Morale chrétienne
Publié le 11/09/2009 à 21:18 par auto23652
Marcher selon l'esprit
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 5,16-24.
Je dis donc : " Marchez selon l'esprit; et vous n'accomplirez pas les convoitises de la chair.
Car la chair a des désirs contraires à ceux de l'esprit, et l'esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés l'un à l'autre, de telle sorte que vous ne faites pas ce que vous voulez.
Mais si vous êtes conduits par l'esprit, vous n'êtes plus sous la Loi.
Or les œuvres de la chair sont manifestes : ce sont l'impudicité, l'impureté, le libertinage, l'idolâtrie, les maléfices, les inimitiés, les contentions, les jalousies, les emportements, les disputes, les dissensions, les sectes, l'envie, [les meurtres], l'ivrognerie, les excès de table, et autres choses semblables. Je vous préviens, comme je l'ai déjà fait, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront pas du royaume de Dieu.
Le fruit de l'Esprit, au contraire, c'est la charité, la joie, la paix, la patience, la mansuétude, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance. Contre de pareils fruits, il n'y a pas de loi.
Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises.
Publié le 10/09/2009 à 23:55 par auto23652
Les Béatitudes selon Saint Luc
Chapitre 6 verset 17 à 35
Luc a construit son texte de façon " carrée " comme s'il désirait que le message ne puisse laisser aucune échappatoire : quatre " heureux " lancés au groupe des disciples – pauvres, affamés, en pleurs et exclus, – sont suivis de quatre " malheureux " adressés aux riches, repus, joyeux et bien considérés. La quatrième béatitude est beaucoup plus développée que les trois premières et son contraire semble incomplet.
6 17 Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres...
...et s'arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon, 18 qui étaient venus l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais en étaient délivrés. 19 Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.
20 Regardant alors ses disciples, Jésus dit :
« Heureux, vous les pauvres : le royaume de Dieu est à vous !
21 Heureux, vous qui avez faim maintenant : vous serez rassasiés !
Heureux, vous qui pleurez maintenant : vous rirez !
22 Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l'homme.
23 Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie, car votre récompense est grande dans le ciel : c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.
24 Mais malheureux, vous les riches : vous avez votre consolation !
25 Malheureux, vous qui êtes repus maintenant : vous aurez faim !
Malheureux, vous qui riez maintenant : vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
26 Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous : c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes.
27 Je vous le dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent.
28 Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.
29 A celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre. A celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique.
30 Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole.
31 Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.
32 Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
33 Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs en font autant.
34 Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu'on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu'on leur rende l'équivalent.
35 Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants.
Verset de saint Paul : « Ce qui est folie aux yeux des hommes est sagesse aux yeux de Dieu ; ce qui est sagesse aux yeux des hommes est folie aux yeux de Dieu.»
Beati mundo corde
http://auto23652.centerblog.net/6583047-Beati-mundo-corde
Publié le 10/09/2009 à 03:09 par auto23652
Mont des Béatitudes
Les Béatitudes
Les Béatitudes (du latin beatitudo, le bonheur) sont le nom donné à une partie du Sermon sur la Montagne, rapporté dans les Évangiles de Matthieu et de Luc.
Jésus décrit les vertus des citoyens du Royaume des Cieux, et montre comment chacune d’elles sera bénie. Les Béatitudes ne décrivent guère d'individus isolés, mais plutôt les caractéristiques de ceux que l'on considère comme bénis par Dieu. Chacune des personnes bénies n'est pas généralement considérée comme telle selon les critères du monde mais, à le voir avec une perspective céleste, elle est véritablement bénie. Le mot traditionnellement traduit en français par « béni » ou « heureux » est dans l'original grec « μακαριος » dont une traduction pleinement littérale serait : « qui possède une joie intérieure incapable d’être affectée par les circonstances qui l’entourent. » Chacune des Béatitudes présente une situation dans laquelle la personne décrite ne serait pas considérée par le monde comme « bénie », et pourtant Jésus déclare qu’elle est vraiment bénie et d’une bénédiction qui durera plus longtemps que toute bénédiction que le monde est capable de lui offrir.
Les béatitudes sont au cœur de la prédication de Jésus. Leur annonce reprend les promesses faites au peuple élu depuis Abraham. Elle les accomplit en les ordonnant non plus à la seule jouissance d’une terre, mais au Royaume des Cieux.
Mathieu
25 Et de grandes foules le suivirent, venues de la Galilée et de la Décapole, de Jérusalem et de la Judée, et d'au-delà du Jourdain.
1 A la vue des foules, Jésus monta dans la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent de lui.
2 Et, prenant la parole, il les enseignait :
3 '' Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux.
4 Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
5 Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
7 Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
8 Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
9 Heureux ceux qui font œuvre de paix: ils seront appelés fils de Dieu.
10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux.
11 Heureux êtes-vous lorsque l'on vous insulte, que l'on vous persécute et que l'on dit faussement contre vous toute sorte de mal à cause de moi.
12 Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux; c'est ainsi en effet qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.''
Beati mundo corde
http://auto23652.centerblog.net/6583047-Beati-mundo-corde
Publié le 06/09/2009 à 16:34 par auto23652
"Nul ne peut servir deux maîtres; car ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent."
« Nul ne peut servir deux maîtres. » - "Et pourquoi pas? Le tout est de savoir s'y prendre. Ne suffit-il pas pour cela d'avoir de suffisantes ressources dans l'esprit, et une souplesse en harmonie avec les exigences de la situation..."
Dans le grand combat entre le bien et le mal, qui remplit le monde et la vie des hommes, on ne peut pas être à la fois pour le bien et pour le mal, pour Dieu et contre Dieu. Ne semble-t-il pas que, disant cela, Jésus affirmait la plus banale des vérités ?
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,24-33.
Evangile du XIV dimanche après la Pentecôte
http://auto23652.centerblog.net/6582938-Quatorzieme-Dimanche-apres-la-Pentecote
"En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Nul ne peut servir deux maîtres; car ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent.
C'est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre âme de ce que vous mangerez ou de ce que vous boirez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. L'âme n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement?
Regardez les oiseaux du ciel, qui ne sèment ni ne moissonnent et n'amassent rien dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux?
Qui de vous, à force de soucis, pourrait ajouter une seule coudée à la longueur de sa vie?
Et pourquoi vous inquiétez-vous pour le vêtement? Observez les lis des champs, comment ils croissent : il ne peinent ni ne filent.
Or je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n'était pas vêtu comme l'un d'eux.
Si donc Dieu revêt ainsi l'herbe des champs, qui est aujourd'hui et demain sera jetée au four, ne (le fera-t-il) pas bien plus pour vous, gens de peu de foi?
Ne vous mettez donc point en peine, disant : Que mangerons-nous ou que boirons-nous, ou de quoi nous vêtirons-nous?
— c'est de tout cela en effet que les païens sont en quête, — car votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela.
Cherchez premièrement le royaume [de Dieu] et sa justice, et tout cela vous sera donné en plus."
LECTURES
"Le diable l'ayant emmené sur une haute montagne, lui fit voir en un instant tous les royaumes de la terre, et lui dit: «Je te donnerai toute cette puissance et la gloire de ces royaumes, car elles m'ont été données, et je les donne à qui je veux. Si donc tu te prosternes devant moi, elles t'appartiendront tout entières. » Jésus lui répondit: « Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu le serviras, lui seul."
Luc IV, 5-8.
« Raffermissez les mains qui sont défaillantes et les genoux qui sont chancelants, faites suivre à vos pieds le chemin droit. »
HÉBREUX XII, 12.
"Est-ce que la source jette par la même ouverture le doux et l'amer ? est-ce qu'un figuier peut donner des olives, ou une vigne des figues?"
JACQUES Ill, 12.
"Je connais tes oeuvres : tu n'es ni froid ni bouillant. Plût à Dieu que tu fusses froid ou bouillant! Mais parce que tu es tiède et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche."
APOCALYPSE III, 16.
"Qu'il se détourne de l'iniquité, quiconque invoque le nom de Christ."
2 TIMOTHÉE II, 19
"Nul ne peut servir deux maîtres. On ne saurait trouver une parole plus claire. La déclaration est catégorique. Si elle nous gênait moins, nous n'y trouverions rien à redire."
Extraits de textes
Le problème, lorsque l'on sert deux maîtres, c'est que l'on tombe souvent dans la prévarication.
La prévarication
http://auto23652.centerblog.net/5097722-La-prevarication
Publié le 05/09/2009 à 23:38 par auto23652
La Parabole des talents et le Royaume des Cieux
Evangile du 5 septembre
http://auto23652.centerblog.net/6582935-
Aux disciples qui l’interrogent sur le Royaume des Cieux, Jésus répond :
Mathieu chapitre 25, verset 14 « Partant pour un voyage, un homme appela ses serviteurs et leur remit ses biens.
A l’un il donna cinq talents… ».
Le contexte de la parabole est important. Il s'agit d'une réponse de Jésus sur le royaume de cieux.
Sous les traits de l'homme qui part en voyage, se cache Dieu. Dieu qui donne à l'Homme la Création, pour qu’il devienne à son tour, créateur à Son Image et à Sa Ressemblance.
Les deux premiers serviteurs, avec les talents que le maître leur a donnés, ramènent de nouveaux talents. Le talent à l’époque était une monnaie mais avait aussi le sens de don ou de capacité, comme aujourd’hui.
Les deux serviteurs sont alors, à Son Image et à Sa Ressemblance, comme le Maître, créateurs. Ils se sont comportés, non plus comme des serviteurs, mais comme des fils.
Le troisième a reçu le talent comme un objet dont il aurait la garde, il ne s’est pas senti concerné au-delà de l’objet consigné, il le rend en l’état. Il est aussi celui qui a le moins reçu, et qui adresse, d’ailleurs, à son maître des reproches « je sais que tu es un maître dur et que tu récoltes où tu n’as pas semé ! »
Les derniers versets de la Parabole sont très "dérangeants", Jésus dit :
"Car à tout homme qui a, il sera donné, et il sera dans l'abondance ; mais à celui qui n'a pas, on lui ôtera même ce qu'il a. »
« Et jetez le serviteur inutile dans les ténèbres de dehors ; là seront les pleurs et les grincements des dents.".
Ces versets semblent en contradiction avec les béatitudes "heureux les pauvres, car le royaume des cieux est à eux" ou avec la parabole de Lazare « les premiers seront les derniers »
.
Mais dans cette parabole,
celui qui n’a rien, c’est celui qui a refusé de se servir des Dons du Maître. A celui-là aussi sera refusée, l’entrée dans le Royaume des Cieux.
Ce qui gêne par dessus tout c'est que le comportement condamnable concerne celui qui a le moins reçu et qui semblerait excusable. Mais c'est, en même temps, ce que la parabole souligne.
FM
Publié le 30/08/2009 à 02:36 par auto23652
La trangression, la loi, la justice et la foi
Cette réflexion a pour base les lectures du 13eme dimanche après la Pentecôte de la liturgie Tridentine.
http://auto23652.centerblog.net/6582925-Treizieme-Dimanche-apres-la-Pentecote
Lettre de Saint Paul Apôtre aux Galates 3,16-22.
Evangile de Jésus-Christ selon Saint Luc 17,11-19.
Le choix de ces deux passages des écritures est remarquable par sa pertinence.
Ces versets répondent avec une clarté étonnante, à la problèmatique du rapport de la loi à la justice, que pose le droit.
Il n'est pas nécessaire ici de développer, mais de souligner les passages, qui expliquent clairement le problème, d'autant plus que la réponse est tout aussi claire.
Il n'y a pas de justice sans Transcendance. Cette Transcendance, dans sa base et son approche, se résume dans les 3 Vertus Théologales:
La Foi
L'Espérance
La Charité
Le traitement de la justice ne se fait pas effectivement sans celui de l'injustice. Dans le récit de Saint Luc, Jésus traite le sort injuste qui frappe les dix lépreux, en soulignant l'élément spirituel qui devient central. Il nous rappelle le rôle fondamentale des Vertus Théologale et de l'Action de Grace. A la lumière de l'Epitre aux Galates de Saint Paul, le récit prend toute sa signification.
Mais revenons au texte que j'ai divisé en dix extraits significatifs:
1)"les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance"
2)"Car si l'héritage s'obtenait par la Loi, il ne viendrait plus d'une promesse"
3)"Pourquoi donc la Loi? Elle a été ajoutée à cause des transgressions"
4)"S'il eût été donné une loi capable de procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi. "
5)"Mais l'Ecriture a tout enfermé sous le péché, afin que, par la foi en Jésus-Christ, ce qui avait été promis fût donné à ceux qui croient"
6)"Et alors qu'il entrait dans un village, vinrent à sa rencontre dix lépreux, qui se tinrent à distance; et, élevant la voix, ils dirent : " Maître Jésus, ayez pitié de nous ! "
7)"Les ayant vus, il leur dit : " Allez vous montrer aux prêtres. " Et, comme ils y allaient, ils furent guéris. "
8)"L'un d'entre eux, voyant qu'il était guéri, revint en glorifiant Dieu à haute voix, tomba à ses pieds la face contre terre et lui rendit grâces. Et c'était un Samaritain. "
9)"Prenant la parole, Jésus dit : " Est-ce que les dix n'ont pas été guéris? Et les neuf, où (sont-ils)? Ne s'est-il trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir rendre gloire à Dieu? "
10)"Et il lui dit : " Lève-toi, va; ta foi t'a sauvé. "
Nous sommes probablement, inconsciemment, les héritiers des neuf qui ont oublié que la justice, vertu cardinale, n'est rien sans les trois Vertus Théologales, FOI, ESPERANCE et CHARITE...
Les Vertus Théologales
http://auto23652.centerblog.net/5492668-Les-Vertus-Theologales
F.M.
Publié le 27/08/2009 à 06:10 par auto23652
Les premiers seront les derniers
Ce n'est pas dans la profusion de biens matériels que l'on rencontre le chemin de Dieu.
Les fausses pistes de la société de consommation.
« Il en est des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers» dit autrement « les premiers seront les derniers… », ce qui renverse les valeurs établies du monde. Marie ne dit-elle pas aussi: « il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles ! » cependant il y a beaucoup de distance entre ces paroles et notre système économique de consommation où tout a un prix, où tout le monde est classé matériellement et où le but est d'obtenir les premières places qui garantissent une consommation maximum de biens. Mais Jésus ne suit pas la logique matérielle des économistes, basée sur la satisfaction des désirs.
La richesse pour se faire et s'entretenir, nécessite souvent du cynisme par où fuient les valeurs humaines et spirituelles. Il en est de même des pharisiens, les politiciens de l'époque, qui au cynisme, ajoutent la mauvaise foi, le calcul et la combine sous l'alibi de valeurs humaines ou de progrès. Jésus les maudit, même si certains ont du mal à l'admettre: "Malheur à vous pharisiens, parce que vous êtes des sépulcres blanchis" "Malheur à vous pharisiens, parce que vous nettoyez l'extérieur de la coupe et que vous oubliez d'en nettoyer l'intérieur" "Malheur à vous pharisiens, parce que vous avez les clés de la connaissance et que vous ne vous en servez pas pour faire progresser les autres mais pour les empêcher d'y arriver". La faute ici est mortelle, parce qu'elle est assortie de la mauvaise foi et d'une volonté consciente de faire le mal, caractéristiques du crime contre l'Esprit celui qui n'est pas pardonné. Le traitement par Jésus, des pharisiens, est le même que celui qu'il réserve au diable quand ce dernier a élu domicile dans une personne. Le diable est souvent nommé l'esprit prévaricateur.
La prévarication
http://auto23652.centerblog.net/5097722-La-prevarication
Jésus est du côté des pauvres, des petits et des exclus. La parabole de Lazare où ce dernier meurt le même jour que le riche propriétaire devant la maison duquel il faisait l’aumône, est là pour montrer que le classement dans le Ciel n'est pas celui de la Terre. Lazare est un saint, le riche propriétaire de la parabole, son contraire. L'ordre dans le ciel, est inversé car il est basé sur la valeur spirituel de Lazare et du riche propriétaire et non plus sur les valeurs matérielles.
Dans la parabole de Matthieu, il y a la question intéressante de ceux qui n'ont toujours rien compris le jour venu du jugement dernier. Elle relève de la même approche : "Où étais-tu Seigneur ?" Jesus dit "le malheureux, le malade , c’était Moi !" Elle ramène à la question importante du prochain. De même, à Jésus, à qui on annonçait que sa mère et ses frères sont dehors à l'attendre, Jésus répond " qui est ma mère, qui sont mes frères?". Ceux qui mettent en pratique la Parôle de Dieu, c'est évident.
Si vous ne redevenez pas comme des petits enfants, vous ne rentrerez pas dans le Royaume de Cieux.
Des enseignements qui n'ont pas pris une ride. C'est nous qui, couverts de rides, avons prétendu faire un lifting aux Ecritures et à notre piété, qui ont constitué, ensemble, notre liturgie et nos rites, pour les accomoder à nos vaines illusions de bien-être matériel, et de suffisances!
François de Mendizabal
A Michel Onfray qui prétend que le Christianisme brime l'homme au profit d'un hypothétique Royaume des Cieux, je réponds que, contrairement à lui, je ne suis pas sûr que la Frontière entre le Royaume des Cieux et les républiques de la Terre, soit étanche...même s'il n'y a pas libre circulation des personnes!
Publié le 26/08/2009 à 05:35 par auto23652
La portée du bon samaritain
Une longue tradition liturgique s'est contentée souvent de trouver dans cette parabole un exemple de bon comportement. Dans le petit robert, on lit faire le bon samaritain : être secourable, charitable. Cette tradition a donné aux états-unis la Loi du bon samaritain, protégeant de poursuites quelqu'un portant assistance à autrui, et la Sécurité Sociale en France aurait pu s'appeler la Samaritaine...
Cette dimension morale dissimule ce que la parabole a de radical. Pour comprendre, on peut imaginer le samaritain comme un palestinien prenant soin d'un juif blessé. Non seulement il dépasse sa préférence ethnique pour prendre soin de son semblable, mais en plus il commet une sorte de trahison en s'occupant de son ennemi. En faisant cela il exprime la liberté de sa conscience, répondant ainsi à la question "qui est mon prochain ?" non par l'expression d'un devoir, mais par un don librement offert. Il ne s'agit plus uniquement de règle ou de morale, mais de la voix de l'Esprit par un choix libre de la conscience, et un élan du coeur par delà les catégories imposées par le jeu social, les intérêts ou les stratégies. C'est une réponse libre de la conscience et du coeur, à un appel.
Cette nouvelle forme de relation offerte par la parabole permet de préciser des points de théologie qui en découlent. Hugues de Saint Victor ne voit pas la vertu comme uniquement un travail sur soi, gagné par de bonnes actions, mais comme un don de Dieu reçu à travers l'autre. Le pêché dans le Nouveau Testament n'est pas uniquement de commettre un acte moralement mauvais, mais surtout de tourner le dos à la conscience et au coeur, de faillir à cette relation droite, libre, et donc fragile, que le samaritain représente, par l'élan de son coeur et sa bonne foi.
Synthèses de commentaires
A la lumière de l'histoire, du présent et du verbe
L'acte du samaritain n'est pas politique, et encore moins politiquement correct. Il n'est pas non plus marchand, dans le sens d'un profit pécunier, le texte précise qu'il paie l'hotelier et le prévient qu'il repassera au retour pour les dépenses supplémentaires. Il n'est donc pas non plus gratuit, même dans le meilleur sens du terme.
Un enseignement de portée, à méditer pour un siècle, où tout est politique et économique, où tout doit être politiquement correct et où finalement les "vérités" se comptent et se mesurent à l'audimat...
Deux autres paraboles de Jésus sont dérangeantes dans le nouveau testament, il s'agit de la parabole des deniers et des trois serviteurs, ou de la parabole des mines que nous avons vu récemment. Sur ces paraboles, et sur celle du bon samaritain, se sont échouées les révolutions, les idéologies et les politiques qui ont voulu étatisé "le coeur et l'Esprit" ou en faire un proghramme politique, qui s'est souvent présenté comme une évolution.
A ceux qui disent qu'il faut faire "évoluer" ou qu'il faut "rénover" le Christianisme, je rappelle que se serait une grande première, dans l'histoire du Christianisme. En effet on a toujours procédé différemment, par un retour au texte, à plus de rigueur personnelle ou liturgique, à un re-centrage car même le mot "réforme" étymologiquement n'est pas satisfaisant, et ceci avec plus ou moins de succés, car cette démarche relève de la conscience et ne saurait être le reflet d'une mode ou d'une concession au profane, qui est souvent un danger réel pour l'Esprit.
La notion d'"évolution" est une notion complexe, fruit profane de la pensée judeo-chrétienne. Elle provient de la marche dynamique, mais spirituelle, du peuple juif vers la Terre Promise, elle est une interprétation dégradée, ou un jugement de valeur déplacé, de l'enseignement du Nouveau Testament par rapport à l'Ancien où Jésus lui-même précise je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l'accomplir. Elle n'est pas un raccourci vers la Jérusalem Céleste.
La prise de Conscience, comme pensée de Dieu, n'est pas la marche vers Las Vegas, ou le socialisme de Marx. Ces grandes impasses de l'histoire profane et toutes les petites qui les ont accompagnées, devraient nous inciter à plus de prudence et de méfiance.
Evoluer, étymologiquement, veut dire s'élever en spirales vers l'extérieur, ce qui est, hélas et toujours, une démarche politique dont le monde post moderne abuse avec les redoutables moyens de communication qui sont les siens; l'opinion devient l'opinion de groupe qui se transforme très vite en groupe de pression... La démarche spirituelle est avant tout personnelle, comme l'acte charitable et courageux du samaritain, elle voudrait plutôt la progression de s'élever en spirales vers l'intérieur de soi: le Centre et le Coeur! Etymologiquement, le mot qui conviendrait serait "involuer". La pauvreté de la syntaxe et du vocabulaire français, coupés de leurs racines, devraient nous rapprocher du latin avec humilité. Le latin a effectivement évolué en français...
On me rétorquera, à juste titre que Jésus a dit que l'on ne mettait pas un vin nouveau dans une vieille outre. Cependant on ne le mettra pas non plus dans une bouteille en plastique. L'attitude du bon samaritain est un vin nouveau, dans la Coupe en or de sa Conscience et de son Coeur.
La progression du Verbe impose rigueur et silence, elle est avant tout progression personnelle de la conscience et ne peut s'imposer aux autres que par l'Exemple et le Fruit!
François de Mendizabal
.
Publié le 23/07/2009 à 03:56 par auto23652
L'Imitation de Jésus-Christ
"Depuis longtemps je soutenais ma vie spirituelle avec la pure farine contenue dans l'Imitation. Ce petit livre ne me quittait jamais, en été dans ma poche, en hiver dans mon manchon. J'en connaissais par coeur presque tous les chapitres. " Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus,
L'Imitation de Jésus-Christ (en latin De imitatione Christi) est une œuvre anonyme de piété de la fin du XIVe siècle ou du début du XVe,
Il commence par ces mots :
« Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres, dit le Seigneur. Ce sont les paroles de Jésus-Christ, par lesquelles il nous exhorte à imiter sa conduite et sa vie, si nous voulons être vraiment éclairés et délivrés de tout aveuglement du cœur ».
L'œuvre est assez simple et faite surtout d'aphorismes et de maximes sans aucune prétention théologique. Elle a alimenté la dévotion et la prière de nombreuses générations de chrétiens, surtout des laïcs, qui cherchent dans leur vie quotidienne à vivre en respectant les préceptes du Christ (d'où son titre).
Le texte de l'Imitation est composé de façon à être lu en rythme, selon les mesures métriques grégoriennes. En effet, un manuscrit de l'Imitation de 1441 comporte une ponctuation métrique telle qu'elle suggère de lire chaque phrase selon un rythme précis, tel la lecture des psaumes.
« Depuis longtemps je soutenais ma vie spirituelle avec la pure farine contenue dans l'Imitation. Ce petit livre ne me quittait jamais, en été dans ma poche, en hiver dans mon manchon. J'en connaissais par coeur presque tous les chapitres. » Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Histoire d'une âme
« L'Imitation de Jésus Christ est à la mystique de l'Eglise ce que la Somme Théologique de saint Thomas d'Aquin est à la scolastique : le chef-d'œuvre contenant le plus pur esprit de la doctrine dans son expression achevée » Mgr Puyol, lettres apostoliques
« L'Imitation de Jésus-Christ est le plus beau qui soit parti de la main d'un homme, puisque l'Évangile n'en vient pas » Fontenelle
Traduction de l'Abbé Félicité de Lamennais
avec des réflexions à la fin de chaque chapitre
http://ijc.reseau.org/
Sommaire:
•Livre premier - Avis utiles pour entrer dans la vie intérieure
•Livre deuxième - Instruction pour avancer dans la vie intérieure
•Livre troisième - De la vie intérieure
•Livre quatrième - Du sacrement de l'Eucharistie
http://ijc.reseau.org/
http://ijc.reseau.org/
Publié le 25/04/2009 à 12:00 par auto23652
Durban II, Mgr Tomasi s'exprime sur le racisme et l'intolérance
Synthèse
Le 23 avril 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde -
L'observateur permanent du Saint-Siège près le bureau de l'Onu à Genève, Mgr Silvano Maria Tomasi, est intervenu mercredi à la Conférence contre le racisme et l'intolérance dite Durban II : "La mondialisation unit les personnes, mais la proximité spatiale et temporelle ne crée par les conditions nécessaires à une interaction constructive et pacifique. Le racisme persiste : l'étranger et les personnes différentes sont trop souvent rejetés et font l'objet d'actes de barbarie comme le génocide et la dépuration ethnique".
Le représentant du Saint-Siège a également rappelé que de nouvelles formes d'abus s'étaient substituées aux anciennes : "Les femmes et les enfants sont victimes de la traite des personnes, une forme contemporaine d'esclavage, les immigrés irréguliers sont exploités, les personnes perçues comme différentes sont de plus en plus les victimes de l'exclusion sociale et politique, elles sont ghettoïsées et stigmatisées", a-t-il poursuivi. Mgr Tomasi a également observé que la crise socioéconomique mondiale "affecte surtout les catégories les plus vulnérables des sociétés, ce qui prouve que le racisme et la pauvreté sont trop souvent associés en une combinaison destructive".
Abordant le sujet de la lutte contre le terrorisme, l'observateur du Saint-Siège a rappelé que "les craintes croissantes pour la sécurité et l'introduction conséquente de mesures excessives ont engendré un manque de confiance entre les personnes de cultures différentes et exacerbé la peur irrationnelle des étrangers. (…) La lutte contre le terrorisme ne devrait jamais compromettre la protection et la promotion des droits de l'homme".
Après avoir illustré les "responsabilités" et le "rôle crucial" que les media et les centres de formation sont appelés à jouer dans la lutte contre toute forme de discrimination, Mgr Tomasi a affirmé que "ces maux rongent le tissu de la société et provoquent d'innombrables victimes". Le premier pas à réaliser pour les combattre, a-t-il conclu, "implique le renforcement des groupes les plus vulnérables, comme les réfugiés, les migrants, les minorités raciales et culturelles, les pauvres, les malades et les femmes".
En ce qui concerne l'immigration, Mgr Tomasi a ajouté que "les défis qui nous attendent impliquent des stratégies plus efficaces pour combattre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance conséquente. Ces maux rongent le tissu de la société et provoquent d'innombrables victimes. Le premier pas vers une solution concrète consiste en une éducation intégrale incluant des valeurs éthiques et spirituelles à même de favoriser le progrès de groupes vulnérables comme les réfugiés, les migrants et les gens en déplacement, les minorités raciales et culturelles, les personnes prisonnières de la pauvreté extrême, les malades et les handicapés, les filles et les femmes qui sont toujours stigmatisées comme inférieures dans certaines sociétés où une peur irrationnelle des différences empêche une pleine participation à la vie sociale".
Sources : misna
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 23.04.09 - T/International