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Les livres de la Bible

L'Ecclésiaste

Publié le 14/07/2009 à 03:43 par auto23652
L'Ecclésiaste

Ancien Testament
Les livres poétiques



Ecclésiaste chapitre 1

[1] Paroles de l'Ecclésiaste, fils de David, roi de Jérusalem. [2] Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité. [3] Quel avantage revient-il à l'homme de toute la peine qu'il se donne sous le soleil? [4] Une génération s'en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours. [5] Le soleil se lève, le soleil se couche; il soupire après le lieu d'où il se lève de nouveau. [6] Le vent se dirige vers le midi, tourne vers le nord; puis il tourne encore, et reprend les mêmes circuits. [7] Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n'est point remplie; ils continuent à aller vers le lieu où ils se dirigent. [8] Toutes choses sont en travail au delà de ce qu'on peut dire; l'œil ne se rassasie pas de voir, et l'oreille ne se lasse pas d'entendre. [9] Ce qui a été, c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera, il n'y a rien de nouveau sous le soleil. [10] S'il est une chose dont on dise: Vois ceci, c'est nouveau! cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés. [11] On ne se souvient pas de ce qui est ancien; et ce qui arrivera dans la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard. [12] Moi, l'Ecclésiaste, j'ai été roi d'Israël à Jérusalem. [13] J'ai appliqué mon cœur à rechercher et à sonder par la sagesse tout ce qui se fait sous les cieux: c'est là une occupation pénible, à laquelle Dieu soumet les fils de l'homme. [14] J'ai vu tout ce qui se fait sous le soleil; et voici, tout est vanité et poursuite du vent. [15] Ce qui est courbé ne peut se redresser, et ce qui manque ne peut être compté. [16] J'ai dit en mon cœur: Voici, j'ai grandi et surpassé en sagesse tous ceux qui ont dominé avant moi sur Jérusalem, et mon cœur a vu beaucoup de sagesse et de science. [17] J'ai appliqué mon cœur à connaître la sagesse, et à connaître la sottise et la folie; j'ai compris que cela aussi c'est la poursuite du vent. [18] Car avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa science augmente sa douleur.


http://www.ebible.free.fr/livre.php?_id=ec&_chap=1

Deuxième livre des Rois versets 19 à 24

Publié le 16/03/2009 à 12:00 par auto23652
Deuxième livre des Rois versets 19 à 24
Deuxième livre des Rois 2: 19-24

Prophète Elisée à Béthel


2R 2:19- Les hommes de la ville dirent à Elisée : "La ville est un séjour agréable, comme Monseigneur peut voir, mais les eaux sont malsaines et le pays souffre d'avortements."

2R 2:20- Il dit : "Apportez-moi une écuelle neuve où vous aurez mis du sel", et ils la lui apportèrent.

2R 2:21- Il alla où jaillissaient les eaux, il y jeta du sel et dit "Ainsi parle Yahvé : J'assainis ces eaux, il ne viendra plus de là ni mort ni avortement."

2R 2:22- Et les eaux furent assainies jusqu'à ce jour, selon la parole qu'Elisée avait dite.

2R 2:23- Il monta de là à Béthel, et, comme il montait par le chemin, de jeunes garçons sortirent de la ville et se moquèrent de lui, en disant : "Monte, tondu! Monte, tondu!"

2R 2:24- Il se retourna, les vit et les maudit au nom de Yahvé. Alors deux ourses sortirent du bois et déchirèrent 42 des enfants.

Béthel est lié dans la Bible au passage des patriarches Abraham et Jacob sur ce lieu. Abraham y construisit un autel, tandis que Jacob s'y endormit et y fit, d'après le récit biblique, un rêve d'une échelle qui s'élevait jusqu'au ciel et que des anges montaient et descendaient.




Elie et Elisée et les livres des Rois

Publié le 16/03/2009 à 12:00 par auto23652
Elie et Elisée et les livres des Rois
Elie et Elisée

Élie (Eliyahou = mon Dieu est Dieu) est un prophète majeur dans l'Ancien Testament. Après la mort de Salomon, il est le porte-parole inspiré de la volonté de Dieu en face du dieu des Cananéens, Baal. Sa biographie et celle de son successeur Élisée sont rapportées dans le Premier livre des Rois et le Deuxième livre des Rois.
Élisée, fils spirituel d'Elie est cité dans le deuxième livre des Rois. Son nom vient de l'hébreu El Yasa que l'on peut traduire par Dieu a aidé. Il succéda à Élie, sous le règne de Joram fils de Josaphat roi de Juda (Ancien Testament: Névihim Richonim (premiers prophètes). Malahim beth-2-11).

A une époque troublée où les rois d'Israël successeurs de Salomon s'adonnaient à l'idolatrie, Elie et Elisée n'avaient de cesse de rappeler ces derniers à l'ordre pour qu'ils retournent sur le chemin de Dieu.

Elie et Elisée, les prophètes des rois d’Israël

Le passage du ministère du prophète Elie sur son disciple Elisée est un passage de grande importance. Elie est le prophète par excellence, et il est le seul (avec Enoch) à ne pas mourir sur terre. Il est enlevé d’une manière exceptionnelle et grandiose, emporté sur un char dans un tourbillon de feu. Elisée est si proche de son maître. Il est connu comme celui qui « versait de l’eau sur les mains d’Elie » (2 Rois 3 :11). Il est comme un humble disciple et comme un fils avec son père : « Elisée le vit, et s’écria : Mon père ! Mon père ! Char d’Israël et sa cavalerie ! ».

Dans ces deux prophètes, il y a le jugement et la grâce. On dit qu’Elie est le prophète qui a le pouvoir de fermer le ciel (1 Rois 17 :1 ; cp.Apo.11 :6) et qui juge les prophètes impies, faisant tomber le feu sur eux (1 Rois 18). Mais il ressuscite aussi le fils de la veuve de Sarepta (1 Rois 17 :17). Le peuple juif attend le retour d’Elie. Jésus a eu une longue conversation avec lui sur la montagne de la transfiguration, avec Moïse.

La différence avec Elisée, est que ce dernier a « une double onction ». Ses miracles sont plus nombreux, au double. C’est ce que le Seigneur a promis à ses disciples lorsqu’Il les a quittés en montant au ciel. Il leur a recommandé d’attendre « ce que le Père avait promis… vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous » - Actes 1 :4-8. L’Eglise, en tant que représentant de Christ et lorsqu’elle a été digne du Maître, a multiplié les œuvres de grâce, au travers du Saint-Esprit.

Une double onction

Le chrétien a besoin d’être revêtu du « manteau d’Elie ». Ce manteau est l’image du Saint-Esprit qui est tombé sur les disciples dans la Chambre haute en Actes 2. Nous devons saisir cette nouvelle dimension, recevoir « ce baptême », celui du Saint-Esprit, le saisir comme Elisée qui a ramassé le manteau d’Elie et en a frappé le Jourdain. Le Jourdain (yarden = qui descend) est l’image de la mort. Nous ne pouvons rien accomplir dans un ministère sans la puissance du Saint-Esprit. Les disciples ont été transformés par cette « double onction ». Pierre ayant renié trois fois son maître, est devenu un évangéliste puissant, et tous les disciples ont été remplis de foi, leur permettant de franchir toutes les épreuves et supporter les persécutions.


Ce qui est marquant notamment dans cet épisode du départ d’Elie au ciel, est la détermination du jeune disciple Elisée, qui suit son maître partout où il passe : à Guilgal, à Béthel, à Jéricho, et qui réclame finalement « une double onction » de la puissance d’Elie. Cela nous rappelle la détermination de Jacob affrontant l’ange de l’Eternel au gué de Yabbok (Gen.32 :26) : « Je ne te laisserai pas aller avant que tu ne m’aies béni ! ». Quelquefois, nous devons interpeller Dieu de cette façon. Dieu a aimé en Jacob sa détermination à saisir l’héritage, et à en vouloir plus. A Péniel, Jacob est devenu Israël, et « son âme a été sauvée ». Il y a des moments difficiles dans notre vie, qui nous obligent à prendre Dieu au mot, à L’interpeller, pour réclamer avec force ce dont nous avons besoin.



Le Cantique des cantiques

Publié le 22/07/2008 à 12:00 par auto23652
Le Cantique des cantiques
Le Cantique des cantiques


Cantique chapitre 1 versets 5 à 11
5 Je suis noire, mais je suis agréable, filles de Jérusalem ! comme les tentes de Kédar, comme les tentures de Salomon.
6 Ne me regardez pas, parce que je suis noire, parce que le soleil m’a regardée* : les fils de ma mère se sont irrités contre moi, ils m’ont mise à garder les vignes ; ma vigne qui est à moi, je ne l’ai point gardée.
7 Dis-moi, toi qu’aime mon âme, où tu pais [ton troupeau], où tu le fais reposer à midi ; car pourquoi serais-je comme une femme voilée auprès des troupeaux de tes compagnons ?
8 Si tu ne le sais pas, ô la plus belle parmi les femmes ! sors sur les traces du troupeau, et pais tes chevreaux près des habitations des bergers.
9 Je te compare, mon amie, à une jument aux chars du Pharaon.
10 Tes joues sont agréables avec des rangées de joyaux ; ton cou, avec des colliers.
11 Nous te ferons des chaînes d’or avec des paillettes d’argent.


Le Cantique des cantiques, dit aussi Cantique de Salomon, est un livre de la Bible. Son titre en hébreu est שיר השירים, Shir ha-shirim.

Bien qu'inclus dans la Septante, il n'est retenu dans le canon biblique qu'au Ier siècle, suite à l'interprétation allégorique d'Akiba, qui voit dans le Cantique des cantiques une déclaration symbolique de l'amour entre Dieu (YHWH) et son peuple, Israël.

Pour cette raison, il est récité lors de Pessah, la Pâque juive.

Il fait partie des Ketouvim (autres écrits) dans la Tanakh — la Bible hébraïque — et de l'Ancien Testament pour les chrétiens, qui incluent ce livre dans leur canon, dans la section des livres poétiques.

Il revêt la forme d'une suite de poèmes, d'un chant d'amour alterné entre une Bien-aimée et son Bien-aimé. C'est l'un des livres de la Bible les plus poétiques. Sa composition est attribuée à un rédacteur du IVe siècle av. J.-C. qui y aurait fondu différents poèmes provenant de Mésopotamie. Le livre a d'abord été rejeté à cause de son caractère profane, dont témoignent les nombreuses images érotiques comme : « Tes seins sont comme deux faons, jumeaux d'une gazelle » ou « Ta poitrine comme les raisins mûrs ».

Les exégètes chrétiens se sont souvent montrés perplexes devant ce livre. L’humaniste Sébastien Castellion avait des doutes quand à l’inspiration divine du livre à cause de son caractère sensuel ce qui lui attira les foudres de Jean Calvin. Mais il le conserva dans sa traduction de la Bible. Bien qu'il soit reconnu comme faisant partie du canon biblique, son contenu en a troublé plus d'un. On observe dans l'exégèse deux attitudes :

la première prend le texte comme allégorie de la relation d'amour qu'entretiennent le Christ et son Église, relation qui est de nombreuses fois célébrée ou illustrée dans le Nouveau Testament, principalement dans les écrits de Paul, mais aussi dans certaines paraboles de Jésus lui-même selon les évangiles. Cependant, cette interprétation allégorique et symbolique est progressivement remise en cause à la lecture des images érotiques que contient le texte. Une critique importante, aussi, est le fait que la relation d'amour entre Jésus et son Église n'est jamais portraiturée d'une telle manière : (1) le type d'amour dont il est question (ἀγάπη – agapè, amour gratuit) n'est pas le même que celui de Cantique des Cantiques (ἕρως – eros, amour fusionnel) ; (2) quand bien même le Nouveau Testament rapproche l'image de la mariée et de l'époux de celle de Christ et de l'Église, jamais les auteurs du Nouveau Testament ne prennent le Cantique des Cantiques comme modèle.
l'autre attitude face à ce livre est de le considérer comme un poème décrivant l'amour entre une jeune fille et son futur époux, ainsi que leurs noces. Cette conception s'appuie sur le fait que cette compréhension est proche, voire correspond parfaitement à la pensée hébraïque, alors que selon elle la première alternative allégorique serait trop influencée par la pensée grecque considérant le corps comme quelque chose de méprisable ou de spirituellement indigne (allusions étant parfois faites à Aristote, à Platon et au gnosticisme des premiers siècles de l'ère chrétienne, puis à la pensée de Saint Augustin qui a grandement influencé la doctrine catholique). Nous avons pourtant, dans ce livre, affaire à un amour sensuel et passant continuellement par l'exaltation de la beauté et les relations physiques. Le langage hébraïque du livre fait clairement référence à la sensualité et à une relation d'amour exprimée physiquement, et ce dès ses premières lignes, comme dans le verset 2 du chap. 1er, « Qu’il me baise des baisers de sa bouche ! Car tes baisers sont meilleurs que le vin » : le terme traduit par « baisers », en hébreu (דּוֹדֶיךָ, dodeikha), signifie amour (entre les sexes) et insinue des actes d'amours (baisers, caresses), si bien qu'associé à une autre terme (et décliné) il désigne le lit conjugal. L'interprétation « hébraïque » du Cantique des cantiques est pour ses tenants (généralement, un nombre important de protestants) un modèle idéal de l'amour entre les époux tel qu'il serait, croient-ils, selon la volonté de Dieu.
Une autre approche a été proposée par J. F. Froger[1]. Elle consiste à superposer les thèmes abordés du Cantique des cantiques à ceux du mythe d'Eros et Psyché d'Apulée. D'après l'auteur il existe suffisamment d'indices pour proposer un rapprochement des deux sujets. On y retrouve l'importance de « la nuit dans le chant d'amour ». N'éveillez pas, ne réveillez pas, mon amour, avant l'heure de son bon plaisir est une mise en garde qui rappelle l'avertissement de Psyché contre la tentation de connaitre Eros. Les thèmes de l'exil et de la solitude constituent la partie centrale du conte. Mais les noces éternelles triomphent de la souffrance endurée.

Dans l'introduction au Cantique (Bible de Chouraqui), il est décrit deux plans de significations : celui de l'humain et celui de la création. « La poësie hébraïque marie-t-elle ici l'humain au cosmos ; elle voit le réel sous la forme d'un homme, et dans cet homme la totalité de l'univers ». Ceci n'est pas étranger à l'Eros, ce qui peut surprendre dans un livre biblique.

L'Ecclésiaste

Publié le 26/06/2008 à 12:00 par auto23652
L'Ecclésiaste
Vanitas


L'Ecclésiaste (traduction grecque de l'hébreu קהלת Qohelet, "celui qui s'adresse à la foule"), est un livre de la Bible hébraïque, faisant partie de la série des Autres Écrits, présent dans tous les canons.

L'auteur se présente en tant que "Qohelet", fils de David, et roi d'Israël à Jérusalem (1:1, 12, 16; 2:7, 9), sans se citer nommément. La fin du livre lui attribue également la rédaction de proverbes.

Bien que le prêcheur place clairement la sagesse au-dessus de la folie, il ne lui reconnaît pas de valeur éternelle, bien qu'elle réjouisse la vie. Au vu de cette absence de sens perçue, l'auteur recommande de jouir des plaisirs simples de la vie quotidienne, comme le manger et le boire, la joie au travail, qui sont des dons de Dieu. Il recommande aussi de s'abstenir de maudire le roi (et le Roi), malgré la perception de l'injustice dans le monde.
Enfin, il conclut que sa recherche du sens de la vie l'a amené au fait que le devoir primordial de l'humanité, et la seule chose durable, est de "Craindre Dieu et garder Ses commandements (12:13)."

Du point de vue chrétien, l'auteur écrit une grande partie du livre du point de vue de ceux qui n'ont pas la compréhension que donne l'Évangile. Il écrit selon les sentiments des habitants du monde, c'est-à-dire de ceux qui sont « sous le soleil » (Ec 1:9). Une grande partie du livre paraît négative et pessimiste (Ec 9:5, 10) car il s'agit de la façon dont le prédicateur constate que les choses apparaissent à ceux qui ne sont pas éclairés ici-bas.

Le terme hébraïque קהלת est construit sur la racine קהל, signifiant "foule" et, comme verbe, "rassembler". קהלת est donc plus probablement un titre qu'un nom, référant à un "rassembleur". Selon le contexte, il s'agit soit de foules pour les instruire dans la sagesse, soit d'aphorismes dans le même but.

L'intitulé français du livre, Ecclésiaste, vient de la traduction de la Septante de Qohelet par Εκκλησιαστής. Ce mot tire ses origines du grec Εκκλησία (à la base, un "rassemblement" sans connotation religieuse, bien que plus tard utilisé pour cet usage en priorité, d'où le rendu par église dans le Nouveau Testament).

La traduction française (avec un commentaire quasi exhaustif) de cette version grecque est publiée dans la collection La Bible d'Alexandrie[1]

Le terme Qoheleth a cependant été également traduit en anglais par the Preacher (le prédicateur) dans la Bible du roi Jacques (d'après le terme "ecclesiastes" de Jérôme et der Prediger de Martin Luther). Le terme prédicateur ou prêcheur (qui est un synonyme plus ancien) impliquant une fonction religieuse, et le livre ne reflétant pas une telle fonction, elle est tombée en désuétude. Une meilleure alternative serait professeur (au sens étymologique du terme), bien que cela ne restitue pas plus parfaitement l'idée fondamentale du titre hébreu.

Son thème est celui de la vanité (au sens de "ce qui est vain") des choses humaines. Le livre s’ouvre sur un constat d’impuissance et de pessimisme : Tout est vain, c'est à dire futile et insignifiant. « Il n’y a rien de nouveau sous le soleil ». La sagesse équivaut au chagrin, le savoir à la douleur. Le sage et l’insensé connaissent le même sort dans la mort et l’oubli. L'insécurité causée par la menace constante de la mort et par l'injustice régnant parmi les hommes, l'impossibilité de connaître les plans de Dieu pour le monde, rendent le destin de l'homme fragile et insaisissable.

L'objectif explicite du Qoheleth est de découvrir comment tirer parti de la vie, un but en accord avec les orientations générales de la Littérature sapientale. Pour le Qoheleth, toutefois, tout avantage possible de la vie est anéanti par l'inéluctabilité de la mort. En tant que telle, le Qoheleth conclut que la vie (et tout le reste) est insensée. A la lumière de cette conclusion, le Qoheleth conseille à son auditoire de profiter au mieux de la vie, de se saisir du jour présent, car il n'y a aucun moyen de s'assurer un avenir favorable. Bien que cette dernière conclusion ait parfois été comparée à l'épicurisme, elle se présente pour le Qoheleth comme le résultat inévitable de son échec à donner du sens à l'existence.

Cette conclusion se reflète dans le refrain qui ouvre en même temps qu'il clôt les mots du Qoeleth :

"Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité."
Le mot traduit par vanité, הבל (hevel), signifie littéralement vapeur, buée, haleine, souffle léger. Qoheleth l'utilise métaphoriquement et son sens précis est intensivement débattu. Notons qu'en français, dans son utilisation courante, le mot vanité a plutôt tendance aujourd'hui à se rapprocher de la notion d'orgueil et désigne plus souvent le caractère d'une personne faisant preuve d'auto-satisfaction et qui se plaît à manifester ouvertement son goût du paraître. Ceci n'est pas le sens qu'il convient de retenir dans l'Ecclésiaste où le mot vanité est utilisé dans son acception plus ancienne et plus littéraire de "ce qui est vain", c'est à dire futile, illusoire, vide, de peu d'impact, voire sans aucune réalité.

Finalement, l'auteur de l'Ecclésiaste en vient à cette conclusion, dans l'avant-dernier vers du dernier chapitre :

Écoutons la fin du discours: Crains Dieu et observe ses commandements. C'est là ce que doit faire tout homme.

http://www.lirelabible.net/LSG/html_5/Ecclesiaste_1.htm


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