Vierge Marie
Posté le 14.08.2008 par auto23652
Le Magnificat
Le Magnificat désigne le cantique de la Vierge Marie dont il est question dans l'Évangile selon Luc au chapitre 1, versets 46 à 56 (visite de Marie à Elisabeth). Il est aussi appelé Cantique de Marie.
C'est le premier mot de la traduction latine de ce chant de louange. Il fait partie des liturgies romaine et byzantine, et a inspiré de nombreuses œuvres musicales. Chez les protestants, seule l'Église anglicane utilise ce chant, de manière quotidienne, pour le culte du soir.
Ce chant a été inspiré du cantique d'Anne, la mère du prophète Samuel. Il traduit le lien profond entre l'espérance et la foi d'Israël et celle des chrétiens.
Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leur trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles.
Amen.
Le voici en latin avec sa traduction:
Magnificat anima mea Dominum, Mon âme exalte le Seigneur
et exsultavit spiritus meus in Deo salutari meo. Exulte mon esprit en Dieu mon sauveur.
Quia respexit humilitatem ancillae suae. Il S'est penché sur son humble servante.
Ecce enim ex hoc beatam me dicent omnes generationes. Désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Quia fecit mihi magna qui potens est. Le Puissant fit pour moi des merveilles,
Et sanctum nomen ejus. Saint est son nom.
Et misericordia ejus a progenie in progenies timentibus eum. Son Amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
Fecit potentiam in brachio suo. Déployant la force de son bras,
Dispersit superbos mente cordis sui. Il disperse les superbes.
Deposuit potentes de sede, et exaltavit humiles. Il renverse les puissants de leur trône. Il élève les humbles.
Esurientes implevit bonis, et divites dimisit inanes. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Suscepit Israël puerum suum, recordatus misericordiae suae. Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son Amour,
Sicut locutus est ad patres nostros, Abraham et semini ejus in saecula. et de la promesse faite à nos pères, en faveur d' Abraham et de sa race à jamais.
Gloria Patri et Filio, et Spiritui Sancto sicut erat in principio et nunc et semper et in saecula saeculorum, Amen. Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant, et toujours, pour les siècles de siècles, Ainsi soit-il.
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Posté le 27.06.2008 par auto23652
Notre Dame du Perpétuel Secours
Avant de lire ces quelques lignes, prenez le temps chers lecteurs d'écouter cette superbe prière de Paul Claudel à Marie....
Notre Dame du Perpetuel Secours : Selon de nombreux historiens, cette image serait une réplique partielle de la Madone dite de saint Luc, l'évangéliste. Pendant longtemps elle fut en grande vénération dans l'île de Crète. Au XVe siècle, l'île fut envahie par les Turcs. Beaucoup d'habitants s'enfuirent. L'un d'eux prit la sainte image, s'embarqua avec son trésor pour l'Italie et se rendit à Rome.
Dans plusieurs apparitions, la sainte Vierge fit savoir qu'elle voulait être honorée dans cette ville. Elle dit son nom : «Notre-Dame du Perpétuel Secours», et désigna l'endroit où elle voulait des hommages : l'église Saint-Mathieu. Elle y demeura pendant trois siècles et fut l'objet d'une grande vénération.
À l'époque de la Révolution française, l'église Saint-Mathieu fut détruite. L'image bénie disparut avec le sanctuaire. C'était en 1798.
En 1863, des circonstances manifestement providentielles la firent retrouver. Le souverain pontife Pie 1X voulut alors que la sainte Vierge, sous son titre si beau, fut honorée dans l'église des pères rédemptoristes, l'église Saint Alphonse, qui se trouve précisément sur l'ancien emplacement de l'église Saint Mathieu. En remettant l'image au supérieur général des rédemptoristes, le pape Pie 1X lui dit : «Prenez bien soin que Notre Dame du Perpétuel Secours soit connue et vénérée, car cette Madone doit sauver le monde».
Lors de la cérémonie d'installation du tableau de Notre Dame dans l'église Saint Alphonse, on fut témoin de deux guérisons miraculeuses, celle d'un garçon de quatre ans et celle d'une fillette de huit ans.
Depuis lors plusieurs faveurs spirituelles et temporelles furent enregistrées et le culte de Notre Dame du Perpétuel Secours connut une expansion extraordinaire.
DESCRIPTION DE L'IMAGE
L'image originale est une peinture sur bois, de style byzantin. Sur un fond d'or éclatant, apparaît la Vierge Marie portant, sur son bras gauche, l'Enfant Jésus. Un voile bleu foncé couvre sa tête que ceint une riche couronne. Sur la partie supérieure du voile, apparaît une étoile rayonnante. Au-dessus de la Madone, on lit ces cinq lettres grecques : MR, THU, lettres initiales et finales des mots qui signifient Mère de Dieu.
L'Enfant Jésus est dans les bras de sa Mère. Mais, au lieu d'arrêter son regard sur elle, il rejette la tête un peu en arrière et tourne les yeux vers l'objet qui met sur son doux visage un sentiment de frayeur. Ses deux petites mains serrent la main droite de sa Mère comme pour implorer sa protection. Il se rejette si vivement vers elle que sa sandale du pied droit se détache et n'est plus retenue que par une courroie.
Au-dessous de son épaule, on lit ICXC : Jésus Christ.
La pose de l'Enfant Jésus, le sentiment d'effroi peint dans ses traits, s'expliquent par la présence de deux archanges placés au-dessus de lui et portant les instruments de sa future passion : à sa gauche, l'archange Gabriel (OARG); à sa droite, l'archange Michel (OARM).
EXPLICATION DE L'IMAGE
Par la scène émouvante qu'il offre à nos regards, cet antique tableau nous suggère de salutaires enseignements :
L'élan de Jésus vers sa Mère, témoin du même spectacle, et la tendre et confiante pression de leurs mains unies, nous disent que Marie fut pleinement associée par son divin Fils, dès avant le Calvaire, à ses souffrances et à son œuvre de rédemption.
Jésus, de son côté, en se réfugiant dans les bras de sa Mère, nous apprend que ce cœur maternel est notre refuge assuré, perpétuellement offert à nos craintes et à nos afflictions. Ses mains abandonnées entre les mains de Marie nous disent que celles-ci disposent de sa toute-puissance.
Par tout cet ensemble, Marie se montre à nous et nous est montrée par Jésus comme la Mère de Dieu, la Mère des hommes, celle qui, pour remplir sa mission providentielle, accepta la plénitude de la douleur et reçut la plénitude de l'amour et du pouvoir.
Tous ces titres de Marie ne se résument-ils pas dans ce beau nom qu'elle s'est donnée elle-même : Mère du Perpétuel Secours?
Pour assurer notre salut par ce perpétuel secours, il faut le demander par un perpétuel recours.
Source
Vendredi 30 Juin 2006
Sombreval
http://www.sombreval.com/Notre-Dame-du-Perpetuel-Secours_a575.html
Posté le 06.06.2008 par auto23652
Notre Dame de la Guadeloupe
Une rencontre marquante entre deux continents
Christophe Colomb (1451-1506) découvrit et débarqua sur le continent américain le 12 octobre 1492. La rencontre entre les européens et les peuples de l’Amérique centrale fut violente aussi bien du point de vue belliqueux que du point de vue religieux. Le Jeudi saint, 22 avril 1519, le noble capitaine Hernán (ou Fernand) Cortés (c. 1484-1547) débarqua sur le continent latino-américain et, à la tête de 508 hommes et d’alliés indigènes, il entreprit la conquête du Mexique. Le 13 août 1521, un véritable massacre survint: environ 240,000 guerriers indigènes furent tués; la ville fut saccagée et détruite. Hernán conquit ainsi la superbe capitale du monde aztèque, Tenochtitlan (i.e. ville de Tenoch, chef des Aztèques, ou ville du cactus)[1] – la ville de Mexico –, et devint l’arbitre absolu du destin de millions d’indigènes mexicains. En 1523, pendant que H. Cortés était nommé capitaine-général et gouverneur de la Nouvelle-Espagne, les premiers missionnaires catholiques arrivèrent pour faire la conquête religieuse du Mexique. Le frère Bernardino de Sahagún et ses compagnons franciscains s’immergèrent immédiatement dans l’étude intensive des langues indigènes, de l’histoire, des coutumes et des pratiques religieuses des Mexicas, qu’ils appelèrent Aztèques. Ils apprirent vite le nahuatl et procédèrent à la traduction de textes religieux et enseignèrent les doctrines chrétiennes. Mais, après une génération, ils n’eurent que très peu de succès: quelques centaines d’indigènes seulement se convertirent à la foi chrétienne. Peut-être ceux-ci ne comprenaient tout simplement pas ce que leur offraient les missionnaires, ou peut-être avaient-ils simplement l’impression que les missionnaires voulaient faire d’eux leurs esclaves; chose certaine, le christianisme n’était pas du tout populaire auprès des indigènes. Tout changea à partir des apparitions de «la Guadeloupe» les 9-12 décembre 1531. Cette année-là où l’évêque franciscain Juan de Zumárraga (1468-1548) – premier évêque de la ville de Mexico –, animé d’un esprit illuminé et progressiste, écrivait à ses confrères européens en se vantant d’avoir fait détruire 500 temples indigènes et 20,000 idoles, la Vierge Marie apparut à l’humble paysan Juan Diego Cuahtlatoatzin (1474-1548) et, en seulement six ans (1532-1537), environ sept à huit millions d’indigènes demandèrent et reçurent le baptême. En 1541, neuf ans après les apparitions, on comptait neuf millions d’indigènes qui s’étaient convertis à la foi chrétienne, soit en moyenne trois mille conversions par jour, le même nombre de convertis que le jour de la Pentecôte (cf. Ac 2, 41). Qu’est-ce qui se passa exactement? Le Nican Mopohua (i.e. “Ici on raconte”),[2] écrit vers 1552-1560 par un noble aztèque, Antonio Valeriano (+1605), élève du collège franciscain de Santa Cruz de Tlatelolco, le raconte. Les peuples de l’Amérique centrale, enclins à pratiquer un culte au dieu soleil, se sont laissés changer par le Christ, «Lumière du monde» (Jn 8, 12), grâce à l’intervention de sa Mère, la Vierge Marie, Notre Dame de la Guadeloupe.
Une rencontre éclairante
À sa cinquième et dernière apparition, cette fois-ci à Juan Bernardino, oncle de Juan Diego, la Vierge révéla son nom, Tecuauhtlacuepeuh (i.e. celle qui vient de la ‘région de lumière’ en volant comme un ‘aigle de feu’) ou Tecoatlaxopeuh (i.e. celle qui écrase le serpent de pierre), du mot nahuatl Coatlaxopeuh (i.e. celle qui écrase le serpent) qui se prononce «quatlasupe»; ce mot, entendu par des hispanophones, a pu être confondu avec le mot Guadeloupe (en espagnol Guadalupe, mot d’origine arabe qui signifie «rivière du loup» ou «fleuve de lumière» ou «rivière cachée»), nom du principal sanctuaire marial de l’Espagne dans les montagnes Estremadura. D’une part, pour les indigènes, le mot Coatlaxopeuh rappelait le mythe aztèque du serpent plumé, le dieu Quetzalcoatl (i.e. serpent plumé), que plusieurs prophéties identifiaient au conquéreur H. Cortés. D’autre part, pour les européens chrétiens, l’image de la Vierge de Guadeloupe pouvait rappeler l’image biblique de la Vierge qui écrase le serpent (cf. Gn 3, 19; Rm 5, 12. 15. 17) ou celle de l’Apocalypse (cf. Ap 12, 1ss) qui semblait être reproduite sur la tilma de Juan Diego, ou même, plus tard, celle qui représente l’Immaculée Conception dont la fête a été, par la suite, fixée de précepte en 1708 par Clément XI et dont le dogme a été défini le 8 décembre 1854 (bulle Ineffabilis Deus) par Pie IX. La Vierge de Guadeloupe est debout, devant le soleil – puisque qu’on ne voit que ses rayons qui entourent la Vierge –, signe qui indique, pour les aztèques, qu’elle est plus grande que le dieu-soleil qu’elle éclipse. Au Tepeyac, le lieu même où l’on adorait la déesse-mère Tonantzin, la Vierge de Guadeloupe est apparue, enceinte, pour préparer la rencontre nuptiale (l’alliance) entre les “fils du soleil” (aztèques) et son divin Fils, le vrai “Soleil de justice” (Ml 3, 20), “l’astre d’en haut” (Lc 1, 78-79) qui viendra les visiter.
Laisser naître le Christ sur notre terre
La tilma de Juan Diego – sur laquelle fut reproduite l’image de la Vierge de la Guadeloupe – mesure 1.78 m. sur 1.05 m.; et l’image elle-même, 1.43 m.; la Vierge y est représentée de la tête aux pieds, très belle et pleine de douceur, portée par un ange aux ailes déployées. Elle est devant le soleil, la lune sous les pieds, et a les mains jointes. On peut remarquer qu’elle porte sur son sein un ruban noir; dans la culture locale, ce ruban noir portée par les mères indigènes indiquait qu’elles étaient enceintes. La Vierge de la Guadeloupe est la Mère de Jésus, le Messie. Elle veut l’enfanter sur ce “nouveau” continent qui attend l’Évangile de la vie et de la justice. Elle, la Madrecita (i.e. la petite Mère), veut offrir son Fils, dont le nom “Jésus” signifie “Dieu sauve”, à tous les peuples du continent américain qui attendent encore la pleine libération. Sous le ruban noir de la Vierge de Guadeloupe, on peut remarquer une petite croix indigène ou “quincunce”, formée de quatre points périphériques (les quatre points cardinaux) et d’un point central (Dieu), qui avait une signification précise pour les indigènes: les voies (dans les quatre directions) des hommes croisent inévitablement les voies de Dieu (le point central),[3] comme le dit l’apôtre Paul, “c’est en lui qu’il nous est donné de vivre, de nous mouvoir, d’exister. … Oui, nous sommes de sa race” (Ac 17, 28). Le fait que la Vierge de Guadeloupe ait cette croix indigène sur son sein, sous le ruban noir, signifie que le nouveau centre de l’univers est Celui qu’elle porte en son sein. Le sein de la Vierge Marie est en quelque sorte le temple de la nouvelle présence de Dieu parmi les êtres humains. Au centre du petit médaillon que la Vierge de Guadeloupe porte à son cou, on peut remarquer une “croix chrétienne”. Ce détail indique au monde aztèque que la Vierge de Guadeloupe n’est pas seulement la Mère de Jésus-Sauveur, mais elle en est aussi la disciple; elle, la Morenita qui symbolise la nouvelle race née de l’union des races indigène et espagnole, est du nombre des chrétiens, des disciples de son Fils.
f. Camille M. Jacques, o.s.m.
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[1] Tenochtitlan, fameuse capitale des aztèques, avait été fondée en 1325 sur une île du lac de Texcoco, située à 5 kilomètres de la terre ferme avec laquelle elle était reliée par quatre routes soulevées (dont l’une passait par le Tepeyac). Selon la légende, elle avait surgi au temps de la grande migration aztèque. Parvenus à la Vallée d’Anahuac, les aztèques, sans demeure fixe, avaient vu se réaliser l’ancienne prophétie: un aigle royal, symbole de leur divinité suprême, avait été vu se poser sur un cactus dans une île du lac de Texcoco et dévorer un serpent. C’était là le signe du lieu où devait naître leur nouvelle patrie. Tenochtitlan, en náhuatl, a une double signification: il désigne soit « la ville de Tenoch », le chef mythique des Aztèques, soit « la ville du cactus », puisque dans la langue indigène cette plante est appelée telnochtli. En 1473, Tenochtitlan, étant unie à l’île jumelle Tlatelolco, couvrait en tout une superficie de dix kilomètres carrés.
[2] Le texte original du Nican Mopohua est conservé dans la Bibliothèque Lennox de New York. Pour une traduction française, voir : http://www.interlupe.com.mx/nican%20frances.htm ou http://www.virgendeguadalupe.org.mx/apariciones/Nican%20Mopohua/Nican%20Mopohua%20frances.htm
[3] Le monde aztèque décrivait cette conception de l’univers par un mythe: Ometeotl (dieu de la dualité, en qui s’intègrent les valeurs absolues opposées, telles que tangible-intangible, visible-invisible, bien-mal, mouvement-statisme, masculin-féminin, matière-esprit, vie-mort), le dieu au visage paternel et maternel, créa au commencement quatre fils: Xipe Totec (notre seigneur le désolé, dieu de la renaissance végétal, du printemps, à qui est confié le rouge), Yayauhqui (à qui est confié le noir) ou Tezcatlipoca (dieu du ciel nocturne, du vent de la nuit, des guerres et des discordes), Huitzilopochtli (colibri de la gauche, à qui est confié le bleu) et Quetzalcoatl (serpent emplumé, dieu des maintenances et de l’auto-sacrifice, créateur de la cinquième humanité, celle de l’ère actuelle, à qui est confié le blanc), auxquels il confia les quatre régions du monde. Cf. Canova Pietro, Guadalupe, dalla parte degli ultimi. Storia e messaggio (Edizioni Istituto San Gaetano, Vicenza 1984) p. 69.
Posté le 08.05.2008 par auto23652
Notre-Dame
Médiatrice de toutes Grâces
Que la très Sainte Vierge Marie soit la Médiatrice de toutes les grâces, ce n'est pas une doctrine nouvelle, et l'Office et la Messe approuvée par le pape Pie XI ne sont que la confirmation officielle d'une vérité qui découle de la Maternité divine de Marie et de tout le plan de Dieu dans l'ordre de notre salut. Cette fête était de plus en plus dans les voeux des serviteurs les plus fervents et les plus éclairés de la très Sainte Vierge; elle dérive de toute la doctrine de l'Église, de l'enseignement des Docteurs et des Saints; il suffit de nommer, parmi d'autres, saint Éphrem, saint Bernard, saint Bernardin, saint Louis-Marie Grignion de Montfort, dont le Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge est, en quelque sorte, l'illustration magnifique de cette Médiation universelle de la Mère de Dieu.
Le titre par excellence de Marie, Sa gloire suprême, le principe de toutes Ses grandeurs et de toutes Ses vertus, c'est Sa Maternité divine. Si la tradition de l'Église L'appelle la Trésorière du Royaume des Cieux, la Toute-puissance suppliante, la Dispensatrice de la grâce, la Corédemptrice, la Reine du Ciel et de la terre, etc., c'est en raison de Sa divine Maternité. Mais le titre qui semble le mieux résumer tous les autres et le plus heureusement exprimer la mission de la glorieuse Mère de Dieu, c'est celui de Médiatrice de toutes les grâces, Médiatrice d'intercession, et de plus, Médiatrice de dispensation et de distribution de toutes les grâces. C'est bien à cette doctrine que reviennent ces paroles des plus grands docteurs et serviteurs de Marie: "Tout ce qui convient à Dieu par nature convient à Marie par grâce... Telle a été la Volonté de Dieu, qu'Il a voulu que nous recevions tout par Marie... Tous les dons, vertus, grâces du Saint-Esprit Lui-même, sont administrés par les mains de Marie, à qui Elle veut, quand Elle veut, autant qu'Elle veut..." Toute la Liturgie mariale suppose ou exprime la doctrine de Marie Médiatrice universelle de toutes les grâces.
Posté le 10.12.2007 par auto23652
Benoît XVI nous présente Marie comme le signe de la victoire du bien sur le mal
Cité du Vatican, le 09 décembre 2007 - (E.S.M.) - Dans l'homélie de ce samedi après-midi place d'Espagne, devant la statue de la Vierge Marie élevée sur une longue colonne au centre de la place, le pape Benoît XVI a commenté le sens de la fête de l'Immaculée Conception et a demandé aux « hommes de chaque nation et de chaque culture » pour qu'ils regardent Marie comme l'« étoile de l'espérance » qui éclaire « l'obscurité » de l'histoire.
Le pape Benoît XVI place d'Espagne -
Le pape Benoît XVI nous présente Marie comme le signe de la victoire du bien sur le mal
Traditionnel rendez-vous place d'Espagne en la fête de l'Immaculée Conception
Benoît XVI demande à tous les hommes d'accueillir la maternité de Marie et d'apprendre d'elle, la paix et la fraternité entre les hommes, qui sont dans la foi en Dieu. Il a salué tout particulièrement les pèlerins de Lourdes et les jeunes de Fourvière (Lyon).
Le pape a lancé hier un appel attristé aux « hommes de chaque nation et de chaque culture » pour qu'ils regardent Marie comme l'« étoile de l'espérance » qui éclaire « l'obscurité » de l'histoire, pour qu'ils découvrent que Dieu est Père et que nous sommes « tous frères ».
Dans l'homélie tenue samedi après-midi place d'Espagne, devant la statue de la Vierge Marie élevée sur une longue colonne au centre de la place, le pape a commenté ainsi le sens de la fête de l'Immaculée Conception : « en ce jour solennel, l'Église montre au monde, Marie comme signe d'espérance sûre et de victoire définitive du bien sur le mal. Celle que nous invoquons, pleine de grâce, nous rappelle que nous sommes tous frères et que Dieu est notre Créateur et notre Père. Sans Lui, ou pire encore contre Lui, nous, hommes, ne pourrons jamais trouver le chemin qui mène à l'amour, nous ne pourrons jamais vaincre le pouvoir de la haine et de la violence, nous ne pourrons jamais construire une paix stable ».
La tradition de l'hommage à la statue de la Vierge Marie, place d'Espagne à Rome, dure depuis 150 ans. Ce « geste de foi et de dévotion », a dit le pape, est aussi « une occasion pour offrir à ceux qui vivent à Rome ou y passent quelques jours comme pèlerins ou touristes, l'opportunité de se sentir, même dans la diversité des cultures, une seule famille qui se rassemble autour d'une Mère, qui partage les fatigues quotidiennes de chaque femme et mère de famille ».
Le Saint Père est arrivé devant la colonne vers 16 heures. Devant des dizaines de milliers de pèlerins rassemblés autour de la place, le pape Benoît XVI a ensuite déposé aux pieds de la colonne une superbe gerbe de roses blanches.
Elle, Mère de Dieu, « est notre Mère ! Du haut de la croix en effet, Jésus, avant de mener son sacrifice jusqu'à son accomplissement, nous l'a offerte comme mère et nous a confiés à elle comme ses enfants ».
Puis le Saint Père a ajouté : « Nous tournons particulièrement aujourd'hui notre regard vers Elle, chers frères et sœurs, et, implorant son aide, préparons-nous à ce chacun de ses enseignements maternels deviennent pour nous un trésor. Notre Mère céleste ne nous invite-t-elle peut-être pas à fuir le mal et à accomplir le bien en suivant docilement la loi divine inscrite dans le cœur de chaque chrétien ? Elle, qui a conservé l'espérance même au sommum de l'épreuve, ne nous demande-t-elle peut-être pas de ne pas nous démoraliser quand la souffrance et la mort frappent à la porte de nos maisons ? Ne nous demande-elle pas de regarder confiants vers notre avenir ? La Vierge Immaculée, ne nous exhorte-t-elle pas à être des frères les uns pour les autres, tous unis dans l'engagement de construire ensemble un monde plus juste, solidaire et pacifique ? ».
Marie est un exemple non seulement pour les chrétiens, mais pour tous les hommes : « L'Église montre au monde Marie comme signe d'espérance sûre et de victoire définitive du bien sur le mal».
Et après avoir rappelé que sans Dieu « nous ne pourrons jamais vaincre le pouvoir de la haine et de la violence, nous ne pourrons jamais construire une paix stable », le pape a demandé à tous les hommes de chaque nation et chaque culture d'accueillir, ce message de lumière et d'espérance : qu'ils l'accueillent comme don des mains de Marie, Mère de l' humanité entière.
Et le saint Père poursuit : « Si la vie est un chemin, et ce chemin se fait souvent obscur, dur et fatigant, quelle étoile pourra l'éclairer ? Dans mon Encyclique "Spe Salvi", rendue publique au début de l'Avent, j'ai écrit que l'Église regarde Marie et l'invoque comme "étoile d'espérance" (n. 49). Dans notre voyage commun sur la mer de l'histoire, nous avons besoin de `lumières d'espérance', de personnes qui tirent la lumière du Christ `et offrent ainsi une orientation pour notre traversée' (ibid.). Et qui mieux que Marie peut être pour nous "Étoile d'espérance" ?¨Par son "oui", elle a permis à l'espérance des millénaires de devenir réalité, d'entrer dans ce monde et dans son histoire. Par elle, Dieu s'est fait chair, est devenu l'un des nôtres, a planté sa tente au milieu de nous ».
Benoît XVI a ensuite conclu l'homélie par cette prière : « Enseigne-nous, Marie, à croire, à espérer et à aimer avec toi; indique-nous la voie qui mène à la paix, la voie vers le royaume de Jésus. Toi, Étoile de l'espérance qui impatiente, nous attend dans la lumière impérissable de la Patrie éternelle, brille sur nous et guide-nous dans les événements de chaque jour, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen!".
Au terme de cet acte de vénération, le pape a salué en liaison télévisée, les fidèles réunis dans les sanctuaires de Lourdes et de Fourvière (Lyon).
À Lourdes a commencé aujourd'hui une année jubilaire pour célébrer les 150 ans des apparitions de la Vierge à Bernadette. Le pape a d'ailleurs décrété une indulgence plénière particulière pour tous les visiteurs du sanctuaire dans les Pyrénées. Le saint Père s'est adressé aux pèlerins français depuis la place d'Espagne:
Message du Saint Père aux français
Je m’associe aux pèlerins rassemblés dans les sanctuaires mariaux de Lourdes et de Fourvière pour honorer la Vierge Marie, en cette Année jubilaire du 150e anniversaire des apparitions de Notre-Dame à sainte Bernadette. Grâce à leur confiance en Marie et à son exemple, ils deviendront de véritables disciples du Sauveur. Par les pèlerinages, ils donnent de nombreux visages d’Église aux personnes qui sont en recherche et qui viennent visiter les sanctuaires.
Dans leur chemin spirituel, ils sont appelés à déployer la grâce de leur Baptême, à se nourrir de l’Eucharistie, à puiser dans la prière la force pour le témoignage et la solidarité avec tous leurs frères en humanité. Puissent les sanctuaires développer leur vocation à la prière et à l’accueil des personnes qui veulent, notamment par le sacrement du Pardon, retrouver le chemin de Dieu.
J’adresse aussi mes vœux cordiaux à toutes les personnes, notamment les jeunes, qui célèbrent dans la joie la fête de l’Immaculée Conception, particulièrement les illuminations de la métropole lyonnaise. Je demande à la Vierge Marie de veiller sur les habitants de Lyon et de Lourdes, et je leur accorde à tous, ainsi qu’aux pèlerins qui s’associent aux cérémonies, une affectueuse Bénédiction apostolique.
Le diocèse de Lyon communique:
Le 8 décembre 2007, Place d’Espagne à Rome, à l’issue de son hommage à la Vierge Marie, le Pape Benoit XVI a adressé un message aux pèlerins de Lourdes et de Lyon, en français. Le Cardinal Philippe Barbarin, Archevêque de Lyon, a salué ce message en ces termes:
« C’est une grande joie pour nous de recevoir un message du Pape Benoît XVI, à l’occasion de cette fête du 8 décembre. Chaque année, le Saint Père se rend sur la Place d’Espagne pour couronner la statue de l’Immaculée dans l’après-midi de ce grand jour marial. Cette année, à l’occasion de l’ouverture du Jubilé des apparitions de la Vierge à Ste Bernadette, il envoie de Rome un salut particulier aux sanctuaires de Lourdes et de Fourvière à Lyon, et confie les habitants des deux villes à la prière de la Vierge Marie en bénissant tous les pèlerins. C’est une délicatesse paternelle qui nous touche beaucoup et dont nous le remercions. Plus que jamais, nous l’assurons de notre prière pour que l’Esprit Saint l’éclaire et lui donne force et joie dans l’accomplissement de sa mission. »
Texte original de la prière du Saint Père ► Italien
Recommandations visant à renouveler la confession dans le cadre de la pastorale du pardon. (source CES) : Note pastorale n°14
Sources: www.vatican.va - E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 09.12.2007 - BENOÎT XVI