Diffusion de l'Evangile selon le calendrier catholique Romain, sous sa forme extraordinaire (calendrier Tridentin de 1962)
22 juillet
Ste Marie-Madeleine, pénitente
Saint du jour : Ste Marie-Madeleine
Cantique des cantiques 3,2-5.8,6-7.
Levons-nous, me suis-je dit, parcourons la ville; les rues et les places, cherchons celui que mon Coeur aime, " Je l'ai cherché et Je ne l'ai point trouvé.
Les gardes m'ont rencontrée, ceux qui font la ronde dans la ville : " Avez-vous vu celui que mon coeur aime?'
A peine les avais-je dépassés, que j'ai trouvé celui que mon coeur aime. Je l'ai saisi et je ne le lâcherai pas, jusqu'à ce que je l'aie introduit dans la maison de ma mère, et dans la chambre de celle qui m'a donné le jour. L'ÉPOUX.
Je vous en conjure, filles de Jérusalem, par les gazelles et les biches des champs, n'éveillez pas, ne réveillez pas la bien-aimée, avant qu'elle le veuille. LE CHOEUR.
Mets-moi comme un sceau sur ton coeur, comme un sceau sur ton bras ; car l'amour est fort comme la mort, la jalousie est inflexible comme le schéol. Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de Yahweh.
Les grandes eaux ne sauraient éteindre l'amour, et les fleuves ne le submergeraient pas. Un homme donnerait-il pour l'amour toutes les richesses de sa maison, on ne ferait que le mépriser. LE CHOEUR.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7,36-50.
Un Pharisien l'invitant à manger avec lui, il entra dans la maison du Pharisien et se mit à table.
Et voici qu'une femme qui, dans la ville, était pécheresse, ayant appris qu'il était à table dans la maison du Pharisien, apporta un vase d'albâtre (plein) de parfum;
et se tenant par derrière, près de ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à arroser ses pieds de ses larmes, et elle essuyait avec les cheveux de sa tête et embrassait ses pieds, et elle les oignait de parfum.
A cette vue, le Pharisien qui l'avait invité se dit en lui-même : " S'il était prophète, il saurait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, que c'est une pécheresse. "
Et prenant la parole, Jésus lui dit : " Simon, j'ai quelque chose à te dire. " Et lui : " Maître, parlez, " dit-il.
" Un créancier avait deux débiteurs : l'un devait cinq cents deniers et l'autre cinquante.
Comme ils n'avaient pas de quoi rendre, il fit remise à tous les deux. Lequel donc d'entre eux l'aimera davantage? "
Simon répondit : " Celui, je pense, auquel il a remis le plus. " Il lui dit : " Tu as bien jugé. "
Et, se tournant vers la femme, il dit à Simon : " Vois-tu cette femme,? Je suis entré dans ta maison, et tu n'as pas versé d'eau sur mes pieds; mais elle, elle a arrosé mes pieds de (ses) larmes et les a essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m'as point donné de baiser; mais elle, depuis que je suis entré, elle ne cessait pas d'embrasser mes pieds.
Tu n'as pas oint ma tête d'huile; mais elle, elle a oint mes pieds de parfum.
C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés lui sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé; mais celui à qui l'on pardonne peu, aime peu. "
Et à elle, il dit : " Tes péchés sont pardonnés. "
Et les convives se mirent à se dire en eux-mêmes : " Qui est celui-ci qui même pardonne les péchés? "
Et il dit à la femme : " Ta foi t'a sauvée, va en paix. "
Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon
Saint Ambroise (v.340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
La Pénitence, II, 8 (trad. SC 179, p. 175)
« Ta foi t'a sauvée. Va en paix »
« Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. » (Mt 9,12) Montre donc au médecin ta blessure, de façon à pouvoir être guéri. Même si tu ne la montres pas, il la connaît, mais il exige de toi que tu lui fasses entendre ta voix. Nettoie tes plaies avec tes larmes. C'est ainsi que cette femme dont parle l'Évangile s'est débarrassée de son péché et de la mauvaise odeur de son égarement ; c'est ainsi qu'elle s'est purifiée de sa faute, en lavant les pieds de Jésus avec ses larmes.
Puisses-tu me réserver à moi aussi, Jésus, le soin de laver tes pieds, que tu as salis tandis que tu marchais en moi !... Mais où trouverai-je l'eau vive avec laquelle je pourrai laver tes pieds ? Si je n'ai pas d'eau, j'ai mes larmes. Fais qu'en lavant tes pieds avec elles, je puisse me purifier moi-même ! Comment faire en sorte que tu dises de moi : « Ses nombreux péchés lui sont remis, parce qu'il a beaucoup aimé » ? J'avoue que ma dette est considérable et qu'il m'a été « remis davantage », à moi qui ai été arraché au bruit des querelles de la place publique et aux responsabilités du gouvernement pour être appelé au sacerdoce. Je crains, par conséquent, d'être considéré comme un ingrat si j'aime moins, alors qu'il m'a été remis davantage.
Je ne peux pas comparer à n'importe qui cette femme qui, a juste titre, a été préférée au pharisien Simon qui recevait le Seigneur à déjeuner. Cependant, à tous ceux qui veulent mériter le pardon, elle dispense un enseignement en baisant les pieds du Christ, en les lavant avec ses larmes, en les essuyant avec ses cheveux, en les oignant avec du parfum... Si nous ne pouvons pas l'égaler, le Seigneur Jésus sait venir en aide aux faibles. Là où il n'y a personne qui sache préparer un repas, amener du parfum, apporter avec soi une fontaine d'eau vive (Jn 4,10), il vient lui-même.