprit Saint vous assure la force nécessaire pour témoigner de la joie de la foi et de la beauté d'être chrétiens. Les nécessités croissantes de l'évangélisation exigent de nombreux ouvriers dans la vigne du Seigneur: n'hésitez pas à lui répondre aussitôt s'Il vous appelle. La société a besoin de citoyens qui ne se préoccupent pas seulement de leurs propres intérêts car, comme je l'ai rappelé le jour de Noël: "si chacun pense uniquement à ses propres intérêts, le monde ne peut qu'aller à sa ruine".

Chers frères et sœurs, cette année se conclut avec la conscience d'une crise sociale et économique croissante qui touche désormais le monde entier; une crise qui demande à tous davantage de sobriété et de solidarité pour venir en aide en particulier aux personnes et aux familles qui connaissent le plus de difficulté. La communauté chrétienne s'engage déjà et je sais que la Caritas diocésaine et les autres organisations caritatives font leur possible, mais la collaboration de tous est nécessaire car personne ne peut penser construire seul son propre bonheur Même si apparaissent à l'horizon de nombreuses ombres sur notre avenir, nous ne devons pas avoir peur. Notre grande espérance de croyants est la vie éternelle dans la communion du Christ et de toute la famille de Dieu. Cette grande espérance nous donne la force d'affronter et de surmonter les difficultés de la vie dans ce monde. La présence maternelle de Marie nous assure ce soir que Dieu ne nous abandonne jamais, si nous nous confions à Lui et si nous suivons ses enseignements. Nous présentons donc à Marie, avec une affection et une confiance filiales, les attentes et les espérances, ainsi que les peurs et les difficultés qui habitent notre cœur, tandis que nous prenons congé de l'année 2008 et que nous nous apprêtons à accueillir l'année 2009. Que la Vierge Marie nous offre l'enfant couché dans la crèche comme notre espérance certaine. Emplis de confiance, nous pourrons alors chanter en conclusion du Te Deum : "In te, Domine, speravi: non confundar in aeternum - Tu es Seigneur mon espérance, jamais je ne serai déçu!". Oui Seigneur, en Toi nous plaçons notre espérance, aujourd'hui et à jamais; Tu es notre espérance. Amen!


La Theôtokôs est à nos côtés

La Sainte Mère de Dieu ouvre chaque année de grâce que nous donne le Bon Dieu. Mesurons-en bien le sens. Au IVe siècle le concile d’Éphèse a déclaré Marie « Mère de Dieu, Theôtokôs » et à l’orée des temps modernes, le bienheureux pape Pie IX a déclaré en 1854 dogme de foi le mystère de son Immaculée Conception. Cette formule dogmatique fut reprise en patois bigourdan par Notre Dame elle-même devant Bernadette : « Que soy era Immaculada Councepciou ». Au moment même de ces apparitions de Lourdes, Dom Guéranger publiait une série d’articles sur la Sainte Vierge, voyant dans la dévotion mariale l’arme puissante pour neutraliser l’impiété liée au naturalisme qui commençait. Marie Mère de Dieu - Theotokos, Dei Genetrix. Dès l'antiquité, la Vierge fut honorée sous ce titre, nous rappelle Benoît XVI.

Le naturalisme soupçonne le surnaturel, il nie la révélation, il discrédite et donc il renie Jésus, « Dieu né de Dieu ». Pour l’avoir vu à l’œuvre depuis deux siècles, on sait mieux ses ravages, mais on ne sait pas assez la réplique céleste qui nous est donnée en Marie. « Le XIXe siècle, écrivait le restaurateur de Solesmes, vient d’être, par la miséricorde divine, l’heureux témoin de la définition de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu… Le solennel oracle de Pie IX achèvera de dissiper les derniers nuages » portant ombrage à la religion. Il en rapprochait les révélations de Marie d’Agréda du XVIIe siècle, dont Benoît XIV a reconnu peu après le grand sérieux. À l’orée des temps modernes, le Seigneur lui disait qu’« il y a plusieurs mystères de sa Mère et des saints qui sont manifestés dans l’Église militante, mais il en est beaucoup d’autres qui sont demeurés cachés. Je veux découvrir ces mystères, lui précisait-il, mais particulièrement ceux qui regardent ma très pure Mère… Je te les montrerai, les ayant réservés jusqu’ici par un secret jugement de ma sagesse, parce que le temps n’avait pas été convenable à ma Providence. Mais ce temps arrive. » Jusque-là, la théologie la plus saine, celle de saint Thomas, se sentait obligée de s’arrêter avec modestie sur le seuil du grand mystère, signe de sa grande sagesse.

Le mystère de Marie

« Je crois et confesse qu’il y a pour nous plus d’inconnu encore que de connu en ce qui concerne la Vierge Sainte » (Pierre de Celles, évêque de Chartres). Mais la Sagesse divine elle-même vint encourager l’Église par les moyens qu’il lui a plu d’user. Une autre mystique, toute proche de nous cette fois, dit ainsi sa foi en ce domaine : « Elle est immaculée, tout entière immaculée ! Les ombres du péché n’ont pas approché de vous, ô Vierge très pure et sans tache, lys éclatant de lumière et de beauté. Certes, Marie appartient à la race des rachetés et tout en elle est le fruit de la Rédemption. Comme nous, elle reste enfant du Calvaire, du Sang rédempteur, mais dans un ordre de rachat exceptionnel et si sublime que son âme immaculée demeure le chef-d’œuvre de Dieu. »

La Révélation divine, close avec l’Apocalypse, attendait cet épanouissement secret dans les âmes qui font l’expérience de Dieu. Sans rien y ajouter, leurs précisions aident ce temps « à la foi refroidie » et « aux vérités diminuées » à se maintenir dans l’éblouissante lumière du Verbe incarné. Il ne s’agit pas d’un secret relevant d’une gnose initiatique pleine de mépris pour ceux qui n’y prendraient pas part. Il s’agit plutôt d’un secret de famille, une confidence pleine de pudeur et nourrissant l’humilité, toute prête dès lors à tout féconder autour d’elle. Dans sa liberté, Marie choisit toujours la voie de Dieu et nous apprend à faire de même, tout trébuchant que nous soyons.

Un moine de Triors

Le pape Benoît XVI a célébré ce soir à 18h en la basilique du Vatican les premières Vêpres de la Solennité de Marie très sainte et le Te Deum d'action de grâce pour la fin de l'année civile 2008 qui conclut l'octave du Saint Noël, précédé de l'exposition du Très saint Sacrement.


Sources : www.vatican.va - E.S.M.

http://www.vatican.va/

Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 02.01.2009 - T/Benoît XVI

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=0301091_vepres_homelie

Le Magnificat

Publié le 14/08/2008 à 12:00 par auto23652


Le Magnificat

Le Magnificat désigne le cantique de la Vierge Marie dont il est question dans l'Évangile selon Luc au chapitre 1, versets 46 à 56 (visite de Marie à Elisabeth). Il est aussi appelé Cantique de Marie.

C'est le premier mot de la traduction latine de ce chant de louange. Il fait partie des liturgies romaine et byzantine, et a inspiré de nombreuses œuvres musicales. Chez les protestants, seule l'Église anglicane utilise ce chant, de manière quotidienne, pour le culte du soir.

Ce chant a été inspiré du cantique d'Anne, la mère du prophète Samuel. Il traduit le lien profond entre l'espérance et la foi d'Israël et celle des chrétiens.

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leur trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles.
Amen.



Le voici en latin avec sa traduction:

Magnificat anima mea Dominum, Mon âme exalte le Seigneur
et exsultavit spiritus meus in Deo salutari meo. Exulte mon esprit en Dieu mon sauveur.
Quia respexit humilitatem ancillae suae. Il S'est penché sur son humble servante.
Ecce enim ex hoc beatam me dicent omnes generationes. Désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Quia fecit mihi magna qui potens est. Le Puissant fit pour moi des merveilles,
Et sanctum nomen ejus. Saint est son nom.
Et misericordia ejus a progenie in progenies timentibus eum. Son Amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
Fecit potentiam in brachio suo. Déployant la force de son bras,
Dispersit superbos mente cordis sui. Il disperse les superbes.
Deposuit potentes de sede, et exaltavit humiles. Il renverse les puissants de leur trône. Il élève les humbles.
Esurientes implevit bonis, et divites dimisit inanes. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Suscepit Israël puerum suum, recordatus misericordiae suae. Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son Amour,
Sicut locutus est ad patres nostros, Abraham et semini ejus in saecula. et de la promesse faite à nos pères, en faveur d' Abraham et de sa race à jamais.
Gloria Patri et Filio, et Spiritui Sancto sicut erat in principio et nunc et semper et in saecula saeculorum, Amen. Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant, et toujours, pour les siècles de siècles, Ainsi soit-il.

Notre Dame du Perpétuel Secours

Publié le 27/06/2008 à 12:00 par auto23652
Notre Dame du Perpétuel Secours


Notre Dame du Perpétuel Secours


Avant de lire ces quelques lignes, prenez le temps chers lecteurs d'écouter cette superbe prière de Paul Claudel à Marie....

Notre Dame du Perpetuel Secours : Selon de nombreux historiens, cette image serait une réplique partielle de la Madone dite de saint Luc, l'évangéliste. Pendant longtemps elle fut en grande vénération dans l'île de Crète. Au XVe siècle, l'île fut envahie par les Turcs. Beaucoup d'habitants s'enfuirent. L'un d'eux prit la sainte image, s'embarqua avec son trésor pour l'Italie et se rendit à Rome.

Dans plusieurs apparitions, la sainte Vierge fit savoir qu'elle voulait être honorée dans cette ville. Elle dit son nom : «Notre-Dame du Perpétuel Secours», et désigna l'endroit où elle voulait des hommages : l'église Saint-Mathieu. Elle y demeura pendant trois siècles et fut l'objet d'une grande vénération.

À l'époque de la Révolution française, l'église Saint-Mathieu fut détruite. L'image bénie disparut avec le sanctuaire. C'était en 1798.

En 1863, des circonstances manifestement providentielles la firent retrouver. Le souverain pontife Pie 1X voulut alors que la sainte Vierge, sous son titre si beau, fut honorée dans l'église des pères rédemptoristes, l'église Saint Alphonse, qui se trouve précisément sur l'ancien emplacement de l'église Saint Mathieu. En remettant l'image au supérieur général des rédemptoristes, le pape Pie 1X lui dit : «Prenez bien soin que Notre Dame du Perpétuel Secours soit connue et vénérée, car cette Madone doit sauver le monde».

Lors de la cérémonie d'installation du tableau de Notre Dame dans l'église Saint Alphonse, on fut témoin de deux guérisons miraculeuses, celle d'un garçon de quatre ans et celle d'une fillette de huit ans.

Depuis lors plusieurs faveurs spirituelles et temporelles furent enregistrées et le culte de Notre Dame du Perpétuel Secours connut une expansion extraordinaire.


DESCRIPTION DE L'IMAGE

L'image originale est une peinture sur bois, de style byzantin. Sur un fond d'or éclatant, apparaît la Vierge Marie portant, sur son bras gauche, l'Enfant Jésus. Un voile bleu foncé couvre sa tête que ceint une riche couronne. Sur la partie supérieure du voile, apparaît une étoile rayonnante. Au-dessus de la Madone, on lit ces cinq lettres grecques : MR, THU, lettres initiales et finales des mots qui signifient Mère de Dieu.

L'Enfant Jésus est dans les bras de sa Mère. Mais, au lieu d'arrêter son regard sur elle, il rejette la tête un peu en arrière et tourne les yeux vers l'objet qui met sur son doux visage un sentiment de frayeur. Ses deux petites mains serrent la main droite de sa Mère comme pour implorer sa protection. Il se rejette si vivement vers elle que sa sandale du pied droit se détache et n'est plus retenue que par une courroie.

Au-dessous de son épaule, on lit ICXC : Jésus Christ.

La pose de l'Enfant Jésus, le sentiment d'effroi peint dans ses traits, s'expliquent par la présence de deux archanges placés au-dessus de lui et portant les instruments de sa future passion : à sa gauche, l'archange Gabriel (OARG); à sa droite, l'archange Michel (OARM).

EXPLICATION DE L'IMAGE

Par la scène émouvante qu'il offre à nos regards, cet antique tableau nous suggère de salutaires enseignements :

L'élan de Jésus vers sa Mère, témoin du même spectacle, et la tendre et confiante pression de leurs mains unies, nous disent que Marie fut pleinement associée par son divin Fils, dès avant le Calvaire, à ses souffrances et à son œuvre de rédemption.

Jésus, de son côté, en se réfugiant dans les bras de sa Mère, nous apprend que ce cœur maternel est notre refuge assuré, perpétuellement offert à nos craintes et à nos afflictions. Ses mains abandonnées entre les mains de Marie nous disent que celles-ci disposent de sa toute-puissance.

Par tout cet ensemble, Marie se montre à nous et nous est montrée par Jésus comme la Mère de Dieu, la Mère des hommes, celle qui, pour remplir sa mission providentielle, accepta la plénitude de la douleur et reçut la plénitude de l'amour et du pouvoir.

Tous ces titres de Marie ne se résument-ils pas dans ce beau nom qu'elle s'est donnée elle-même : Mère du Perpétuel Secours?

Pour assurer notre salut par ce perpétuel secours, il faut le demander par un perpétuel recours.

Source


Vendredi 30 Juin 2006
Sombreval

http://www.sombreval.com/Notre-Dame-du-Perpetuel-Secours_a575.html

Vierge de Guadeloupe

Publié le 06/06/2008 à 12:00 par auto23652
Vierge de Guadeloupe
Notre Dame de la Guadeloupe

Une rencontre marquante entre deux continents

Christophe Colomb (1451-1506) découvrit et débarqua sur le continent américain le 12 octobre 1492. La rencontre entre les européens et les peuples de l’Amérique centrale fut violente aussi bien du point de vue belliqueux que du point de vue religieux. Le Jeudi saint, 22 avril 1519, le noble capitaine Hernán (ou Fernand) Cortés (c. 1484-1547) débarqua sur le continent latino-américain et, à la tête de 508 hommes et d’alliés indigènes, il entreprit la conquête du Mexique. Le 13 août 1521, un véritable massacre survint: environ 240,000 guerriers indigènes furent tués; la ville fut saccagée et détruite. Hernán conquit ainsi la superbe capitale du monde aztèque, Tenochtitlan (i.e. ville de Tenoch, chef des Aztèques, ou ville du cactus)[1] – la ville de Mexico –, et devint l’arbitre absolu du destin de millions d’indigènes mexicains. En 1523, pendant que H. Cortés était nommé capitaine-général et gouverneur de la Nouvelle-Espagne, les premiers missionnaires catholiques arrivèrent pour faire la conquête religieuse du Mexique. Le frère Bernardino de Sahagún et ses compagnons franciscains s’immergèrent immédiatement dans l’étude intensive des langues indigènes, de l’histoire, des coutumes et des pratiques religieuses des Mexicas, qu’ils appelèrent Aztèques. Ils apprirent vite le nahuatl et procédèrent à la traduction de textes religieux et enseignèrent les doctrines chrétiennes. Mais, après une génération, ils n’eurent que très peu de succès: quelques centaines d’indigènes seulement se convertirent à la foi chrétienne. Peut-être ceux-ci ne comprenaient tout simplement pas ce que leur offraient les missionnaires, ou peut-être avaient-ils simplement l’impression que les missionnaires voulaient faire d’eux leurs esclaves; chose certaine, le christianisme n’était pas du tout populaire auprès des indigènes. Tout changea à partir des apparitions de «la Guadeloupe» les 9-12 décembre 1531. Cette année-là où l’évêque franciscain Juan de Zumárraga (1468-1548) – premier évêque de la ville de Mexico –, animé d’un esprit illuminé et progressiste, écrivait à ses confrères européens en se vantant d’avoir fait détruire 500 temples indigènes et 20,000 idoles, la Vierge Marie apparut à l’humble paysan Juan Diego Cuahtlatoatzin (1474-1548) et, en seulement six ans (1532-1537), environ sept à huit millions d’indigènes demandèrent et reçurent le baptême. En 1541, neuf ans après les apparitions, on comptait neuf millions d’indigènes qui s’étaient convertis à la foi chrétienne, soit en moyenne trois mille conversions par jour, le même nombre de convertis que le jour de la Pentecôte (cf. Ac 2, 41). Qu’est-ce qui se passa exactement? Le Nican Mopohua (i.e. “Ici on raconte”),[2] écrit vers 1552-1560 par un noble aztèque, Antonio Valeriano (+1605), élève du collège franciscain de Santa Cruz de Tlatelolco, le raconte. Les peuples de l’Amérique centrale, enclins à pratiquer un culte au dieu soleil, se sont laissés changer par le Christ, «Lumière du monde» (Jn 8, 12), grâce à l’intervention de sa Mère, la Vierge Marie, Notre Dame de la Guadeloupe.

Une rencontre éclairante

À sa cinquième et dernière apparition, cette fois-ci à Juan Bernardino, oncle de Juan Diego, la Vierge révéla son nom, Tecuauhtlacuepeuh (i.e. celle qui vient de la ‘région de lumière’ en volant comme un ‘aigle de feu’) ou Tecoatlaxopeuh (i.e. celle qui écrase le serpent de pierre), du mot nahuatl Coatlaxopeuh (i.e. celle qui écrase le serpent) qui se prononce «quatlasupe»; ce mot, entendu par des hispanophones, a pu être confondu avec le mot Guadeloupe (en espagnol Guadalupe, mot d’origine arabe qui signifie «rivière du loup» ou «fleuve de lumière» ou «rivière cachée»), nom du principal sanctuaire marial de l’Espagne dans les montagnes Estremadura. D’une part, pour les indigènes, le mot Coatlaxopeuh rappelait le mythe aztèque du serpent plumé, le dieu Quetzalcoatl (i.e. serpent plumé), que plusieurs prophéties identifiaient au conquéreur H. Cortés. D’autre part, pour les européens chrétiens, l’image de la Vierge de Guadeloupe pouvait rappeler l’image biblique de la Vierge qui écrase le serpent (cf. Gn 3, 19; Rm 5, 12. 15. 17) ou celle de l’Apocalypse (cf. Ap 12, 1ss) qui semblait être reproduite sur la tilma de Juan Diego, ou même, plus tard, celle qui représente l’Immaculée Conception dont la fête a été, par la suite, fixée de précepte en 1708 par Clément XI et dont le dogme a été défini le 8 décembre 1854 (bulle Ineffabilis Deus) par Pie IX. La Vierge de Guadeloupe est debout, devant le soleil – puisque qu’on ne voit que ses rayons qui entourent la Vierge –, signe qui indique, pour les aztèques, qu’elle est plus grande que le dieu-soleil qu’elle éclipse. Au Tepeyac, le lieu même où l’on adorait la déesse-mère Tonantzin, la Vierge de Guadeloupe est apparue, enceinte, pour préparer la rencontre nuptiale (l’alliance) entre les “fils du soleil” (aztèques) et son divin Fils, le vrai “Soleil de justice” (Ml 3, 20), “l’astre d’en haut” (Lc 1, 78-79) qui viendra les visiter.

Laisser naître le Christ sur notre terre

La tilma de Juan Diego – sur laquelle fut reproduite l’image de la Vierge de la Guadeloupe – mesure 1.78 m. sur 1.05 m.; et l’image elle-même, 1.43 m.; la Vierge y est représentée de la tête aux pieds, très belle et pleine de douceur, portée par un ange aux ailes déployées. Elle est devant le soleil, la lune sous les pieds, et a les mains jointes. On peut remarquer qu’elle porte sur son sein un ruban noir; dans la culture locale, ce ruban noir portée par les mères indigènes indiquait qu’elles étaient enceintes. La Vierge de la Guadeloupe est la Mère de Jésus, le Messie. Elle veut l’enfanter sur ce “nouveau” continent qui attend l’Évangile de la vie et de la justice. Elle, la Madrecita (i.e. la petite Mère), veut offrir son Fils, dont le nom “Jésus” signifie “Dieu sauve”, à tous les peuples du continent américain qui attendent encore la pleine libération. Sous le ruban noir de la Vierge de Guadeloupe, on peut remarquer une petite croix indigène ou “quincunce”, formée de quatre points périphériques (les quatre points cardinaux) et d’un point central (Dieu), qui avait une signification précise pour les indigènes: les voies (dans les quatre directions) des hommes croisent inévitablement les voies de Dieu (le point central),[3] comme le dit l’apôtre Paul, “c’est en lui qu’il nous est donné de vivre, de nous mouvoir, d’exister. … Oui, nous sommes de sa race” (Ac 17, 28). Le fait que la Vierge de Guadeloupe ait cette croix indigène sur son sein, sous le ruban noir, signifie que le nouveau centre de l’univers est Celui qu’elle porte en son sein. Le sein de la Vierge Marie est en quelque sorte le temple de la nouvelle présence de Dieu parmi les êtres humains. Au centre du petit médaillon que la Vierge de Guadeloupe porte à son cou, on peut remarquer une “croix chrétienne”. Ce détail indique au monde aztèque que la Vierge de Guadeloupe n’est pas seulement la Mère de Jésus-Sauveur, mais elle en est aussi la disciple; elle, la Morenita qui symbolise la nouvelle race née de l’union des races indigène et espagnole, est du nombre des chrétiens, des disciples de son Fils.

f. Camille M. Jacques, o.s.m.


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[1] Tenochtitlan, fameuse capitale des aztèques, avait été fondée en 1325 sur une île du lac de Texcoco, située à 5 kilomètres de la terre ferme avec laquelle elle était reliée par quatre routes soulevées (dont l’une passait par le Tepeyac). Selon la légende, elle avait surgi au temps de la grande migration aztèque. Parvenus à la Vallée d’Anahuac, les aztèques, sans demeure fixe, avaient vu se réaliser l’ancienne prophétie: un aigle royal, symbole de leur divinité suprême, avait été vu se poser sur un cactus dans une île du lac de Texcoco et dévorer un serpent. C’était là le signe du lieu où devait naître leur nouvelle patrie. Tenochtitlan, en náhuatl, a une double signification: il désigne soit « la ville de Tenoch », le chef mythique des Aztèques, soit « la ville du cactus », puisque dans la langue indigène cette plante est appelée telnochtli. En 1473, Tenochtitlan, étant unie à l’île jumelle Tlatelolco, couvrait en tout une superficie de dix kilomètres carrés.

[2] Le texte original du Nican Mopohua est conservé dans la Bibliothèque Lennox de New York. Pour une traduction française, voir : http://www.interlupe.com.mx/nican%20frances.htm ou http://www.virgendeguadalupe.org.mx/apariciones/Nican%20Mopohua/Nican%20Mopohua%20frances.htm

[3] Le monde aztèque décrivait cette conception de l’univers par un mythe: Ometeotl (dieu de la dualité, en qui s’intègrent les valeurs absolues opposées, telles que tangible-intangible, visible-invisible, bien-mal, mouvement-statisme, masculin-féminin, matière-esprit, vie-mort), le dieu au visage paternel et maternel, créa au commencement quatre fils: Xipe Totec (notre seigneur le désolé, dieu de la renaissance végétal, du printemps, à qui est confié le rouge), Yayauhqui (à qui est confié le noir) ou Tezcatlipoca (dieu du ciel nocturne, du vent de la nuit, des guerres et des discordes), Huitzilopochtli (colibri de la gauche, à qui est confié le bleu) et Quetzalcoatl (serpent emplumé, dieu des maintenances et de l’auto-sacrifice, créateur de la cinquième humanité, celle de l’ère actuelle, à qui est confié le blanc), auxquels il confia les quatre régions du monde. Cf. Canova Pietro, Guadalupe, dalla parte degli ultimi. Storia e messaggio (Edizioni Istituto San Gaetano, Vicenza 1984) p. 69.

Marie médiatrice

Publié le 08/05/2008 à 12:00 par auto23652
Marie médiatrice
Notre-Dame

Médiatrice de toutes Grâces


Que la très Sainte Vierge Marie soit la Médiatrice de toutes les grâces, ce n'est pas une doctrine nouvelle, et l'Office et la Messe approuvée par le pape Pie XI ne sont que la confirmation officielle d'une vérité qui découle de la Maternité divine de Marie et de tout le plan de Dieu dans l'ordre de notre salut. Cette fête était de plus en plus dans les voeux des serviteurs les plus fervents et les plus éclairés de la très Sainte Vierge; elle dérive de toute la doctrine de l'Église, de l'enseignement des Docteurs et des Saints; il suffit de nommer, parmi d'autres, saint Éphrem, saint Bernard, saint Bernardin, saint Louis-Marie Grignion de Montfort, dont le Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge est, en quelque sorte, l'illustration magnifique de cette Médiation universelle de la Mère de Dieu.

Le titre par excellence de Marie, Sa gloire suprême, le principe de toutes Ses grandeurs et de toutes Ses vertus, c'est Sa Maternité divine. Si la tradition de l'Église L'appelle la Trésorière du Royaume des Cieux, la Toute-puissance suppliante, la Dispensatrice de la grâce, la Corédemptrice, la Reine du Ciel et de la terre, etc., c'est en raison de Sa divine Maternité. Mais le titre qui semble le mieux résumer tous les autres et le plus heureusement exprimer la mission de la glorieuse Mère de Dieu, c'est celui de Médiatrice de toutes les grâces, Médiatrice d'intercession, et de plus, Médiatrice de dispensation et de distribution de toutes les grâces. C'est bien à cette doctrine que reviennent ces paroles des plus grands docteurs et serviteurs de Marie: "Tout ce qui convient à Dieu par nature convient à Marie par grâce... Telle a été la Volonté de Dieu, qu'Il a voulu que nous recevions tout par Marie... Tous les dons, vertus, grâces du Saint-Esprit Lui-même, sont administrés par les mains de Marie, à qui Elle veut, quand Elle veut, autant qu'Elle veut..." Toute la Liturgie mariale suppose ou exprime la doctrine de Marie Médiatrice universelle de toutes les grâces.



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