Tradition
Publié le 02/02/2009 à 12:00 par auto23652
La Chandeleur
La PRÉSENTATION de JÉSUS au TEMPLE
et la PURIFICATION de MARIE
"Saint Anselme, développant ce mystère, nous ditqu'il y a trois choses à considérer dans le cierge: la cire, la mèche et la flamme. La cire, ouvrage de l'abeille virginale, est la Chair du Christ; la mèche, qui est intérieure, est Son Âme; la flamme, qui brille en la partie supérieure est Sa Divinité."
Fêtée chaque année le 2 février, 40e jour après Noël, la Chandeleur ou plutôt « chandelle » tire son origine du latin Festa Candelarum ou fête des chandelles d'après une coutume consistant à allumer des cierges à minuit en symbole de purification.
La fête de ce jour a un double objet, célébrer la Purification de Marie et la Présentation de Jésus au Temple selon la loi de Moïse. Cette loi fixait le temps où les mères devaient se présenter avec leurs nouveau-nés devant les autels, et elle exigeait une offrande pour le rachat des enfants mâles. Marie, accompagnée de Joseph et portant Jésus en Ses bras, Se rendit au Temple de Jérusalem.
La fête chrétienne qui nous conserve le souvenir de cette cérémonie porte, dans le langage populaire, le nom de la Chandeleur, à cause de la procession qui se fait ce jour-là dans nos églises avec des cierges allumés.
Les cierges symbolisent Notre-Seigneur Jésus-Christ, Lumière du monde; la procession représente le passage de la sainte Famille dans le Temple et la rencontre des deux vieillards Siméon et Anne. Saint Anselme, développant ce mystère, nous dit qu'il y a trois choses à considérer dans le cierge: la cire, la mèche et la flamme. La cire, ouvrage de l'abeille virginale, est la Chair du Christ; la mèche, qui est intérieure, est Son Âme; la flamme, qui brille en la partie supérieure est Sa Divinité.
La procession de la Chandeleur nous apparaît comme la marche du peuple chrétien à la lumière du Christ, figuré par les cierges que porte le clergé, la portion choisie de l'Église, comme Jésus même était porté entre les bras de Marie, entre ceux du saint vieillard Siméon et du pontife qui L'offrit au Seigneur.
Les cierges de la Chandeleur sont bénits avec une solennité toute particulière et avec l'emploi des prières les plus touchantes. Conservés dans la maison des chrétiens, ils sont un gage de la protection divine. Il est dans l'esprit de l'Église d'allumer les cierges de la Chandeleur pour repousser les esprits de ténèbres, dans les dangers corporels et spirituels, au lit des mourants, pour éloigner d'eux l'ennemi des hommes, qui fait alors son suprême effort afin d'arracher les âmes à Dieu. C'est bien alors surtout, en effet, que l'homme a besoin du recours du Rédempteur, vraie lumière des âmes, pour illuminer les derniers instants de sa vie.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Publié le 26/01/2009 à 12:00 par auto23652
"Paul VI parlait même d'une infiltration des « fumées de Satan » et de « l'autodémolition » de l'Eglise. Jean-Paul II n'a pas hésité à dire que le catholicisme en Europe était comme en état d' « apostasie silencieuse ».
Lettre du Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X
Bien chers fidèles,
Comme je l'annonce dans le communiqué ci-joint, « l'excommunication des évêques sacrés par S. Exe. Mgr Marcel Lefebvre le 30 juin 1988, qui avait été déclarée par la Congrégation pour les évêques par un décret du Ier juillet 1988 et que nous avons toujours contestée, a été retirée par un autre décret de la même Congrégation en date du 21 janvier 2009, sur mandat du pape Benoît XVI.». C'était l'intention de prière que je vous avais confiée à Lourdes, le jour de la fête du Christ-Roi 2008. Vous y avez répondu au-delà de nos espérances, puisqu'un million sept cent trois mille chapelets ont été récités pour obtenir de l'intercession de Notre Dame la fin de cet opprobre qui pesait, à travers la personne des évêques de la Fraternité, sur tous ceux qui étaient attachés de près ou de loin à la Tradition. Sachons remercier la Très Sainte Vierge qui a inspiré au Saint Père cet acte unilatéral, bienveillant et courageux. Assurons-le de notre prière fervente.
Grâce à ce geste, les catholiques du monde entier attachés à la Tradition ne seront plus injustement stigmatisés et condamnés pour avoir maintenu la foi de leurs pères. La Tradition catholique n'est plus excommuniée. Bien qu'elle ne l'ait jamais été en soi, elle l'a été bien souvent et cruellement dans les faits. Tout comme la messe tridentine n'avait jamais été abrogée en soi, ainsi que l'a heureusement rappelé le Saint Père par le Motu Proprio Summorumpontificum du 7 juillet 2007.
Le décret du 21 janvier cite la lettre du 15 décembre dernier au cardinal Castrillon Hoyos dans laquelle j'exprimais notre attachement « à l'Eglise de N.S.Jésus-Christ qui est l'Eglise catholique », y réaffirmant notre acceptation de son enseignement bimillénaire et notre foi en la Primauté de Pierre. Je rappelais combien nous souffrons de la situation actuelle de l'Eglise où cet enseignement et cette primauté sont bafoués, et ajoutais : « Nous sommes prêts à écrire avec notre sang le Credo, à signer le serment anti-moderniste, la profession de foi de Pie IV, nous acceptons et faisons nôtres tous les conciles jusqu'à Vatican II au sujet duquel nous émettons des réserves. » En tout cela, nous avons la conviction de rester fidèles à la ligne de conduite tracée par notre fondateur, Monseigneur Marcel Lefebvre, dont nous espérons la prompte réhabilitation.
Aussi souhaitons-nous aborder ces « entretiens » - que le décret reconnaît « nécessaires » - sur les questions doctrinales qui s'opposent au magistère de toujours. Nous ne pouvons que constater la crise sans précédent qui secoue l'Eglise aujourd'hui : crise des vocations, crise de la pratique religieuse, du catéchisme et de la fréquentation des sacrements... Avant nous, Paul VI parlait même d'une infiltration des « fumées de Satan » et de « l'autodémolition » de l'Eglise. Jean-Paul II n'a pas hésité à dire que le catholicisme en Europe était comme en état d' « apostasie silencieuse ». Peu de temps avant son élection au Souverain Pontificat, Benoît XVI lui-même comparait l'Eglise à un « bateau qui prend l'eau de toute part ». Aussi voulons-nous, dans ces entretiens avec les autorités romaines, examiner les causes profondes de la situation présente et y en apportant le remède adéquat, parvenir à une restauration solide de l'Eglise.
Chers fidèles, l'Eglise est entre les mains de sa Mère, la Très Sainte Vierge Marie. En elle, nous nous confions. Nous lui avons demandé la liberté de la messe de toujours, partout et pour tous. Nous lui avons demandé le retrait du décret des excommunications. Nous lui demandons dans nos prières, à elle qui est le Siège de la Sagesse, ces nécessaires éclaircissements doctrinaux dont les âmes troublées ont tant besoin.
Menzingen, le 24 janvier 2009
+Bernard Fellay
Publié le 01/11/2008 à 12:00 par auto23652
La Toussaint, Fête de tous les Saints.
La Toussaint est célébrée le 1er novembre, fête au cours de laquelle sont honorés l'ensemble des saints reconnus par l'Église catholique romaine. La Toussaint précède d'un jour la fête des morts, dont la solennité a été officiellement fixée au 2 novembre deux siècles après la création de la Toussaint.
La Toussaint, contrairement à la plupart des grandes fêtes liturgiques, ne tire pas son origine des textes bibliques. Au Ve siècle, les moines qui évangélisaient l'Irlande, la Grande-Bretagne et la Gaule se trouvèrent confrontés à la fête religieuse de Samain, au début du mois de novembre actuel, qui marquait le début de la moitié sombre de l'année. Pendant les jours de Samain, le monde des vivants communiquait avec celui des dieux sur le plan symbolique. Cette fête était l'occasion de rituels druidiques, de banquets et de beuveries. Ces rituels, profondément ancrés dans la civilisation rurale, perdurèrent bien après la christianisation des populations.
Après la transformation du Panthéon de Rome en sanctuaire chrétien, le pape Boniface IV le consacra à la Mère de Dieu et à tous les saints martyrs. Une « fête de tous les martyrs » fut alors célébrée le 13 mai. Vers 830, le pape Grégoire IV transféra cette fête au 1er novembre, en l'étendant à « tous les saints ». Sur son conseil, l'empereur Louis le Pieux institua la fête de tous les saints sur tout le territoire de l'empire carolingien. Dédiée à Tous les Saints, c'est-à-dire à l'ensemble des personnes que l'Église reconnaît dignes d'un culte du fait de leur vie exemplaire et de leur proximité avec le divin, elle ne doit pas être confondue avec le memento de tous les défunts, fête des Morts, fêté le lendemain, qui est un héritage des lectures monastiques du « rouleau des défunts » : la mention des frères d'une abbaye ou d'un ordre au jour anniversaire de leur décès, inauguré par Odilon, en l'abbaye de Cluny au VIIIe siècle.
Cependant, du fait que la Toussaint, contrairement au 2 novembre, est un jour férié l'usage est établi de commémorer les morts le 1er novembre au lieu du 2, comme le témoigne la tradition multi-séculaire de chandelles et bougies allumées dans les cimetières et, depuis le XIXe siècle, le fleurissement des tombes à la Toussaint.
"L'Église notre Mère, dit Mgr Gaume, a eu le talent de retracer, dans la division de son année liturgique, toute l'histoire du genre humain. Les quatre semaines de l'Avent, qui aboutissent à la naissance du Sauveur, nous rappellent les quatre mille ans pendant lesquels ce divin Messie fut attendu. Le temps qui s'écoule depuis Noël jusqu'à la Pentecôte nous redit toute la vie cachée, publique et glorieuse du Rédempteur, et cette partie de l'année se termine par l'Ascension de Jésus-Christ dans le Ciel et par la fondation de l'Église. L'intervalle qui sépare la Pentecôte de la Toussaint nous représente le pèlerinage de l'Église sur la terre, et cette nouvelle partie de l'année se termine encore par la fête du Ciel." Le Ciel, c'est le couronnement de la vie chrétienne, c'est l'éternel rendez-vous, c'est la récompense de nos devanciers sur la terre, ce doit être la nôtre un jour. Quelle force puise le chrétien dans la pensée du Ciel, au milieu des peines de la vie et des difficultés inhérentes à l'accomplissement du devoir!
Une sagesse toute divine a présidé à l'établissement de cette fête. Trois raisons principales ont engagé l'Église à l'instituer, au VIIè siècle. Il ne faut pas croire que tous les Saints aient ou puissent avoir leur jour de fête; tous les Saints n'ont pas reçu les honneurs de la canonisation; il y a une multitude innombrable de saints inconnus, qui s'augmente chaque jour par l'entrée au Ciel de nouveaux élus. Il convenait donc que, pour suppléer à l'impossibilité d'honorer chaque Saint, une fête commune fût instituée, dans laquelle nous puissions célébrer la mémoire de tous ces martyrs, de toutes ces vierges, de toutes ces saintes femmes, de tous ces confesseurs, en un mot, de tous ces héros de la vérité et de la vertu, nos pères et nos frères aînés dans la grande famille chrétienne: la fête de la Toussaint nous montre de la manière la plus heureuse l'Église de la terre et l'Église du Ciel se tendant la main.
De plus, les fêtes particulières des Saints passent généralement inaperçues pour la plupart des fidèles; la fête de tous les Saints ensemble leur permet de réparer une lacune dans l'accomplissement de ce grand devoir vis-à-vis des Saints, et de leurs saints Patrons spécialement.
Enfin nous avons d'immenses besoins sur la terre; il nous faut des modèles et des protecteurs: la fête de tous les Saints répond à ces besoins.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950
Publié le 26/08/2008 à 12:00 par auto23652
Jean-Paul II et maintenant Benoît XVI ont restauré espérance et tradition
Le 24 août 2008 - (E.S.M.) -
Le rejet presque pathologique de Jean-Paul II et de son enseignement, notamment sur la nature de l'Église, par certains théologiens et autres communicateurs et éducateurs, est amorti par sa disparition et par la popularité de Benoît XVI, mais le combat n'est en aucun cas terminé. (...)
Mgr Basil Meeking, Evêque émérite de Christchurch (Nouvelle Zélande)
Jean-Paul II et maintenant Benoît XVI ont restauré espérance et tradition
Les raisons de la crise que traverse l'Église
Mgr Basil Meeking, Evêque émérite de Christchurch (Nouvelle Zélande) a abordé la question de l'obéissance au sein de l'Église et le problème du rôle néfaste joué par les "magistères parallèles" autoproclamés dans les diocèses dès les lendemains de Vatican II. Dans un entretien repris par la revue "Catholica" (n°100), le prélat relève avec pertinence que "la surdité de beaucoup de catholiques et d'autres chrétiens concernant l'interprétation de Vatican II par l'Église elle-même s'étale avec toute son inexplicable inintelligence". Il parle de "l'arrogance de certains théologiens, et d'autres qui s'imaginent théologiens, et qui ont constitué dans l'Église un magistère parallèle." Et Mgr Meeking d'expliquer que "le 'magistère parallèle' ne doit rien à Vatican II, mais a été aggravé par la dynamique de certaines procédures conciliaires. Les nombreux théologiens qui travaillèrent comme consultants des évêques en les aidant dans leurs interventions et en rédigeant des projets de documents acquirent un pouvoir considérable, et dans beaucoup de cas les médias leur donnèrent une importance mondiale. Ce fut manifestement une expérience qui leur monta à la tête, et ils fixèrent pour les théologiens du monde entier un but que visent encore aujourd'hui nombre d'entre eux. Cela a créé une confusion depuis quarante ans et a considérablement nuit à l'Église. Ces gens ont lu et répandu l'enseignement de Vatican II selon une 'herméneutique de la discontinuité' (selon l'expression employée par le pape Benoît XVI - n.d.l.r. -). Il semble qu'une conversion de l'esprit et du coeur soit requise d'urgence pour les débarrasser de ce manque de fidélité théologique et historique à 'la vérité qui nous libère, par le don de Jésus-Christ'.
L'Évêque poursuit: "Un tel magistère parallèle dressé contre le magistère divinement constitué du pape et des évêques est, en intention et en fait, un refus de l'autorité de l'Église. Cela dépasse de beaucoup les difficultés de foi personnelles qu'un croyant peut éprouver en toute honnêteté, et repose bien plutôt sur le libéralisme philosophique si répandu, qui considère comme plus importante la validité d'un jugement (sur la vérité) dans la mesure où il procède de l'individu appuyé sur ses propres forces. Il met la liberté de pensée au-dessus de l'autorité de la Tradition, la liberté de jugement devenant plus importante que la vérité. Les années 1960 ont connu un rejet planétaire de l'autorité de la Tradition qui a infiltré l'Église à un moment où la façon dont certaines réformes conciliaires appliquées localement et régionalement donnaient l'impression que l'Église ne voulait plus exercer une autorité qui obligerait en conscience. [Or] l'autorité de l'Église est enracinée dans la mission du Christ, comme autorité de représentation et de service (Cf. I Cor 4, 1 ss; 12, 7; Eph 4, 12 ss). Elle tire son caractère contraignant de son origine divine et de son but ultime: la gloire de Dieu et le salut des hommes. L'obéissance à l'Église est en fin de compte une exigence religieuse, et c'est une grande grâce pour ceux qui regardent sa nature sacramentelle avec les yeux de la foi (Auer, Ratzinger, The Church, p. 177). C'est une tragédie pour l'Église et pour la vie des catholiques, individuellement, que l'esprit du temps ait tellement pénétré l'Église que beaucoup de catholiques mettent en doute ou même rejettent l'autorité de l'Église et de son magistère.
Dans une perspective historique, on est conduit à conclure que la réticence de certains catholiques, ou même leur rejet de la doctrine sur la nature de l'Église dans la Tradition et Vatican II sont en fait la conséquence d'une résurgence du modernisme. Après sa première phase et une fois combattu par S. Pie X, le modernisme est entré dans la clandestinité, notamment dans les séminaires et universités. La plupart des catholiques le croyaient disparu jusqu'à ce qu'il réapparaisse grâce aux occasions offertes par Vatican II et sa mise en oeuvre. Il a alors affecté un éventail beaucoup plus large de gens dans l'Église, des théologiens et des enseignants, bien entendu, mais aussi plus largement des prêtres de paroisses et des paroissiens.
Cela a donné naissance à un climat dans lequel l'Église n'est plus, en pratique, comprise comme un mystère tel que l'a décrit la Constitution sur l'Église Lumen Gentium, mais bien plutôt comme une constitution humaine qui doit être modelée et remodelée par ceux qui la composent pour répondre aux nécessités du temps.
Peu de place reste à la Tradition, et les esprits tendent à se fermer à la Révélation, à la foi, au surnaturel et aux effets divinisants de la grâce sanctifiante. Heureusement le "système providentiel d'immunité" de l'Église a fonctionné pour garantir que le socle de la foi traditionnelle n'a pas disparu de l'ensemble du corps de l'Église. La résistance à cette nouvelle forme de modernisme s'est groupée autour du pape Jean-Paul II et maintenant autour de Benoît XVI qui ont restauré espérance et sens (encore qu'il persiste une hésitation assez répandue à désigner le mal). Et en même temps, le rejet presque pathologique de Jean-Paul II et de son enseignement, notamment sur la nature de l'Église, par certains théologiens et autres communicateurs et éducateurs, est amorti par sa disparition et par la popularité de Benoît XVI, mais le combat n'est en aucun cas terminé. (...)"
Denis CROUAN docteur en théologie, Pdt de Pro Liturgia
Sources : PRO LITURGIA - E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 24.08.2008 - T/Église
Publié le 30/06/2008 à 12:00 par auto23652
À l'origine le mot « Graal » désigne un plat large et assez profond, un récipient creux. Une origine supposée est que le mot « Graal » viendrait du latin médiéval cratella, « vase » qui désigne, en ancien français, une coupe ou un plat creux. Pour d'autres, le mot « graal » ou « grasal » désigne un plat creux destiné à servir les viandes riches en jus. Mario Roques a découvert plus d'une cinquantaine de formes, toutes issues du latin gradalis dans les parlers locaux des pays d'oïl, comme greal, greau, gruau, griau, grial, grélot, graduc, guerlaud, etc. Le Languedoc a conservé grasal ou grésal, qui par métathèse est devenu de gradal le mot gardale dans le Sud-Ouest. Tous ces mots désignent un récipient creux aux usages divers. Le mot gradal était utilisé avec ce sens en 1150 comme le montre Michel Roquebert. Le mot graal est aussi trouvé avec ce sens en 1204 . Saint-Graal peut provenir de sangréal = sang réal = sang royal. Le sang du Christ ayant été en théorie recueilli dedans.
Le Graal, que certains considèrent comme un avatar christianisé du chaudron du Dagda – talisman antique de la mythologie celtique – apparaît pour la première fois sous forme littéraire dans Perceval ou le Conte du Graal de Chrétien de Troyes (XIIe siècle). Perceval, dans le château du Roi Pêcheur (le « Roi Méhaignié ») voit un valet tenant une lance noire avec une goutte de sang qui perlait de sa pointe de fer, deux autres jeunes hommes tenant des chandeliers d'or fin incrustés de nielles, une belle demoiselle tenant un graal (qui répandit une telle clarté que les chandelles en perdirent leur éclat), d'or fin très pur enchâssé par des rubis rouge sang (Lire une traduction en français moderne du passage concernant le cortège du Graal). Perceval échoue à l'épreuve du Graal puisqu'il garde le silence devant cette apparition, au lieu de demander pourquoi la lance saigne et à qui on apporte ce récipient.
Aucune signification de cette énigme symbolique n'est avancée par Chrétien de Troyes. Ses continuateurs interpréteront chacun à leur façon, en rattachant généralement ce récipient au sacré chrétien.
Dans ce conte, lorsque Perceval se rend au château du Roi pêcheur : un valet d'une chambre vint, qui une blanche lance tint … la lance blanche et le fer blanc, s'assoit une gote de sang … I. graal antre ses .ii. mains une dameisele tenoit…. Perceval relate ensuite cet épisode à la cour du roi Arthur : Chiés le Roi Pescheor alas, si veïs la lance qui sainne, et si te fu lors si grant painne d'ovrir ta boche et de parler que tu ne poïs demander por coi cele gote de sanc saut par la pointe del fer blanc ! Et le graal que tu veïs, ne demandas ne anqueïs quel riche home l'an an servoit., puis chez un ermite : Sire, chiés le Roi Pescheor fui une foiz, et vi la lance don li fers sainne sanz dotance, et del graal que ge i vi ge ne sai cui l'an an servi.
Une continuation du texte, la Rédaction courte de pseudo-Wauchier de Denain, explique que le Graal donne à chacun les nourritures qu'il désire, et l'associe avec la Sainte Lance qui a percé le flanc du Christ sur la croix (dont li fius Diu fu voirement ferus tres parmi le costé). Pour Wolfram von Eschenbach, comme il le présente dans son Parzival, le Graal est une pierre dont le nom ne se traduit pas : « Lapsit Exillis ». Certains auteurs ont voulu le traduire par « Lapis Exilis » ou « Lapis Ex Coelis ». Lapis exilis, lapis ex coelis, émeraude tombée, selon la légende, du front de Lucifer, qui, creusée en vase, recueillit le sang du Christ s'écoulant des cinq plaies.
Enfin, c'est Robert de Boron, au début du XIIIe siècle, qui explique dans L'estoire dou Graal que le Graal n'est autre que le Saint Calice, c'est-à-dire la coupe avec laquelle Jésus-Christ a célébré la Cène et dans laquelle a ensuite été recueilli son sang, coupe évoquée, sans lui donner de nom, par de nombreux écrits apocryphes tels les Gesta Pilati ou le Pseudo-Évangile de Nicodème.
Emporté en terres lointaines (voire sur l'île de Bretagne) par Joseph d'Arimathée, le « Saint Graal » (le Graal en tant que Saint Calice) devient le centre d'un mystère (car l'objet est d'abord caché puis perdu) auquel certains élus participent autour d'une table ronde — d'où l'intégration dans les récits de la Table ronde. Cette christianisation de la légende du Graal est parachevée par la Queste del Saint-Graal, roman anonyme écrit vers 1220, probablement par un moine, qui fait du Graal la Grâce divine. Effectivement selon la légende, celui qui boit dans cette coupe accède à la vie éternelle.
Selon la tradition gnostique, le Saint Sang est difficilement dissociable de la coupe de la Cène (le Saint Calice) et du Graal, aussi, il fait partie de l'ésotérisme des mystères de la Chevalerie chrétienne. Il s'inscrit dans les traditions alors très populaires au Moyen Âge.
Les Évangiles rapportent que Jésus a envoyé ses disciples préparer le repas pascal. Les textes du Nouveau Testament font référence à ce repas.
Le récit commun rapporte que le soir venu tandis qu'ils étaient à table, Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna à ses disciples en disant : « Prenez, ceci est mon corps », puis, prenant une coupe de vin, il rendit grâce et la leur donna en disant « Ceci est mon sang, le sang de l'alliance qui va être répandu pour une multitude »
Les textes apocryphes, qui ne font pas partie du Nouveau Testament et ne sont pas reconnus par le catholicisme pour la simple raison qu'ils furent rédigés quelque trois cents cents plus tard, accordent une grande importance à Pilate après la crucifixion. La coupe de la Cène - c'est-à-dire la coupe de vin bénie par Jésus-Christ au cours du repas - est alors confondue avec son sang versé sur la croix. L'ensemble se confond dans le Graal.
Le Graal lui-même n'apparaît dans l'Histoire qu'à partir du XIIe siècle, soit plus de mille ans après la date de la crucifixion.
Pilate (selon certaines légendes associée au Graal) aurait donné ce vase à Joseph d'Arimathie (considéré par cette tradition comme "premier chevalier") pour y recueillir, au pied de la Croix, le Saint Sang du Christ qui coulait d'une blessure au flanc droit provoquée par le soldat Longin avec la Sainte Lance.
A noter que Jésus a le même sang que sa Mère la Vierge Marie sur lequel est passé l'Esprit de Dieu.
Publié le 21/03/2008 à 12:00 par auto23652
La journée du Vendredi saint
En regardant la Croix de son Seigneur et Époux, l'Église se souvient qu'elle est née du côté du Christ endormi sur la Croix et que sa mission est d'étendre à la totalité des peuples les heureux effets de la Passion du Christ, qu'elle célèbre aujourd'hui en rendant grâce pour ce don ineffable .
La célébration des sacrements est strictement interdite ce jour, à l'exception de la pénitence et de l'onction des malades . Vers trois heures de l'après-midi, à moins qu'une raison pastorale ne fasse choisir une heure plus tardive, on célèbre la Passion du Seigneur . Cet office tient lieu de vêpres .
On observe en ce jour le jeûne et l'abstinence . Le précepte de jeûne oblige tous ceux qui ont dix-huit ans et moins de soixante ans ; l'abstinence est obligatoire pour tous ceux qui ont quatorze ans ou plus . Le jeûne consiste à limiter la prise de nourriture à un seul repas maigre au cours de la journée et une collation
L'office de la Passion du Seigneur
La liturgie de ce jour s'accomplit dans une église dénuée de toute ornementation et de tout embellissement. Après la messe In Cena Domini la veille, les autels ont été dépouillés de leurs nappes, les tapis ont été roulés, et tout ce qui est beau ou superflu a été retiré de l'église ou caché. Après l'office des Ténèbres, la croix et les chandeliers ont été enlevés de l'autel .
Outre l'autel nu et la crédence, le sanctuaire n'est meublé que d'un siège en bois pour le prêtre et ses ministres, et de l'ambon sans parement. En dehors du reposoir, aucun cierge ni lampe de dévotion ne brûle dans l'église où il n'y a pas de fleurs . L'orgue, les instruments de musique et les cloches restent silencieux ; les bénitiers sont vides ; en certains lieux, on se contente du strict minimum d'éclairage artificiel.
Publié le 29/02/2008 à 12:00 par auto23652
Sans le jour du seigneur, nous ne pouvons pas vivre
Le dimanche, écrit Benoît XVI, demeure un instant marqué par l'éternité
Le 28 février 2008 - Le pape Benoît XVI n'a pas été avare pour nous rappeler la sacralité du jour du Seigneur et la nécessité de participer à la Messe dominicale ! Aujourd'hui c'est au tour des évêques de France de défendre le Jour du Seigneur.
Signification chrétienne du dimanche
Le dimanche, écrit Benoît XVI, demeure un instant marqué par l'éternité
Communiqué de presse
La place du dimanche dans la vie de l’homme
Paris, jeudi 28 février 2008. Les débats actuels sur le travail dominical et l’importance des enjeux en cause conduisent le Conseil pour les questions familiales et sociales de la Conférence des évêques de France à consacrer un numéro de la revue Documents Épiscopat à ce sujet. Ce document, intitulé « Le dimanche au risque de la vie actuelle » a été rédigé par Mgr Jean-Charles Descubes, archevêque de Rouen et président de ce Conseil, Mgr Michel Guyard, évêque du Havre et membre de ce même Conseil, et M. Jacques Arènes, psychanalyste.
Ce texte s’organise en trois chapitres : « Le respect du repos du dimanche », « Signification chrétienne du dimanche » et « Précieux loisirs ». Il donne en particulier les raisons théologiques, anthropologiques et sociales qui rendent ce repos hebdomadaire indispensable à tous.
L’Église souhaite bien sûr que les chrétiens puissent célébrer, chaque dimanche, la résurrection du Seigneur. Ce texte indique également que, grâce au repos dominical, « chacun dispose du temps pour se reposer, vivre en famille, rencontrer les autres, avoir une vie sociale et bénéficier des diverses propositions culturelles, sportives, etc., qui lui sont offertes. Le dimanche laisse à chacun le choix de son emploi du temps (…) : il est en cela un espace de liberté et de détente, au contraire de la semaine. Le dimanche permet de se donner un équilibre de vie souvent mis à mal par le rythme de la semaine. »
Ce document souligne aussi que « l’économie et le travail ne sont pas le dernier mot d’une vie sociale ». Le dimanche est « le temps des retrouvailles entre générations, adultes, jeunes et enfants quelles que soient leurs activités (école, études, entreprises privées ou publiques, etc.). Il permet de libérer un espace pour le jeu et la conversation entre les hommes ».
« D’autre part, préviennent les auteurs, si le dimanche devient un jour comme les autres, on est en droit de penser que des pressions s’exerceront sur le personnel en particulier dans les conditions d’embauche, que les avantages salariaux consentis actuellement disparaîtront progressivement à moins que l’on ait recours à des emplois à temps partiel continuant à renforcer les situations de précarité de bien des familles. »
«
Dès lors, élargir l’ouverture des magasins le dimanche reviendrait à banaliser ce jour et à faire passer les lois du commerce avant la dimension conviviale, familiale et spirituelle de l’existence. Il n’y aurait plus de jour de congé hebdomadaire commun. Ceci accentuerait l’atomisation de la société française » souligne le Conseil pour les questions familiales et sociales de la Conférence des évêques de France.
À ce texte paru dans la revue Documents Épiscopat s’ajoute, sur ce même sujet, un article de Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont et vice-président de la Conférence des évêques de France, publié prochainement dans le numéro de mars de la revue mensuelle Catholiques en France. (ndlr : Le CEF a proposé d'envoyer ces deux textes que nous publierons sur le site, dès réception)
Dans un Message du pape Benoît XVI au cardinal Arinze, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, Benoît XVI précisait : "Combien aujourd’hui doit-on rappeler la sacralité du jour du Seigneur et la nécessité de participer à la Messe dominicale !" : Benoît XVI et le caractère sacré du dimanche et Message de Benoît XVI au cardinal Francis Arinze
Repères:
Homélie de Benoît XVI : Redécouvrir la « joie du dimanche chrétien »: ► Benoît XVI
Autant Jean-Paul II que Benoît XVI: ► "l’Heure de la messe."
Sine dominico non possumus ! Sans le don du Seigneur, sans le Jour du Seigneur, nous ne pouvons pas vivre : ► Homélie du pape à Vienne le 16.09.07
Autres articles sur le Sacrement de la Pâque dans la rubrique: ► JOUR DU SEIGNEUR
Sources: CEF
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 28.02.2008 - T/Dimanche
Publié le 21/02/2008 à 12:00 par auto23652
Le rituel de la tradition et la messe...
Le rituel garde une structuration qui témoigne de sa logique dépassant la continuité de sa forme. Cette logique systémique répond à certaines des composantes de la psyché humaine. C'est cette réponse adéquate qui permet la résonance. En épurant les ajouts culturels, se retrouve un fond commun permettant l'accès à une compréhension des mécanismes qui sous-tendent leur action réelle.
Abordons le rituel du point de vue de la Tradition et de son action, réelle ou supposée.
Le rituel doit sa force à son intégration au collectif. Collectivité qui peut être le nombre d'individus présents, le nombre de répétition du rituel, ou encore le nombre de fois où ce rituel a été répété par le passé. Le rituel ne doit jamais répondre à la mode !
Le rituel est par essence conservateur, car lié dans ses formes aux usages du passé. Nous verrons les écueils du rituel moderne. Par le rituel, le passé devient présent, le fondement s'actualise. Ainsi, il véhicule un ensemble de symboles fondamentaux qui s'inscrivent dans une démarche cohérente, elle-même rattachée à une tradition. Le rituel va alors placer les opérateurs en dehors de leur cadre référentiel habituel pour les rattacher à un temps et à un espace sacré.
La langue, certains mots du rituel doivent être issus du fondement et renvoyer au Temps Sacré et par conséquent à une langue sacrée qui n’est pas utilisée dans le profane…
Le rituel est ou plutôt devrait être, avant toute chose, un outil spirituel. Son efficacité doit tenir à la qualité de résonance qu'il peut avoir avec le psychisme de ceux qui le pratiquent. Mais aussi résonance par rapport à la tradition, par rapport à un ensemble de schèmes archétypaux qui sont véhiculés, actualisés au cours de ce rituel, ancrés dans une enceinte sacralisée.
La faculté d'entrer en résonance avec un champ symbolique dépend de l'implication réelle de chacun. Faisons ici un retour aux conditions individuelles. Une participation de principe à la façon du show ou faire semblant d'y croire, ne paraissent pas suffisants pour rendre le rituel opérant… Tout au plus s'agira-t-il alors d'une gentille scénette propre à détendre ou à signifier le passage à un ordre des choses différent.
Le véritable rituel est bien plus complexe : il répond à des principes énergétiques parce que mobilisateurs. La pratique du rituel devrait amener à modifier, légèrement peut être, l'orientation de la conscience des participants. Il gagnera en efficacité en étant épousé à la fois par les individus qui l'utilisent et par l'esprit qui englobe ces individus. Mais répétons le en évitant tous les compromis destructeurs de sens…
Si le rituel exige au moins en partie la participation de la conscience de veille, comme le dit C. G. Jung : " la Libération qui est engendrée par l'accès à l'unité de l'être ne peut être atteinte par la volonté consciente seule qui n'en constitue qu'une des parties.
L'autre partie, son adversaire, l'inconscient, ne comprend pas le langage du conscient, il a besoin du symbole qui opère magiquement grâce à son aspect analogique primitif qui lui parle. Seul le symbole permet d'atteindre et d'exprimer l'inconscient, c'est pourquoi l'individuation ne peut se passer de symbole. " " Le symbole est à la fois l'expression primitive de l'inconscient et d'autre part l'idée qui correspond à la plus haute réalité pressentie par la conscience. "
Dans le sens où il est supposé intéresser la totalité de la vie psychique de l'individu le rituel dépasse la personne, le Moi.
Mais pour que les symboles utilisés soient opérants, le rituel devrait être investi :
- Somatiquement pour mobiliser l'élément Terre
- Emotionnellement pour l'élément Eau
(- Intellectuellement pour l'élément Air)
- Intentionnellement pour l'élément Feu
- Psychiquement pour l'Ether
Vous comprendrez pourquoi il est nécessaire de se méfier de la mixité, et de séparer au minimum, les hommes et les femmes, sur deux colonnes, comme le faisait l’Eglise autrefois… Qu’on se le dise les rituels en général supportent mal la mixité ! La mixité les détruit ! Une des raisons de l'obligation de la tête couverte pour les femmes, est peut-être à chercher aussi dans cette direction.
Dire que le rituel a une valeur en soi est superstition. Sa valeur tient plutôt en raison de son efficacité opérationnelle. Encore faut-il s'entendre sur ce que l'on cherche à produire.
Le participant doit chercher la Connaissance en passant du statut de consommateur à celui de créateur de l’Homme sacré. Plus loin encore, le rituel fait participer à la cérémonie où l'acte consommateur s'efface, pour devenir acte d'accaparement, acte de sacrifice. Cet objectif est atteint par l’officiant. Le rituel moderne s’abime dans la consommation…
Historiquement, le rituel est efficace parce qu'il est traditionnel. Cela suppose que la répétition d'un acte lui confère sa valeur. Ceci parait être une évidence, c'est le fondement de l'apprentissage. Mais attention, il s’agit de deux choses différentes, qu’il ne faut pas confondre… La confusion est souvent là.
Un autre éclairage nous est apporté par une hypothèse intéressante que l’on retrouve dans certains écrits et qui ne reprend en fait que le sens profond du rituel. Cette hypothèse, appelée "causalité formative" laisse entendre que la Nature, le Cosmos sont capables de s'autodéterminer. Une de ses hypothèses est que tout nouveau système d'organisation, physique ou psychique, implique l'apparition d'un nouveau champ morphique qui devient de plus en plus habituel au fur à mesure des répétitions des mêmes schèmes. Ainsi, la résonance morphique des structures d'activités pratiquées par le passé aurait une influence sur les structures d'activités ultérieures, indépendamment du temps et de l'espace. Ainsi, plus grand sera le degré de similitude, plus forte sera la résonance morphique qui va les stabiliser. Voila qui devrait donner à réfléchir aux innovateurs impénitents…
Autrement dit, pour l'homme, le rituel serait d'autant plus efficace, s'il est pratiqué selon des formes répétitives donc traditionnelles. Efficacité qu'il tirerait de sa résonance avec le champ morphique des rituels traditionnels et cela hors de tout processus d'apprentissage direct. Ceci il faut bien qu’on se le dise…
Ce qui est important sera la structure d'organisation et la cohérence des symboles utilisés, à la fois dans leur propre champ d'action, mais aussi par rapport à la chaîne de communion à laquelle ils se rattachent directement ou indirectement. Cependant, le nouveau rituels n'a pas besoin d'antériorité du fait qu'il innove, s'adapte à de nouvelles perspectives et entraînent de nouvelles résonances et finit par se perdre…
Si l'on s'accorde à dire que le rituel peut être efficace, il semble logique de vouloir définir sur quels plans situer sa fonction.
Le besoin de transcendance existe à l'état constitutif chez tout être humain. Vouloir le nier revient à occulter, à refouler une tendance fondamentale de l'humain, avec tous les effets pervers que cela suppose pour l'équilibre psychique.
Les profondeurs de la psyché donnent naissance aux symboles, expression des forces intérieures. Le rituel en utilisant les symboles ouvre le dialogue avec notre fond immuable et inné. Il s'agit bien là d'un acte religieux - de mise en relation pour relier.
C'est ici qu'intervient le hiatus entre partisans de la tradition et partisans de l'évolution. Opposé à la Tradition qui conserve, se tient le Diable, Prométhée, celui qui innove et qui souvent se brûle. En face du rituel, sacralisé, intouchable (dont la valeur historique peut se perdre) se pose un rituel fonctionnel, outil novateur qui se veut plus riche, mais souvent divergent et qui en définitif est presque toujours inefficace.
De ces deux façons de voir opposées, parfois inconciliables, il est possible de trouver une résolution qui passe par un troisième terme. C'est une des lois du Triangle qui veut que lorsque deux conditions opposées sont réunies, puisse naître, s'il y a lieu, une troisième condition différente et actualisée. Mais qu’on se le dise aussi il ne s’agit ni du geste, ni de la parole ou de la démarche, mais du regard…
Il existe une opposition entre les souhaits des partisans de la Tradition, ceux des conservateurs, gardiens de la Forme et ceux des partisans de l'innovation, les réformateurs, dans le meilleur des cas, animés de la meilleur intention. L’enfer est effectivement pavé de bonnes intentions…
De cette tension naît une énergie spirituelle qui permet la création modérée et réfléchie, puis le maintien des fondements de la spiritualité, car le vrai rituel entraîne à la pratique de la voie sacerdotale. Celle-ci se fortifie dans la puissance de l'Esprit et de la pratique. Cette voie est la clé du véritable rituel passant au Mystère. La fonction rituelle entraîne alors à la pratique énergétique, à la sacralité des opérations, enfin au sacerdoce sacré. Ce dernier ouvre l'accès à une science des rapports et de l’analogie. Les pratiques du rituel créent dès lors des liens entre la matière et l'esprit, modifient la structure apparente de l'Univers, donnent peu à peu la maîtrise de l'Immatérialité, origine de l'impetus. Il y a alors constamment tiraillement entre passé, présent et futur, dont la résolution est faite par le travail de l'Esprit, sans cesse remis en forme immédiate. Ainsi nous devons à la fois respecter la Tradition qui nous rattache aux formes passées, en simplifie le chemin, et l'Esprit qui nous pousse à innover non pas dans le geste ou le démarche mais dans le regard, pour poursuivre le chemin.
Cependant pour que la spiritualité naisse, il faut que Tradition et esprit existent, car l’esprit dans le matériel nécessite un support .
La Tradition qui forme le corpus est conservée depuis plus ou moins longtemps dans les écrits, dans les transmissions, les accords, les passages, les rites et les dévoilements. Cependant, il nous faut discerner la Tradition véritable, celle qui nous met en résonance avec les fondements, des rajouts conjoncturels ou des découpes simplificatrices.
L'Esprit existe aussi, mais seul, il dérape, s'égare, se confond avec l'esprit du Temps.
C'est l'union de la Tradition et de l'Esprit qui amène à la compréhension du rituel. Le rituel, mal compris ou mal interprété, n'est qu'une farce grossière. Au mieux, il n'est qu'un corps vide destiné à être transmis pour un jour recevoir l'Esprit, à moins qu'il ne se perde définitivement.
Il semble prouvé que la transmission opère des transferts d'information, utilisant des comportements, des idées, des concepts. Certaines données se dupliquent sans fautes, d'autres insensiblement s'altèrent ou se dégradent. Enfin, certaines subissent des modifications sensibles, des glissements. Le rituel n'échappe pas lui-même aux règles de l'évolution et de la concurrence, dont le sens n'est pas toujours perçu. Le rituel, apprentissage comportemental, possède ainsi des valeurs basées sur des archétypes symboliques, tirant du chaos l'évolution qui formera nos idées. Le rituel rempli de ses différents sens aura alors des vecteurs d'orientation dont la richesse dépendra de l'esprit qui l'adoube.
Trouver et pratiquer le rituel, c'est trouver sa voie. Partant ainsi d'opérations simples de réitération, la fonction rituelle aboutira au sommet de l'intégration des connaissances infusées. Finalement, c'est dire que le rituel, par passage des justes degrés, par multiplication et augmentation, donnera par juste pratique la possibilité d'évoluer et d'achever la Matière et le Monde matériel…il s’agit donc pas de faire le contraire…
Dominus vobiscum
Publié le 08/01/2008 à 12:00 par auto23652
Confusion, déculturation, et oubli de la langue souche...
Le ridicule ne tue pas, l'ignorance, oui...
I) Introduction: En français, le genre masculin peut désigner les deux sexes
Idéalement, la langue française aurait un genre neutre en plus du genre masculin et du genre féminin, ce qui servirait entre autres à désigner un être humain, quel que soit son sexe.
Entre temps, je prétends que la moins mauvaise solution est de respecter le génie de la langue française, qui présume que «La femme est un homme» (ou «Mulier est homo», en latin). De plus, je pense qu'on devrait réintroduire le mot «vir» pour signifier «un homme de sexe mâle».
II) Cet article ne condamne surtout pas la féminisation de la langue ou la libération de la femme
Notez bien que cet article porte sur une question de terminologie en langue française: «Quel substantif devrait servir à désigner à la fois les êtres humains de sexe mâle et femelle?»
Personnellement, je n'ai absolument rien contre la féminisation des titres et des professions. Au contraire, je trouve qu'il est tout-à-fait acceptable de parler de femmes qui sont professeures, ingénieures, pompières, etc. On dit bien un infirmier, et une infirmière!
De plus, je n'aborde pas dans cet article la question de la légitime libération de la femme, ni des excès de certaines féministes. Mes convictions concernant la dignité de la femme ont été bien exposées par d'autres, notamment dans Mulieris Dignitatem.
III) Les autres manières de désigner les deux sexes me semblent inférieures
On peut éviter de dire: «Les hommes», en parlant des êtres humains de sexe mâle et femelle. Mais selon moi toutes les alternatives sont pires:
1) Répéter continuellement les deux accords en genre. Par exemple: «Les étudiantes et les étudiants sont des hommes et des femmes». C'est lourd, et de plus cela obscurcit une grande vérité: les hommes, qu'ils soient de sexe mâle ou femelle, ont la même nature.
2) Transformer la langue écrite en langage de programmation.
Par exemple: «Les étudiant(e)s, qu'ils (elles) soient gentil(le)s ou non, doivent étudier». C'est très énervant à écrire et à lire, sans parler de la prononciation!
3) Imiter l'anglais. j'ai pas dit les protestants...
En anglais, l'adjectif «human» n'a pas de féminin, alors en remplaçant «man» par «human», on règle le problème. Sauf qu'en français, parler des «humains» exclut les pauvres «humaines» nos soeurs! De plus, «humain» est un adjectif, pas un substantif. On ne dit pas «Le canin est le meilleur ami de l'humain», mais bien «Le chien est le meilleur ami de l'homme». On pourrait toujours convenir que «humain» au masculin inclut aussi «humaine» au féminin. Mais c'est exactement la solution du «Mulier Est Homo», sauf qu'on massacre la langue pour arriver au même point!
4) Parler seulement de «personnes».
En évitant les mots «homme» et «femme» pour n'utiliser que «personne», on ne règle rien, en plus de commettre une erreur philosophique. En effet, le concept de «personne» est vaste: il inclut les personnes divines et angéliques, pas seulement les personnes humaines.
Un autre problème, lorsqu'on restreint le mot «homme» à seulement «homme de sexe mâle», est qu'on met pas en valeur l'excellent rapport lexical entre le substantif «homme» et l'adjectif «humain» (le même rapport que «Terre» et «terrien», par exemple).
5) (Refaire un peu de latin qui est la langue souche du français.... Je l'ai mis en dernier, parce que cela nécessite un petit effort et ce n'est plus à la mode! )
IV) Conclusion:
Autant la femme que le «vir» sont des hommes cela afin de rassurer les féminstes...
Il me semble que si on devait modifier la langue française, il serait préférable de réintroduire le mot latin «vir», comme désignant un homme de sexe mâle. Il est logique que les femmes doivent être féminines, et que les virs doivent être virils!
En conclusion, autant la femme que le «vir» sont des hommes; et les hommes, qu'ils soient de sexe mâle ou femelle, ont la même nature humaine et la même dignité devant Dieu.
Source
http://www.inquisition.ca/fr/index.htm
Publié le 08/01/2008 à 12:00 par auto23652
L’ordination des femmes : une réflexion
Créé le 15 décembre 2007, par Abbé Benoit Morrier ( http://www.adventus.org/fr/ )
Dans la lettre apostolique Ordinatio Sacerdotalis du 22 mai 1994, le pape Jean-Paul II affirme : « Afin qu’il ne subsiste aucun doute sur une question de grande importance qui concerne la constitution divine elle-même de l’Église, je déclare, en vertu de ma mission de confirmer mes frères (cf. Lc 22,32), que l’Église n’a en aucune manière le pouvoir de conférer l’ordination sacerdotale à des femmes et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l’Église. » L’emploi de l’expression je déclare, en vertu de ma mission de confirmer mes frères indique— selon la Congrégation pour la doctrine de la foi— qu’il invoque l’infaillibilité pontificale et que l’impossibilité d’ordonner des femmes fait partie du dépôt de la foi.
L’argument principal soulevé en faveur de l’ordination des femmes est celui de l’égalité des sexes : les femmes sont « aussi bonnes » que les hommes pour être pasteurs de communauté chrétienne. Nul doute que les femmes sont aussi « bonnes » que les hommes! Comme le dit saint Thomas d’Aquin, expliquant le principe métaphysique de la cause finale, « ce qui se conçoit en premier dans l’esprit arrive en dernier dans l’exécution » : la femme est donc– selon cette logique– le sommet de la création humaine ! (et la Vierge Marie en est à la fois le summum et le modèle). Certaines femmes excellent par ailleurs dans la prise de parole publique, l’implication au sein d’œuvres caritatives, dans l’apostolat et l’enseignement.
Cependant, pour l’Église catholique, la question de l’ordination des femmes soulève de nombreuses questions théologiques et ecclésiologiques. On doit noter d’abord que l’Église catholique n’est pas une large entreprise avec un PDG et des employés. D’un point de vue de foi, l’Église est l’institution sacrée voulue par le Christ pour transmettre à travers les siècles (jusqu’à son retour glorieux) son Évangile de salut et les sacrements de la nouvelle alliance. Le catéchisme de l’Église catholique affirme que « le Seigneur Jésus a choisi des hommes pour former le collège des douze apôtres, et les apôtres ont fait de même lorsqu’ils ont choisi les collaborateurs qui leur succéderaient dans leur tâche. Le collège des évêques, avec qui les prêtres sont unis dans le sacerdoce, rend présent et actualise jusqu’au retour du Christ le collège des douze. L’Église se reconnaît liée par ce choix du Seigneur lui-même. C’est pourquoi l’ordination des femmes n’est pas possible » (CEC §1577).
Cet argument— l’argument principal de l’Église pour la non-ordination des femmes— ne semble pas très convainquant pour bien des gens. Pourtant, la logique de l’argument semble tricotée serrée. Pour en montrer le bien-fondé, faisons un exercice imaginatif (aucune intention de blasphème dans ce qui suit!).
[Début de l’exercice] Supposons que Dieu s’est incarné il y a 2000 ans non pas en un homme, Jésus-Christ, mais en une femme, Esther-Messie, Fille de Dieu, qui proclame par ses œuvres et ses paroles qu’elle est Fille éternelle de la Mère divine (!) Supposons qu’Esther se choisit des femmes disciples pour la seconder et pour qu’elles poursuivent son œuvre après sa mort. Supposons aussi que ces femmes, aux yeux de l’Église naissante, ne sont pas uniquement des chefs de communautés mais qu’elles re-présentent (c’est-à-dire signifie la présence pour le peuple de) Esther-Messie, la Fille éternelle de la Mère divine (selon la volonté de la fondatrice). Supposons aussi que l’Église est présenté dans les écrits des premières disciples comme l’Époux bien-aimé de Esther [UN église]. Les ministres femmes ordonnées rendent présentes, par leurs actions sacramentelles, la figure de Esther-Messie et sont symboles de l’Épouse divine qui s’est livré pour son Époux l’Église. Supposons enfin que 2000 ans plus tard, après 20 siècles de « discrimination », un homme exige à cet Église Époux d’être ordonné pour re-présenté Esther, la Fille éternelle de la Mère divine, auprès de la communauté Estherienne. Parmi les arguments de cet homme : «Vous ne m’ordonnez pas par ce que je n’ai pas de poitrine!» ; «Pourtant, vous ordonnez des femmes noires et Esther n’était pas noire!».
Je ne sais pas pour vous, mais cela évoque pour moi un parfait non-sens. Ordonné un homme dans cet Église serait non seulement une coupure avec la tradition, mais aussi une absurdité ecclésiologique et symbolique: un homme ne pourrait re-présenter cette Esther, même s’il était un saint et qu’il était un excellent prédicateur! Je ne vois pas comment on peut argumenter contre cela. D’ailleurs, lorsque je demande aux enfants si je peux représenter la Vierge Marie, ils sourient, roulent leurs yeux et disent « ben non, voyons! ». « Et si je m’habillais comme la Vierge Marie? » « Ben non! ».
Par notre baptême, nous sommes tous configuré au Christ prêtre, prophète et roi. «Comme» le Christ, nous sommes appelé à offrir nos vies en sacrifice saint, capable de lui plaire; «comme» le Christ, nous sommes appelé à témoigner de sa présence (prophétiser) par nos paroles et nos actions ; «comme» le Christ, nous sommes appelés à gouverner la terre qui nous est confiée. Le ministère ordonné– qui rend visible l’action du Christ-Prêtre sur terre– est réservé aux hommes appelés à le re-présenter. Mais l’action prophétique et royale au sein de l’Église n’est pas limitée aux seuls hommes! D’ailleurs, l’ordre des vierges consacrées, qui fut très important dans les premiers siècles de l’Église, a toujours été réservé aux femmes. Il s’agit bien d’un appel et d’un témoignage prophétique important. À nous, comme Église, de (re)trouver des façons d’exercer les différents charismes des hommes et des femmes qui ne se posent pas en contradiction avec la tradition et l’enseignement apostolique.
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kreen a laissé cette réponse le décembre 28th, 2007 at 9:57:
Dans notre société, l’égalité des sexes passe nécessairement par l’imitation, la ressemblance. Pour nous, l’image parfaite de la femme égale à l’homme, c’est la femme mécanicienne, ou la femme soldate. Quant à la femme mère de famille qui élève 12 enfants, elle est perçue comme inférieure à l’homme de carrière. C’est ce qui explique que tellement de gens ne comprennent pas pourquoi l’Église n’ordonne pas les femmes.
Quand on leur soumet comme argument que “Jésus n’avait que des apôtres hommes”, ils répondent souvent que c’est parce que Jésus n’a pas voulu enfreindre les conventions sociales de son temps. C’est absurde : Jésus n’a fait que ça, enfreindre des conventions sociales. Et il était déjà entouré de femmes disciples; qui se serait formalisé que certaines soient élevées au rang d’apôtre? Et d’ailleurs, Jésus était Dieu, et quelles conventions sociales peuvent s’opposer à la volonté de Dieu?
Pourquoi donc Dieu a-t-il voulu que seuls des hommes soient prêtres? Peut-être — justement — pour rétablir l’égalité. En effet, la nature a donné aux femmes un pouvoir qu’aucun homme n’a jamais eu et n’aura jamais, celui d’enfanter. Ainsi, peut-être que Dieu a voulu compenser en donnant à l’homme aussi une capacité exclusive, celle de présider l’Eucharistie.
Lien: http://adventus.org/fr/benedictus/lordination-des-femmes-une-reflexion/