La foi et les enfants
Posté le 19.05.2008 par auto23652
Benoît XVI exhorte les jeunes à lutter contre le matérialisme, le relativisme et le laïcisme
Cité du Vatican, le 18 mai 2008 - (E.S.M.) - Matérialisme, relativisme et laïcisme sont les défis à affronter aujourd'hui avec une fermeté sereine montrée il y a deux siècles par le Pape Pie VII, forcé par Napoléon à la captivité à Savona. Benoît XVI s'est rappelé de ce Pontife dans l'Homélie prononcée pendant la Sainte Messe célébrée à Savonna.
Le pape Benoît XVI -
Benoît XVI exhorte les jeunes à lutter contre le matérialisme, le relativisme et le laïcisme
Synthèse de l'homélie - 2e partie
Le voyage du Pape en Ligurie - l'Homélie de la Sainte Messe célébrée à Savona : « Lutter contre le matérialisme, relativisme et laïcisme comme le fit Pie VII ». Et aux jeunes : « Allez à contre-courant »
Matérialisme, relativisme et laïcisme sont les défis à affronter aujourd'hui avec une fermeté sereine montrée il y a deux siècles par le Pape Pie VII, forcé par Napoléon à la captivité à Savona. Benoît XVI s'est rappelé de ce Pontife dans l'Homélie prononcée pendant la Sainte Messe célébrée place de Peuple. ''Ma visite dans cette ville - a dit le Saint-Père - est avant tout un pèlerinage, à travers Marie, aux sources de la foi, de l'espérance et de l'Amour. Un pèlerinage qui est aussi une mémoire et un hommage à mon vénéré prédécesseur Pie VII, dont le dramatique événement est indissolublement lié à ce lieu et à son Sanctuaire marial''. ''À distance de deux siècles - a poursuivi le successeur de Pierre - je viens renouveler l'expression de la reconnaissance du Saint Siège et de toute l'Église pour la foi, l'Amour et le courage avec lequel vos concitoyens soutinrent le pape dans sa résidence forcée, imposée par Napoléon Bonaparte, à Savona.
On conserve de nombreux témoignages des manifestations de solidarité rendus au Saint-Père par les savonesi, parfois même avec un risque personnel. Ce sont des événements dont les savonesi peuvent faire mémoire avec fierté''. ''Cette page obscure de l'histoire de l'Europe est devenue, par la force de l'Esprit Saint, riche de grâces et d'enseignements, même pour notre époque - a poursuivi Benoît XVI . Elle nous enseigne le courage pour affronter les défis du monde : matérialisme, relativisme, laïcisme, sans jamais céder à des compromis, disposés à payer de sa personne pour rester fidèles au Seigneur et à son Église. L'exemple de fermeté sereine donné par le Pape Pie VII nous invite à conserver inaltérée dans les épreuves, la confiance en Dieu, conscients que, s'il permet pour son Église des moments difficiles, Il ne l'abandonne jamais''.
''L'apparition de la Vierge, dans un instant tragique de l'histoire de Savona et de l'expérience terrible qu'ici affronta le Successeur de Pierre concourent à transmettre aux générations chrétiennes de notre temps un message d'espérance, encouragent à avoir à confiance dans les moyens de la Grâce que le Seigneur met à notre disposition dans chaque situation, a ajouté le Saint-Père. Et parmi ces moyens de salut, je voudrais rappeler d'abord la prière : la prière personnelle, familiale et communautaire. Dans la fête de la Trinité d’aujourd’hui, je souhaite souligner la dimension de la louange, de la contemplation, de l'adoration. Je pense aux jeunes familles et voudrais les inviter à ne pas avoir peur d'expérimenter, depuis les premières années de leur mariage, un style simple de prière domestique, favorisant la présence des jeunes enfants, très portés à s'adresser spontanément au Seigneur et à la Vierge Marie. J'exhorte les paroisses et les associations à donner du temps et de l'espace à la prière, pour que les activités pastoralement stériles, si elles ne sont pas précédées, soient accompagnées et soutenues constamment par la prière."
Dépasser le mythe de la beauté et de l'efficacité physique à tout prix a été ensuite l'exhortation de Benoît XVI aux fidèles. ''Et que dire de la Célébration eucharistique, spécialement de la Messe dominicale ? Le Jour du Seigneur est justement au centre de l'attention pastorale des Évêques italiens : le Dimanche doit être redécouvert dans sa racine chrétienne, à partir de la célébration du Seigneur Ressuscité, rencontré dans la Parole de Dieu et reconnu en rompant le Pain eucharistique. Et ensuite, le Sacrement de la Réconciliation demande d'être réévalué comme moyen fondamental pour la croissance spirituelle et pour pouvoir affronter avec force et courage les défis actuels. Par la prière et les Sacrements - a expliqué le pape -, d'autres moyens inséparables de croissance sont les œuvres charité exercées avec une foi vive. J'ai voulu m'arrêter aussi sur cet aspect de la vie chrétienne, dans l'Encyclique Deus Caritas est. Dans le monde moderne, qui souvent fait de la beauté et de l'efficacité physique un idéal à poursuivre coûte que coûte, comme chrétiens nous sommes appelés à chercher le visage de Jésus Christ, le « plus » beau parmi les fils de l'homme '(Ps 44.3), précisément dans les personnes souffrantes et les exclus ».
Le pape a adressé des salutations ''aux détenus et au personnel de l'institut pénitentiaire de Saint Augustin de Savona, qui vivent depuis longtemps une situation de malaise particulier ». Et « je salue aussi chaleureusement les malades de l'hôpital, dans les maisons de soin ou dans les habitations privées ''.
Pendant l'Homélie, Benoît XVI a également demandé aux jeunes d'avoir la force et le courage de ne pas suivre les tendances irrationnelles et destructives de l'époque actuelle. ''Chers amis - a dit le pape en s'adressant à eux -, mettez votre jeunesse au service de Dieu et de vos frères. Suivre le Christ comporte toujours le courage d'aller à contre-courant. Mais Il en vaut la peine : c'est le chemin de la véritable réalisation personnelle et donc celui du vrai bonheur''. ''Avec le Christ s'expérimente en effet qu' « il y a plus de joie à donner qu'à recevoir'. Voilà pourquoi je vous encourage à prendre sérieusement l'idéal de la sainteté. Un écrivain français connu - a poursuivi Benoît XVI - nous a laissé dans son œuvre une phrase que je voudrais aujourd'hui vous délivrer : Il y a une seule tristesse, celle de ne pas être des Saints ». « Chers jeunes - a poursuivi le Saint-Père -, osez engager votre vie dans un choix courageux, pas tous seuls, naturellement, mais avec le Seigneur. Donnez à cette ville l'élan et l'enthousiasme qui découlent de votre expérience vivante de la foi, une expérience qui ne mortifie pas les attentes de la vie humaine, mais les exalte dans la participation à l'expérience propre du Christ''. ''Et ceci vaut également - a fait remarquer le pape - pour les plus jeunes chrétiens. Mon souhait pour tous est que la foi dans le Dieu Un et Trine inspire en chaque personne et dans chaque communauté, la ferveur de l'Amour et de l'espérance, la joie de s'aimer entre frères et de se mettre humblement au service des autres. C'est le levain qui fait grandir l'humanité, la lumière qui brille dans le monde.
Que Marie Très sainte, Mère de Miséricorde, avec tous vos Saints Patrons, vous aide à traduire dans une vie vécue, l'exhortation de l'Apôtre, que nous venons d'écouter. Je la fais mienne avec grande affection : soyez heureux, tendez à la perfection, soyez courageux face à l'adversité, ayez les mêmes sentiments, vivez en paix et le Dieu de l'Amour et de la paix sera avec vous''. ''Le Seigneur donne la force à tous, même aux plus âgés'', avait dit peu de minutes auparavant le Saint Père à des prêtres âgés en citant un passage du prophète Isaïe. ''
Je désire vous adresser une parole particulière, chers prêtres, pour exprimer mon estime pour votre travail silencieux et la grande fidélité avec laquelle vous l'exercez. Croyez toujours dans l'efficacité de votre service sacerdotal quotidien ! Il est précieux aux yeux de Dieu et des fidèles, et sa valeur ne peut pas être quantifiée en chiffres ni statistiques : les résultats nous les connaîtrons seulement en Paradis ! Nombreux parmi vous sont en âge avancé, comme moi : ceci me fait penser à ce passage superbe du prophète Isaïe, qui dit : "même les adolescents se fatiguent et se lassent , et les jeunes hommes chancellent ; Mais ceux qui se confient en l'Eternel renouvellent leur force. Ils déploient leurs ailes comme les aigles; ils courent sans s'épuiser, ils marchent sans se fatiguer". (Is 40, 30-31). ''Avec les diacres au service du diocèse - a poursuivi Benoît XVI en parlant aux prêtres -, vous vivez la communion avec l'Évêque et entre vous, en l'exprimant dans une collaboration active, dans le soutien réciproque et dans le partage de la coordination pastorale. Portez en avant le témoignage courageux et joyeux de votre service. Allez au devant des personnes, comme le faisait le Seigneur Jésus: dans la visite aux familles, dans le contact avec les malades, dans le dialogue avec les jeunes, en étant présents dans chaque milieu de travail et de vie. À vous, chers religieux et religieuses, que je remercie pour votre présence, je réaffirme que le monde a besoin de votre témoignage et de votre prière. Vivez votre vocation dans la fidélité quotidienne et offrez votre vie à Dieu : l'Église vous est reconnaissante et vous encourage à persévérer dans votre service
Le pape Benoît XVI a ainsi conclu son homélie: "Que Marie Très sainte, Mère de Miséricorde, avec tous vos Saints Patrons, vous aide à traduire en vie vécue l’exhortation de l'Apôtre, que nous venons d'écouter. Avec une grande affection je la fais mienne : « soyez dans la joie, perfectionnez-vous , consolez-vous , ayez un même sentiment , vivez en paix ; et le Dieu d'amour et de paix sera avec vous. » (2 Cor 13.11). Amen !
Après la Célébration Eucharistique Place du Peuple, le Saint Père Benoît XVI a rejoint l'évêché de Savona et a visité en privé la chambre dans laquelle a vécu le Pape Pie VII, prisonnier de Napoléon, dans les années 1809-1812.
Avant de quitter l'évêché pour rejoindre la Vieille Darse du Port de Savona, le pape a salué les Membres du Comité organisateur de la Visite, puis est descendu dans la Cathédrale.
Ensuite le Saint-Père a rejoint en voiture la Vecchia Darsena del Porto de Savona, et a pris congé des autorités qui l'avaient accueilli à l'arrivée et à 20h15 s'est envolé en hélicoptère pour Gênes.
L'arrivée sur la place en dessous du Sanctuaire de la Notre Dame de la Garde, dans la localité Cerànesi-Campomorrone, était prévue à 20h45. Le pape Benoît XVI a été accueilli par les Autorités politiques, civiles et ecclésiastiques, puis a rejoint en voiture l'évêché adjacent au Sanctuaire.
Première partie de l'homélie ► Benoît XVI nous rappelle la vérité sur Dieu qui n'est que Miséricorde, Grâce, Fidélité
Texte original de l'homélie du Saint Père ► Italien
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Sources : www.vatican.va - (© traduction E.S.M.)
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Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 17.05.2008 - T/Savona-Genova
http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1805082_homelie
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Posté le 25.02.2008 par auto23652
Benoît XVI présente la « Lettre sur le devoir urgent de l'éducation » au diocèse de Rome
Cité du Vatican, le 24 février 2008 - (E.S.M.) - A 12h samedi, Place Saint Pierre, le Saint Père Benoît XVI a présenté et délivré au diocèse de Rome la « Lettre sur le devoir urgent de l'éducation ».
Le pape Benoît XVI -
Le pape Benoît XVI présente la « Lettre sur le devoir urgent de l'éducation » au diocèse de Rome
Audience pour la remise au diocèse de Rome de la lettre sur un devoir urgent de l'éducation
A 12h samedi, Place Saint Pierre, le Saint Père Benoît XVI a présenté et délivré au diocèse de Rome la « Lettre sur le devoir urgent de l'éducation », signée le 21 janvier dernier (crf Boll N. 0048 du 23 janvier 2008).
Le Vatican a publié le discours que le Saint Père a adressé aux fidèles rassemblés Place Saint Pierre :
Texte intégral du discours du Saint-Père
Chers frères et sœurs,
Je vous remercie d'avoir accueilli, très nombreux, l'invitation à cette Audience particulière, dans laquelle vous recevrez de mes mains la lettre que j'ai adressée au diocèse et à la ville de Rome sur le devoir urgent de l'éducation. Je salue avec affection chacun de vous : les prêtres, les religieux et religieuses, parents, enseignants, catéchistes et autres éducateurs, enfants, adolescents et jeunes, y compris ceux qui suivent l'Audience grâce à la télévision. Je salue et remercie, en particulier, le Cardinal Vicaire et tous ceux qui ont pris la parole au nom des différentes catégories de personnes qui participent au grand défi éducatif.
Nous sommes réunis ici, en effet, parce que nous sommes poussés par une inquiétude commune pour les nouvelles générations, pour la croissance et pour l'avenir des enfants que le Seigneur a donné à cette ville. Nous sommes conduits aussi par une préoccupation, c'est-à-dire la perception que nous avons appelée « une grande urgence éducative ». Éduquer n'a jamais été facile et aujourd'hui, cela semble devenir toujours plus difficile, reconnait Benoît XVI : beaucoup de parents et enseignants sont donc tentés de renoncer à leur devoir, et ne parviennent plus à comprendre que c'est, précisément, la mission qui leur est confiée. Trop d'incertitudes et trop de doutes, en effet, surviennent dans notre société et dans notre culture, trop d'images déformées sont véhiculées par les moyens de communication sociale. Il devient ainsi difficile de proposer aux nouvelles générations quelque chose de valable et de sûr, des règles de comportement et des objectifs qui méritent qu'on y engage sa vie. Nous sommes cependant aujourd'hui ici, aussi et surtout parce que nous nous sentons soutenus par une grande espérance et une confiance forte : la certitude en tant que telle, c'est-à-dire, ce « oui », clair et définitif, que Dieu en Jésus Christ a dit à la famille humaine (cfr 2 Cor 1.19-20), est également valable pour nos enfants et nos jeunes, valable pour les enfants qui naissent aujourd'hui. A notre époque donc, éduquer au bien est également possible, c'est une passion que nous devons porter dans notre cœur, c'est une entreprise commune à laquelle chacun est appelé à apporter sa contribution.
Nous sommes ici, concrètement, parce que nous entendons répondre à cette question éducative qui aujourd'hui interpelle les parents, préoccupés par l'avenir de leurs enfants, les enseignants, qui vivent une crise dans l'école, les prêtres et les catéchistes qui savent par expérience que c'est difficile d'éduquer à la foi, même les enfants, les adolescents et les jeunes, que nous ne voulons pas laisser seuls devant les défis de la vie. C'est la raison pour laquelle je vous ai écrit, chers frères et sœurs, la lettre que je suis en train de vous remettre Vous pouvez y trouver quelques indications, simples et concrètes, sur les aspects fondamentaux et communs de l'œuvre éducative. Aujourd'hui je m'adresse à chacun de vous pour vous offrir mon encouragement affectueux à assumer avec joie les responsabilités que le Seigneur vous confie, pour que le grand héritage de la foi et de la culture, qui est la richesse la plus véritable de notre ville bien aimée, ne se perde pas dans la transmission d'une génération à l'autre, mais le contraire, se renouveler, se renforcer, être un guide et une stimulation tout au long de notre chemin vers le futur.
C'est dans cet esprit que je m'adresse à vous, chers parents, pour vous demander d'abord de rester solides, toujours, dans votre Amour réciproque, insiste Benoît XVI : c'est le premier et grand don dont vos enfants ont besoin, pour grandir sereinement, acquérir la confiance en eux aussi et la confiance dans la vie et apprendre ainsi à être à leur tour, capables d'amour authentique et généreux. Le bien que vous voulez pour vos enfants doit ensuite vous donner les dispositions et le courage de véritables éducateurs, avec un témoignage cohérent de vie et même avec la fermeté nécessaire pour former le caractère des nouvelles générations, en les aidant à distinguer avec clarté le bien du mal et à se construire à leur tour, de solides règles de vie, qui les soutiennent dans les épreuves futures. Vous rendrez ainsi vos enfants riches de l'héritage le plus précieux et durable, qui consiste dans l'exemple d'une foi vécue au quotidien.
Dans ce même esprit, je vous demande, professeurs des différents types d'écoles, d'avoir un concept haut et grand de votre important travail, malgré les difficultés, les incompréhensions, les déceptions que vous expérimentez trop souvent. Enseigner, en effet, signifie aller au devant de ce désir de connaître et de comprendre qui est inhérent chez l'homme et qui, chez l'enfant, chez l'adolescent, chez le jeune, se manifeste dans toute sa force et sa spontanéité. Votre devoir donc, ne peut pas se limiter à apporter des notions et des informations, en laissant de côté, la grande question qui concerne la vérité, surtout cette vérité qui peut être un guide dans la vie. Vous êtes en effet, à plein titre, des éducateurs : le noble art de la formation de la personne vous est confié, à vous, en étroite harmonie avec les parents. En particulier, à ceux qui enseignent dans les écoles catholiques et qui portent en eux et traduisent dans des actes quotidiens, ce projet éducatif qui a en son centre, le Seigneur Jésus et son Évangile.
Et vous, chers prêtres, religieux et religieuses, catéchistes, animateurs et formateurs des paroisses, des groupes de jeunes, des associations et des mouvements ecclésiaux, des activités sportives et récréatives, cherchez à avoir toujours envers les enfants et les jeunes que vous approchez, les mêmes sentiments qui furent en Jésus Christ (cfr Ph 2.5). Soyez donc ces amis crédibles en qui ils puissent toucher de la main, l'amitié de Jésus pour eux, et en même temps, soyez les témoins sincères et courageux de cette vérité qui rend libre (cfr Jn 8.32) et qui montre aux nouvelles générations la voie qui mène à la vie.
L'éducation cependant n'est pas seulement l'œuvre des éducateurs : c'est un rapport entre des personnes qui, au fil des années, comprennent de plus en plus le sens de la liberté et de la responsabilité dans lequel elles ont été éduquées. C'est donc avec une grande affection, que je m'adresse à vous, enfants, adolescents et jeunes, pour vous rappeler que vous êtes aussi appelés à être les auteurs de votre croissance morale, culturelle et spirituelle. C'est à vous par conséquent, d'accueillir librement dans le cœur, dans votre intelligence et dans la vie, le patrimoine de vérité, de bonté et de beauté qui s'est formé à travers les siècles et qui a sa pierre angulaire en Jésus Christ. C'est à vous de renouveler et de développer ultérieurement ce patrimoine, en le libérant des nombreux mensonges et des laideurs qui le rendent souvent méconnaissable et provoquent en vous méfiance et déception. Sachez de toute façon que dans ce chemin difficile, vous n'êtes jamais seuls : non seulement vos parents, vos enseignants, vos prêtres, amis et formateurs sont proches de vous, mais surtout ce Dieu qui nous a créés et qui est l'hôte secret de notre cœur. Il éclaire notre intelligence, Il oriente bien notre liberté, que souvent nous ressentons fragile et inconstante, Il est la véritable espérance et le fondement solide de notre vie. Nous pouvons avoir confiance avant tout, en Lui.
Chers frères et sœurs, conclut Benoît XVI, à l'instant où je vous remet symboliquement la Lettre sur le devoir urgent de l'éducation, nous nous confions donc, tous ensemble, à Celui qui est notre véritable et unique Maître (cfr Mt 23.8), pour nous engager avec Lui, avec confiance et avec joie, dans cette merveilleuse entreprise qui est la formation et la croissance authentique des personnes. Avec ces sentiments et ces vœux, je vous accorde à tous ma Bénédiction.
Texte original du discours du Saint Père ► Italien
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Sources: www.vatican.va - (© traduction E.S.M.)
© Copyright 2007 du texte original - Libreria Editrice Vatican
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 24.02.2008 - T/Benoît XVI - T/ Famille - T. Jeunes
Posté le 23.01.2008 par auto23652
Lettre de Benoît XVI sur l'éducation :
trouver un juste équilibre entre la liberté et la discipline
Cité du Vatican, le 23 janvier 2008 - (E.S.M.) -
Au terme de la prière de l'Angélus de dimanche dernier, le Saint Père Benoît XVI a encouragé les responsables, les dirigeants, les professeurs, les parents et les élèves des écoles catholiques, venus à l’occasion de la Journée de l'école catholique du Diocèse de Rome, à persévérer, malgré les difficultés, dans l'important devoir de placer l'Évangile au centre du projet éducatif que appliqués à la formation intégrale de la personne humaine. Le Pape a consacré une Lettre spéciale à ce sujet.
Lettre de Benoît XVI sur l'éducation : trouver un juste équilibre entre la liberté et la discipline
Synthèse de la lettre du Saint-Père
Au terme de la prière de l'Angélus de dimanche dernier, le Saint Père Benoît XVI a encouragé les responsables, les dirigeants, les professeurs, les parents et les élèves des écoles catholiques, venus à l’occasion de la Journée de l'école catholique du Diocèse de Rome, à persévérer, malgré les difficultés, dans l'important devoir de placer l'Évangile au centre du projet éducatif que appliqués à la formation intégrale de la personne humaine. Le Pape a consacré une Lettre spéciale à ce sujet, lettre publiée aujourd'hui, s'adressant au diocèse de Rome (21 janvier) à propos de la mission éducative.
Le Saint-Père y reconnaît tout d'abord qu'éduquer est de plus en plus difficile. "C'est pourquoi on parle d'une crise éducative, face aux échecs que nous rencontrons souvent malgré tous nos efforts pour offrir une formation solide, pour former des personnes ouvertes aux autres et capables de donner un sens à leur propre vie. On parle aussi -écrit-il encore- d'une fracture inter générations qui est plutôt l'effet et non la cause d'un défaut de transmission des valeurs sûres".
Puis il signale la tentation de nombre de parents et professeurs de renoncer à leur mission, "et même leur incapacité à comprendre quel est leur rôle spécifique. Cette mentalité ou cette forme de culture conduisent à douter de la valeur de la personne, du sens de la vérité et du bien, de la bonté même de la vie". Face à des difficultés qui n'ont rien d'insurmontable, précise le Pape, il ne faut pas avoir peur. "Les plus grandes valeurs du passé ne peuvent être héritées facilement. Il faut les faire siennes, puis les raviver selon un choix personnel qui peut être difficile".
"Lorsque les fondements sont malmenés, les certitudes essentielles sont affaiblies. Il faut donc qu'ils s'expriment de manière claire. Il y a aujourd'hui un accroissement des attentes pour une éducation de qualité". Les parents comme les enseignants ont cette exigence et réclament la qualité éducative, "la société dans son ensemble et les jeunes eux-mêmes ne veulent pas être abandonnés face aux enjeux de la vie. Une éducation qui se limiterait à fournir des notions et des informations, laissant de côté les questions de la vérité, de celle qui peut guider la vie, ne serait" par conséquent pas digne de ce nom.
Le Saint-Père indique alors que le point le plus délicat de la mission éducative est la recherche d'un juste équilibre entre liberté et discipline, "le rapport éducatif étant avant tout la convergence de deux libertés car un bon enseignement est une préparation à l'usage correct de la liberté. Il faut donc accepter le risque de la liberté tout en étant attentif à aider" l'enfant à corriger idées et choix erronés. Mais l'éducation -écrit-il encore- ne saurait se passer du sérieux qui rend crédible l'exercice de l'autorité". Ce sérieux découle avant tout d'une cohérence de vie" et va de pair avec le sens de la responsabilité, "personnelle tout autant que partagée".
Puis Benoît XVI observe que "les orientations générales de notre société, comme l'image qu'elle donne d'elle-même dans les médias, ont une grande influence sur la formation des jeunes, en bien parfois, en mal souvent", rappelant que la société n'est pas une abstraction et que nous la composons!
Enfin le Pape évoque l'espérance, le sujet de sa dernière encyclique, pour dire qu'elle est l'âme de l'éducation. Il écrit que, "de nos jours, l'espérance est menacée de toute part, au point que nous risquons de redevenir comme les païens jadis des hommes sans espérance ni Dieu dans ce monde. Aux racines de la crise de l'éducation il y a une crise de confiance dans la vie", affirme Benoît XVI. "L'espérance tourné vers Dieu n'est jamais un espérance égoïste, pour soi seul, mais pour les autres. Elle ne nous isole pas mais nous rend solidaires dans le bien, nous encourage à éduquer et à nous éduquer les uns les autres à la vérité et à l'amour".
VIS 080123 (640)
Texte original de la lettre du Saint Père
VATICAN - Discours du Pape Benoît XVI à la Plénière de la Congrégation pour l’Education Catholique : « L’enseignement est l’expression de la charité du Christ, et est la première des œuvres de miséricorde spirituelle que l’Eglise est appelée à remplir »
Le lundi 21 janvier, le Pape Benoît XVI a reçu en audience les membres de l’Assemblée Plénière de la Congrégation pour l’Education Catholique ; dans son discours, le Saint-Père a déclaré que les thèmes sur lesquels réfléchira l’Assemblée étaient « de grand intérêt et de grande actualité » et que c’est vers eux que « l’Eglise accorde toute son attention, spécialement en ce moment historique ».
Le Saint-Père a notamment déclaré : « Depuis toujours, le secteur de l’éducation est particulièrement cher à l’Eglise, appelée à faire sienne la sollicitude du Christ… La Tradition a vu dans l’enseignement - et plus généralement dans l’éducation - une manifestation concrète de la miséricorde spirituelle, qui est une des premières œuvres d’amour que l’Eglise a la mission d’offrir à l’humanité ». Le Pape a poursuivi en ces termes : « combien il est opportun, plus que jamais, que, en ce temps qui est le nôtre, on réfléchisse sur la manière de rendre actuelle et efficace cette tâche apostolique de la Communauté ecclésiale, confiée aux Universités Catholiques, et de manière spéciale aux Facultés Ecclésiastiques ».
Passant en revue les questions à l’examen de l’Assemblée Plénière, le Saint-Père a cité en premier lieu la réforme des études ecclésiastiques de philosophie, « projet qui est arrivé désormais à la phase finale de son élaboration, dans laquelle on ne manquera pas de souligner la dimension métaphysique et sapientielle de la philosophie ». Il est donc « également utile de juger de l’opportunité d’une réforme de la Constitution apostolique ‘Sapientia Christiana’, qui est la grande charte des Facultés Ecclésiastiques et sert de base pour formuler les critères pour juger de la qualité de ces institutions. « L’école elle aussi doit s’interroger sur la mission qu’elle doit remplir dans le contexte social actuel, marqué par une crise évidente de l’éducation. L’école catholique, qui a comme mission première de former l’élève selon une vision anthropologique intégrale, tout en étant ouverte à tous, et en respectant l’identité de chacun, ne peut pas ne pas proposer sa propre perspective d’éducation, humaine et chrétienne ». Le nouveau défi, rendu plus urgent par la globalisation et par le pluralisme, est déterminé par la rencontre « des religions et des cultures dans la recherche commune de la vérité… parce que toutes les cultures authentiques sont orientées vers la vérité de l’homme et vers son bien. C’est pourquoi, les hommes provenant de cultures différentes peuvent se parler, se comprendre au-delà des distances spatiales et temporelles, parce que, dans le cœur de chaque personne, habitent les mêmes grandes aspirations au bien, à la justice, à la vérité, à la vie et à l’amour ».
Une autre question à l’étude de l’Assemblée Plénière est la réforme de la « Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis » pour les séminaires. « L’atmosphère actuelle de la société, avec l’influence massive des médias et l’extension du phénomène de la globalisation, a profondément changé. Il semble ainsi nécessaire de s’interroger sur l’opportunité de la réforme de la ‘Ration Fundamentalis’, qui devra souligner l’importance d’une articulation correcte des différentes dimensions de la formation sacerdotale dans la perspective de l’Eglise-Communion, en suivant les indications du Concile Vatican II. Cela implique une solide formation dans la foi de l’Eglise, une authentique familiarité avec la Parole révélée, donnée par Dieu à son Eglise ».
A propos de la formation des futurs prêtres, le Pape Benoît XVI a insisté sur le fait qu’elle devra offrir des orientations pour dialoguer avec les cultures contemporaines ; la formation humaine et culturelle doit être renforcée « même avec l’aide des sciences modernes » ; il faut en outre « une formation adéquate pour la vie spirituelle, qui rende les communautés chrétiennes, et en particulier les paroisses, toujours plus conscientes de leur vocation, et capables de répondre de manière adéquate à la demande de spiritualité qui provient spécialement des jeunes ». Enfin, le soin des vocations, spécialement des vocations au sacerdoce et à la vie consacrée, qui « concerne la Communauté ecclésiale tout entière : les Evêques, les prêtres, les consacrés, mais aussi leurs familles et les paroisses ». (S.L.)
► Benoît XVI souligne le devoir important confié à l'école catholique - 21.01.08
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Sources: www.vatican.va- E.S.M.
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Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 23.01.2008 - BENOÎT XVI
Posté le 22.01.2008 par auto23652
Mysterium Fidei, Missel de nos enfants
Livres - Livres pour enfants
20-01-2008
Abbé Dominique Rousseau, Mysterium Fidei, Missel de nos enfants, 2007,
École Sainte-Marie, 112 pages, 14 Euros.
Préface de l'abbé Régis de Cacqueray - FSSPX.
Recension de Patrice Paulé
C'est là vraiment un ouvrage qu'il convient de tirer de l'anonymat dans lequel le condamne les conditions de sa diffusion. En effet, publié par une école catholique hors contrat et à compte d'auteur, on peut craindre qu'il ne rencontre pas tout le succès qu'il mérite faute d'une publicité adéquate. Ce serait vraiment dommage car, Mysterium Fidei, Missel de nos enfants est de loin le meilleur missel pour enfant qu'il m'ait été donné d'avoir jusqu'à présent entre les mains.
C'est à la messe que j'ai découvert ce très bon petit ouvrage, à l'occasion d'un regard oblique sur un petit garçon qui l'utilisait pour suivre... Et combien il avait raison le bambin de s'appuyer sur ce support ! En effet, tout y est conçu dans un souci pédagogique :
En premier lieu, l'ouvrage est un condensé à l'usage des jeunes chrétiens. Le plan reprend la journée type du chrétien (prières du matin, messe, exercices de piété, examen de conscience, prières du soir). On ne peut indiquer de fourchette d'âge, même si la préface renvoie à la communion privée, car ce livre peut être aussi utilisé avec profit par des chrétiens néophytes plus agés tant sa présentation est claire et attrayante.
On y retrouve les principales prières en latin (Angelus, Regina cæli) et en français (Notre Père, Je vous salue Marie, Actes de Foi, d'Espérance, de Charité...) dans leur traduction traditionnelle. Vous échapperez donc aux traductions douteuses des années 70. De même, les illustrations présentent l'église idéale, préservée du vandalisme post-conciliaire. Le prêtre porte les ornements sacerdotaux sur soutane et surplis, les servants sont en soutanelle. Les deux enfants qui servent de fil conducteur, et qui montrent quelle attitude adopter, sont vêtus selon les règles de la modestie chrétienne ; c’est-à-dire sans négligence ni recherche excessive. Ils sont à la messe avant tout pour Dieu. Quant aux exercices de piété, pas d'innovations récentes : le Rosaire compte ses 15 mystères et le Chemin de Croix ses 14 stations.
L'ordinaire – de la forme extraordinaire – de la messe est très judicieusement présenté par un système de renvois de couleur qui permettent facilement de se repérer. Là, figurent les rubriques en latin avec leur traduction sur la même page, avec quelques exemples tirés du Propre ou une présentation rapide au moment où ces prières s'intercalent dans le Commun de la messe.
Les illustrations de cette partie de l'ouvrage consacrée à la messe sont particulièrement didactiques. On « voit » ce qui se passe à l'autel sans pour autant négliger la dimension surnaturelle. On trouvera ici la reproduction de la double page du livre se rapportant à la consécration du Très Précieux Sang qui montre bien comment le lien entre les actions du prêtre et leur portée surnaturelle est mis en évidence.
De même, l'implication spirituelle de la personne assistant à la messe n'est pas négligée. Déjà par les explications données tout au long du déroulement du Saint Sacrifice qui donnent des clefs permettant de comprendre la signification de ce qui se passe à l'autel. Ensuite par des développements spirituels qui interpellent le lecteur. On soulignera la présence de prières d'action de grâce adaptées aux enfants. L'examen de conscience est très approfondi et semble reposer sur une bonne connaissance des travers auxquels les enfants peuvent être conduits à succomber. On appréciera la présentation d'une méthode pour se confesser... qui peut guider les adultes se confessant depuis peu.
En définitive, Mysterium Fidei, Missel de nos enfants est un très bon livre qui joint à un texte de qualité une présentation soignée dans ses plus infimes détails (le papier servant à la reliure est parsemé de fleurs de lys d'or, la reliure est conçue pour résister aux plus terribles lecteurs...). L'iconographie, tout imprégnée d'un authentique esprit catholique, est remarquable de fraîcheur. On sent que l'illustratrice, qui a souhaité conservé l'anonymat, a travaillé avec Foi et qu'elle connaît très bien les enfants.
Bref, c'est LE livre à offrir à Noël. À vos enfants pour suivre la messe. À des enfants qui ne connaissent pas la messe afin de leur faire découvrir la profondeur de la Vraie Religion. C'est un support unique pour tous les catéchistes pour faire comprendre et aimer le Saint Sacrifice de la messe.
Patrice Paulé
Ouvrage à commander à : École Sainte-Marie, Le Bois Martin, 35430 Saint-Père – France
Tel : 0299588907 Fax : 0299582304
Prix à l'unité 14 Euros + 5,62 Euros de port
Conditions spéciales pour commandes à partir de 3 exemplaires (écoles, catéchisme, chapelles...)
Règlements à l'ordre de : Ecole Sainte-Marie
Una Voce