Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Actualité (94)
· Avortement (4)
· Benoît XVI en Afrique (19)
· Benoît XVI en Terre Sainte (9)
· Carême (53)
· Chants grégoriens (14)
· Chants liturgiques (90)
· Docteurs et Saints de l'Eglise (87)
· Doctrine (141)
· Exégèse (51)
· La foi (23)
· La foi et les enfants (4)
· La laïcité (4)
· La prière (12)
· Les Anges et les Archanges (4)
· Les évangélistes (3)
· Les Evangiles (550)
· Les livres de la Bible (5)
· Liturgie (84)
· Morale chrétienne (47)
· Motu proprio (44)
· Oecuménisme (6)
· Oeuvres caritatives (1)
· Ordo misae (100)
· Ordres religieux (16)
· Pourquoi le latin? (2)
· Prières (26)
· Psaumes (22)
· Réponses aux commentaires (2)
· Théologie (23)
· Toussaint: la Fête de tous les Saints (11)
· Tradition (21)
· Vierge Marie (11)
· Vocation et séminaire (16)

Rechercher
Derniers commentaires

merci pour toutes les graces! j,en découvre et je suis heureuse!!...
(Voir la suite)
Par Elisa ., le 20.10.2009

que saint michel arcange nous protéges dans les combats de la nuit amen...
(Voir la suite)
Par michel+++, le 08.10.2009

que saint michel archange nous défends dans les comdats de la nuit...
(Voir la suite)
Par michel , le 04.10.2009

maman chérie je t invoque afin que tu puisse entendre mes prieres et que tu intercede pour ma famille mon fils...
(Voir la suite)
Par REGENT, le 26.09.2009

mike le 26/09/09 notre dame de guadeloupe je vous demande de bien vouloir m aider a trouver un travail je souf...
(Voir la suite)
Par REGENT, le 26.09.2009

vierge de guadaloupe je te demande de demander au seigneur de me benie le fruit de mes entrailles merc i...
(Voir la suite)
Par Guirlene, le 17.09.2009

seigneur tu es mon berger et je sais que tu me guide je te laisse mes soucies entre tes mains seul toi tu sais...
(Voir la suite)
Par suzanne, le 15.09.2009

mamie cherie, intercede pour nous cela fais 2 semaines on attends qu'on nous appelle pour le training. fais qu...
(Voir la suite)
Par Derly, le 27.08.2009

mon seigneur et sauveur jesus christ,toi qui a souffert pour nous sauveur,aie pitie de nous,delivre nous de no...
(Voir la suite)
Par lily+correy, le 19.08.2009

cet article est un tissu de contre vérité, exemple ce passage entre parenthèses qui n'existe pas dans le texte...
(Voir la suite)
Par Concile Vatican 2, le 17.08.2009

Articles les plus lus

· Que dit la Bible sur le partage et la pauvreté ?
· Nouveau site consacré au chant grégorien
· Exposition de la dépouille de Padre Pio
· La messe des défunts selon le rite Tridentin
· Le Pape Benoît XVI

· Neuvaine à notre Dame de Guadeloupe
· Vierge de Guadeloupe
· Messe àla Basilique de Lisieux
· Mercredi des Cendres, par lequel commencera le Carême
· FETE DE LA TOUSSAINT
· Présentation de l'Enfant-Jésus au Temple
· Le pape Benoît XVI célèbre la Sainte Messe versus ad orientem
· Prologue de Saint Jean
· Rorate caeli
· Lettre de Benoît XVI au président de la Conférence épiscopale du Kenya

Voir plus 

Statistiques

Date de création : 08.07.2007
Dernière mise à jour : 07.11.2009
1641 articles


Blogs et sites préférés

· Maran Atha.it
· LES PRIÈRES CATHOLIQUES
· Monastère Saint Benoit, à São Paulo.
· Motu Proprio dans le Voironnais
· Abbaye Sainte Madeleine du Barroux
· Saint thomas d'Aquin
· Quicumque
· Prieuré Notre Dame de Béthléem
· Prières usuelles
· Prières pour se défendre du malin

Voir plus


Actualité

Programme de la visite officielle au Cameroun et en Angola

Publié le 15/03/2009 à 12:00 par auto23652


Monseigneur Simon Victor Tonyé Bakot, Archevêque de Yaoundé



PROGRAMME DE LA VISITE OFFICIELLE ET PASTORALE AU CAMEROUN ET EN ANGOLA DE
SA SAINTETE LE PAPE BENOIT XVI

(17 AU 23 MARS 2009)

Mardi 17 mars :
10h 00: Départ en avion de l'aéroport international de Fiumicino-Rome.
16h 00 : Arrivée du Saint-Père à l'aéroport international de Nsimalen-Yaoundé

Cérémonie de bienvenue à l’aéroport international Nsimalen de Yaoundé

Discours du Président de la République
Discours du Saint-Père
Présentation des Corps Constitués et des Évêques du Cameroun.

Mercredi 18 mars:
10h 00 : Visite de courtoisie au Président de la République au Palais de l'Unité.

11h 15 : Rencontre avec les évêques du Cameroun dans l'église de la Paroisse « Christ Roi » de Tsinga-Yaoundé

12h 45 : Déjeuner avec les Évêques du Cameroun et la Suite Pontificale à la Nonciature Apostolique

16h 45 : Célébration des vêpres avec les évêques, les prêtres, les religieux, les religieuses, les diacres, les mouvements ecclésiaux et les représentants des autres confessions chrétiennes du Cameroun à la Basilique« Marie Reine des Apôtres» à - Discours du Saint-Père

Jeudi 19 mars: Fête de Saint Joseph
08h 45 : Rencontre avec les représentants de la communauté musulmane du Cameroun à la Nonciature Apostolique de Yaoundé.
Discours du Saint-Père

10h 00: Messe solennelle à l'occasion de la publication de l'Instrumentum Laboris de la Seconde Assemblée Spéciale du Synode des Évêques pour l'Afrique au Stade Amadou Ahidjo en présence des Représentants des Conférences Épiscopales Nationales d'Afrique.
Homélie du Saint-Père

16h 30 : Rencontre avec le monde de la souffrance au Centre Cardinal Léger-CNRH (Centre National de Réhabilitation des Handicapés)
Discours du Saint-Père

18h 30 : Rencontre avec les membres du conseil spécial pour l'Afrique du synode des évêques à la Nonciature Apostolique
Discours du Saint-Père

19 h 30 : Dîner avec les membres du Conseil Spécial pour l'Afrique du Synode des Évêques, les Cardinaux et les Évêques de la Suite pontificale.

Vendredi 20 mars:
10h 00 : Cérémonies de congé à l'aéroport international de Nsimalen- Yaoundé

Discours du Président de la République
Discours du Saint-Père

10h 30 : Départ de l'aéroport international de Nsimalen-Yaoundé pour l'aéroport international de Luanda.

Cérémonie de bienvenue à l’aéroport international 4 de Fevereiro de Luanda
Discours du Saint-Père

Rencontre avec les autorités politiques et civiles ainsi que le corps diplomatique au Palais présidentiel de Luanda
Discours du Saint-Père

Rencontre avec les évêques de l'Angola et São Tomé dans la chapelle de la nonciature apostolique de Luanda
Discours du Saint-Père

Samedi 21 mars Messe avec les évêques, prêtres, religieux et religieuses, les mouvements des laïcs et des catéchistes d'Angola et de São Tomé, à l'Église de São Paulo (Saint Paul), à Luanda.
Homélie du Saint-Père

Rencontre avec les jeunes au Stade dos Coqueiros de Luanda à 16h
Discours du Saint-Père

Dimanche 22 mars Messe avec les évêques de l’I.M.B.I.S.A. (Interregional Meeting of Bishops of Southern Africa) sur l'esplanade de Cimangola à Luanda
Homélie du Saint-Père

Prière de l'Angelus Domini sur l'esplanade de Cimangola à Luanda
Paroles du Saint-Père

Rencontre avec les mouvements catholiques pour la promotion de la femme dans la paroisse de Santo António di Luanda (22 mars 2009)
Discours du Saint-Père

Lundi 23 mars Au dernier jour de sa visite, le souverain pontife célébrera une messe privée à la Chapelle de la Nonciature apostolique avant son départ, dans la matinée pour Rome.
Cérémonie de congé à l’aéroport international 4 de Fevereiro de Luanda
Discours du Saint-Père


Nous devons éliminer la culture de l’égoïsme et de la corruption

Publié le 05/02/2009 à 12:00 par auto23652
Nous devons éliminer la culture de l’égoïsme et de la corruption
Le cardinal Njue


Le 05 février 2009 - (E.S.M.) - Le cardinal Njue a rappelé l’engagement de l’Eglise pour la transformation sociale du Kenya, sur la base des valeurs de l’Evangile. Dans une société qui tend à “la violence, la corruption, aux inégalités, aux injustices de tous types et au tribalisme, l’Eglise catholique continuera, “à travers la Commission Justice et Paix, à former les consciences, à être du côté de la Vérité, de la justice et de la réconciliation”.
Le cardinal Njue

Kenya - Le cardinal Njue : “Nous devons éliminer la culture de l’égoïsme et de la corruption

Plus de 10 millions de Kenyans souffrent de malnutrition ; le cardinal Njue : “Nous devons éliminer la culture de l’égoïsme et de la corruption qui a provoqué la crise en rehaussant artificiellement les prix”

Le 05 février 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - “Tout en reconnaissant le fait qu’il n’y a pas eu assez de pluie dans beaucoup de parties du pays, nous sommes aussi conscients du fait que si nous avions pris toutes les mesures adéquates, programmées à l’avance, nous aurions mis un frein au vice de l’avidité, de l’égoïsme, et nous aurions eu la volonté politique d’éliminer la culture de la corruption, et aucune vie ne serait en danger à cause de la faim”, a affirmé le cardinal John Njue, archevêque de Nairobi et président de la Conférence épiscopale du Kenya.

“La perte de vies humaines et le niveau de pauvreté élevé dans ce pays sont une grande préoccupation pour l’Eglise catholique au Kenya”. Selon le gouvernement, plus de 10 millions de Kenyans souffrent de la faim. L’Eglise au Kenya dénonce depuis longtemps la spéculation qui a provoqué une augmentation artificielle des prix des aliments . La Caritas a lancé un programme urgent pour aider plus de 4 millions de personnes, celles qui se trouvent dans une situation urgente grave.

Cette nouvelle dénonciation du cardinal Njue est advenue durant la présentation du plan stratégique national quinquennal de la Conférence épiscopale du Kenya. Plusieurs évêques ont participé à la cérémonie. “Je voudrais souligner que ce plan stratégique n’est pas seulement fait d’objectifs, d’activités et d’indicateurs de prestations à fournir. Il s’agit d’une rencontre entre le bénéficiaire et l’Eglise qui invite le destinataire à se sentir aimé, soigné, respecté comme une personne créée à l’image et à la ressemblance de Dieu et qui jouit de la liberté, de la joie, de la paix des enfants de Dieu”.

Le cardinal Njue a rappelé l’engagement de l’Eglise pour la transformation sociale du Kenya, sur la base des valeurs de l’Evangile. Dans une société qui tend à “la violence, la corruption, aux inégalités, aux injustices de tous types et au tribalisme, l’Eglise catholique continuera, “à travers la Commission Justice et Paix, à former les consciences, à être du côté de la Vérité, de la justice et de la réconciliation”.

Suite aux violences post-électorales de l’an dernier, l’unité nationale du Kenya est en danger, a affirmé le cardinal qui a assuré que “l’Eglise catholique continuerait à travailler pour l’unité dans notre pays et notre population, à tout prix”.

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=0502096_card_njue


Sources : www.vatican.va (L.M.) - E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 05.02.2009 - T/Afrique

Communiqué de Presse de S.E. Mgr Fellay

Publié le 28/01/2009 à 12:00 par auto23652
Communiqué de Presse de S.E. Mgr Fellay
Communiqué de Presse de S.E. Mgr Fellay, Supérieur Général de la Fraternité Saint-Pie X

Nous avons eu connaissance d’une interview accordée par Monseigneur Richard Williamson, membre de notre Fraternité Saint-Pie X, à la télévision suédoise. Dans cette interview, celui-ci s’exprime sur des questions historiques, en particulier sur la question du génocide juif par les national-socialistes.

Il est évident qu’un évêque catholique ne peut parler avec une autorité ecclésiastique que sur des questions concernant la foi et la morale. Notre Fraternité ne revendique aucune autorité sur les autres questions. Sa mission est la propagation et la restauration de la doctrine catholique authentique, exposée dans les dogmes de la foi. C’est pour ce motif que nous sommes connus, acceptés et estimés dans le monde entier.

C’est avec une grande peine que nous constatons combien la transgression de ce mandat peut porter tort à notre mission. Les affirmations de Mgr Williamson ne reflètent en aucun cas la position de notre société. C’est pourquoi je lui ai interdit, jusqu’à nouvel ordre, toute prise de position publique sur des questions politiques ou historiques.

Nous demandons pardon au Souverain Pontife, et à tous les hommes de bonne volonté, pour les conséquences dramatiques d’un tel acte. Bien que nous reconnaissions l’inopportunité de ces propos, nous ne pouvons que constater avec tristesse qu’ils atteignent directement notre Fraternité dans le but de discréditer sa mission.

Cela nous ne pouvons l’admettre et nous déclarons que nous continuerons de prêcher la doctrine catholique et de dispenser les sacrements de la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Menzingen, le 27 janvier 2009
+ Bernard Fellay Supérieur Général

Mgr Fellay remercie le pape Benoît XVI

Publié le 26/01/2009 à 12:00 par auto23652
Mgr Fellay remercie le pape Benoît XVI
Mgr Fellay remercie le pape Benoît XVI

Communiqué du Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

L’excommunication des évêques sacrés par S. Exc. Mgr Marcel Lefebvre le 30 juin 1988, qui avait été déclarée par la Congrégation pour les évêques par un décret du 1er juillet 1988 et que nous avons toujours contestée, a été retirée par un autre décret de la même Congrégation en date du 21 janvier 2009, sur mandat du pape Benoît XVI.

Nous exprimons notre gratitude filiale au Saint Père pour cet acte qui, au delà de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, sera un bienfait pour toute l’Eglise. Notre Fraternité souhaite pouvoir aider toujours plus le pape à porter remède à la crise sans précédent qui secoue actuellement le monde catholique, et que le pape Jean-Paul II avait désignée comme un état d’« apostasie silencieuse ».

Outre notre reconnaissance envers le Saint Père, et envers tous ceux qui l’ont aidé à poser cet acte courageux, nous sommes heureux que le décret du 21 janvier envisage comme nécessaires des “entretiens” avec le Saint-Siège, entretiens qui permettront à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X d’exposer les raisons doctrinales de fond qu’elle estime être à l’origine des difficultés actuelles de l’Eglise.

Dans ce nouveau climat, nous avons la ferme espérance d’arriver bientôt à la reconnaissance des droits de la Tradition catholique.

Menzingen, le 24 janvier 2009
+ Bernard Fellay

Le retrait du Décret d'excommunication

Publié le 25/01/2009 à 12:00 par auto23652
Le retrait du Décret d'excommunication
Monsigneur Bernard Fellay

Le retrait du Décret d'excommunication des évêques de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X

La Congrégation pour les Evêques vient de publier le Décret faisant cesser l'excommunication des quatre évêques de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Voici le texte:


Congrégation pour les Évêques

Décret

Par la lettre du 15 décembre 2008 adressée à Son Éminence, le Cardinal Dario Castrillón de Hoyos, Président de la Commission Pontificale Ecclesia Dei, Mgr Bernard Fellay, en son nom ainsi qu'au nom des trois autres Évêques consacrés le 30 juin 1988, sollicitait de nouveau la levée de l'excommunication lætesententiæ formellement déclarée par Décret du Préfet de cette même Congrégation pour les Évêques en date du 1er juillet 1988. Dans la lettre ci-mentionnée, Mgr Fellay affirme, entre autre : « Nous sommes aussi toujours bien ancrés dans la volonté de rester catholiques et de mettre toutes nos forces au service de l'Église de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui est l'Église catholique romaine. Nous acceptons son enseignement filialement. Nous croyons fermement à la Primauté de Pierre et à ses prérogatives et c'est pourquoi la situation actuelle nous fait d'autant plus souffrir ».

Sa Sainteté Benoît XVI - paternellement sensible au malaise spirituel manifesté par les intéressés à cause de la sanction d'excommunication et confiant dans l'engagement exprimé par eux dans la lettre citée de n'épargner aucun effort pour approfondir dans les nécessaires colloques avec les Autorités du Saint-Siège a décidé de reconsidérer la situation canonique des Évêques Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Galarreta relative à leur consécration épiscopale. les questions encore ouvertes, et de pouvoir ainsi parvenir rapidement à une pleine et satisfaisante solution du problème posé à l'origine -

Cet acte exprime le désir de consolider les relations réciproques de confiance, d'intensifier et de rendre stables les rapports de la Fraternité Saint-Pie X avec le Siège Apostolique. Ce don de paix, au terme des célébrations de Noël, se veut aussi un signe pour promouvoir l'unité dans la charité de l'Église universelle et, par là, enlever le scandale de la division.

En souhaitant que ce pas soit suivi sans tarder de la pleine communion avec l'Église de toute la Fraternité Saint-Pie X, en témoignage d'une vraie fidélité et d'une vraie reconnaissance du Magistère et de l'autorité du Pape par la preuve de l'unité visible.

Selon les facultés qui m'ont été expressément concédées par le Saint Père Benoît XVI, en vertu du présent Décret, je remets aux Évêques Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Galarreta la censure d'excommunication læte sententiæ déclarée par cette Congrégation le 1er juillet 1988, ainsi que je déclare privé d'effets juridiques, à partir de la date d'aujourd'hui, le Décret publié à cette époque.



Rome, de la Congrégation pour les Évêques, le 21 janvier 2009.


Card. Giovanni Battista Re

Préfet de la Congrégation pour les Évêques

les voeux de Benoît XVI au Président des USA

Publié le 22/01/2009 à 12:00 par auto23652
les voeux de Benoît XVI au Président des USA
Le président des Etats-Unis Barack Obama -

Le pape Benoît XVI adresse ses vœux au Président Barack Obama

Le 20 janvier 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Nous publions ci-dessous le télégramme que le Saint Père Benoît XVI a envoyé au 44e Président des Etats Unis d'Amérique Monsieur Barack Obama, à l’occasion de son investiture à la Maison Blanche :

Télégramme du Saint-Père

A l'honorable Barack Obama
Président des Etats-Unis d'Amérique
Maison Blanche
WASHINGTON, D.C.

À l'occasion de votre investiture en tant que quarante-quatrième président des Etats-Unis d'Amérique, je formule mes vœux les plus cordiaux ainsi que l'assurance de mes prières que Dieu tout puissant vous procure la sagesse et une force inébranlable dans l'exercice de vos hautes responsabilités. Que les américains puissent sous votre présidence continuer à trouver dans leur impressionnant héritage religieux et politique, les valeurs spirituelles et les principes éthiques nécessaires pour coopérer à la construction d'une société juste et libre, marquée par le respect de la dignité, l'égalité et les droits de chacun de ses membres, particulièrement les pauvres, les exclus et ceux qui n'ont pas de voix. En ce moment où tant de nos frères et sœurs aspirent dans le monde entier à la libération du fléau de la pauvreté, de la faim et de la violence, je prie pour que vous soyez confirmé dans votre résolution à promouvoir la compréhension, la coopération et la paix parmi les nations, de sorte que tous prennent part au festin de la vie que Dieu a préparé pour la famille humaine tout entière (Isaie 25,6-7). J'invoque bien volontiers les bénédictions de joie et de paix du Seigneur sur vous et votre famille et sur tous les américains.

Texte original du discours du Saint Père ► Anglais © traduction E.S.M.)

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=2001097_obama



Le pape Benoît XVI avait adressé le 5 novembre dernier un message de félicitations à Barack Obama et sa famille et avait défini son élection d’une occasion historique, au lendemain de sa victoire. Le président élu avait ensuite téléphoné au Saint-Père Benoît XVI le 12 novembre pour le remercier.

***

Discours d'investiture de Barak Obama : le texte intégral
► Dieu et la Nation américaine sont les deux mots phare des discours du Président Obama

Chers compatriotes

Je suis ici devant vous aujourd'hui empli d'un sentiment d'humilité face à la tâche qui nous attend, reconnaissant pour la confiance que vous m'avez témoignée et conscient des sacrifices consentis par nos ancêtres.

Je remercie le président Bush pour ses services rendus à la nation ainsi que pour la générosité et la coopération dont il a fait preuve tout au long de cette passation de pouvoirs.

Quarante-quatre Américains ont maintenant prêté le serment présidentiel. Ils l'ont fait alors que gonflait la houle de la prospérité sur les eaux calmes de la paix. Mais il arrive de temps à autre que ce serment soit prononcé alors que s'accumulent les nuages et que gronde la tempête.

Dans ces moments, l'Amérique a gardé le cap, non seulement en raison de l'habileté ou de la vision de ses dirigeants, mais aussi parce que Nous le Peuple, sommes demeurés fidèles aux idéaux de nos ancêtres et à notre constitution.

Ainsi en a-t-il toujours été. Ainsi doit-il en être pour la présente génération d'Américains.

Nul n'ignore que nous sommes au beau milieu d'une crise. Notre nation est en guerre contre un vaste réseau de violence et de haine. Notre économie est gravement affaiblie, conséquence de la cupidité et de l'irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à faire des choix difficiles et à préparer la nation à une nouvelle ère.

Des gens ont perdu leur maison ou leur emploi, des entreprises ont dû fermer leurs portes. Notre système de santé coûte trop cher. Nos écoles laissent tomber trop d'enfants et chaque jour apporte de nouvelles preuves que la façon dont nous utilisons l'énergie renforce nos adversaires et menace notre planète.

Ce sont les signes de la crise en termes statistiques. Mais, si elle n'est pas aussi tangible, la perte de confiance dans tout le pays n'en est pas moins profonde, nourrie de la crainte tenace que le déclin de l'Amérique soit inévitable et que la prochaine génération doive diminuer ses ambitions.

Je vous dis aujourd'hui que les défis auxquels nous faisons face sont réels. Ils sont importants et nombreux. Nous ne pourrons les relever facilement ni rapidement. Mais, sache le, Amérique, nous le relèverons.

En ce jour, nous sommes réunis car nous avons préféré l'espoir à la peur, la volonté d'agir en commun au conflit et à la discorde.

En ce jour nous proclamons la fin des doléances mesquines et des fausses promesses, des récriminations et des dogmes éculés qui ont pendant trop longtemps étouffé notre vie politique.

Nous demeurons une jeune nation. Mais pour reprendre les mots de la Bible, le temps est venu de se défaire des enfantillages. Le temps est venu de réaffirmer la force de notre caractère, de choisir la meilleure part de notre histoire, de porter ce précieux don, cette noble idée transmise de génération en génération: la promesse de Dieu que nous sommes tous égaux, tous libres et que nous méritons tous la chance de prétendre à une pleine mesure de bonheur.

Nous réaffirmons la grandeur de notre nation en sachant que la grandeur n'est jamais donnée mais se mérite. Dans notre périple nous n'avons jamais emprunté de raccourcis et ne nous sommes jamais contentés de peu. Cela n'a jamais été un parcours pour les craintifs, ceux qui préfèrent les loisirs au travail ou ne recherchent que la richesse ou la célébrité.

Au contraire, ce sont plutôt ceux qui ont pris des risques, qui ont agi et réalisé des choses - certains connus, mais le plus souvent des hommes et des femmes anonymes - qui nous ont permis de gravir le long et rude chemin vers la prospérité et la liberté.

Pour nous, ils ont rassemblé leurs maigres possessions et traversé des océans en quête d'une vie nouvelle.

Pour nous, ils ont trimé dans des ateliers de misère et colonisé l'Ouest. Ils ont connu la morsure du fouet et la dureté du labeur de la terre. Pour nous, ils se sont battus et sont morts dans des lieux comme Concord et Gettysburg, en Normandie ou à Khe-Sanh.

A maintes reprises ces hommes et ces femmes se sont battus, se sont sacrifiés, ont travaillé à s'en user les mains afin que nous puissions mener une vie meilleure. Ils voyaient en l'Amérique quelque chose de plus grand que la somme de leurs ambitions personnelles, que toutes les différences dues à la naissance, la richesse ou l'appartenance à une faction.

C'est la voie que nous poursuivons aujourd'hui. Nous demeurons la nation la plus prospère, la plus puissante de la Terre. Nos travailleurs ne sont pas moins productifs qu'au début de la crise. Nos esprits ne sont pas moins inventifs, nos biens et services pas moins demandés que la semaine dernière, le mois dernier ou l'an dernier. Nos capacités demeurent intactes. Mais il est bien fini le temps de l'immobilisme, de la protection d'intérêts étroits et du report des décisions désagréables.

A partir d'aujourd'hui, nous devons nous relever, nous épousseter et reprendre la tâche de la refondation de l'Amérique.

Où que nous regardions, il y a du travail. L'état de l'économie réclame des gestes audacieux et rapides. Et nous agirons - non seulement pour créer de nouveaux emplois mais pour jeter les fondations d'une nouvelle croissance. Nous allons construire les routes et les ponts, les réseaux électriques et numériques qui alimentent notre commerce et nous unissent.

Nous redonnerons à la science la place qu'elle mérite et utiliserons les merveilles de la technologie pour accroître la qualité des soins de santé et diminuer leur coût.

Nous dompterons le soleil, le vent et le sol pour faire avancer nos automobiles et tourner nos usines. Nous transformerons nos écoles et nos universités pour répondre aux exigences d'une ère nouvelle. Nous pouvons faire tout cela et nous le ferons.

Cela dit, il y a des gens pour s'interroger sur l'ampleur de nos ambitions, et suggérer que notre système n'est pas capable de faire face à trop de grands projets à la fois. Ils ont la mémoire courte. Ils ont oublié ce que ce pays a déjà accompli, ce que des hommes et des femmes libres peuvent réaliser quand l'imagination sert un objectif commun et que le courage s'allie à la nécessité.

Ce que les cyniques ne peuvent pas comprendre, c'est que le sol s'est dérobé sous leurs pieds et que les arguments politiques rancis auxquels nous avons eu droit depuis si longtemps, ne valent plus rien. La question aujourd'hui n'est pas de savoir si notre gouvernement est trop gros ou trop petit, mais s'il fonctionne - s'il aide les familles à trouver des emplois avec un salaire décent, à accéder à des soins qu'ils peuvent se permettre et à une retraite digne. Là où la réponse à cette question est oui, nous continuerons. Là où la réponse est non, nous mettrons un terme à des programmes.

Et ceux d'entre nous qui gèrent les deniers publics seront tenus de dépenser avec sagesse, de changer les mauvaises habitudes, de gérer en pleine lumière - c'est seulement ainsi que nous pourrons restaurer l'indispensable confiance entre un peuple et son gouvernement.

La question n'est pas non plus de savoir si le marché est une force du bien ou du mal. Sa capacité à générer de la richesse et à étendre la liberté est sans égale. Mais cette crise nous a rappelé que sans surveillance, le marché peut devenir incontrôlable, et qu'une nation ne peut prospérer longtemps si elle ne favorise que les plus nantis. Le succès de notre économie n'est pas uniquement fonction de la taille de notre produit intérieur brut. Il dépend aussi de l'étendue de notre prospérité, de notre capacité à donner une chance à ceux qui le veulent - non par charité mais parce que c'est la meilleure voie vers le bien commun.

En ce qui concerne notre défense à tous, nous rejettons l'idée qu'il faille faire un choix entre notre sécurité et nos idéaux. Nos Pères fondateurs, face à des périls que nous ne pouvons que difficilement imaginer, ont mis au point une charte pour assurer la prééminence de la loi et les droits de l'Homme, une charte prolongée par le sang de générations. Ces idéaux éclairent toujours le monde, et nous ne les abandonnerons pas par commodité.

A tous les peuples et les gouvernants qui nous regardent aujourd'hui, depuis les plus grandes capitales jusqu'au petit village où mon père est né : sachez que l'Amérique est l'amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à nouveau à jouer notre rôle dirigeant.

Rappelez-vous que les précédentes générations ont fait face au fascisme et au communisme pas seulement avec des missiles et des chars, mais avec des alliances solides et des convictions durables. Elles ont compris que notre puissance ne suffit pas à elle seule à nous protéger et qu'elle ne nous permet pas d'agir à notre guise. Au lieu de cela, elles ont compris que notre puissance croît lorsqu'on en use prudemment; que notre sécurité découle de la justesse de notre cause, la force de notre exemple et des qualités modératrices de l'humilité et de la retenue.

Nous sommes les gardiens de cet héritage. Une fois de plus guidés par ces principes, nous pouvons répondre à ces nouvelles menaces qui demandent un effort encore plus grand, une coopération et une compréhension plus grande entre les pays.

Nous allons commencer à laisser l'Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement gagnée en Afghanistan. Avec de vieux amis et d'anciens ennemis, nous allons travailler inlassablement pour réduire la menace nucléaire et faire reculer le spectre du réchauffement de la planète.

Nous n'allons pas nous excuser pour notre façon de vivre, ni hésiter à la défendre, et pour ceux qui veulent faire avancer leurs objectifs en créant la terreur et en massacrant des innocents, nous vous disons maintenant que notre résolution est plus forte et ne peut pas être brisée; vous ne pouvez pas nous survivre et nous vous vaincrons.

Nous savons que notre héritage multiple est une force, pas une faiblesse.

Nous sommes un pays de chrétiens et de musulmans, de juifs et d'hindous, et d'athées. Nous avons été formés par chaque langue et civilisation, venues de tous les coins de la Terre. Et parce que nous avons goûté à l'amertume d'une guerre de Sécession et de la ségrégation, et émergé de ce chapitre plus forts et plus unis, nous ne pouvons pas nous empêcher de croire que les vieilles haines vont un jour disparaître, que les frontières tribales vont se dissoudre, que pendant que le monde devient plus petit, notre humanité commune doit se révéler, et que les Etats-Unis doivent jouer leur rôle en donnant l'élan d'une nouvelle ère de paix.

Au monde musulman: nous voulons trouver une nouvelle approche, fondée sur l'intérêt et le respect mutuels. A ceux parmi les dirigeants du monde qui cherchent à semer la guerre, ou faire reposer la faute des maux de leur société sur l'Occident, sachez que vos peuples vous jugeront sur ce que vous pouvez construire, pas détruire.

A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption et la fraude, et en bâillonant les opinions dissidentes, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'histoire, mais que nous vous tendrons la main si vous êtes prêts à desserrer votre étau.

Aux habitants des pays pauvres, nous promettons de travailler à vos côtés pour faire en sorte que vos fermes prospèrent et que l'eau potable coule, de nourrir les corps affamés et les esprits voraces.

Et à ces pays qui comme le nôtre bénéficient d'une relative abondance, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre d'être indifférents aux souffrances à l'extérieur de nos frontières, ni consommer les ressources planétaires sans nous soucier des conséquences. En effet, le monde a changé et nous devons évoluer avec lui.

Lorsque nous regardons le chemin à parcourir, nous nous rappelons avec une humble gratitude ces braves Américains qui, à cette heure précise, patrouillent dans des déserts reculés et des montagnes éloignées. Ils ont quelque chose à nous dire aujourd'hui, tout comme les héros qui reposent à Arlington nous murmurent à travers les âges.

Nous les honorons non seulement parce qu'ils sont les gardiens de notre liberté, mais parce qu'ils incarnent l'esprit de service, une disponibilité à trouver une signification dans quelque chose qui est plus grand qu'eux. Et à ce moment, ce moment qui définira une génération, c'est précisément leur esprit qui doit tous nous habiter.

Quoi qu'un gouvernement puisse et doive faire, c'est en définitive de la foi et la détermination des Américains que ce pays dépend. C'est la bonté d'accueillir un inconnu lorsque cèdent les digues, le désintéressement d'ouvriers qui préfèrent travailler moins que de voir un ami perdre son emploi, qui nous permet de traverser nos heures les plus sombres.

C'est le courage d'un pompier prêt à remonter une cage d'escalier enfumée, mais aussi la disponibilité d'un parent à nourrir un enfant, qui décide en définitive de notre destin.

Les défis face à nous sont peut-être nouveaux. Les outils avec lesquels nous les affrontons sont peut-être nouveaux. Mais les valeurs dont notre succès dépend, le travail, l'honnêteté, le courage et le respect des règles, la tolérance et la curiosité, la loyauté et le patriotisme, sont anciennes. Elles sont vraies. Elles ont été la force tranquille du progrès qui a sous-tendu notre histoire. Ce qui est requis, c'est un retour à ces vérités. Ce qui nous est demandé maintenant, c'est une nouvelle ère de responsabilité, une reconnaissance, de la part de chaque Américain, que nous avons des devoirs envers notre pays et le monde, des devoirs que nous n'acceptons pas à contrecoeur mais saisissons avec joie, avec la certitude qu'il n'y a rien de plus satisfaisant pour l'esprit et qui définisse notre caractère, que de nous donner tout entier à une tâche difficile.

C'est le prix, et la promesse, de la citoyenneté.

C'est la source de notre confiance, savoir que Dieu nous appelle pour forger un destin incertain.

C'est la signification de notre liberté et de notre credo, c'est la raison pour laquelle des hommes, des femmes et des enfants de toutes les races et de toutes les croyances peuvent se réjouir ensemble sur cette magnifique esplanade, et pour laquelle un homme dont le père, il y a moins de 60 ans, n'aurait peut-être pas pu être servi dans un restaurant de quartier, peut maintenant se tenir devant vous pour prêter le serment le plus sacré.

Donc marquons ce jour du souvenir, de ce que nous sommes et de la distance que nous avons parcourue. Aux temps de la naissance des Etats-Unis, dans les mois les plus froids, un petit groupe de patriotes s'est blotti autour de feux de camp mourants, au bord d'une rivière glacée. La capitale fut abandonnée. L'ennemi progressait. La neige était tachée de sang. Au moment où l'issue de notre révolution était la plus incertaine, le père de notre nation a donné l'ordre que ces mots soits lus :

"Qu'il soit dit au monde du futur, qu'au milieu de l'hiver, quand seul l'espoir et la vertu pouvaient survivre, que la ville et le pays, face à un danger commun, (y) ont répondu".

O Etats-Unis. Face à nos dangers communs, dans cet hiver de difficultés, rappelons-nous ces mots éternels. Avec espoir et courage, bravons une fois de plus les courants glacés, et supportons les tempêtes qui peuvent arriver. Qu'il soit dit aux enfants de nos enfants que lorsque nous avons été mis à l'épreuve, nous avons refusé de voir ce parcours s'arrêter, nous n'avons pas tourné le dos ni faibli. Et avec les yeux fixés sur l'horizon et la grâce de Dieu, nous avons continué à porter ce formidable cadeau de la liberté et l'avons donné aux générations futures.

***

LE JOUR D'OBAMA … VU DEPUIS KOGELO, TÉMOIGNAGES ET ESPOIRS

"Le village se prépare aux festivités et les habitants ont déjà abattu deux bœufs pour pouvoir offrir de quoi manger à tous les invités qui se présenteront pour l'événement" : contacté par la MISNA, Juma Ahiro décrit l'excitation qui règne mardi à Nyangoma Kogelo – le petit village du Sud-ouest du Kenya où est né le père de Barack Obama – à l'approche de l'investiture du nouveau président des États-Unis. Dans le petit village, la chaîne de télévision Ktn a donc aménagé un écran géant pour les habitants ainsi que les nombreuses troupes internationales de journalistes qui suivront dans ce lieu reculé du Kenya l'historique cérémonie d'investiture du premier Américain noir à devenir président. Formé d'une petite communauté agricole dans la province de Nyanza, près du Lac Victoria, le village de Kogelo se trouve au cœur du territoire ancestral des Luo, un peuple fier de sa culture et d'ordinaire très uni dans ses choix politiques et sociaux.

Un petite groupe de parents du nouveau président participera à la cérémonie de Washington, dont la grand-mère paternelle de M Obama, Sarah Onyango. De nombreux Luo vivent actuellement à Nairobi et sur la côte de l'Océan Indien, où dès lundi, la population se plaignait d'une pénurie de "mnazi", boisson alcoolique locale à base de noix de coco. "Ici, tout le monde prévoit déjà le progrès qu'Obama accomplira", ajoute Juma Ahiro qui a rencontré Sarah Onyango à maintes reprises au cours des dernières semaines en tant que traducteur pour les journalistes européens. "Aussi bien Sarah que Saïd (l'oncle de Barack Obama, Ndlr) croient que le nouveau président des États-Unis aidera leur région en donnant un nouvel essor aux infrastructures". Mais l'excitation et les festivités pour l'investiture de M Obama n'ont pas lieu qu'à Kogelo mais dans tout le Kenya.

Des millions de Kenyans assisteront en effet mardi après-midi à la cérémonie, retransmise en direct par les radios et les chaînes de télévision et diffusée par les dizaines d'écrans géants montés ces derniers jours dans les centres commerciaux et les hôtels. "Il y a une grande euphorie aujourd'hui au Kenya. Les gens fêtent le serment de Barack Obama comme s'il s'agissait d'un Kenyan", dit Timothy Ojore, infographiste de Nairobi, issu lui aussi de la communauté des Luo et originaire de la même région que le père de M Obama. "Des espoirs irréalistes se sont répandus chez nos compatriotes – dit en souriant M Ojore – qui s'attendent à ce qu'Obama envoie de l'argent pour construire des routes, des ponts, des réseaux hydriques et électriques. Mais la fierté de voir l'un d'entre nous devenir l'homme le plus puissant du monde n'en demeure pas moindre". (Agence Misna)

***

"L'espoir américain..." par Mgr André Dupleix

Secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques de France, Mgr André Dupleix revient sur les attentes liée à l'investiture de Barack Obama.

Rarement attentes auront été aussi fortes au moment d'une investiture présidentielle. Si l'on recense tous les termes utilisés à cette occasion, ce sont bien ceux d'espoir, de réconciliation, de nouveau départ, voire de renouveau ou de renaissance qui dominent.

Un homme porte tout cela sur ses épaules et dans son cœur. Nul doute que Barack Obama a une incontestable stature. Je viens d'achever la lecture de sa biographie, écrite en 2004, récemment traduite et publiée sous le titre Les rêves de mon père. Tout, dans ce document, fort bien écrit par ailleurs, dit les qualités humaines, la lucidité d'analyse, la capacité de résistance, le bon sens et surtout la vision d'un homme dont tout pousse à croire qu'il est capable de s'engager résolument, avec calme et détermination, dans un véritable retournement de perspectives.

Il sait ce qu'il va rencontrer, ce à quoi il sera confronté. Il en connaît les risques. Mais ceux qui refusent les risques enfouissent la grandeur de leurs projets. Tous ceux qui ont délibérément choisi de conduire leur volonté de réconciliation ou de paix dans les inévitables lacis des jeux institutionnels, politiques et économiques, ont connu les oppositions frontales ou souterraines, le soupçon, les menaces ou même la mort...

Mais si quelque chose peut et doit changer au plus haut niveau des responsabilités mondiales, encore faut-il que certains incarnent un jour ou l'autre ce désir que n'anéantissent ni l'intimidation, ni la violence, ni la peur. Croire à l'unité d'un peuple multiracial, vouloir en vérité parler à l'adversaire, rendre aux plus déshérités toute leur dignité, promouvoir un nouvel ordre mondial sans l'imposer par une puissance aveugle et dominatrice, cela peut sembler, dans le contexte présent, naïveté ou irréalisme. Cela vaut pourtant la peine d'y engager sa vie, la tâche fût-elle rude, très rude. L'espoir américain devient, quelque part, le nôtre.

Les dossiers déposés dans le bureau ovale du président sont considérables. Tous concernent aussi, au-delà de la stabilité interne d'un peuple, l'ensemble de la planète et de l'humanité. Un seul homme, aussi charismatique soit-il, ne s'en sortira pas seul. Mais cet homme-là n'est pas seul et il le sait. Puissent les mois et années à venir le montrer. Et puisse le rêve de Martin Luther King devenir réalité ! Même lentement, progressivement mais irréversiblement, réalité ! Personnellement j'y crois de toutes mes forces humaines et spirituelles.

C'est pour cela que Barack Obama mérite notre soutien... (eglise.catholique)

► Dieu et la Nation américaine sont les deux mots phare des discours du Président Obama


Sources : E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 20.01.2009 - T/International

Soeur Emmanuelle

Publié le 24/10/2008 à 12:00 par auto23652
Soeur Emmanuelle
Soeur Emmanuelle

" l'Amour est plus grand que la mort..." Testament postume


Sœur Emmanuelle, née Madeleine Cinquin et souvent surnommée la « petite sœur des chiffonniers » ou « petite sœur des pauvres », est une religieuse et écrivain née le 16 novembre 1908 à Bruxelles (Belgique) et morte le 20 octobre 2008 à Callian (Var, France). Elle est connue pour ses œuvres caritatives en Égypte auprès des enfants et des plus démunis et est un symbole, dans l'opinion française, de la cause des déshérités. Née d'une mère belge et d'un père français, elle possède ces deux nationalités. En 1991, le président Moubarak lui a remis la nationalité égyptienne en remerciement de son œuvre au Caire.

À son entrée chez les religieuses de Notre-Dame de Sion, elle prend le nom de Sœur Emmanuelle mais se fait appeler Mère Emmanuelle par ses élèves. C'est sous ce nom qu'elle se fait connaître des médias et devient très populaire dans l'opinion publique, apparaissant régulièrement en tête des classements des personnalités préférées des français.


Biographie

Jeunesse
Madeleine Cinquin est née le 16 novembre 1908 d'un père français, originaire de Calais, et d'une mère belge, originaire de Bruxelles. Elle grandit dans une famille aisée de trois enfants ayant fait fortune dans la lingerie fine et partage ses jeunes années entre Paris, Londres et Bruxelles. En 1914, alors qu'elle n'a que six ans, elle est fortement marquée par la mort de son père, noyé sous ses yeux sur la côte d'Ostende. Cette expérience la traumatise profondément et la fait se rapprocher de Dieu. Elle déclare que, dans son inconscient, sa vocation de religieuse date de cet accident.

Quelques années plus tard, Madeleine Cinquin souhaite aller à l'université catholique de Louvain mais sa mère s'y oppose car elle estime qu'elle y serait trop oisive. Elle remarque alors que sa fille fait preuve d'une certaine vocation pour le Christ et elle tente de l'en détourner en lui faisant rencontrer une supérieure d'un couvent de Notre-Dame de Sion à Londres. Ceci ne fait que renforcer ses convictions et accentue la quête de toute sa vie, l'aide à l'enfance malheureuse. Après avoir voulu initialement rejoindre les Filles de la Charité, Madeleine entre finalement comme postulante à la congrégation Notre-Dame de Sion le 6 mai 1929. Après des études de sciences philosophiques et religieuses, elle prononce ses vœux de religieuse le 10 mai 1931 et choisit le nom de Sœur Emmanuelle, qui signifie « Dieu avec nous » en hébreu.


Enseignement
La carrière d'enseignante de sœur Emmanuelle commence tout d'abord à Istanbul en Turquie, dans une école pour jeunes filles d'un quartier pauvre de la ville. Sœur Emmanuelle attrape alors la typhoïde et toutes les autres sœurs lui proposent leur sang afin de l'aider à combattre la maladie. Une fois rétablie, en guise de remerciement, sœur Emmanuelle donne une conférence sur la vie de Soliman le Magnifique et impressionne la directrice du collège, Mère Elvira, qui décide alors de l'affecter dans son établissement. Bien que celle-ci se soit engagée à affecter Sœur Emmanuelle chez les pauvres, elle la convainc qu'elle sera plus efficace si elle enseigne à des jeunes filles aisées, appelées à avoir un rôle influent dans la vie turque[6]. Elle enseigne alors les lettres au Lycée Notre-Dame de Sion. Après la mort de sa supérieure, Sœur Emmanuelle ne s'entend pas avec sa remplaçante et elle est envoyée à Tunis.

De 1954 à 1959, elle enseigne en Tunisie pendant cinq ans où elle s'occupe de filles de français installés dans le pays mais ce nouveau poste ne lui convient pas. En pleine décolonisation du pays, les filles dont elle a la charge lui semblent plus superficielles et l'environnement général la fait doucement sombrer dans une dépression. Ce n'est qu'au bout de trois ans que les responsables de Sion se rendent compte de son état et se décident à la déplacer.

Après avoir décroché sa licence ès lettres à la Sorbonne à Paris, Sœur Emmanuelle est de nouveau affectée à Istanbul en 1959 pour une courte durée.

De 1964 à 1971, elle est envoyée en Égypte pour enseigner au collège de Sion à Alexandrie. Cette expérience s'avère de nouveau négative pour elle car les élèves dont elle est en charge sont peu ouverts sur la pauvreté. Elle décide donc d'arrêter d'enseigner la philosophie et s'occupe à la place des filles du quartier défavorisé de Bacos. C'est durant cet épisode qu'elle tombe amoureuse de l'Égypte.


Engagement auprès des chiffonniers du Caire
En 1971, à l'âge de la retraite, elle décide de partir, à l'instar du Père Damien qu'elle vénère, s'occuper des lépreux au Caire mais doit renoncer face à des complications administratives car le lazaret se trouve en zone militarisée. Elle décide alors de partager la vie des plus démunis et, avec l'autorisation de sa congrégation, part s'installer à Ezbet-Al-Nakhl, un des bidonvilles les plus pauvres du Caire en Égypte, au sein de la communauté majoritairement copte chrétienne des zabbalines, chargée de la récupération des déchets. En collaborant avec plusieurs églises locales, elle parvient à établir une communauté et lance de nombreux projets de santé, d'éducation et de protection sociale visant à améliorer les conditions de vie.

En 1976, elle rencontre Sarah Ayoub Ghattas (sœur Sarah), alors supérieure de la congrégation copte-orthodoxe des Filles de Marie de Béni-Souef. Francophone et issue d'une famille de la bourgeoisie, elle obtient l'autorisation de l'évêque Athanasios, fondateur de la congrégation, pour rejoindre Sœur Emmanuelle à Ezbet-Al-Nakhl dont elle partage la cabane. En 1977, Sœur Emmanuelle publie son premier livre Chiffonnière avec les chiffonniers dans lequel elle raconte son combat. En compagnie de Soeur Sarah, elle part en 1978 aux États-Unis afin de récolter des fonds. A leur retour, avec l'argent amassé, elles peuvent investir et en 1980, le Centre Salam est inauguré par l'épouse du président Sadate et propose des dispensaires, des écoles, des jardins d'enfants, des centres de formation et un club social.

En 1982, après avoir confié la gestion d'Ezbet-Al-Nakhl à des jeunes religieuses de l'ordre des filles de Sainte-Marie, elle s'occupe des chiffonniers de Mokattam représentant, avec plus de 23 000 personnes vivant au milieux des détritus, la plus grande communautés de zabbalines du Caire. En 1984, Sœur Emmanuelle vient en aide à cinq familles pauvres et leur permet à chacune de se construire un abri, séparé du lieu où sont triés les déchets. Elle fera plus tard construire ce même type d'abris à plus grande échelle afin d'accueillir le plus de monde possible. Elle continue à utiliser son charisme afin de récolter des dons et mobiliser les pouvoirs. Elle permet de raccorder le bidonville à l'eau et l'électricité et poursuit la construction de nombreuses habitations et d'une usine de compost. En 1985, elle s'installe dans le bidonville de Meadi Tora puis se rend à Khartoum (Soudan) la même année pour créer des foyers, écoles, fermes-écoles et dispensaires.

En 1991, à l'occasion de la célébration des « noces de diamant » de sa vie religieuse, le président Moubarak lui remet la nationalité égyptienne en reconnaissance de son œuvre en Égypte. En 1993, à la demande de sa congrégation, Sœur Emmanuelle quitte définitivement l'Égypte et rejoint sa communauté en France. Sœur Sarah dirige alors l'entreprise caritative et continue seule le développement du bidonville de Mokattam. Depuis, un lycée pour filles a été créé grâce à l'opération Orange et des écoles techniques ont été ouvertes pour les garçons. Un hôpital a même été construit grâce au prince Albert de Monaco. En 22 années de présence, l'œuvre de Sœur Emmanuelle a permis de scolariser 85 % des enfants, de faire diminuer la violence et de permettre aux femmes de se libérer.


Retraite
A son retour en France, Sœur Emmanuelle continue de se battre pour plus de solidarité. Elle écrit des livres, notamment avec sa nièce Sofia Stril-River, rencontre des jeunes dans les lycées et les écoles, s'occupe également de l'association Les Amis de Paola à Fréjus en aide aux SDF et donne des conférences aux côtés de son association pour sensibiliser le public à l'engagement solidaire.

Parallèlement, Sœur Emmanuelle continue à donner « un souffle » à son association. Elle lui transmet ses principes d'actions qui sont chaque jour mis en pratique sur le terrain. « éduquer un homme c'est éduquer un individu, éduquer une femme, c'est éduquer un peuple ».

En 1995, avec Geneviève de Gaulle-Anthonioz, elle est à l'origine de l'orientation de la campagne présidentielle de Jacques Chirac sur le thème de la fracture et de l'exclusion sociale.

Le 1er janvier 2002, Sœur Emmanuelle est promue par Jacques Chirac au grade de commandeur de la Légion d'honneur avant d'être élevée, par Nicolas Sarkozy, le 31 janvier 2008 grand officier de la Légion d'honneur. En Belgique elle devint en 2005 grand officier dans l'Ordre de la Couronne.

Depuis 1993, elle vivait à la Maison de repos des religieuses de Notre Dame de Sion à Callian dans le département du Var, où elle est décédée le 20 octobre 2008 à l'âge de 99 ans. Elle a été inhumée dans la plus stricte intimité, selon ses propres volontés, le 22 octobre 2008 au cimetière de Callian. Le même jour a eu lieu à Paris en la cathédrale Notre Dame une messe requiem pour lui rendre un hommage collectif.

Les Mémoires de Sœur Emmanuelle paraissent dans le livre « Confessions d'une religieuse » le 23 octobre 2008, rédigés depuis près de vingt ans et publié après sa mort, selon ses dernières volontés.

Sœur Emmanuelle aurait fêté ses 100 ans le 16 novembre 2008.


Association et fondation
Afin de poursuivre son œuvre à plus grande échelle, Sœur Emmanuelle a fondé l'association « Les Amis de Sœur Emmanuelle » (ASMAE) et à l'initiative des Amis de Sœur Emmanuelle Belge (ASBL) a été créée la « Fondation Sœur Emmanuelle ».


Les Amis de Sœur Emmanuelle
Association Sœur Emmanuelle.
Afin de la soutenir dans son œuvre, de développer des actions humanitaires en Egypte et dans d'autres pays comme le Sénégal, le Liban, le Soudan, etc, et d'assurer sa relève, Sœur Emmanuelle a fondé deux associations, Les Amis de sœur Emmanuelle en 1980 et ASMAE et 1985, qui ont fusionné en 1987.


Fondation Sœur Emmanuelle
Fondation Sœur Emmanuelle.
Fondation créée en 1993 à l'initiative des Amis de Sœur Emmanuelle, de l'Université catholique de Louvain et de la Katholieke Universiteit Leuven. Un prix est donné tous les deux ans à une œuvre qui va dans le sens de l'action de Sœur Emmanuelle en faveur des femmes, des enfants et des plus défavorisés.

Le prochain prix sera décerné en novembre 2008.


Engagement humanitaire et popularité
Sœur Emmanuelle était une personnalité très aimée de l'opinion publique en raison de son engagement humanitaire, de sa personnalité, de son caractère exubérant et de son franc-parler, souvent en contraste avec le ton employé par l'Église ou la simplicité d'autres religieux comme l'Abbé Pierre ou Mère Teresa qui s'étaient eux aussi engagés en faveur de plus pauvres et bénéficiaient d'un fort soutien populaire.

Elle était très médiatisée depuis son passage en 1990 à l'émission La Marche du siècle de Jean-Marie Cavada et s'était construite une image caractéristique avec sa blouse, son fichu, ses baskets noires et son habitude de tutoyer les journalistes.

Œuvres

Œuvres écrites par Sœur Emmanuelle
Sœur Emmanuelle, Chiffonnière avec les chiffonniers, préf. de Jean-Marie Cavada, Editions de l'Atelier, 1989 et 2007 (ISBN 978-2708239005)
Sœur Emmanuelle, Une vie avec les pauvres, Editions de l'Atelier, 1991 (ISBN 978-2708228979)
Sœur Emmanuelle, Yalla, en avant les jeunes, LGF - Livre de Poche, 1999 (ISBN 9782253145677)
Sœur Emmanuelle, Un pauvre a crié, le Seigneur l'écoute, Emmanuel, 2005 (ISBN 978-2915313505)
Sœur Emmanuelle, Les mots du Rosaire, Actes Sud, 2001 (ISBN 978-2742734429)
Sœur Emmanuelle, Agenda 2009. Une année avec Sœur Emmanuelle, Presses de la Renaissance, 21 août 2008 (ISBN 978-2750904364)
Sœur Emmanuelle, 365 Méditations de Sœur Emmanuelle, Presses de la Renaissance, 09 octobre 2008 (ISBN 978-2750904357)
Sœur Emmanuelle, Je Te Salue Marie, Elytis, 15 octobre 2008 (ISBN 978-2356390073)
Sœur Emmanuelle, Les Confessions d'une religieuse, Flammarion, 23 octobre 2008 (ISBN 978-2082125192)

Œuvres en collaboration avec Sœur Emmanuelle
Sofia Stril-Rever, Matthieu Ricard, Enfants du Tibet : De cœur à cœur avec Jetsun Pema et Sœur Emmanuelle, préf. de Sœur Emmanuelle, Desclée de Brouwer, 2000 (ISBN 978-2220048109)
Sœur Emmanuelle, Edmond Blattschen, L'Evangile des chiffonniers, Alice, 2000 (ISBN 978-2930182308)
Sœur Emmanuelle, Philippe Asso, Richesse de la pauvreté, Flammarion, 2001 (ISBN 9782082100540)
Sœur Emmanuelle, Marlène Tuininga, Jésus tel que je le connais, J'ai lu, 2003 (ISBN 9782290328736)
Sœur Emmanuelle, Philippe Asso, Vivre, à quoi ça sert ?, Flammarion, 2004 (ISBN 9782082103411)
Sœur Emmanuelle, Marlène Tuininga, Le Paradis, c'est les autres, J'ai lu, 2004 (ISBN 9782290343159)
Sofia Stril-Rever, Sœur Emmanuelle, La Folie d'Amour. Entretiens avec Sœur Emmanuelle, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2082105286)
Sœur Emmanuelle, Jacques Duquesne, Annabelle Cayrol, J'ai 100 ans et je voudrai vous dire..., Plon, 20 août 2008 (ISBN 978-2259209212)

Œuvres consacrées à Sœur Emmanuelle
Pierre Lunel, Sœur Emmanuelle, la biographie, préf. de Bernard Kouchner, Anne Carrière, 2006 (ISBN 978-2843373640)
Sofia Stril-Rever, Sœur Emmanuelle, Mille et Un bonheurs : Méditations de Sœur Emmanuelle, Carnets Nord, 2007 (ISBN 978-2355360046)

Merci, Soeur Emmanuelle, pour votre admirable exemple, que Dieu vous accueille au Ciel à Sa Droite. Intercédez auprés de Lui, pour nous, pauvres pêcheurs!

Benoît XVI fustige la crise financière

Publié le 07/10/2008 à 12:00 par auto23652
Benoît XVI fustige la crise financière


Le 06 octobre 2008 - (E.S.M.) - Le sens profond de la parole est le fondement de la réalité et cette réalité a déclaré Benoît XVI n'est pas toujours celle que les hommes mettent en avant et le pape a pris cet exemple tiré de l'actualité, la crise financière, l'écroulement des banques montrent que cette réalité sur laquelle on se base n'est rien.

Benoît XVI fustige la crise financière

Le 06 octobre 2008 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - La Parole divine est le "fondement de la réalité". Ce sont les paroles de Benoît XVI à l’ouverture de la douzième assemblée générale du Synode des évêques ce lundi 6 octobre. En outre, la crise financière s’est invitée dans la salle du Synode. Selon le Pape cette crise démontre la futilité d’une vie fondée sur le "succès", la "carrière", ou "l’argent". Il s'agit du premier message fort de cette assemblée synodale consacrée à la Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Église. Les travaux ont commencé ce lundi matin et dureront trois semaines.

Le pape Benoît XVI a prononcé ce discours devant les participants du Synode sur la parole et son sens profond. Le pape a expliqué que "la parole est le fondement de la réalité et cette réalité" - a ajouté le Saint-Père - "n'est pas toujours celle que les hommes mettent en avant" et a pris cet exemple tiré de l'actualité, la crise financière; "l'écroulement des banques montrent que cette réalité sur laquelle on se base, n'est rien quand on construit sur du sable, tout s'effondre à l'inverse du roc sur lequel l'homme est appelé à bâtir, c'est à dire la parole de Dieu".

Le pape a rappelé aussi que l'homme est toujours en quête de la Parole de Dieu, dans les paroles humaines, "les mots écrits dans les livres, entrent en communion avec la parole avançant au large - a-t-il lancé - afin d'annoncer l'évangile, l'annonce de l'évangile qui n'est pas un colonialisme ecclésial - a expliqué le pape - mais le moyen d'atteindre l'universalité malgré nos diversités". (Radio Vatican) Olivier Bonnel était présent à la salle du synode, pour écouter ►

Texte original des paroles du Saint Père ► Italien

Pour une poignée de milliards : chronique de Jacques de Guillebon

Benoît XVI est venu en France, où il a dénoncé la soif de l’or, de l’or comme idole, non pas nouvelle mais contemporaine, et de l’or comme une image aveuglante du mensonge. Deux jours après, la première économie du monde annonce qu’elle menace de couler. Car « Il renverse les puissants… » (lire l'homélie). Aucun rapport, sans doute.

Sauf qu’il apparaît enfin, sans que personne ne puisse plus le nier, que le néolibéralisme, c’était bien l’anarchie plus mille milliards. Mille milliards de dollars à trouver, au bas mot, pour les injecter dans une économie ultra-financiarisée, une économie qui refuse toujours plus de regarder la réalité en face pour la bonne raison qu’elle repose sur une contradiction fondamentale. C’est d’ailleurs l’économiste Jacques Sapir qui le dit : « Quand on comprime les revenus salariaux pour toujours plus de profits et que l’on cherche dans la financiarisation de l’économie une porte de sortie à la contradiction qui veut que toute compression des revenus induira celle de la demande solvable, donc celle du niveau d’activité et donc celle du volume des profits, alors la dérégulation financière et l’emballement de la machine à crédit au-delà de toute borne prudentielle deviennent logiques ». Vous voyez que nous sommes sérieux, ici, et qu’il ne s’agit pas d’idéologie. Mais de faits.

Pourtant le pire, le grand mystère, au milieu de cette intrigue, demeure dans la collusion permanente des bien-pensants, ceux qui n’ont pas changé malgré Bernanos, avec cette anarchie qu’ils prennent pour l’ordre seulement parce qu’elle conserve leurs privilèges. Ces petits soldats de la déshumanisation du monde qui ont perpétuellement accepté un système économique dont ils combattaient les présupposés philosophiques ; ceux qui ne se sont jamais interrogés sur les raisons de la séduction exercée par tous les socialismes sur tous les peuples depuis deux cents ans ; ceux qui se sont réjouis de la chute de l’Union soviétique et de ses vassaux, non pas tant parce qu’elle sonnait l’heure de la liberté de conscience pour des millions d’hommes, mais parce qu’elle leur ouvrait de nouveaux marchés.

Mais nous voulons croire que l’heure de la morale a sonné. Jusque-là, jamais dans l’histoire de l’humanité, peut-être, la concupiscence n’avait été aussi peu critiquée, la concupiscence qui est bien le fond de cette avarice jaune qui a édifié ce monde. Jamais on n’avait formé de tels bataillons d’humains dont l’unique aspiration était le bien-être à base matérialiste.

De la gauche il ne faut rien attendre, la gauche qui s’est empêtrée, et pour longtemps encore, dans une critique économique infrastructurelle, héritage du marxisme, qui lui interdit de jamais porter une condamnation morale, tout étant affaire de classe, au sens terroriste du terme, ce qui interdit quelque anthropologie que ce soit et fabrique des nains de l’esprit à altitude besancenotienne. Quant à la droite… la droite a depuis longtemps intégré les nations et les États, ainsi que toutes les institutions humaines, particulièrement celles qui reposaient sur l’honneur, la confiance et l’héroïsme, donc sur le don, comme des paramètres secondaires de son grand jeu économique, ce jeu sublime où qui a perdu perdra toujours plus, et où qui possédait possédera toujours plus. Ainsi, l’on voit de grands observateurs économiques catholiques, qui tout le long du jour allaient vous serinant qu’il fallait moins d’intervention de l’État et moins de réglementation, remiser maintenant leur petit drapeau dès que s’annonce la crise pour, non pas remercier les Banques centrales de sauver leurs empires de titres en papier avec l’argent de l’éternel contribuable, mais bien pour se féliciter que chacun ait fait son job normalement, puisque tout devait finir ainsi. Provisoirement. En attendant qu’ils se refassent.

C’est sans doute ce que Jean-Claude Michéa à la suite d’Orwell, appelle la « double pensée » (1). Ce sont sans doute ces hommes-là qu’un certain rabbi il y a deux mille ans qualifiait de « sépulcres blanchis ». (2)

(1) La double pensée, Champs-Flammarion, 2008.

(2) (Matthieu 23, 27). (ndlr) St Jean Chrysostome commente ce passage de l'Évangile dans son sermon LXXIII. "Que c’est être pharisien que de ne travailler qu’à régler le dehors et ne se pas mettre en peine du dedans de l’âme. — Que ces sortes de personnes sont des sépulcres selon la parole du Fils de Dieu. — De la mauvaise odeur que les méchants portent dans l’Église par leurs dérèglements. — Contre ceux qui violent la sainteté de l’Église par des regards et des desseins criminels. — Combien la manière dont les femmes se conduisent aujourd’hui est différente de celle des femmes chrétiennes des premiers siècles de l’Église. — Contre ceux qui recherchent les bonnes tables, etc...". (suite Matthieu 23,14-29)



Sources : La Nef/197 - (E.S.M.)
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M. sur Google actualité) 06.10.2008 - T/International/Economie

Discours de congé du Pape Benoît XVI

Publié le 15/09/2008 à 12:00 par auto23652
Discours de congé du Pape Benoît XVI


Discours de congé du Saint-Père Benoît XVI

Monsieur le Premier Ministre,
Chers Frères Cardinaux et Évêques,
Autorités civiles et politiques présentes,
Mesdames, Messieurs !

Au moment de quitter – non sans regret - le sol de France, je vous suis très reconnaissant d'être venu me saluer, en me donnant ainsi l'occasion de dire une dernière fois combien ce voyage dans votre pays a réjoui mon coeur. A travers vous, Monsieur le Premier Ministre, je salue Monsieur le Président de la République et tous les membres du Gouvernement, ainsi que les Autorités civiles et militaires qui n'ont pas ménagé leur efforts pour contribuer au bon déroulement de ces journées de grâce. Je tiens à exprimer ma sincère gratitude à mes Frères dans l'Épiscopat, au Cardinal Vingt-Trois et à Mgr Perrier en particulier, ainsi qu'à tous les membres et au personnel de la Conférence des Évêques de France. Il est bon de se retrouver entre frères. Je remercie aussi chaleureusement Messieurs les Maires et les municipalités de Paris et de Lourdes. Je n'oublie pas les Forces de l'ordre et tous les innombrables volontaires qui ont offert leur temps et leur compétence. Tous ont travaillé avec dévouement et ardeur pour la bonne réussite de mes quatre jours dans votre Pays. Merci beaucoup.

Mon voyage a été comme un diptyque. Le premier volet a été Paris, ville que je connais assez bien et lieu de multiples rencontres importantes. J'ai eu l'occasion de célébrer l'Eucharistie dans le cadre prestigieux de l'esplanade des Invalides Invalides. J'y ai rencontré un peuple vivant de fidèles, fiers et forts de leur foi, que je suis venu encourager afin qu'ils persévèrent courageusement à vivre l'enseignement du Christ et de son Église. J'ai pu prier aussi les Vêpres avec les prêtres, avec les religieux et les religieuses, et avec les séminaristes. J'ai voulu les affermir dans leur vocation au service de Dieu et du prochain. J'ai passé aussi un moment, trop bref mais combien intense, avec les jeunes sur le parvis de Notre-Dame. Leur enthousiasme et leur affection me réconfortent. Comment ne pas rappeler aussi la prestigieuse rencontre avec le monde de la culture à l'Institut de France et aux Bernardins ? Comme vous le savez, je considère que la culture et ses interprètes sont des vecteurs privilégiés du dialogue entre la foi et la raison, entre Dieu et l'homme.

Le second volet de mon voyage a été Lourdes, un lieu emblématique, qui attire et fascine tout croyant : comme une lumière dans l'obscurité de nos tâtonnements vers Dieu. Marie y a ouvert une porte vers un au-delà qui nous interroge et nous séduit. Maria, porta caeli ! Je me suis mis à son école durant ces trois jours. Le Pape se devait de venir à Lourdes pour célébrer le 150e anniversaire des Apparitions. Devant la Grotte de Massabielle, j'ai prié pour vous tous. J'ai prié pour l'Église. J'ai prié pour la France et pour le monde. Les deux Eucharisties célébrées à Lourdes m'ont permis de m'unir aux fidèles pèlerins. Devenu l'un d'eux, j'ai suivi l'ensemble des quatre étapes du chemin du Jubilé, visitant l'église paroissiale, puis le cachot et la Grotte, et enfin la chapelle de l'hôpital. J'ai aussi prié avec et pour les malades qui viennent chercher apaisement physique et espoir spirituel. Dieu ne les oublie pas, et l'Église non plus. Comme tout fidèle en pèlerinage, j'ai voulu participer à la procession aux flambeaux et à la procession eucharistique. Elles font monter vers Dieu supplications et louanges. Lourdes est aussi le lieu où se rencontrent régulièrement les Évêques de France pour prier ensemble et célébrer l’Eucharistie, réfléchir et échanger sur leur mission de pasteurs. J’ai voulu partager avec eux ma conviction que les temps sont propices à un retour à Dieu.

Monsieur le Premier Ministre, Frères Évêques et chers amis, que Dieu bénisse la France ! Que sur son sol règne l'harmonie et le progrès humain, et que son Église soit le levain dans la pâte pour indiquer avec sagesse et sans crainte, selon son devoir propre, qui est Dieu ! Le moment est arrivé de vous laisser. Peut-être reviendrais-je dans votre beau Pays ? J'en ai le désir, un désir que je confie à Dieu. De Rome, je vous resterai proche et lorsque je m'arrêterai devant la réplique de la grotte de Lourdes, qui se trouve dans les jardins du Vatican depuis un peu plus d'un siècle, je penserai à vous. Que Dieu vous bénisse!

Merci !


Messe des Invalides

Publié le 13/09/2008 à 12:00 par auto23652
Messe des Invalides

Quelques phrases de Benoît XVI, relevées durant la messe des invalides



Sur la pratique et la dévotion religieuse:
"N'ayez pas peur! N'ayez pas peur de donner votre vie au Christ!"



Sur le sacerdoce des prêtres:
"Rien ne remplacera jamais le ministère des prêtres au coeur de l'Église! Rien ne remplacera jamais une Messe pour le Salut du monde!"

"Chers jeunes ou moins jeunes qui m'écoutez, ne laissez pas l'appel du Christ sans réponse". Les vocations connaissent un déclin constant en France, comme dans la plupart des pays catholiques européens. Il y a actuellement en France 15.440 prêtres diocésains, c'est-à-dire travaillant dans les paroisses, contre 16.859 en 2004 et 37.555 en 1970.



Plus généralement:
Mise en garde contre les "idoles", ces "fausses représentations de Dieu".

"L'argent, la soif de l'avoir, du pouvoir et même du savoir n'ont-ils pas détourné l'homme de sa fin véritable?"

"Saint Paul explique aux Colossiens que la cupidité insatiable est une idolâtrie et il rappelle à son disciple Timothée que l'amour de l'argent est la racine de tous les maux".



Sur la liturgie...
A la fin de l'office, le pape a lui-même donné la communion à une quarantaine de personnes qui l'ont reçue à genoux.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 | >>> | Dernière page


DERNIERS ARTICLES :
Amen dico vobis: quidquid
Dominica XXIII. post PentecostenAmen dico vobis: quidquidAmen dico vobis, quidquid orantes petitis, credite quia accipietis, et fiet vobis. En vérité je vous le dis, tou
Evangile du 7 novembre Saint Ernest
Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)Livre de l'Ecclésiastique 24,9-12Evangile de Jés
De profundis
Dominica XXIII. post PentecostenDe profundis De profundis clamavi ad te, Domine : Domine exaudi orationem meam. Du fond de l'abîme je crie vers vous, Seigneur, S
Evangile du 6 novembre Saint Léonard
Saint Athanase Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)Lettre de saint Paul Apôtre au
Liberasti nos
Dominica XXIII. post PentecostenLiberasti nosLiberasti nos, Domine, ex affligentibus nos : et eos qui nos oderunt, confudisti. In Deo laudabimur tota die, et nomini tuo c

forum