Créer un blog Présentation

Nom du blog :
auto23652
Description du blog :
Recueillement et Grégorien Doctrine et Liturgie. Audio. Una Voce
Description audio !

Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
08.07.2007
Dernière mise à jour :
06.10.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Actualité (151)
· Chants grégoriens (14)
· Docteurs et Saints de l'Eglise (84)
· Doctrine (201)
· Exégèse (84)
· la foi (58)
· La foi et les enfants (5)
· La laïcité (5)
· La prière (16)
· Les Evangiles (329)
· Les livres de la Bible (3)
· Liturgie (194)
· Morale chrétienne (86)
· Motu proprio (76)
· Oecuménisme (4)
· Oeuvres caritatives (2)
· Ordo misae (126)
· Ordres religieux (13)
· Pourquoi le latin? (2)
· Prières (14)
· Psaumes (20)
· Réponses aux commentaires (15)
· Théologie (76)
· Tradition (40)
· Vierge Marie (6)
· Vocation et séminaire (16)

Navigation

Accueil
Livre d'or auto23652
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Que dit la Bible sur le partage et la pauvreté ?
· Le pape Benoît XVI célèbre la Sainte Messe versus ad orientem
· La tradition, communion dans le temps...
· XXII DIMANCHE APRES LA PENTECOTE: CHRIST ROI
· La tradition se porte bien
· La messe des défunts selon le rite Tridentin
· Rorate caeli
· Prochaine Encyclique sur l'espérance
· Paris et les célébrations tridentines
· Comment on a tourné le dos à Dieu!

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

Chants sacrés à Moisenay (77)
30.09.2008
cd gregorien
26.09.2008
Séjour
24.09.2008
etre sure de nous
23.09.2008
messe st paul
18.09.2008
bonjour
17.09.2008
Assistance spirituelle
16.09.2008
me remettre a dieu
12.08.2008
prier Padré Pio
18.07.2008
prière
18.07.2008
LEGITIMITE DE SOUVERAINETE DE JAH
14.07.2008
La Sainte Crainte de Dieu Voilà la Prudence
10.07.2008
Motu proprio en Esprit et Vérité
10.07.2008
J'ai Prié pour Toi Pierre Afin que Ta Foi ne Défa
10.07.2008
messe enterrement
09.07.2008
prière
17.06.2008
Amis de Dominique Savio
11.06.2008
Babel et la Langue Primordiale
20.05.2008
aheidiosyncrétien
13.05.2008
Jésus et les romains
02.05.2008
RSS

Autres blogs à visiter :

· lavoixdelaphilosophienaturelle
· orthodoxie
· spiritualite
· eer
· jubilatedeo
· islamvsjuif
· islamidiens
· quran
· theresa
· today

Ordres religieux

Election du Grand Maître de l'ordre de Malte

Posté le 12.03.2008 par auto23652
Fra’ Matthew Festing-


Fra’ Matthew Festing élu Grand Maître de l'Ordre de Malte




Le 11 mars 2008 - (E.S.M.) - Fra’ Matthew Festing, 58 ans Britannique, 79e Prince et Grand Maître de l’Ordre Souverain Militaire Hospitalier de Saint Jean de Jérusalem de Rhodes et de Malte, a été élu ce matin par le Conseil complet d’Etat dans la Villa Magistrale de l'Ordre à Rome.

Fra’ Matthew Festing-

Fra’ Matthew Festing élu Grand Maître de l'Ordre de Malte

Election du 79ème Grand Maître de l'Ordre de Malte

Fra’ Matthew Festing, 58 ans Britannique, 79e Prince et Grand Maître de l’Ordre Souverain Militaire Hospitalier de Saint Jean de Jérusalem de Rhodes et de Malte, a été élu ce matin par le Conseil complet d’Etat dans la Villa Magistrale de l'Ordre à Rome.

Après l'élection, et après en avoir accepté la charge, le nouveau Grand Maître a prêté serment devant le Conseil complet d'État et S.E. le Cardinalis Patronus de l'Ordre Pio Laghi, entrant ainsi dans la plénitude de ses pouvoirs.

Il succède à Fra’ Andrew Bertie, 78e Grand Maître de 1988 à 2008, disparu le 7 février dernier à Rome.

Le nouveau Grand Maître a déclaré vouloir continuer l'œuvre de son prédécesseur. Fra’ Matthew connaît bien l'Ordre, pour en être depuis 15 ans le Grand Prieur d'Angleterre, depuis la reconstitution de celui-ci en 1993. A ce titre, il a conduit des missions d'assistance humanitaire en Bosnie, Serbie, Croatie et au Kosovo et guide chaque année la délégation de la Grande-Bretagne au pèlerinage annuel de l'Ordre à Lourdes avec les malades.

Né dans le Northumberland en 1949, le nouveau Grand Maître a étudié à Ampleforth et à St John’s College à Cambridge où il a obtenu une maîtrise en histoire. Expert en art, son activité professionnelle s’est déroulée dans une maison de ventes internationale.

Enfant il a vécu en Egypte et à Singapour où était nommé son père, Field Marshal Sir Francis Festing. Le Bienheureux Adrian Fortescue, chevalier de Malte, martyrisé en 1539, appartenait à sa famille.

Fra’ Matthew Festing a servi dans les Grenadiers, où il a été promu au grade de colonel de réserve.
Il a été élevé au rang d'Officier de l'Ordre de l’empire britannique par la Reine Elisabeth II dont il est un des représentants dans le comté de Northumberland.

Il fait partie de l’Ordre Souverain Militaire de Malte depuis 1977, et a prononcé en 1991 ses vœux perpétuels de Chevalier Profès.

Passionné d'arts décoratifs et d'histoire, il est connu pour sa connaissance encyclopédique de l'histoire de l'Ordre de Malte.

Rappelons que Son Excellence Em.ma Fra'Andrew Bertie est décédé le 8 février dernier à Rome. Pour lire un rappel de son parcours ainsi que le télégramme de condoléances que le Saint-Père Benoît XVI avait envoyé au Lieutenant par intérim de l'Ordre Souverain Militaire de Malte, S.E. Fra'Giacomo de la Tour du Temple de Sanguinetto ► Benoît XVI rend hommage à Fra'Andrew Bertie, Grand Maître de l'ordre de Malte

Regarder la vidéo ►Nouveau grand maître de l'Ordre de Malte

Sources : ordredemaltefrance.org

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 11.03.2008 - T/International



--

Abbaye du Barroux

Posté le 07.03.2008 par auto23652

SERMON DU TRP DOM LOUIS-MARIE

Posté le 06.03.2008 par auto23652
SERMON DU TRP DOM LOUIS-MARIE
LE LUNDI 3 MARS
MESSE D’ENTERREMENT DE DOM GÉRARD

Monsieur le Cardinal,

Monseigneur l’archevêque d’Avignon,

Monseigneur, mes Révérendissimes Pères abbés chers frères, chère famille de Dom Gérard, chers amis,

Mercredi dernier, nous étions, dom Gérard et moi, dans l’auto. Nous revenions des obsèques de madame Jean Calvet, sa belle-soeur. Nous étions en train de réciter l’office de None. Dom Gérard aimait beaucoup l’hymne de cet office qui compare le coucher du soleil à la gloire éternelle qui récompense une sainte mort. Nous avions passé cinq heures ensemble, cinq heures délicieuses grâce à sa bienveillance, à sa culture, sa grande présence d’esprit et sa largeur de vue. Il aurait aimé mourir au choeur. Il officiait None quand il a eu son attaque. Ces derniers mots furent : « Pater noster ». Il s’est penché légèrement pour signifier l’inclination profonde que nous faisons en respect pour la majesté du Père céleste et il ne s’est jamais redressé. Sa mort comme toute sa vie ressemble comme un simple et majestueux plongeon dans les bras du Père, un plongeon en Dieu. Et ses derniers mots sont, de façon providentielle, comme un dernier testament, le résumé de toute sa vie, Pater noster.
Dom Gérard n’a eu de cesse de répéter et de vivre durant toute son existence de moine, de fondateur et d’abbé le primat de Dieu. Dans sa vie, il n’y a rien de médiocre, rien de petit, rien de facile car il voyait les choses à la lumière de la transcendance de Dieu. C’est la transcendance de Dieu qui l’a happé dans la vie monastique. Écoutez sa confession lorsqu’il définit la vie contemplative
« C’est Dieu qui en est le principe et la fin. Dieu, par son excellence même, suscite la vie contemplative.
Dieu mérite infiniment que des créatures se livrent, se consacrent tout entières, pour toujours et exclusivement, à le regarder, à Le louer, à L’adorer, c’est cela qui est la norme... Une religion qui n’est pas contemplative est indigne de Dieu ! Alors, parce qu’il s’intéresse à Dieu par dessus tout, non seulement le moine indique Dieu, non seulement il Le prouve, mais il témoigne de l’excellence de Dieu. »

Dom Gérard est un véritable chevalier de Dieu.

Il suffit de regarder cette abbatiale et ce monastère dont l’ampleur des travaux fut un véritable défi sinon une provocation à ce monde moderne sans Dieu. Rien n’est trop grand pour les oeuvres accomplies au service de la majesté divine. Cette abbatiale exprime par elle-même toute l’audace de son adoration et de sa confiance en Dieu.
Dom Gérard est bien connu pour avoir défendu avec verdeur le principe de vérité qui émaille la longue série des lettres aux amis. La plus grande bataille de tous les temps selon le mot de son maître André Charlier. Dom Gérard nous a mis en garde contre cette tendance qu’ont les hommes à préférer, parce qu’elles sont moins dangereuses à vivre, les vérités diminuées, qui ne font plus peur à personne. Mais il orientait notre regard vers ces grands saints, vers ceux qui ont fait l’Europe, vers ces hommes et ces femmes qui redressent l’histoire vers le ciel, et qui ont toujours été à contre-courant, qui ont toujours tenu la barre haute pour répondre en tout aux exigences de la vérité intégrale.
Un jour, Gustave Thibon lui écrivait dans une lettre à la fois drôle et profonde qu’il avait choisi la bonne place entre « le caravansérail progressiste où tout se confond et l’isoloir intégriste ou tout se sépare ».
Et dom Gérard de lui répondre qu’entre ces deux extrêmes, il n’y a qu’une seule place qui est la bonne, c’est celle qui unit à une véritable passion pour la vérité intégrale, un amour généreux pour ce monde en train de naître.
Dom Gérard est plus connu encore pour sa défense de la liturgie traditionnelle. Il est bien connu et même redouté. Car c’est un domaine sacré qui nous prend tous au cœur. Car la liturgie est pour toujours liée à la foi, à la vérité de la foi, à la vérité intégrale de la foi. Il aimait cette grande liturgie reçue du fond des âges, polie par le temps et l’expérience, il aimait cette liturgie comme une merveilleuse éducatrice, qui enseigne, mieux que par n’importe quel procédé, à faire l’apprentissage de la transcendance de Dieu.
Et là, on commence à toucher du doigt la vie intérieure de Dom Gérard. J’ai commencé le sermon d’hier par cette citation de saint Pie X qu’aimait tant Dom Gérard. « La liturgie est la première et indispensable source du véritable esprit chrétien. » Mais plus profondément encore, il nous livrait quelque chose de son âme lorsqu’il dévoilait que dans ces cérémonies sacrées, solennelles, « quelque chose de céleste et de pacifiant vient toucher la terre ; la liturgie suscite en nous un esprit d’enfance qui s’émerveille, un esprit d’adoration qui est le socle de l’humilité et la condition du véritable amour, un esprit de paix entre les hommes, qu’elle rassemble et unit avec douceur autour de l’Homme-Dieu, présent in sacramento. » Pour essayer d’entrer dans l’intimité de Dom Gérard, il faut entrer dans la vie intérieure. Lorsqu’on lui faisait des compliments sur sa communauté, jeune, fervente, nombreuse, il répondait que la beauté et l’avenir d’une communauté sont surtout liés à la qualité de vie intérieure de chacun de ses membres et non aux variations de sa prospérité apparente. Et Dom Gérard nous entrouvrait encore son cœur quand il chantait cette béatitude : « Bienheureuses les communautés dont les moines, soit dans le silence de la cellule, soit dans leur stalle au chœur, peuvent goûter quelque chose du souverain bien et connaître l’avant goût des joies éternelles. » Dans la lettre aux amis n°95, il nous lançait un défi, à nous ses fils, en nous rappelant que notre communauté a grandi grâce à l’influence exercée sur elle par le souvenir et l’exemple de nos fondateurs : le Père Muard, un homme de grande prière, dom Romain Banquet et Mère Marie Cronier, dont l’idée maîtresse fut la vie intérieure. Il précisait que c’était sans doute dans ce sens qu’il nous faudra travailler si nous voulons rester fidèles à l’esprit de notre saint Patriarche. La vie intérieure n’est nullement un lâche abandon du temporel et de nos frères du siècle mais une vie toute perdue en Dieu pour la vie du monde. Il disait que le moine doit oeuvrer non pas dans le monde mais sur le monde. Dom Gérard est bien connu pour ses combats mais pour ne pas le caricaturer, il ne faudrait surtout pas oublier sa grande bonté et sa profonde douceur. Dom Gérard croyait à la puissance de la vérité et il croyait tout autant à celle de la bonté. La bonté, disait-il en reprenant un proverbe indien, est comme le bois de santal qui parfume la hache qui le coupe. Il savait que cette douceur était indispensable de part et d’autre pour une réconciliation entre Monseigneur Lefebvre et Rome. Voici ce qu’il écrivait au début de l’année 1988 : « On ne peut cacher la joie qui règne dans ces maisons, la santé doctrinale, l’abondance et la jeunesse du recrutement. Mais supposons qu’une solution de réintégration de ces œuvres dans les cadres officiels de l’Église soit réalisable, pense-t-on que cela se produise sans un effort de compréhension mutuelle ? » C’est une intention de prière qu’il a portée dans son chapelet depuis 20 ans et qu’il a emportée au ciel. Dans la voiture qui nous menait à Bordeaux, il y a quelques jours, nous parlions de ces divisions au sein de l’Église, de ces divisions qui sont partout et cause de tous les manques de charité. Et je le revois faire un geste coutumier, les mains sur le tempes, et de s’exclamer : « C’est épouvantable. » Et pour notre communauté, je me dois de rappeler sa dernière exhortation en tant qu’abbé. C’était un certain 24 novembre 2003, la veille de l’élection de son successeur. Il nous rappela les trois piliers de la fondation : la vérité, la Règle et la liturgie et il ajouta qu’il manquait quelque chose, ce quelque chose sans lequel toute fondation reste bancale. Ce quelque chose, c’est le courant de la charité fraternelle. Et il nous a donné comme modèle la belle icône du mystère de la Visitation. La bienheureuse Vierge Marie, Mère du Sauveur, qui embrasse sa cousine Elisabeth en laquelle tressaille saint Jean-Baptiste. Je vous rappelle ses tout derniers mots d’abbé : « C’est la dernière fois que je me prononce comme abbé devant vous... Vous devinez toute mon émotion... Mes dernières paroles seront : « Aimez-vous les uns les autres. »

En nous indiquant cela, il nous renvoyait à son pacte avec les saints anges. Il leur avait demandé deux choses : premièrement qu’il n’y ait pas d’accident de personne sur le chantier et deuxièmement qu’il n’y ait pas de blessure faite à la justice ni à la charité. En nous disant ces dernières paroles, il nous replongeait dans la charité incandescente du père Muard qu’il a tant aimé. Le père Muard avait ordonné que dans toutes les maisons issues de la Pierre-qui-Vire devraient être gravées dans la pierre, ces paroles de saint Jean : « Mes petits enfant, aimez-vous les uns les autres. » Son souhait était que cette devise puisse s’inscrire en nos cœurs. Et pour pénétrer un peu plus dans l’âme de notre très vénéré père, il faut maintenant nous tourner vers notre Dame. Il avait pris pour devise « per Te Virgo » et Elle était sur ces armes en l’étoile, Stella maris, Il avait une piété mariale presqu’impétueuse. Enfant, il lui avait construit un oratoire et il parait qu’il fallu le calmer de ses ardeurs à entraîner sa famille entière à prier notre Dame pour la France. Il est vrai qu’il n’a pas beaucoup consacré de lettres à la Vierge Marie. C’était devenu son jardin secret qu’il n’ouvrait que dans une plus grande intimité. La première fois que je l’ai rencontré pour m’ouvrir de ma vocation, je lui ai dit deux choses : tout d’abord que j’avais trouvé au Barroux les deux conditions de ma vocation : la fidélité à Rome et l’esprit traditionnel. Et puis nous avons beaucoup parlé de la sainte Vierge et de la puissance protectrice du chapelet contre les torrents destructeur du siècle. Il m’a avoué que c’était Marie qui avait sorti la fondation de l’ornière. Nous n’entendrons plus le cliquetis de son chapelet. Il est parti un 28 février, jour de la 11ème apparition de la sainte Vierge à Lourdes.J'avais ma main sur son cœur, j'ai entendu le dernier battement de son cœur, et j'ai encore au creux de la main ce tout petit dernier battement de cœur. Je le garde pour moi.

Dieu nous a donné dom Gérard.

Dieu nous a repris dom Gérard.

Que Dieu soit béni à jamais.

Pater noster.

Dom Gérard calvet

Posté le 06.03.2008 par auto23652
Dom Gérard


Obsèques de Dom Gérard Calvet, O.S.B. : dernier hommage


Le 06 mars 2008 - (E.S.M.) - Pour la dernière fois, lundi, sous le ciel bleu de Provence et dans le froid du Mistral naissant, Dom Gérard réunissait tous les siens, ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui, à l’image de ces deux anciens « fils » évoquant des souvenirs à la fois émouvants et burlesques des temps anciens de la fondation, à Bédoin, il n’y a pas loin de 40 ans déjà. (HERMAS)
Dom Gérard

Obsèques de Dom Gérard Calvet, O.S.B. : dernier hommage

« Notre Père... »

Il aurait voulu mourir au chœur, accomplissant pour la dernière fois "l’œuvre de Dieu", l’œuvre de la vie du moine. Il a été en quelque sorte exaucé car ses dernières paroles, prononcées en voiture, au moment où l’attaque le terrassait, furent « Pater noster », le « notre Père » qui termine chaque office au moment où, s’inclinant profondément, le moine offre à Dieu toute son adoration. C’est dans cette dernière inclination qu’il nous a quittés.

Pour la dernière fois, lundi, sous le ciel bleu de Provence et dans le froid du Mistral naissant, Dom Gérard réunissait tous les siens, ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui, à l’image de ces deux anciens « fils » évoquant des souvenirs à la fois émouvants et burlesques des temps anciens de la fondation, à Bédoin, il n’y a pas loin de 40 ans déjà. Malgré les larmes, les yeux rougis par les veilles, les pauvres sourires, c’est pour une fête de famille que l’ancien Père Abbé nous avait rassemblés une fois encore, autour de lui.

Depuis son décès, nuit et jour, devant son corps exposé, revêtu des ornements pontificaux, avec mitre et crosse, mais avec aussi, tout près, sa coule - le simple vêtement de chœur du moine - les prières et les supplications n’ont cessé de monter.

Et c’est devant les siens rassemblés, sa famille de la terre, ses fils du Monastère, les moines, les oblats, le cardinal Panafieu, Mgr Cattenoz, Mgr Guillaume et les nombreux Pères Abbés, les représentants de différents monastères et abbayes, les supérieurs des communautés Ecclesia Dei, les prêtres et amis venus de toute la France, que son enveloppe charnelle a été dérobée à nos yeux. Immense instant d’émotion.

Puis a commencé, pour une ultime et solennelle intercession, la sainte messe, en cette liturgie bénie et à l’ordonnancement si parfait, cette liturgie sacrée pour laquelle Dom Gérard a donné tant de lui-même. Que cette douce beauté est réconfortante pour ceux qui restent !

Mgr Perl nous a donné le message du Pape Benoît XVI. Le Pape s’y « souvient que Dom Gérard a passé la plus grande partie de son existence tourné vers le Seigneur, pour louer Dieu et guider ses frères dans la prière, afin que tous soient toujours plus proches de notre Créateur et Sauveur ». Il « rend grâce pour l’attention de Dom Gérard à la beauté de la liturgie latine, appelée à être toujours davantage source de communion et d’unité dans Église ».

Dom Louis-Marie, Abbé de Sainte-Madeleine, a su, avec la piété du fils et la sagesse du disciple, mais aussi lui-même comme un père, nous donner d’entrer un peu dans l’intimité des derniers instants de Dom Gérard – de ce dernier battement du cœur qu’il a reçu au creux de sa propre main – nous rappeler ses nombreux combats et engagements et surtout le message qu’il a toujours prêché à temps et à contretemps : la nécessité absolue de la vie intérieure.

Les témoignages d’amitié se sont ensuite succédés : celui notamment de Mgr Perl, témoin privilégié de l’attachement de Dom Gérard à l’Église et au Vicaire du Christ, attachement dont il fut témoin lorsque Dom Gérard rencontra le cardinal Gagnon, envoyé par le pape Jean-Paul II ; celui de Bernard Antony, ami de toujours, ému aux larmes ; celui de l’un des plus anciens frères de la fondation.

Tous sont allés, du plus grand au plus humble, s’incliner devant son tombeau ; son corps se trouve désormais entre l’autel, où le prêtre a célébré si souvent, et le tabernacle où le moine a contemplé si souvent son Seigneur, attendant la bienheureuse résurrection.

Mon très révérend Père, cher Père Dom Gérard, « que les anges vous emmènent au paradis, qu’à l’arrivée les martyrs vous accueillent et qu’ils vous introduisent dans la cité sainte, Jérusalem. Que les chœurs des anges vous reçoivent, et puissiez-vous, avec Lazare qui fut pauvre autrefois, posséder le repos éternel ».

In Paradisum...

Marie-Béatrice d'Oro

► Lettre de la Secrétairerie d'État




Sources : HERMAS

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 06.03.2008 - T/Église

La règle du Carmel

Posté le 25.02.2008 par auto23652
Armoiries de l’Ordre XVIIe siècle


Simple et sobre, comme une petite église romane, la Règle du Carmel témoigne du jaillissement de l’Esprit.


Règle primitive de l’Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel donnée par le bienheureux Albert, patriarche de Jérusalem, et confirmée par Innocent IV.


Début de la Règle dans la Bulle d’Innocent IV en 1247 Albert, par la grâce de Dieu Patriarche de l’Eglise de Jérusalem, à ses chers fils dans le Christ, B. et les autres ermites, qui vivent sous son obéissance, au Mont Carmel, près de la source, salut dans le Seigneur et bénédiction du Saint-Esprit.

Bien souvent et de bien des manières, les Saints Pères ont réglé comment chacun, en quelqu’ordre qu’il se trouve ou quel que soit le genre de vie religieuse choisi par lui, doit vivre dans la dépendance de Jésus-Christ et le servir fidèlement avec un cœur pur et une bonne conscience.

Mais puisque vous nous demandez de vous donner une « règle de vie », conforme à votre propos, que vous deviez garder dans l’avenir :

Du prieur qu’il faut avoir et des trois choses qu’on doit lui promettre
Nous vous ordonnons tout d’abord d’avoir un Prieur qui devra être choisi parmi vous, et qui sera élu à cette charge au consentement unanime des frères ou à la majorité des plus dignes.

Tous les autres lui promettront obéissance, et, après l’avoir promise, s’appliqueront à la garder en vérité par leurs oeuvres, ainsi que la chasteté et le renoncement à toute propriété.

De l’acceptation des « lieux »
Vous pourrez habiter dans les déserts, et là aussi où l’on vous offrira des emplacements qui se prêtent à l’observance de votre vie religieuse, pour autant que le Prieur et les frères le jugeront à propos.

Des cellules des Frères
En outre, suivant la disposition des lieux que vous avez résolu d’habiter, chacun d’entre vous aura une cellule séparée, conformément à l’assignation qui en sera faite par le Prieur lui-même, avec l’assentiment des autres frères ou des plus dignes d’entre eux.

De la réfection en commun
Néanmoins, vous prendrez dans un réfectoire commun la nourriture que l’on vous aura distribuée, écoutant ensemble la lecture d’un passage de la Sainte Ecriture, lorsque cela pourra se faire commodément.

Du pouvoir du prieur
Il ne sera permis à aucun des frères, si ce n’est du consentement du Prieur en charge de prendre une autre cellule que celle qui lui aura été assignée, ou d’en changer avec un autre.

La cellule du Prieur devra se trouver près de l’entrée des lieux d’habitation, afin qu’il soit le premier à venir à la rencontre de ceux qui viendront en ce lieu et que tout ce qu’il y aura à faire ensuite s’exécute suivant sa décision et ses dispositions.

De la prière continuelle
Que chacun demeure seul dans sa cellule ou près d’elle, méditant jour et nuit la loi du Seigneur et veillant dans la prière, à moins qu’il ne soit légitimement occupé à autre chose.

Des Heures canoniales
Ceux qui savent dire les heures canoniales avec les Clercs, les réciteront suivant les règles établies par les Saints Pères et la coutume approuvée de l’Eglise.(…).

Du renoncement à toute proprièté
Qu’aucun des frères ne dise que quelque chose lui appartient en propre ; mais que tout vous soit commun et soit distribué à chacun par la main du Prieur, ou par le frère qu’il aura chargé de ce soin, selon les besoins de chacun, compte tenu de l’âge et des nécessités particulières.(…).

De l’oratoire et du culte divin
Un oratoire sera construit aussi commodément que possible au milieu des cellules ; et vous devrez vous y réunir chaque matin pour entendre la messe lorsque cela pourra se faire commodément.

Du chapitre et de la correction des Frères
En outre, les dimanches ou d’autres jours, lorsque ce sera nécessaire, vous vous entretiendrez de la garde de l’Ordre et du salut des âmes ; en même temps, on procédera avec charité à la correction des fautes et manquements qu’on aurait pu remarquer chez l’un ou l’autre frère.

Du jeûne des Frères
Vous jeûnerez tous les jours, les dimanches exceptés, de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix jusqu’au jour de la Résurrection du Seigneur, à moins que la maladie ou la faiblesse du corps, ou quelqu’autre juste motif n’engage à rompre le jeûne, car la nécessité n’a point de loi.( …).

Exhortations
Mais, comme la vie de l’homme sur la terre est un temps de tentation et que tous ceux qui veulent vivre pieusement dans le Christ souffrent persécution, comme aussi votre adversaire le diable tourne autour de vous, tel un lion rugissant, à la recherche d’une proie à dévorer, mettez tout vos soins à vous revêtir de l’armure de Dieu, afin de pouvoir résister aux embûches de l’ennemi.

Ceignez vos reins de la ceinture de la chasteté ; fortifiez votre cœur de saintes pensées, car il est écrit : « La pensée sainte te gardera » (Pr 2, 11 selon les Septantes). Revêtez la cuirasse de la justice, en sorte que vous aimiez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme et de toutes vos forces, et votre prochain comme vous-mêmes.

Prenez, en toutes choses, le bouclier de la foi grâce auquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin ; sans la foi il est, en effet, impossible de plaire à Dieu. Couvrez-vous aussi la tête du casque du salut , en sorte que vous n’espériez celui-ci que du seul Sauveur qui sauve son peuple de ses péchés.

Que le glaive de l’Esprit, qui est la parole de Dieu, habite en abondance en votre bouche et en votre cœur et que tout ce que vous avez à faire soit fait selon la parole du Seigneur.

Du travail
Vous devez vous livrer à quelque travail, afin que le diable vous trouve toujours occupés et que votre oisiveté ne lui permette pas d’avoir accès à vos âmes. Vous avez en ceci l’enseignement aussi bien que l’exemple de l’apôtre saint Paul par la bouche duquel parlait le Christ et qui été établi prédicateur et docteur des nations dans la foi et la vérité ; si vous le suivez vous ne pourrez pas vous égarer. C’est dans le labeur, dit-il, et dans la fatigue que nous avons été au milieu de vous, travaillant nuit et jour pour n’être à charge à personne. Ce n’est pas que nous n’en eussions le droit, mais c’était afin de vous donner en nous-même un exemple à imiter. Car, lorsque nous étions auprès de vous, nous vous déclarions que si quelqu’un ne veut pas travailler il ne doit pas manger. Nous avons appris, en effet, qu’il y en a parmi vous qui errent dans l’inquiétude et l’oisiveté. A ceux qui se comportent de cette manière nous ordonnons donc et nous les conjurons par le Seigneur Jésus-Christ de travailler dans le silence et de manger un pain qui leur appartienne.(cf.2 Th 3, 7-12). Telle est la voie sainte et bonne ; suivez-la.

Du silence
L’Apôtre nous recommande le silence lorsqu’il nous ordonne de travailler en le gardant. Et le Prophète témoigne également que le silence est le culte de la justice (cf. Is 32,17). Et ailleurs : « Dans le silence et l’espérance sera votre force » (Is 30, 15). C’est pourquoi nous vous ordonnons de garder le silence depuis la fin de complies juqu’à prime du jour suivant. Pour le reste du temps, bien que l’observance du silence ne doive pas être aussi rigoureuse, vous éviterez cependant avec grand soin de parler beaucoup. Car, ainsi qu’il est écrit et ne l’enseigne pas moins l’expérience : « L’abondance des paroles ne va pas sans péché » (Pr 10,19) et « Celui qui parle inconsidérément en éprouve les effets malheureux » (Pr 13,3) ou encore : « Celui qui multiplie les paroles blesse son âme » (Si 20, 8). Le Seigneur dit également dans l’Evangile : « De toute parole qu’ils auront dite, les hommes rendront compte au jour du jugement » (Mt 12,36). Que chacun pèse donc ses paroles et mette un frein à sa bouche de peur qu’il ne glisse et tombe à cause de sa langue et que sa chute ne soit incurable et mortelle. Qu’il veille avec le Prophète sur ses voies pour ne pas pécher par sa langue et qu’il s’applique avec diligence et précaution à garder le silence dans lequel se trouve le culte de la justice.

Exhortation au Prieur sur l’humilité
Pour vous, frère B. et quiconque sera établi prieur après vous, ayez toujours présent à l’esprit et observez dans votre conduite ce que le Seigneur dit dans l’Evangile : « Quiconque voudra être le plus grand parmi vous sera votre serviteur ; et quiconque voudra être le premier d’entre vous sera votre esclave » (Mc 10, 43-44).

Exhortation aux Frères sur leur devoir d’honorer leur Prieur
Et vous autres, frères, honorez humblement votre Prieur, considérant plutôt que lui-même le Christ qui l’a mis au-dessus de vous et qui a dit aux chefs des Eglises : « Qui vous écoute m’écoute, qui vous méprise me méprise » (Lc 10, 16), afin que vous ne soyez pas appelés en jugement à cause de votre mépris, mais que vous méritiez par votre obéissance la récompense de la vie éternelle.

Nous vous avons brièvement écrit ces choses pour vous fixer la règle de vie selon laquelle vous aurez à vivre. Si quelqu’un fait davantage, le Seigneur lui-même le lui rendra quand il reviendra. Qu’il garde cependant la discrétion qui est la modératrice des vertus


http://www.carmel.asso.fr/plan.html

Les ordres religieux et le magistère de l'Eglise

Posté le 24.02.2008 par auto23652
Le martyre des 16 Carmélites de Compiègne 1794




Cité du Vatican, le 23 février 2008 - (E.S.M.) - En ce qui concerne les grands ordres, les prises de position de Benoît XVI sur la Compagnie de Jésus sont très récentes : il les a exprimées dans la lettre qu’il a adressée au général sortant Peter-Hans Kolvenbach à la veille de l’élection de son successeur, puis lors de l’audience du 21 février où il a reçu les jésuites réunis à Rome en congrégation générale.

Le pape Benoît XVI et les supérieurs des ordres religieux

Benoît XVI invite les ordres religieux à ne plus contester le magistère de l'Eglise

Les religieux au rapport chez le pape. Entre déclin et renaissance

Benoît XVI veut qu'ils mènent une vie plus austère et plus fidèle à l'Évangile. En particulier, il veut plus d'obéissance de la part des jésuites. L'essor surprenant d'une nouvelle communauté : l'Institut du Verbe Incarné

par Sandro Magister

La rencontre avec le pape avait lieu à huis clos, dans la Salle du Consistoire. A droite de Benoît XVI, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’état, à gauche le cardinal Franc Rodé, préfet de la congrégation pour les religieux. Enfin, une quinzaine de supérieurs généraux d’ordres religieux masculins et féminins, tous assis autour de tables formant un carré, comme pour un séminaire d’études.

C’était le matin du lundi 18 février. Le débat a duré deux heures, avec différentes interventions “sur les éléments positifs et les difficultés“ de la vie religieuse. A la fin, Benoît XVI a adressé aux personnes présentes un discours bref mais dense.

Enregistré et retranscrit, le discours du pape est paru deux jours plus tard dans “L’Osservatore Romano“. Il est reproduit plus bas dans cette page.

Benoît XVI y donne clairement son jugement sur l’état actuel de la vie religieuse dans l’Église. Sur les crises graves que traversent les grands ordres. Sur leur retour difficile vers l’esprit des fondateurs. Sur la naissance de nouvelles communautés religieuses. Sur l’attrait qu’exerce une vie religieuse austère, pauvre, obéissante envers l’Église, consacrée au prochain, fidèle à l’Évangile “sine glossa“.

Benoît XVI n’a pas donné d’exemples précis. Toutefois, en ce qui concerne les grands ordres, ses prises de position sur la Compagnie de Jésus sont très récentes : il les a exprimées dans la lettre qu’il a adressée au général sortant Peter-Hans Kolvenbach à la veille de l’élection de son successeur, puis lors de l’audience du 21 février où il a reçu les jésuites réunis à Rome en congrégation générale. Il leur a en particulier rappelé qu’ils doivent être en “accord“ avec le magistère de l’Église “sur les sujets – aujourd’hui en permanence contestés et remis en question – du salut de tous les hommes dans le Christ, de la morale sexuelle, du mariage et de la famille“.

Les dominicains sont un autre ordre religieux historique sous surveillance, spécialement depuis la diffusion, dans toutes les paroisses de Hollande, d’une brochure qui propose, en l’absence d’un prêtre, de recourir à une personne choisie au sein de la communauté pour présider la célébration de la messe, “peu importe qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, d’un homosexuel ou d’un hétérosexuel, d’une personne mariée ou célibataire“.

Benoît XVI n’a pas non plus cité de cas précis concernant la floraison de “nouvelles expériences de vie consacrées“ fidèles à la doctrine et riches de spiritualités et de vocations.

Mais il y en a beaucoup et certains, peu connus, sont pourtant stupéfiants.

On peut citer, par exemple, l’Institut du Verbe Incarné.

Il a été fondé en 1984 à San Rafael, dans la province de Mendoza en Argentine, par le père Carlos Miguel Buela. Aujourd’hui, après un quart de siècle à peine d’existence, il compte dans sa branche masculine 302 prêtres, 21 diacres, 195 séminaristes qui suivent des cours de philosophie et de théologie, 51 novices, 95 séminaristes mineurs.

Sa maison généralice et son centre de formation se trouvent à Segni, à 60 kilomètres à l’est de Rome, dans les locaux du séminaire du diocèse restés vides. L’évêque de Segni, avec l’approbation du Saint-Siège, l’a reconnu en tant qu’institut de droit diocésain en 2004. Il n’en est pas moins présent dans quelque 32 pays du monde, dont l’Éthiopie, le Soudan, l’Égypte, la Jordanie, la Chine, le Tadjikistan et le Groenland.

Sa branche féminine, l’Institut des Servantes du Seigneur et de la Vierge de Matarà, compte 226 religieuses ayant prononcé des vœux perpétuels, 251 religieuses ayant prononcé des vœux temporaires, et autant de novices et de postulantes. Elle est présidée par une jeune sœur hollandaise, Maria de Anima Christi Van Eijk, et elle est présente dans 22 pays. Un autre Hollandais est un grand ami de l’Institut, l’évêque Johannes Baptist Gjisen, aujourd’hui à la tête du diocèse de Reykjavik, en Islande.

En outre, un tiers-ordre est en train de naître, composé de laïcs ayant prononcé des vœux ou non, avec différents niveaux d’appartenance.

A l’institut, l’on peut choisir entre la vie active ou contemplative. Cette dernière se pratique dans cinq monastères: en Argentine à San Rafael, au Pérou à Arequipa, aux Canaries à Tenerife, en Jordanie à Anjarah et en Italie à Trivento.

La spiritualité est fondée sur l’incarnation du Verbe et elle s’exprime à la fois dans un fort élan missionnaire et dans l’“évangélisation des cultures“.

Au cœur de la formation qu’il dispense, l’institut place l’enseignement de saint Thomas d’Aquin, transmis par l’un des plus grands philosophes thomistes du XXe siècle, le père Cornelio Fabro.

Fabro est mort en 1995. En 2005, l’Institut du Verbe Incarné a commencé la publication de toutes ses œuvres, éditées et inédites. Ces “opera omnia“ comprennent une centaine de volumes, dont sept sont déjà imprimés, pour le moment en italien mais à l’avenir en espagnol, en anglais et, pour les principaux livres, en d’autres langues.

La revue philosophique de l’institut, intitulée “Tomismo essenziale“, s’inspire également de saint Thomas et du père Fabro.

* * *

Pour en revenir à la rencontre du 18 février 2008 entre Benoît XVI et les supérieurs des ordres religieux, voici la transcription du discours du pape :

" A côté de situations difficiles, qu’il convient d’observer avec courage et vérité..."

par Benoît XVI

Chers frères et sœurs,

Au terme de cette matinée de réflexion en commun sur certains aspects particulièrement actuels et importants de la vie consacrée aujourd’hui, je voudrais avant tout remercier le Seigneur, qui nous a donné la possibilité de cette rencontre très profitable à tous. Nous avons pu analyser ensemble les potentialités et les attentes, les espérances et les difficultés que rencontrent aujourd’hui les Instituts de vie consacrée. J’ai écouté vos témoignages et vos expériences avec beaucoup d’attention et d’intérêt et j’ai pris note de vos questions.

Nous sentons tous qu’il est de plus en plus difficile d’annoncer l’Évangile et d’en témoigner dans la société moderne et mondialisée. C’est vrai pour tous les baptisés et à plus forte raison pour les personnes que Jésus appelle à sa suite de la manière la plus radicale, au travers de la consécration religieuse.

En effet, hélas, le processus de sécularisation qui progresse dans la culture contemporaine n’épargne même pas les communautés religieuses.

Cependant il ne faut pas se laisser décourager. En effet, même si aujourd’hui – comme on l’a judicieusement rappelé – de nombreux nuages se profilent à l’horizon pour la vie religieuse, les signes d’un réveil providentiel apparaissent et sont même en constante progression. Voilà de quoi se consoler et espérer.

Le souffle puissant de l’Esprit Saint se répand partout dans l’Église et suscite, au sein des instituts historiques et dans les nouvelles formes de consécration religieuse, un nouvel engagement de fidélité en harmonie avec les exigences de notre temps.

Aujourd’hui, comme à toutes les époques, il y a beaucoup d’âmes généreuses prêtes à abandonner tout et tous pour embrasser le Christ et son Évangile, en consacrant leur existence à son service, au sein de communautés caractérisées par l’enthousiasme, la générosité et la joie. Ces nouvelles expériences de vie consacrée se distinguent par le désir commun, que tous nourrissent avec ferveur, de pauvreté évangélique vécue de manière radicale, d’amour fidèle pour l’Église, de don de soi généreux envers le prochain qui se trouve dans le besoin, avec une attention spéciale pour ces pauvretés spirituelles qui sont la marque profonde de notre époque.

Moi aussi, j’ai souvent voulu rappeler, comme mes vénérés prédécesseurs, que les hommes d’aujourd’hui ressentent un fort appel religieux et spirituel mais ne sont prêts à écouter et à suivre que celui qui témoigne de manière cohérente de sa propre adhésion au Christ. Il est intéressant de noter que des vocations nombreuses se portent justement vers les Instituts qui ont conservé ou choisi un mode de vie souvent très austère, mais fidèle à l’Évangile vécu “sine glossa“

Je pense à toutes ces communautés fidèles et aux nouvelles expériences de vie consacrée que vous connaissez bien. Je pense au travail missionnaire de nombreux groupes et mouvements ecclésiaux d’où proviennent de nombreuses vocations sacerdotales et religieuses. Je pense aux jeunes filles et garçons qui abandonnent tout pour entrer dans des monastères et des couvents de clôture.

C’est vrai – nous pouvons le dire avec joie – le Seigneur continue encore aujourd’hui à envoyer des ouvriers à sa vigne et à enrichir son peuple de nombreuses et saintes vocations. Nous l’en remercions et nous le prions pour que l’enthousiasme des choix initiaux – c’est en effet à la suite de conversions émouvantes que beaucoup de jeunes s’engagent sur le chemin de la perfection évangélique et entrent dans de nouvelles formes de vie consacrée – soit suivi par un engagement persévérant dans un cheminement authentique de perfection ascétique et spirituelle, dans un cheminement de vraie sainteté.

En ce qui concerne les ordres et congrégations qui ont une longue tradition dans l’Église, on ne peut pas ne pas noter, comme vous-même l’avez souligné, qu’au cours des dernières décennies, presque tous – masculins ou féminins – ont traversé une crise difficile due au vieillissement des membres, à une diminution plus ou moins marquée des vocations, et parfois aussi à une “fatigue“ spirituelle et charismatique. Une crise qui est même devenue préoccupante dans certains cas.

A côté de situations difficiles, qu’il convient d’observer avec courage et vérité, on enregistre cependant des signes de reprise positive, spécialement lorsque les communautés ont choisi de revenir à leurs origines pour vivre davantage en accord avec l’esprit du fondateur.

Le sujet récurrent de presque tous les récents chapitres généraux des instituts religieux a justement été la redécouverte du charisme des origines, qui doit être incarné et mis en œuvre aujourd’hui avec une vigueur renouvelée.

La redécouverte de l’esprit des origines et l’approfondissement de la connaissance du fondateur ou de la fondatrice ont aidé à donner aux instituts un second souffle ascétique, apostolique et missionnaire qui est prometteur. Des œuvres et activités séculaires ont été ainsi revitalisées par une sève nouvelle. Il y a de nouvelles initiatives qui sont d’authentiques mises en oeuvre du charisme des fondateurs. C’est cette route qu’il faut continuer à suivre, en priant le Seigneur pour qu’il achève l’œuvre qu’Il a commencée. […]

Traduction française par Charles de Pechpeyrou, Paris, France.

Au sujet de la Compagnie de Jésus, le discours que Benoît XVI a adressé le 21 février 2008 aux jésuites réunis en congrégation générale : audience

La lettre que le pape a écrite au général sortant des jésuites, Peter-Hans Kolvenbach, à la veille de l’élection de son successeur : lettre


Sources: La chiesa.it

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 23.02.2008 - T/Vie Consacrée

Les Clarisses reviennent à Troyes.

Posté le 22.02.2008 par auto23652
Des religieuses américaines “essaiment” en France



21-02-2008

Les « Poor Clares of Perpetual Adoration » (Pauvres Clarisses de l’Adoration Perpétuelle), la congrégation franciscaine à laquelle appartient la célèbre Mother Angelica de Hanceville (Alabama), fondatrice de Eternal Word Television Network (EWTN), ont pu, grâce à Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes, revenir dans cette ville, puisque cette congrégation y fut fondée par Mère Marie-Claire Bouillevaux en 1854.

Il s'agit de huit religieuses (des États-Unis et de l’Union Indienne) qui sont arrivées en décembre dernier. Pour visiter leur site (www.olamshrine.com/Troyes) et les aider –

Monastère Notre-Dame des Anges, 26 rue Mitantier, 10000 Troyes. Tél. 03 25 42 97 32.

Americatho.over-blog.com -




http://www.olamshrine.com/Troyes/

Les Chartreux

Posté le 15.02.2008 par auto23652
par Catholique_Apostilic


Les Chartreux

La quête de Dieu

"Séparés de tous, nous sommes unis à tous car c'est au nom de tous que nous nous tenons en présence du Dieu vivant." Statuts 34.2


Ordre voué à la contemplation, les Chartreux vivent dans des cellules groupées dans l'enceinte du monastère. La clôture est extrêmement rigoureuse. Chacun des pères chartreux vit et prie dans sa cellule : il y prend ses repas, y travaille et y dort. Chaque jour, cependant, il en sort pour la messe, à l'église.

St. Bruno fonde en 1084 un ermitage dans le massif de la Grande Chartreuse, dans les Alpes grenobloises.

Ils sont là, depuis le 11e siècle, dans le Massif de la Chartreuse, en Dauphiné, au pied ouest du Grand Som qui les domine de ses 2026 mètres. Une poignée d’hommes, reclus volontaires, qui se sont retirés du monde. L’ordre des Chartreux. Entre solitude totale et vie communautaire, leur existence et leur quête spirituelle sont rythmées par les changements de temps, de saison, et les prières.

Un film d’une beauté pure, une expérience spirituelle hors du commun.

http://www.chartreux.org/

Voir lien en site préféré
Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus